Hausse du risque de cancers autour de Fukushima Daiichi, l’OMS confirme

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que le risque pour certains cancers a augmenté pour des populations de la préfecture de Fukushima au Japon, suite à l’accident survenu dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi en mars 2011.

Il apparaît toutefois que les risques prévus sont faibles pour l’ensemble de la population à l’intérieur et à l’extérieur du Japon : "aucune augmentation observable des taux de cancer n’est prévue par rapport aux taux de référence" a précisé l’OMS.

Les experts ont évalué les risques pour des groupes de population en fonction de la distance géographique de l’accident : les travailleurs de la centrale et les travailleurs d’urgence qui pourraient avoir été exposés durant les opérations d’urgence, la préfecture de Fukushima, le reste du Japon et le reste du monde.

"Le principal motif de préoccupation évoqué dans ce rapport concerne certains risques de cancer liés à des zones et à des facteurs démographiques particuliers" a déclaré le Dr Maria Neira, Directeur du Département de l’OMS Santé publique et environnement. Et d’ajouter : "Une ventilation des données en fonction de l’âge, du sexe et de la proximité par rapport à la centrale nucléaire indique que le risque de cancer est majoré pour les personnes situées dans les zones les plus contaminées. À l’extérieur de ces dernières, même en certains endroits de la préfecture de Fukushima, aucune augmentation observable de l’incidence du cancer n’est attendue."

S’agissant des différents cancers, pour les personnes situées dans la zone la plus contaminée, l’augmentation des risques estimés par rapport à ce qui serait normalement attendu s’établit à :

  • 4% environ pour l’ensemble des cancers solides, chez le sujet de sexe féminin exposé au stade de nourrisson;
  • 6% environ pour le cancer du sein, chez le sujet de sexe féminin exposé au stade de nourrisson;
  • 7% environ pour la leucémie, chez le sujet de sexe masculin exposé au stade de nourrisson;
  • 70% au maximum pour le cancer de la thyroïde, chez le sujet de sexe féminin exposé au stade de nourrisson (chez la femme, le risque de cancer de la thyroïde au cours de la vie entière est normalement de 0,75% et le risque additionnel estimé au cours de la vie entière est de 0,50% pour un nourrisson de sexe féminin exposé dans la zone la plus touchée).

Concernant les personnes vivant dans la deuxième zone la plus contaminée de la préfecture de Fukushima, "les risques estimés sont inférieurs de moitié environ à ceux de la zone aux doses les plus élevées."

Une section du rapport est également consacrée au cas spécifique des travailleurs d’urgence dans la centrale nucléaire de Fukushima. Selon les estimations, "les deux tiers environ des travailleurs d’urgence présenteraient des risques de cancer semblables à ceux de la population générale, et un tiers d’entre eux aurait un risque majoré."

Le document de presque 200 pages précise également que les doses de rayonnement de la centrale nucléaire endommagée ne devraient pas augmenter l’incidence des fausses couches, des mortinaissances et des autres problèmes de santé physique et mentale susceptibles de toucher les nourrissons nés après l’accident.

"Le rapport de l’OMS souligne qu’il faut surveiller à long terme l’état de santé des personnes exposées à un risque élevé tout en fournissant les services nécessaires de suivi médical et de soutien" a déclaré le Dr Maria Neira, Directeur du Département Santé publique et environnement de l’OMS. "Cela va rester durant des décennies un élément important de l’action de santé publique engagée face à la catastrophe."

"En plus de renforcer les services médicaux et de soutien, il faut assurer une surveillance continue de l’environnement, en particulier des aliments et de l’eau, et veiller à l’application la réglementation existante, en vue de réduire à l’avenir l’exposition potentielle aux radiations" a indiqué le Dr Angelika Tritscher, Directeur par intérim du Département de l’OMS Sécurité sanitaire des aliments et zoonoses.

Outre l’incidence directe sur la santé de la population, le rapport note que l’impact psychologique pourrait avoir des conséquences sur la santé et sur le bien-être. D’après les experts, ces aspects ne doivent pas être ignorés dans le cadre de l’action globale.

Ce rapport constitue, depuis l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima, la première étude des effets mondiaux sur la santé de l’exposition à ces rayonnements.

         

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Bachoubouzouc

… qui prouve que les pronucléaires avaient raison de prévoir que les morts par irradiations suite à Fukushima seraient relativement “faibles” (même si on est évidemment d’accord sur le fait que chaque mort est un drame de trop) par rapport aux promesses d’apocalypse des écologistes, et par rapport à la mortalité associée à des énergies concurrentes (charbon, bois, etc). Il est donc à prévoir de multiples réactions de déni d’antinucléaires, que ces chiffres mettraient dans l’embarras. D’ailleurs cela n’a pas trainé, Greenpeace réplique que ces chiffres sont “sous-estimés”, sans bien entendu prouver quoi que ce soit.

O.rage

“Gonflage” des risques +1 Bachoubouzouk Sans compter que les statistiques sont gonflées artificiellement grâce à l’utilisation de la pire loi statistique quand on parle de rayonnements ionisants c-à-d la “fameuse” loi linéaire sans seuil… Enfin, bon les médecins de l’étude assurent en quelque sorte leurs arrière, déjà que ces statistiques sont ridiculeusement élevées, car voir la réalité dépasser ces pourcentages est aussi probable que celle qu’a un adhérent de certaines ONG “environnementales” de comprendre une publi de TheLancet.

Babase

j’apprend qu’il existait (existe ?) des reacteurs nucleaires de puissance non négligeable implantés en agglomération ou très proche : Je pose la question aux spécialistes ici présents : pourquoi alors le développement de réseau de chaleur cogé nucleaire n’a jamais été fait ? Puisque le risque sanitaire et l’acceptabilité sociale semblaient etre maitrisées ? Investissement trop lourd je suppose ?

