“Ignitor”, réacteur sans déchets

Le projet international Iter n’aboutira pas à un réacteur à fusion pour fournir de l’énergie propre. Le plan Ignitor, en revanche, peut dans les 10 prochaines années, être complètement opérationnel.

Bruno Coppi, maître de la physique des plasma au MIT (Massachusetts Institute of Technology) de Boston depuis les années soixante-dix, propose la solution Ignitor qui a été présentée au Festival de Bergame courant octobre, mais qui n’a jusqu’à maintenant pas encore trouvé de réalisation pratique.

L’idée est née d’un groupe de travail entre le MIT, l’ENEA (Ente per le Nuove Tecnologie, l’Energia e l’Ambiente), et d’autres centres italiens. Il fonctionne en brûlant du deutérium et du tritium avec des pics de température allant jusqu’à 111 millions de degrés (plus élevée que celle du soleil) et des pressions de 33 atmosphères générant une puissance de 100 MégaWatts. Avec ce réacteur, il n’y a aucun problème de déchet car tout se recycle.

Ignitor est un réacteur expérimental qui doit vérifier chaque hypothèse théorique. Il nécessite 3 ans de construction et si les attentes se confirment, il sera possible de procéder à la fabrication du réacteur opérationnel de puissance de 300 MégaWatts, qui requiert 5 ans de réalisation. Le projet n’est pas seulement italien, les américains s’étant déclarés ouverts à une coopération une fois le projet initié.

[ref  : Université de Bologne ]

Articles connexes

S’abonner
Notification pour
guest
5 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Aqua

“Le projet international Iter n’aboutira pas à un réacteur à fusion pour fournir de l’énergie propre.” Quand est-ce que l’Etat prendra la décision d’arrêter ce projet inutile qu’est Iter ? Beaucoup de scientifiques de pointe ont démontré que cela ne fonctionnerait pas. D’autres pistes, moins onéreuses, sont en plein développement et ont peut-être même abouti… en Russie. Regardez la solution astucieuse des Russes : le LTD ou Linear Transformer Driver. Simple, pas cher et sans limite de puissance. Il fallait juste y penser… Question corrollaire : Pourquoi la Chine est-elle subitement très intéressée par les ressources lunaire d’hélium-3 ? Parce que c’est un carburant de fusion. La Chine et la Russie sont alliés depuis longtemps dans diverses courses contre les Etats-Unis… N’oubliez pas “La route du pétrole” : Cordialement

Christophe

Iter est en bonne voie de réalisation, grâce à une coopération internationale exemplaire. Ignitor n’est qu’un projet-papier qui ne verra probablement jamais le jour. C’est seulement une occasion de faire apparaitre son nom sur une publication!

einstein30

Bonjour; qui faut-il croire,les avis sont partagés;évidemment,si ignitor se concraitisait,ce serai plus rapide à construire et produirait également des MW,mais sans déchets,j’ai des doutes;par contre la température serai plus élevée mais ce n’est plus un problème. BYE

geocari

Le réacteur expérimental ITER a pu rassembler tant d’états et de scientifiques car ce projet est à si long terme qu’aucun des politiciens et scientifiques engagés ne connaîtra … son échec, pourtant annoncé par beaucoup. Même si l’intérêt de faire avancer la science est indéniable, cela vaut-il la peine d’engager tant d’argent dans ce projet, alors qu’il y a tant à faire MAINTENANT pour améliorer l’efficacité énergétique, les énergies propres, et développer un nucléaire plus sûr encore, démontrer la faisabillité de la destruction définitive des déchets nucléaires (possible à moyen terme!) etc! Deux raison essentielles de l’échec annoncé d’ITER: 1°) Impossible de faire un manteau de confinement durable devant à la fois assurer le confinement et résister à des neutrons de 20 MeV (10 fois plus énergétiques que les neutrons de nos centrales nucléaires actuelles). Aucun matériau n’y résiste et le confinement électromagnétique n’a aucun effet sur les neutrons! Tout ce “manteau” sera très irradié à tel point qu’il devra être remplacé tant il sera déstructuré, après seulement quelques jours (voire semaines) d’utilisation, pour une longue désactivation, et éventuellement réutilisé quelques mois (voire années) plus tard. 2°) Il ne peut être question de laisser s’échapper ne fût-ce qu’une infîme partie du Tritium nécessaire à la fusion. Comment garantir la récupération à 100.0000% ? Peut être arriverons nous à résoudre ce second défi; jamais le premier, car personne ne peut contourner une loi fondamentale de la physique !

christian

C’est incroyable : Voilà un réacteur “de papier”, autrement dit une idée, sur laquelle deux équipes -certes brillantes- seulement travaillent. Et on compare à un prototype, ITER, dont la conception déjà très avancée tire profit de deux machines déjà existantes (Jet en UK, et Tore-Supra en France), autrement dit des objets “pour de vrai”, dont la mise en place emploie déjà plusieurs milliers de personnes. Et voilà le mal est fait : le projet déjà très lointain semble dé-crédibilisé.Il est de plus sapé politiquement par des déclarations intempestives de participants qui n’y croient pas, et qui passent leur temps à entrer-sortir du consortium au gré d’exigences fluctuantes…   Enfin, pour répondre à Geocari, qui est fort mal renseigné :   le champ magnétique n’arrête pas les neutrons, certes. Mais ces neutrons qui emportent l’essentiel de l’énergie de la réaction DOIVENT être arrêtés, ne serait-ce que pour transformer cette énergie en chaleur, qui ensuite est amenée à un circuit vapeur classique… Comment donc ? Comme dans n’importe quelle machine thermique ! Grâce à un caloporteur, qui est par définition liquide (ou gazeux), et donc insensible aux dégâts de l’irradiation (qui n’affectent que les matériaux solides – cristallins pour être précis, puisque les verres résistent fort bien aussi…). C’est cette couverture liquide qui permet à la fois de capter les neutrons, les thermaliser, récupérer le tritium, transformer du lithium, et protéger les structures. Alors cessons de dire des âneries en invoquant la physique, qui fournit tout à la fois le problème et la solution… PS : un neutron rapide émis par une désintégration d’uranium, c’est 200 MeV, pas 20 MeV. Donc ne dites pas que 20, c’est dix fois plus. Ce qui est à 2 MeV, ce sont les neutrons thermiques qui effectivement résultent de la modération des précédents… Donc des neutrons 200 MeV, on sait gérer, merci, depuis 60 ans environ…

5
0
Laissez un commentairex