La production mondiale d’électricité d’origine nucléaire en déclin

Selon le dernier rapport sur l’état de l’industrie nucléaire (The World Nuclear Industry Status Report 2012), au 1er juillet 2012, 31 pays exploitaient des centrales nucléaires dans le monde pour un total de 429 réacteurs développant une capacité installée de 364 GWe.

Ces chiffres prennent en compte l’arrêt définitif des réacteurs de la centrale de Fukushima. A la date du 5 Juillet 2012, un seul (Ohi-3) des 44 autres réacteurs japonais était en service, alors que "l’avenir du parc nucléaire nippon semble très incertain" note le rapport.

La capacité installée nucléaire a atteint un sommet en 2010 (375 GWe), avant de décliner pour arriver au même niveau qu’il y a 10 ans.

La production d’électricité nucléaire a atteint son maximum en 2006 avec 2.660 TWh. Elle a baissé en 2011, à 2.518 TWh (-4,3% par rapport à 2010). La part du nucléaire dans la production d’électricité dans le monde diminue de façon constante : -17% en 1993 à environ -11% en 2011.

Construction

Il y a actuellement 59 réacteurs nucléaires en construction qui représentent une capacité totale de 56 GW. Treize pays sont actuellement concernés par la construction de centrales nucléaires, soit 2 de moins qu’il y a un an : En Iran avec le démarrage de son usine et la Bulgarie qui a décidé d’abandonner la construction de ses 2 unités de Belene dont le chantier avait commencé en 1987. Par ailleurs, le Japon a stoppé la construction de 2 sites (Ohma et de Shimane-3), alors que le Pakistan a débuté le chantier de 2 unités (CHASNUPP 3 et 4).

Enfin, près des trois quarts (43) des unités en cours de construction sont situées dans 3 pays : la Chine, l’Inde et la Russie.

 

La production d'électricité nucléaire mondiale en déclin

Renouvelable vs nucléaire

L’investissement dans les énergies renouvelables ont totalisé 260 milliards de dollars in 2011, en hausse de 5% par rapport à 2010 et représente presque 5 fois le montant de 2004.

En considérant une chute de 50% des prix durant l’année écoulée, la performance de l’énergie solaire photovoltaïque (PV) est impressionnante avec 137 milliards de dollars de nouvelles installations, soit une augmentation de 36%.

L’investissement total cumulé dans les énergies renouvelables a augmenté de plus de 1.000 milliards de dollars depuis 2004, selon Bloomberg New Energy Finance, comparable aux décisions d’investissement dans le nucléaire sur la même période (environ 120 milliards de dollars). La montée puis la chute des investissements nucléaires est essentiellement due à l’évolution du programme chinois, qui représente 40% des constructions actuelles dans le monde.

La capacité installée nucléaire mondiale a diminué dans les années 1998, 2006, 2009 et à nouveau en 2011, tandis que la capacité installée annuelle de l’énergie éolienne a augmenté de 41 GW pour la seule année 2011.

La production d'électricité nucléaire mondiale en déclin

La Chine constitue un modèe accéléré de cette tendance mondiale. La capacité installée éolienne a augmenté d’un facteur 50 au cours des cinq dernières années pour atteindre près de 63 GW, soit 5 fois plus que la capacité nucléaire installée et équivalente au parc nucléaire français.

La production d'électricité nucléaire mondiale en déclin

La capacité solaire a été multipliée par un facteur 47 dans ces cinq ans pour atteindre 3,8 GW, tandis que la capacité nucléaire a augmenté d’un facteur de 1,5 à 12 GW. Depuis 2000, la capacité nucléaire au sein de l’Union européenne a diminué de 14 GW, tandis que 142 GW de capacités renouvelables ont été installées, 18% de plus que le gaz naturel avec 116 GW.

La quantité d’électricité produite par les centrales nucléaires sur notre planète n’a que légèrement augmenté au cours de la dernière décennie et, par conséquent sa contribution au mix énergétique mondial reste en baisse par rapport aux autres sources d’énergie.

En 2011, les éoliennes ont produit 330 TWh d’électricité de plus qu’elles n’en avaient généré à la fin du siècle dernier, ce qui représente une augmentation 4 fois plus élevée que ce qu’a réalisé le secteur nucléaire au cours de la même période. L’évolution de la production solaire photovoltaïque a également été impressionnante dans la dernière décennie, d’un facteur 10 au cours des cinq dernières années.

En Allemagne, pour la première fois, la production d’électricité à partir des énergies renouvelables (122 TWh – brut), arrive juste en deuxième position, après la lignite (153 TWh), mais devant le charbon (114,5 TWh), le nucléaire (102 TWh) et le gaz naturel (84 TWh). La production d’électricité renouvelable allemande correspondrait à 29% de la production nucléaire française. Il convient de rappeler que la France génère près de la moitié de l’électricité nucléaire de l’Union européenne. En Chine, il y a cinq ans, les centrales nucléaires produisaient 10 fois plus d’électricité que l’énergie éolienne. En 2011, l’écart est tombé à moins de 30%.