Pas naif

a été développée initialement en Suède, à Stockholm même, dans les années 70. Mais la peur irraisonnée et la bêtise l’a fait arrêter. Cela repartira certainement un jour avec les nouvelles générations humaines qui riront des peurs moyennâgeuses de leurs parents. Le chauffage urbain est la meilleure utilisation du nucléaire possible.

Pas naif

a été développée initialement en Suède, à Stockholm même, dans les années 70. Mais la peur irraisonnée et la bêtise l’a fait arrêter. Cela repartira certainement un jour avec les nouvelles générations humaines qui riront des peurs moyennâgeuses de leurs parents. Le chauffage urbain est la meilleure utilisation du nucléaire possible.

Pas naif

…”aucun effet mesurable”: c’est bien la preuve qu’il ne s’agit dans cette étude que “d’en… les m….” pour faire plaisir aux anti-nuc qui allouent les budgets à l’OMS. Depuis que la science est politique à l’Ouest, “on” essaye de l’orienter dans des voies “politiquement correctes” et ça va foirer. La science c’est la réalité qui se moque pas mal de ceux qui se tordent l’esprit à coup d’idéologie. Pendant ce temps-là, en Russie et en Chine ils n’ont pas ces oeillères et dans 20ans on va se réveiller bons derniers …! La première connerie qui va sauter est celle du réchauffement climatique (réel les 30 dernières années du 20° siècle) prétendument dû au CO² anthropique…! Je parie 1000 contre 1 qu’en 2025, les températures ayant baissé, nul n’osera encore approuver cette hypothèse anthropique. Le Soleil avec son “maximum de taches” à un niveau historiquement bas nous en prépare le retournement.

Dan1

S’agissant du chauffage nucléaire “direct”, en France c’est plutôt le projet THERMOS à Grenoble. Il serait théoriquement possible de faire de la cogénération à partir du parc de 58 réacteurs existants et cela a déjà été envisagé : Dans cette optique, il ne serait pas nécessaire de développer de nouveaux réacteurs car nous avons déjà la chaleur nécessaire (environ 1 200 TWh)… sauf que c’est pas si simple.

Dan1

A Pas naïf. Je vous trouve bien assertif sur le réchauffement. Personnellement, je continue à avoir un gros doute : Ce qui paraît assez certain en revanche, c’est dans le cas d’un réchauffement avéré, certains pays auront beaucoup à perdre et d’autres auront probablement à y gagner… au moins temporairement.

Bachoubouzouc

Il s’agit là de réacteurs de recherche. Donc d’une part ils ont une puissance assez faible, et d’autre part je doute qu’ils fonctionnent tout le temps à 100%, loin de là.

Babase

bien compris que c’était des réacteurs de recherche et qu’ils ne tournaient pas à 100%. Mais ma question ne portait pas sur la faisbailité d’un réseau à partir des ces réacteurs en particulier, mais plutot pourquoi on n’a pas développé des petits réacteurs pour des réseaux de chaleur urbain (50 à 200MW), avec la preuve ici que l’implantation n’est pas rédhibitoire (et 35MW thermique de siloé ce n’est pas négligeable, 835 MW réseau total de grenoble).

Stephsea

Qu’attendent ceux qui déclarent le nucléaire et ses radiations comme inoffensives pour aller donner un coup de main aux “liquidateurs” de Fuckushima ou de Tchernobyle? Ou encore mieux, et éventuellement complémentaire, pour y acheter des milliers d’hectares pas chers? Si le nuke accidenté est inoffensif pour l’homme et l’environnement, et si tous ceux qui pensent que les concéquences de ces accidents sont inacceptables sont des imbéciles, peureux, sectaires, crédules, paranoiaques, manipulés, etc, alors il y a des opportunités immobilières à saisir. On nous aurait menti? Mais qui? Dans quel sens? Et pourquoi? Voilà ce que les chevaliers nukes ne savent pas dire, ni d’ailleurs leur opposants politiques tout aussi sectaires et embrigadés. Ces deux camps ont perdu leur indépendance et leur crédibilité. Et nous entre les deux, on fait quoi? On attend que ça nous tombe sur la tête? On verra bien?

Nicias

Au lieu de donner des leçons aux autres, allez donc respirer les poussières du ciment coulé pour vos éoliènnes, Perso, je préffère me prendre 100mSv par an.

Bachoubouzouc

“Qu’attendent ceux qui déclarent le nucléaire et ses radiations comme inoffensives pour aller donner un coup de main aux “liquidateurs” de Fuckushima ou de Tchernobyle? Ou encore mieux, et éventuellement complémentaire, pour y acheter des milliers d’hectares pas chers?” Qui a dit que ces radiations étaient “inoffensives” ? Cela n’a jamais été notre propos. Par ailleurs, l’industrie nucléaire française a apporté à TEPCO toute l’aide qu’elle pouvait lui proposer, TEPCO en a d’ailleurs refusée une partie. Notre propos était d’utiliser les chiffres de l’OMS dans le cadre d’une comparaison objective entre le nucléaire et les énergies concurrentes (gaz, charbon, bois, etc) : Comparaison de la mortalité, comparaison des rejets polluants.

