Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, la France métropolitaine, Corse comprise, reculera ses aiguilles d’une heure. Un cadeau de 60 minutes qui tombe à la date la plus précoce du calendrier et pour le plus grand bonheur des dormeurs.
À 3 heures précises, les horloges afficheront 2 heures. La nuit durera une heure de plus, et le dimanche comptera vingt-cinq heures. À la montre, le soleil se lèvera une heure plus tôt et se couchera lui aussi une heure plus tôt. Lundi, il disparaîtra vers 17 h 40 à Paris, plus tôt dans l’est et plus tard à l’ouest.
📌 L’essentiel en 3 points
- Nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026 : en France métropolitaine, Corse comprise, à 3 heures, il sera 2 heures.
- Un dimanche de vingt-cinq heures, et une bascule à la date la plus précoce possible.
- La règle européenne reste en vigueur, avec des réglages à vérifier sur les appareils qui ne changent pas d’heure automatiquement.
Pourquoi la bascule tombe si tôt
Il n’y a pourtant aucune nouveauté. Pas de réforme française ni de nouvelle règle européenne. La directive 2000/84/CE, signée le 19 janvier 2001, a rendu ce calendrier permanent à partir de 2002. Les dates communes, elles, remontent à 1998.
C’est donc à cause d’une règle européenne que ce changement intervient le dernier dimanche d’octobre. En 2026, ce dimanche s’avère être le 25 alors que le prochain dimanche serait tombé un 1er novembre.
Le vrai piège n’est pas l’heure mais le réglage
Le changement d’heure d’hiver ne demande pas la même intervention sur tous les appareils. En effet, certains suivent de manière automatique la nouvelle heure (téléphone, ordinateur, réveil, etc..), d’autres doivent être recalés à la main (four micro-ondes, cadran de voitures, etc.)
Le dimanche matin sera par conséquent l’occasion de faire le tour des horloges et des programmations du logement. Votre mission si vous l’acceptez sera de vérifier tous les appareils électroniques qui affichent encore l’heure d’été. Prêtez une attention toute particulière pour les appareils qui déclenchent une action à heure fixe !
Les oubliés du week-end
Plusieurs territoires ultramarins français ne bougeront pas d’un iota. La Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion et Mayotte restent sur une heure fixe toute l’année. Leur nuit du 24 au 25 octobre ne comportera aucun changement d’heure, quand la métropole vivra son grand recul annuel. Le décalage entre ces territoires et la métropole changera donc d’une heure.
1973, le choc pétrolier et un débat enlisé
Le dispositif actuel suit le choc pétrolier de 1973-1974. La France avait déjà changé d’heure entre 1916 et 1945. Le décret du 19 septembre 1975 rétablit l’heure d’été, pour économiser l’électricité en calant les horaires d’activité sur la lumière du jour. La première application a été réalisée dans la nuit du 27 au 28 mars 1976 tandis que l’harmonisation européenne a commencé dans les années 1980.
La fin du changement d’heure, elle, reste un serpent de mer. Le 26 mars 2019, le Parlement européen a adopté une position en faveur de sa suppression, avec une échéance en 2021. Ce vote n’a pas suffi. Faute d’accord entre les États membres, la procédure n’a jamais abouti à une directive supprimant les changements saisonniers. La France continue donc d’appliquer la règle, sans date de sortie arrêtée.
Un corps généralement plus tolérant à l’automne
Le passage d’octobre est généralement mieux toléré que celui du printemps. Mais une nuit allongée sur le papier ne garantit pas une adaptation sans accroc. Le décalage est en mesure de perturber le sommeil, notamment chez les personnes qui souffrent déjà de troubles du sommeil ou de maladies chroniques.
Les spécialistes conseillent donc de conserver des horaires réguliers, notamment pour le lever, plutôt que de multiplier les grasses matinées. Le retour à l’heure d’été est prévu le dimanche 28 mars 2027. La bascule se fera alors dans l’autre sens, avec une nuit raccourcie d’une heure.
