Extrait – traduction World Nuclear Industry Status Report 2012 .PDF

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Nana33

Avec 11% de l’électricité d’origine nucléaire on voit bien qu’il est tout à fait possible de se passer de cette source d’énergie. Elle continue d’exister seulement grace au poids des lobbys nucléaires qui “influencent” très fortement les choix énergétiques des politiciens comme c’est le cas en France par exemple…

einstein30

imaginez 11 % de nucleaire en france ? le reste serait un peu de vent (!) un peu d’hydraulique et le reste en fossile soit environ 65 % de production de co2 ;il faudrait importer du charbon donc consommation d’energie ou/et du gaz de russie mais a quel prix ; je crois que le prix du kwh augmentera de 2 % tous les mois et encore je suis modeste ;

dede29

de comparer les deux articles cote à cote : celui-ci et celui sur la transition énergétique en Allemagne La présentation des memes faits (et l’occultation de certains ) fait toute la différence !

Bachoubouzouc

L’article compare l’évolution du nucléaire et des ENR, ce qui n’a aucun sens (mais ça fait plaisir aux antinuc) : Ces deux énergies ne rendent pas le même service, pas au même prix, et sont toutes les deux décarbonnées. Une comparaison utile et rationnelle serait entre les moyens fossiles et les moyens décarbonnés. Cela permettrait d’éviter de se lancer dans des politiques qui nous orientent vers des mix électriques plus chers, plus polluants et donc plus dangereux.

Enpassant

En voila une bonne nouvelle : le déclin du nucléaire ! Mais soyons honnêtes, cela n’est pas une fin en soi ; l’autre intérêt à la disparition des centrales atomiques (en dehors de tous les pioints négatifs déja évoqués ici) c’est qu’il y a une urgente obligation de les remplacer par des énergies “propres” (tout en limitant la demande qui n’est plus raisonnable…) et donc de (re)créer des emplois.

moise44

Je ne pense pas qu’il faille opposer les sources d’énergie décarbonées. Ceci est une mauvaise idée. Nous aurons besoins de toutes les sources d’énergie. @nana33 “Avec 11% de l’électricité d’origine nucléaire on voit bien qu’il est tout à fait possible de se passer de cette source d’énergie.” Vous avez mal lu. Il s’agit de la croissance de la puissance installée, pas de la production électrique en Volume. Vous confondez entre puissance et Volume, ce qui montre que vous n’avez pas bien compris ce qu’est vraiment l’énergie. Je vous rappelle aussi, et c’est, je pense, le fond de votre remarque, que si l’énergie nucléaire est disqualifié a vos yeux parce qu’elle ne fournit que peu dans le mix énergétique mondial, alors les renouvelables qui ne fournissent que moins que rien le sont immédiatement aussi. “Elle continue d’exister seulement grace au poids des lobbys nucléaires qui “influencent” très fortement les choix énergétiques des politiciens comme c’est le cas en France par exemple…” Ne pourrait on pas dire la même chose avec l’existence des renouvelables eolien et solaire PV qui survivent grâce aux subventions ? La preuve est si évidente que dés que les subventions sont revues a la baisse, les industriels se cassent la gueule immédiatement. Soyez bien sur que sans le nucléaire en France, pas de financement des Éoliennes ou des photopiles. Si EDF ne faisait pas d’argent avec le parc nucléaire il ne pourrait pas financer ces renouvelables. Soyez tout de même sûr que le nucléaire va se développer : Infographie : le marché du nucléaire un an après Fukushima – Energie et même se développer plus que vous ne l’avez imaginé : Quel avenir pour le nucléaire ? – YouTube Bachoubouzouc a très bien résumé ce que fait ce rapport. Mais avez mal lu et mal compris. Comme le dit Dédé29, cet article prend un GRAND soin a occulter les chiffres qui iraient a l’encontre de l’opinion de l’auteur qui interprète le rapport a sa manière. M’enfin, si çà rassure les antinucléaires pour que l’industrie nucléaire continue de travailler tranquillement…

jipebe29

@dédé29 Oui, vous avez raison : il faudrait un article de synthèse présentant les évolutions de production de toutes les sources (fossile, nucléaire, éolien, biomasse), et une analyse du coût du kWh pour chaque type de source. Je sais que le coût du kWh au Danemark est 2,5 fois plus cher qu’en France, pour un taux d’éolien de 19%, stable depuis plusieurs années à cause des problèmes de gestion du réseau et des coûts.