Dan1

C’est évidemment important de pouvoir comparer les dangers potentiels ou avérés des différentes filières (risques accidentels et chronique). Mais encore faut-il savoir de quoi on parle. En ce qui concerne la publication de l’OMS, j’aimerai que quelqu’un me dise ce que veut dire concrètement l’assertion suivante : “70% au maximum pour le cancer de la thyroïde, chez le sujet de sexe féminin exposé au stade de nourrisson (chez la femme, le risque de cancer de la thyroïde au cours de la vie entière est normalement de 0,75% et le risque additionnel estimé au cours de la vie entière est de 0,50% pour un nourrisson de sexe féminin exposé dans la zone la plus touchée).” En clair, combien de morts supplémentaire doit-on attendre de cette augmentation de 70% ? Si vous ne savez pas chez les Japonais, vous pouvez enter d’extrapoler sur la France.

Dan1

Si vous êtes joueur, vous pouvez aussi faire une comparaison avec les particules fines et le chauffage au bois (ou le diesel) : J’ai comme l’impression que le nucléaire ne tue pas assez ! Enfin par rapport à ce que dise les diabolisateurs patentés.

Dan1

Je précise également que les publications de l’OMS sont nulles quand il s’agit du nucléaire car elles sous-estiment honteusement les effets. En revanche, les publications de l’OMS sont des références incontournables quand on croit y trouver que le diesel frait 44 000 victimes par an en France. J’en déduis qu’il y a deux types d’OMS : – l’OMS nucléaire, – l’OMS pollution atmosphérique.

Babase

Bravo ! une discussion sur la radiocontamination tourne aux méfaits du ciment pour les éoliennes ! c’est vrai qu’en france la proportion de ciment produit pour cette filière est dramatiquement importante et des études répetées de l’OMS prouvent le danger d’exposition des populations riveraines…peut faudrait il prévoir un stockage définitif du béton à Bure…et surtout interdire toute démolition de bâtiment en plein air, maintenant qu’on à l’expérience de sarcophage de grande dimension Moi ce que je vois de positif dans cette étude c’est qu’on va pouvoir localiser des cités à proximité des centrales, tirer des réseaux de chaleur, rapprocher les salariés de leurs centrales, du foncier va se trouver revalorisé. Et puis on va faire des économies d’exercices d’evacuation, de distribution d’iode, de plan de prévention…

Jpm2

Après toutes les déclarations consternantes données en commentaire ci-dessus, je vous propose de lire ce qu’écrit l’ACRO sur la situation sur place. Là on est “dans le réel”, pas dans les prévisions trafiquées et désincarnées. La réalité d’une zone contaminée, c’est qu’on a affaire à un biotope gangréné, lépreux, malade. Un mal incurable empoisonne et fait souffrir, à petit feu. Une zone contaminée, c’est juste un petit enfer. La Mort rôde, elle ronge la Vie, sans hâte mais implacablement. Elle l’étrangle et la fait étouffer lentement, sans aucun espoir de s’en sortir. L’Enfer nucléaire, c’est juste “l’envers de la médaille”, une réalité aussi effarante qu’est effarante la puissance de cette technologie.

Dan1

Et après cette page “effarante”, si on revenait aux faits et si on répondait à la question plutôt que de l’éluder : En ce qui concerne la publication de l’OMS, j’aimerai que quelqu’un me dise ce que veut dire concrètement l’assertion suivante : “70% au maximum pour le cancer de la thyroïde, chez le sujet de sexe féminin exposé au stade de nourrisson (chez la femme, le risque de cancer de la thyroïde au cours de la vie entière est normalement de 0,75% et le risque additionnel estimé au cours de la vie entière est de 0,50% pour un nourrisson de sexe féminin exposé dans la zone la plus touchée).” En clair, combien de morts supplémentaire doit-on attendre de cette augmentation de 70% ??

Jpm2

combien de morts supplémentaire doit-on attendre de cette augmentation de 70% ?? Eh bien, demandez donc à l’OMS!! Cela dit, vous noterez bien que le chiffre relevé ne concerne que “le sujet de sexe féminin exposé au stade de nourrisson”, et que les autres apparemment on s’en fout… On pourrait appeler ça : “Où l’art de la minimisation, poussé à l’extrême par la nucléocratie (dont l’OMS fait partie) aboutit à sa propre caricature!” Maintenant, pour donner un embryon de réponse à votre question, à Tchernobyl, il y a eu plusieurs milliers de cas de cancers de la thyroïde chez l’enfant. Mais… mais un cancer de la thyroïde, on n’en meurt pas toujours! Vous avez donc raison de ne comptabiliser que les morts, ceux qui ne sont “que” malades, ça n’est pas bien grave. Un autre élément de réponse se trouve dans le texte de l’ACRO mis en lien: le pic des cancers a eu lieu 5 ans après l’accident. Pour Fukushima, on n’en est qu’à deux ans. Encore un peu de patience, donc! Au passage, je suis preneur de liens vers des études françaises sur les conséquences radiologiques de Tchernobyl sur les populations environnantes. Ah oui, c’est vrai, ça va être difficile: ces études n’existent tout simplement pas… Mais POURQUOI donc?

Bachoubouzouc

“On pourrait appeler ça : “Où l’art de la minimisation, poussé à l’extrême par la nucléocratie (dont l’OMS fait partie) aboutit à sa propre caricature!”” Apparemment vous avez raison : Il y a l’OMS nucléaire (on se demande bien comment l’OMS peut faire partie de la “nucléocratie”?!) et la “bonne” OMS, qui dénonce les dangers du diésel (mais pas ceux des feux de cheminée). “Vous avez donc raison de ne comptabiliser que les morts, ceux qui ne sont “que” malades, ça n’est pas bien grave.” Ah flute ! Jpm2 vient de vous faire passer pour un monstre grâce à un procédé réthorique pas du tout réchauffé. Qu’est ce que vous allez faire ?

