À l’approche de l’automne, une interrogation revient avec une régularité de métronome : quand faudra-t-il passer à l’heure d’hiver ? il vous faudra patienter encore, puisque le basculement est attendu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026. Derrière cet évènement saisonnier se cache en réalité une mécanique simple, qui continue pourtant de susciter des vérifications, entre réglage des horloges et effet sur le sommeil.
A l’approche de l’automne, les questions qui animent les esprits restent identiques d’une année sur l’autre : Faut il avancer ou reculer sa montre, combien d’heures de sommeil vais je gagner ou perdre, ou encore, mes appareils électroniques se mettront-ils à jour automatiquement.
Un calendrier officiel sans surprise
Le site service-public.fr confirme que le passage à l’heure d’hiver se déroulera bien « dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026 ». Concrètement, les aiguilles reculeront d’une heure : « à 3 h, il sera 2 h ». Cette règle, fixée au dernier dimanche d’octobre dans l’ensemble de l’Union européenne, ne souffre d’aucune ambiguïté.
Pour mémoire, le passage à l’heure d’été 2026 a déjà eu lieu le 29 mars, ce qui signifie que la période d’heure d’été aura duré un peu moins de sept mois.
Ce que change concrètement le passage à l’heure d’hiver
Sur le plan pratique, la nuit du 24 au 25 octobre offrira une heure de sommeil supplémentaire. À 3 heures du matin, il faudra en effet ramener les horloges, montres et pendules à 2 heures. Beaucoup d’appareils connectés effectuent ce réglage sans intervention, mais les appareils mécaniques, les horloges murales et certains équipements domestiques demandent encore un geste manuel.
Par ailleurs le gain de sommeil, souvent présenté comme une bonne nouvelle, n’efface pas les controverses sur les effets du changement d’heure sur l’organisme. Sans entrer dans un débat médical, on peut noter que le principal changement observable est celui de la luminosité : les fins de journée paraîtront plus sombres, tandis que les matinées gagneront en clarté.
L’impact énergétique du passage à l’heure d’hiver (et du changement d’heure en général) est devenu très faible, voire négligeable. Les chiffres de référence reprennent les données de l’ADEME en 2009, avec environ 440 GWh d’électricité économisés sur l’éclairage (équivalent de la consommation d’éclairage de ~800 000 foyers) et 44 000 tonnes de CO₂ évitées. La projection à l’horizon 2030 tourne autour de 340 GWh, en baisse à cause des LED et des gains d’efficacité. Sur le chauffage et la climatisation, le bilan est quasi neutre dans le résidentiel (petite économie de chauffage compensée par davantage de climatisation). Un léger gain net subsistait dans le tertiaire.
La suppression du changement d’heure, un dossier toujours en suspens
Le débat sur la suppression du changement d’heure revient également sur le devant de la scène. Portée depuis plusieurs années par le Parlement européen, l’idée d’abandonner le basculement semestriel se heurte à l’absence de consensus entre les États membres.
En France, comme dans le reste de l’Union, l’heure d’été et l’heure d’hiver continuent donc de s’appliquer selon le calendrier harmonisé. À ce jour, aucune réforme n’est adoptée. Le changement d’heure de 2026 aura donc bien lieu comme prévu. La Commission européenne a même publié en mars 2026 le calendrier officiel des passages à l’heure d’été et d’hiver jusqu’en 2031 inclus (sous le régime actuel de la directive 2000/84/CE).
Le dossier n’est toutefois pas définitivement enterré. En effet, des discussions et une étude complémentaire sont en cours au niveau européen, sans calendrier ni consensus entre États membres. On ne peut donc pas affirmer qu’aucune réforme n’aboutira « dans les années qui suivent ».



