Dan1

A Jpm2. Finalement, vous faites un antinucléaire classique très convenable. Vous ne répondez pas à la question posée et ce, quel que soit la réalité des informations diffusées par l’OMS. En effet, il me semble que pour combattre une information que l’on juge erronée, il faut d’abord faire l’effort de la comprendre. Et là, j’ai l’impression que peu de gens ont compris ce que signifie ce taux d’augmentation de 70% par rapport au risque vie entière. J’ai d’autre part l’impression que personne ne se préoccupe de savoir à combien se monte ce fameux “risque vie entière” pour lequel on annonce 0,75 %. C’est 0,75% de quoi ? Enfin, vous affirmez : “le sujet de sexe féminin exposé au stade de nourrisson”, et que les autres apparemment on s’en fout…” Encore la grandiloquence, marqueur des antinucléaires. Si j’ai pris cette exemple, c’est bien parce qu’il a le plus fort taux d’augmentation du risque, les autres… c’est pire ! Je repose donc ma question. Si on admet d’analyser la publication de l’OMS (que cela soit réaliste ou pas). Combien doit-on attendre de cas supplémentaires de cancer de la thyroïde ? Combien doit-on attendre de morts supplémentaire ?

Jpm2

Bien sûr qu’il y a deux OMS, une “convenable”, celle qui bosse sur les maladies, les épidémies, etc; autrement dit celle qui peut bosser, parce que tout le monde est d’accord et que personne n’a intérêt à étouffer la vérité. Et il y a l’OMS “nucléaire”, qui est étranglée pour les raisons inverses de celles exposées précédemment. Le simple titre de cet article est très révélateur: “Hausse du risque de cancers autour de Fukushima Daiichi, l’OMS confirme”. Parce qu’on en est encore au stade où il y a besoin de confirmer ce qui devrait être une évidence!!?? Il ne faut pas attendre grand chose de l’OMS en matière nucléaire. L’OMS est une organisation internationale, et le propre des organisations internationales est d’être impuissantes dès qu’il n’y a pas consensus entre les états membres. Et bien évidemment, en matière nucléaire, il n’y a pas consensus! Pour se faire une idée de ce qui va se passer à Fukushima, il est bien plus intéressant d’aller écouter des praticiens du terrain contaminé que des fonctionnaires internationaux qui n’ont peut-être jamais mis les pieds en zone contaminée ! On peut en entendre deux, dont la compétence ne peut être mise en doute, dans cette vidéo, à 5’20’’ pous le premier et à 8’ pour le second. Pour ceux qui n’ont pas la motivation pour cliquer, je reproduis les affirmations de ces vrais professionnels du sujet, ceux « qui ont les mains dans le cambouis » de la contamination nucléaire : A 5’20’’ : Professeur Youri Antipkine, pédiatre et membre de l’académie de médecine d’Ukraine : « Les enfants ukrainiens sont très touchés par la catastrophe nucléaire de Tchernobyl . Dans notre service, nous constatons une nette augmentation des maladies corporelles. Il faut savoir que le rôle de la radioactivité est très important sur le système immunitaire des cas les plus jeunes. Nous avons également une hausse des maladies cardiovasculaires et de multiples dysfonctionnements des organes végétatifs. En fait, depuis quelques mois, la structure osseuse des enfants issus des zones contaminées nous donne de sérieuses inquiétudes. Les cas d’ostéoporose, de fracture et de luxation de toutes sortes ont tendance à augmenter ». A 8’ : Youri Bandazhevsky, ancien directeur de l’institut de médecine de Gomel : « La concentration en Césium 137, même à des petites doses a des conséquences dangereuses sur le développement de tous les êtres vivants. Ceci est lié au fait que ce radionucléide artificiel à une grande faculté pour se fixer rapidement dans l’organisme, qu’il soit animal ou humain. Le Césium 137, qui est présent dans le sol, pénètre facilement dans l’organisme des herbivores, notamment des ovins et des bovins. Vous retrouvez ensuite cette contamination dans le lait et les produits laitiers dérivés. Nous savons en outre que les populations jeunes sont les principales consommatrices de ces produits. La présence de césium 137 dans l’organisme joue un rôle très néfaste sur la croissance des enfants. Mes recherches ont aussi montré que le césium 137 pénètre intensément dans la glande thyroïde. La taille et la masse de cet organe sont d’ailleurs déterminantes. Ainsi, plus la thyroïde est petite, plus la concentration y est importante. En fait, les éléments radiotoxiques se fixent et se désagrègent dans la thyroïde. Vous savez, les effets du césium 137 sont très mauvais, je dirais même colossaux ». Ca se passe de commentaire… J’aimerais que les gens qui ont le toupet de dre que l’industrie nucléaire est une industrie PROPRE pensent au pauvre gamin qu’on voit dans la video, qui est malade de partout dans ses fonctions digestives, et aux milliers d’autres enfants dans la même situation.

Jpm2

Vous persistez à poser à la cantonnade une question à laquelle même les spécialistes ne savent pas répondre… Et vous, êtes-vous capable d’y répondre? Avez-vous mesuré la contamination interne des populations japonaises qui étaient dans le panache radioactif lorsqu’il soufflait vers l’Ouest? Avez-vous des chiffres “Population concernée, nombre de kilomètres carrés contaminés, niveau de contamination” ? Personne n’a la réponse à la première question, il n’y a pour ainsi dire pas d’études sur l’influence d’une nourriture contaminée, donc personne ne peut répondre à votre question. Donc, pourquoi la posez-vous? Pensez-vous que, comme personne ne vous répondra, cela signifie que le problème n’existe pas?

Dan1

Votre aveuglement vous égare. En fait, je pose une question simple qui appelle une réponse simple… à partir des hypothèses (réalistes ou pas) publiées par l’OMS. En effet, dans n’importe quel pays développé, on connaît le niveau d’incidence de chaque type de cancer et on suit son évolution (même si les registres ne sont pas parfait). Au niveau mondial, c’est l’OMS qui collecte et publie les données. Rien de secret là-dedans. Donc, quand on publie un niveau d’augmentation du risque, on le fait par rapport à une référence qui est connue. Vous racontez donc n’importe quoi, car les spécialistes sont parfaitement capable de calculer une élevation du niveau de risque de 70% par rapport un risque déjà connu et publié. Pour la France, l’INVS publie des chiffres très précis et détaillées pour les cancers de la thyroïde (le détail est publié selon les types de cancer possible, car tous les types différents de cancers de la thyroïde n’évoluent pas de manière identiques). Les chiffres font aussi la différence entre les hommes et les femmes et les différentes classes d’âge. Vous ne savez peut être pas tout cela, mais cela ne veut pas dire que cela n’existe pas. J’imagine donc que les japonais connaisse leur population et ont ces données de départ. A partir de là, ils peuvent parfaitement calculer, en nombre de cas attendus, ce que représente une augmentation de 70%.

Bachoubouzouc

“Bien sûr qu’il y a deux OMS, une “convenable”, celle qui bosse sur les maladies, les épidémies, etc; autrement dit celle qui peut bosser, parce que tout le monde est d’accord et que personne n’a intérêt à étouffer la vérité. Et il y a l’OMS “nucléaire”, qui est étranglée pour les raisons inverses de celles exposées précédemment.” Quand l’OMS dénonce, par exemple, les dangers du diesel, vous croyez vraiment que cela ne dérange personne ??? Cela ne fait “que” déranger une industrie infiniment plus puissante que l’industrie nucléaire, à savoir l’industrie automobile ! Mais quelle mauvaise foi ! Tout cela parce que les conclusions de l’OMS cette fois-ci vous embarassent ! “Pour se faire une idée de ce qui va se passer à Fukushima, il est bien plus intéressant d’aller écouter des praticiens du terrain contaminé que des fonctionnaires internationaux qui n’ont peut-être jamais mis les pieds en zone contaminée ! On peut en entendre deux, dont la compétence ne peut être mise en doute, dans cette vidéo, à 5’20’’ pous le premier et à 8’ pour le second.” D’une part vous affirmez sans preuve (comme d’habitude) que l’OMS n’est pas compétente sur ce sujet, d’autre part vous portez en modèle des gens qui travaillent sur les conséquences de… Tchernobyl. Et vous contestez l’étude de l’OMS sans avoir rien d’autre comme chiffres à nous présenter. Bref, Jpm2, vous ne nous présentez ici qu’un nouvel exemple de malhonnêteté intellectuelle dont le vulgum antinuclearus est capable pour défendre son idéologie. “Vous persistez à poser à la cantonnade une question à laquelle même les spécialistes ne savent pas répondre…” Mais bien sûr que si les spécialistes sont capables d’y répondre ! L’OMS publie ici des probabilités de cancer. Vous les multipliez par le nombre d’individus exposés et vous avez votre nombre de cancers. Il s’agit là de mathématiques niveau collège, et Dan1 posait cette question quasi réthorique pour amener les prêcheurs d'”horreur” et de “malheur” tels que vous à faire face à la réalité des chiffres !

jmdesp

> Combien doit-on attendre de cas supplémentaires de cancer de la thyroïde ? > Combien doit-on attendre de morts supplémentaire ? La préfecture de Fukushima, c’est une région un peu déshérité du Japon, pas d’industrie (juste la pèche), pas de tourisme, coin paumé sans transports (Fukushima-ville, ça va encore, mais à coté de la côte, il n’y a rien qui y va) => Donc très peu de jeunes et peu d’enfants. Les effectifs des enfants sont très faibles, particulièrement à 1 an. 1080 d’entre eux de moins de 15 sur la zone justement identifié par l’OMS comme présentant le risque maximale conduisant à ces fameux 70%, avait été testés (vu la population de la zone, vu sa moyenne d’âge, on peut imaginer que ça comprend en fait la majorité des enfants qui étaient présents dans la zone), presque 50% n’avait pas de dose détectable à la thyroide, 99% avait un taux inférieur à celui conduisant à une dose total de 20 mSv. Or l’OMS a donnée ce chiffre de 70% de risque pour une dose reçue comprise entre 15 et 25 mS. Même si l’évacuation a été très, très mal gérée, aucun bus envoyé dans certaine zone, pas d’instructions sur quoi faire, pas de transmission des informations SPEEDI et des gens qui du coup se sont naïvement réfugiées dans une zone plus contaminée que celle où ils étaient au départ !! (IItate par exemple), les instructions sur le fait de se calfeutrer ont été claires elles. On peut imaginer que les enfants pas en âge de marcher ont particulièrement bien été protégés de ce coté, plus que les plus agés qu’il était moins facile d’enfermer à l’intérieur. Bref il n’est pas impossible qu’il n’y ait heureusement extrêmement peu de monde pour ainsi dire personne qui soit réellement concerné par ce niveau d’exposition parmi les enfants les plus jeunes. Il est donc vraisemblable que le risque final de cancer thyroide soit inférieur à un cas. Comme c’est guérissable à 99%, le risque de décès est très faible. Il y quand même une chose à noter, c’est que le cancer de la thyroide est un cancer pas très bien connu, et pas très maitrisé. On sait qu’il y a de très nombreux cas d’apparition de tumeur de faible taille qui ne conduisent jamais à des symptômes réels, et passent complètement inaperçu en général. On sait que le taux varient fortement suivant la population, son patrimoine génétique, son alimentation (dont la quantité d’iode au bord de la mer). Donc automatiquement étudier de plus près fait en trouver beaucoup plus. En Finlande, une étude a trouvé 35% de cas de tumeurs occulte après autopsie systématique de patient décédés de cause n’ayant rien à voir avec la thyroide : Une autre étude plus récente au Japon en 2007 a trouvé de nombreux cas de petite tumeure qui dans la grande majorité des cas n’évoluent pas. 3,5% des femmes sans aucune symtomes avait en réalité des tumeurs jusqu’à 1,5 cm : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18035964 On connait les chiffres des “cancers visibles”. Mais examiner systématiquement conduit à en trouver des dizaines de plus “invisibles”, généralement inoffensifs (mais pas systématiquement 🙁 Il y a des cas connus de métastase de tumeurs thyroidiennes trop petites pour être identifiées )

Dan1

Merci à jmdesp pour ce commentaire qui corrobore ce que nous savons. Apparemment, plus de 80 000 enfants auraient été testés et 1 cas serait avéré. Mais pour répondre à la question que je posais, il existe une méthode simple quand on trouve les chiffres à l’origine du rapport de l’OMS. Or il se trouve que les Japonais diffusent (comme les Français via l’INVS) des chiffres très complets sur les cancers de 1958 à 2011 et en plus au format Excel : En premier, vous avez la mortalité de 1958 à 2007, et en second vous avez l’incidence de 1975 à 2007. Vous pouvez alors faire calcul d’incidence (nombre de cas attendus ou trouvés pour 100 000 personnes). Par exemple pour les cancers de la thyroïde en 2007, il y avait 10 756 cas pour 127,8 millions de Japonais (8 420 pour les femmes et 2 336 pour les hommes). Cela fait un taux d’incidence de 8,4 cas pour 100 000 personnes. Pour les femmes on aura 8 420 cas pour 65,5 millions soit 12,9 cas pour 100 000. Si le risque augmente de 70% pour les femmes, il y aurait donc 6,5 cas de plus pour 100 000 soit au total 19,4 cas détectés (par rapport à 2007). Sauf que ça c’est le maximum si les 100 000 femmes ont réellement été exposées (il faut être resté au “bon” endroit et ne pas avoir pris d’iode). C’est bien pour cela que l’OMS écrit que les conséquences ne seont probablement pas détectables.

Jpm2

sur le blocage de l’OMS par l’AIEA, l’accord signé entre ces deux instances en 1959 qui provoque un blocage et une démission de fait de l’OMS sur toutes les questions nucléaires, on peut lire, par exemple, cet article… d’un médecin retraité de l’OMS, Michel Fernex. Oui, on parle bien de l’OMS… qui conlua en son temps que le nombre de victimes de Tchernobyl était de … 38! pendant que l’académie de New York concluait à presque 1 million de victimes…

Bachoubouzouc

Félicitations à Jpm2, il nous a dégoté ce qui semble être une nième vache sacrée des écologistes, mais qu’on avait jamais eu l’occasion de démonter sur Enerzine. Petit rappel sur la discussion : L’OMS vient de publier des chiffres qui relativisent clairement les discours catastrophistes des écologistes sur les conséquences sanitaires de Fukushima. Ces mêmes écologistes, bien incapables de démontrer quoi que ce soit au sujet de ces chiffres, ont préféré jeter le doute sur ceux qui les ont écrit, à savoir l’OMS. Pour cela, Jpm2 nous ressort l’histoire de la WHA 12-40, accord entre l’OMS et l’AIEA de 1959 qui, selon lui et son camp antinucléaire, remet en cause l’indépendance de l’OMS. Cela a semble-t-il fait l’objet de quelques débats, restés visiblement peu connus du grand public : Mais quand on farfouille un petit peu, on se rend compte que : 1) Cet accord est similaire à tous ceux que l’OMS a passé avec toutes les organisations internationnales (voir p62) : 2) Il précise spécifiquement que : “it is recognized by the World Health Organization that the International Atomic Energy Agency has the primary responsibility for encouraging, assisting and co-ordinating research on, and development and practical application of, atomic energy for peaceful uses throughout the world without prejudice to the right of the World Health Organization to concern itself with promoting, developing, assisting, and co-ordinating international health work, including research, in all its aspects.” Voilà pour l’indépendance de l’OMS.

Bachoubouzouc

Les critiques de Greenpeace sur cette étude peuvent être résumées en deux points : 1) Les experts de l’OMS n’ont pas pris en compte l’impact des radiations dans les 20 kilomètres autour de la centrale. Sur ce point, l’OMS indique dans son rapport (p37) : “Most people within 20 km of the nuclear power plant were rapidly evacuated and the Dose Expert Panel chose not to estimate doses in this area. Outside the 20-km radius, inhabitants of the most affected area, coined the “deliberate evacuation zone”, were subject to relocation at different times after the accident. For the assessment of doses in this area, the Dose Expert Panel estimated only doses in the first four months of the first year, with the conservative assumption that relocation took place at 4 months (although in some places people were relocated earlier).” Par ailleurs, elle précise p73, dans son chapitre sur les limites et incertitudes de son étude : “Owing to the preliminary nature of the data available as of September 2011, some assumptions about the implementation of protective measures and food consumption were deliberately based on options that are more likely to overestimate than to underestimate the radiation exposure. For example, assumptions were made that people in the most affected areas outside the 20-km radius continued to live there for 4 months after the accident, whereas a proportion of the population was relocated earlier, the assumption that all monitoring data on food were obtained from food available on the market, and the assumption that all people in Fukushima prefecture consumed only food produced in Fukushima prefecture. Therefore, some possible dose overestimation may have occurred.” Autrement dit, le choix qu’elle a fait de ne pas estimer la dose dans des zones qui ont été rapidement évacuées (dans les jours ou les semaines qui ont suivi l’accident) est contrebalancé par des hypothèses délibérément conservatives dans le reste de leurs calculs. 2) Les experts de l’OMS cacheraient l’impact sur le cancer en mettant l’accent sur les petits pourcentages d’augmentation du risque de cancers. Là dessus, les calculs de Dan1 prouvent bien que, au contraire, le choix de l’OMS d’exprimer ses résultats en % de risque et non en nombre de cas a tendance à exagérer leur impact. En effet, les pourcentages de l’OMS ne représentent, au final, que quelques cas (qu’on aurait bien évidemment souhaité éviter). En conclusion : D’une part il faut bien prendre cette étude comme une étude préliminaire basée sur les données de septembre 2011 (l’OMS est très claire là dessus), d’autre part voici un nouvel exemple des bétises que les antinucléaires sont capables de pondre pour faire tourner leur fond de commerce.

Jpm2

bonjour Bachoubouzouc, merci de nous donner un lien prouvant que le problème de la subordination de l’OMS à l’AIEA a déjà été évoqué au parlement européen, par une députée écologiste, Marie Isler Béguin. Je reproduis simplement la première phrase de la question écrite posée en 2002 : Le 28 mai 1959, la 12e Assemblée de l’Organisation mondiale de la santé, par sa résolution WHA 12-40, se lia à l’Agence internationale de l’énergie atomique par un accord. Celui-ci subordonne les travaux ou les programmes de l’OMS, considérés comme en intersection avec le champ d’activité de l’AIEA, au contrôle et au verdict de cette dernière, et conditionne la procédure et la poursuite de ces travaux et programmes à la négociation d’un consensus (article 1er, paragraphe 3). Bachoubouzouc, vous parlez de “débats, visiblement restés peu connus du grand public”… Mais quelle est votre définition du mot “débat”, au juste? Pour moi, dans “débat”, il y a échange d’arguments… au moins! Or, ici, le “débat” s’est résumé à la question posée, et à sa réponse, que j’espère vous avez lue. Je la reproduis: Le Conseil informe l’Honorable Parlementaire qu’il n’a pas débattu des points abordés dans sa question. Et fini, TERMINE, POINT FINAL… bonjour le “débat”! C’est à peu près la même chose que le débat à l’OMS sur Tchernobyl, pour lequel la partie “pédiatrie” a été évacuée… en une minute! (d’après Michel Fernex, lien déjà donné). Bref, le débat à la sauce nucléaire… il y a encore beaucoup de progrès à faire!

Jpm2

Merci également de “sourcer” dans votre deuxième lien le paragraphe incriminé: 3. Whenever either organization proposes to initiate a programme or activity on a subject in which the other organization has or may have a substantial interest, the first party shall consult the other with a view to adjusting the matter by mutual agreement. Donc, si l’OMS veut enquêter sur les conséquences de Tchernobyl, il faut obtenir un “mutual agreement” avec l’AIEA. Et bizarrement, l’OMS n’a fait AUCUNE étude sérieuse sur Tchernobyl… le pourquoi de cette terrible absence est malheureusement évident… Il est assez impressionnant de lire ce que l’OMS écrit elle-même sur son analyse de Tchernobyl, ici. On lit ainsi: Dans le cadre de l’initiative des Nations Unies relative au Forum de Tchernobyl, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a organisé une série de réunions d’experts entre 2003 et 2005 afin d’examiner toutes les données scientifiques sur les effets sanitaires associés à l’accident. Le groupe d’experts de l’OMS s’est servi comme base du rapport du Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR), mis à jour au moyen des examens critiques de la littérature publiée et d’informations fournies par les pouvoirs publics des trois pays touchés. Autremend dit, l’OMS s’est penchée, 10 ans après les faits!, sur les conséquences sanitaires de cet accident majeur. Et pour en discuter , elle ne disposait… que de documents issus d’autres sources, elle n’avait fait elle-même AUCUN travail de collecte de données, AUCUNE étude clinique, RIEN!!! Or, des études OMS, il en existe plein, il suffit de taper “Etude OMS” dans google et il en apprarait une belle liste… mais sur le nucléaire… ah non, là, rien! Comment expliquez-vous cela, Bachoubouzouc? “L’indépendance de l’OMS”, en matière nucléaire… c’est juste dans vos rêves!

Martin

…le retour d’Enerzine, on peut toujours écouter France Culture dans une très bonne émission sur ce thème, avec le témoignage du “virage de cutie” de Jean-Louis Basdevant (maîtriser le nucléaire) suite à Fukushima.

Bachoubouzouc

Au sujet de votre premier commentaire : J’ai cité une seule question d’un seul parlementaire européen (dont on se demande bien ce que le reste du parlement pourra bien y faire alors que l’OMS est une organisation sur laquelle il n’a aucun pouvoir ou droit de regard). Sur cette question, vous vous indignez et évidemment l’utilisez pour hurler au complot et au débat truqué. Mais qui vous dit qu’il n’y a pas eu d’autres débat ? Il ne s’agit là que d’une question parmis des millions. Au sujet de votre deuxième commentaire : Il est en effet écrit dans cet accord que l’OMS doit “consulter” l’AIEA dans ses recherches sur le nucléaire afin d’aboutir à des positions communes. Mais comme l’indique le passage que j’ai cité, cela ne peut se faire “au préjudice du droit de l’OMS de s’occuper de promotion, de développement, d’assistance et de coordination à des activités internationales de santé, y compris de la recherche dans tous ses aspects”. Bref, vous focalisez votre paranoïa antinucléaire sur une ligne d’un accord signé par l’OMS il y a un demi siècle alors que cette étude prouve qu’elle fait son travail, et votre attitude en devient franchement ridicule. Par ailleurs, vous le faites sans chercher à débattre des résultats de leur étude alors que j’ai déjà contre-argumenté les critiques de Greenpeace.

Jpm2

sans commentaire plus ici

Jpm2

C’est vrai que demain c’est l’anniversaire de Fukushima… vous avez sorti le gâteau aux deux bougies, Bachoubouzouc? Et, incroyable, de bonnes choses à lire sur les media français… notamment un bel article du Monde sur les 3000 pauvres gars qui continuent de trimer sur le site, mal payés en plus! Mais puisqu’on vous dit qu’un accident nucléaire, ça ne laisse AUCUNE séquelle… pourquoi ne pas le croire? Dormez, je le veux… DORMEZ!

Dan1

Auriez-vous une simulation équivalente pour un accident (par exemple chute d’avion) sur les stockages temporaires en CASTOR de combustible nucléaire usé dans les centrales allemandes :

Jpm2

Tout à fait d’accord avec vous pour dire que ça serait pas forcément mieux… Après, ces “castors”, c’est quand même moins “chaud” qu’un réacteur en fonctionnement, non? Après pour la simulation… il faut demander à l’IRSN, c’est eux qui l’ont faite. Moi, je voudrais bien savoir faire ça, mais j’avoue que ça dépasse mes capacités!

Jpm2

N’empêche que si un jour un truc comme ça (je regarde le schema de la mort) arrive, ce sera tout simplement APOCALYPTIQUE… La France entière contaminée… c’est complètement DEMENT. Y a pas, l’IRSN a basculé écolo… pire que les écolos! Avez-vous déjà vu des écolos faire des prévisions aussi apocalyptiques? Je pense que si tel avait été le cas, des gens comme Bachoubouzouc ou vous auraient hurlés à l’intox, au délire, au “grand n’importe quoi”… Seulement voila … ce graphe n’a pas été pondu par un écolo allumé… mais par l’IRSN!!! Seulement

Dan1

Maintenant, c’est bien pire puisqu’on nous sort des milliers de milliards : Mais j’ai bien peur qu’à force de vouloir faire peur et se faire peur, on finisse par déboussolé l’opinion. La “cause” pourrait bien y perdre de sa crédibilité. De toute façon, comme on va pas sortir du nucléaire en 5 minutes (même en Allemagne qui ne sait pas quoi faire de ses déchets !), il vaut mieux travailler sur la gestion d’un accident grave afin qu’il n’y ait pas de rejet… comme à TMI. D’où l’idée du renforcement du confinement et de la filtration. Car on sait aussi que le coeur d’un réacteur peut fondre sans entraîner de rejets ou minimes. Car, si pas de rejets pas de milliards.

Dan1

Pour vous qui êtes friant d’apocalypse (schema de la mort) et qui savourez les morts nucléaires, je propose d’élargir votre culture en essayant de répondre à cette question sur laquelle bizarrement personne ne s’est précipité :

Babase

sans lire le rapport je parie sur l’allemagne ou la pologne, connaissant votre tendance à dévier le débat vers le king coal ??? j’ai bon ? (Encore une fois, peu importe, les pic de pollutions en agglomération sont dus au trafic (cumulé au fond)) C’est vrai que dévier le débat d’un risque potentiel (accident nucleaire) vers un autre risque existant fait avancer le schimblick. Et si on essayait de réduire les deux ! YAPLUKA

Dan1

Presque gagné, voici le palmarès des morts à cause des particules dans l’UE selon le rapport déterré à propos du diesel : 1 Allemagne 75 040 morts/an 2 Italie 50 690 morts/an 3 France 42 090 morts/an 4 UK 39 470… 5 Pologne 32 850… 6 Espagne 19 940… 7 Pays Bas 15 540… 8 Belgique 12 880… 9 Hongrie 12 870… Je n’ai mis que les 9 premiers qui sont au dessus de 10 000 morts (l’UE est créditée au total de 347 900 morts par an. Mais cet extrait du CAFE est suffisant pour foutre le cafard (à ceux qui ont envie d’avoir peur évidemment). Là, si c’est vrai, je dois que le nucléaire est un très petit joueur et la priorité c’est de s’occuper de l’Allemagne. Au fait, outre-Rhin c’est aussi à cause du diésel ?? Après ce court intermède, revenons à notre marotte : les morts du nucléaire.

Babase

oui on pourrait prolonger les analyses ad eternam. Parmis les pré-morts (?) calculés, estimés (?) ici la part du charbon et de l’industrie lourde doit etre importante. Pour l’impact ou la pollution réelle, il serait interessant de comparer les niveaux de pollutions mesurés dans les agglos francaises et allemandes, différencier le fond et le trafic.

Dan1

Et bien je vous encourage à le faire pour voir ce que cela donne. On brandit des études avec des milliers de morts annuels à la clé pour disqualifier le diésel et après on ne veut assumer les résultats quand ça dérange ? Dans le cas de l’Allemagne, si l’étude du CAFE s’avère crédible, il y a aurait eu 2 millions de morts dans les 27 dernières années à cause des particules fines, c’est à dire à 2 millions de morts depuis Tchernobyl à cause de la pollution ! En Europe ce serait plus de 9 millions de morts ! Là, le nucléaire ne pourra jamais s’aligner, il est submergé par les morts de la pollution. A force de toujours vouloir dramatiser, diaboliser… on se prend les pied dans le tapis et d’une force !

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