Bachoubouzouc

Le nucléaire est une énergie qui a des avantages : – Prix : les antinuc peuvent prétendre le contraire, mais la comparaison que je fais régulièrement entre filières prouve que le nucléaire même très sécurisé (EPR) est parmis les énergies les moins chères. – Production massive et pilotable : C’est un avantage à une époque où se développent des énergies erratiques (nucléaire pilotable) et où la moindre construction d’infrastructure rencontre systématiquement des oppositions (production concentrée). – Energie quasi-décarbonnée : à 6 ou 8gCO2/kWh, le nucléaire produit encore moins de CO2 que les éoliennes et le PV. Voir les graphiques comparatifs cités mainte fois sur Enerzine. Elle a aussi des inconvénients : – Sûreté : Besoin impératif d’une autorité de sûreté compétente, puissante et indépendante. – Déchets : Besoin d’une politique forte et de long terme de gestion des déchets. L’argent n’est pas vraiment un problème dans le nucléaire, en revanche une politique constante est nécessaire. – Financement : L’énergie est une industrie qui monopolise beaucoup de capitaux, le nucléaire tout particulièrement. Lors de la construction du parc français, on a fait appel à des participations allemandes, belges, italiennes. Maintenant on semble demander aux chinois. Tout cela limite donc le nombre de pays qui peuvent disposer de cette énergie. A échéance 20 ans, l’industrie ne devrait donc tourner qu’autour de quelques ensembles de pays : La chine, l’Inde, éventuellement le Brésil pour de la construction de parcs, les USA, la Russie et l’Europe pour du renouvellement. Le marché du nucléaire ne mourra donc pas, mais restera limité.

moise44

@Enpassant “En voila une bonne nouvelle : le déclin du nucléaire ! Mais soyons honnêtes, cela n’est pas une fin en soi ;” Là encore, vous avez mal lu, ce qui est dit dans ce rapport c’est qu’il s’agit du ralentissent de la croissance du nucléaire, pas de son déclin. un ralentissement de SA CROISSANCE est certes évident après Fukushima, mais une fin en soi, Vous vous trompez. Regardez le lien de l’infographie que j’ai mis au dessus sur le marché du nucléaire. “l’autre intérêt à la disparition des centrales atomiques (en dehors de tous les pioints négatifs déja évoqués ici) c’est qu’il y a une urgente obligation de les remplacer par des énergies “propres” (tout en limitant la demande qui n’est plus raisonnable…) et donc de (re)créer des emplois.” Si vous prenez l’électricité des ENRs comme propre au pied du produit fini et monté, vous n’avez pas tout compris a la chaine électrique, et encore moins énergétique. Mais libre a vous de vous satisfaire de ce que vous pensez savoir. Sinon, profitez bien de cet outil très riche qu’est internet pour enrichir vos connaissances sur l’énergie sous ses formes. Je voudrais juste vous faire remarquer que même dans l’article ci dessus il est clairement écrit que le gaz, le charbon, et le lignite, suivent de près la croissance de la puissance installée d’éolienne. J’y vois bel et bien une explication : le palliatif a l’intermittence, car le stockage économique et efficace n’existe pas. Il suffit de regarder le mix d’iberdrola (Principal électricien) en Espagne : Iberdrola Regardez bien a quel point la puissance installée en gaz et en éolien est proche. Ce qui explique pourquoi l’Espagne vient de décider de ne pas fermer sa centrale construite en 1971 : Nucléaire : Belgique et Espagne préparent l’allongement de la durée de vie de leurs réacteurs Extrait : “Le gouvernement espagnol a validé mardi 3 juillet la prolongation jusqu’à 2019 de l’exploitation du réacteur nucléaire de la centrale de Santa Maria de Garoña (Province de Burgos, au nord de l’Espagne), le plus ancien du pays. Ce prolongement du réacteur, mis en service en 1971, porte à 48 ans sa durée de vie.” – En France L’éolien se disperse : http://www.actu-environnement.com/ae/news/fee-ser-eolien-enr-16103.php4#xtor=ES-6 Et en dessous le commentaire : “Il ne voudraient pas la clef des coffres forts de la banque de France aussi pendant qu’ils y sont ??? Desserrer l’étau, oui mais alors que ces investisseurs payes – les Km de réseau ErDF (distribution) et RTE (Transport) a moderniser, (estimation a 55 milliards (Linky inclus pour 5 milliards) d’ici a 2030) – les investissements dans les systèmes de Stockage (STEP et NAS(Sodium (NA) Soufre(S) par exemple), – les frais de “services systèmes” que les centrales mettent en œuvre pour stabiliser le réseau a cause des intermittences de ces sources d’électricité fatales. – Que ces investisseurs payent aussi les frais de GNL importé et les centrales au gaz associé pour pallier aux périodes de pointes hivernales. Pour terminer, qu’ils participent aussi au paiements des émissions de CO2 engendrés par l’intermittence fatale, ce qui devrait intervenir dés 2013 pour les entreprise Européennes (pacte énergie-climat). La CSPE va déjà augmenter pour faire bcp des investissements en cours. Moi je veux bien tout, mais qu’ils acceptent de payer les frais réels et pas juste nous dire que l’électricité éolienne est propre au pied de l’éolienne et du champ de celles-ci, en oubliant soigneusement tout ce qu’il faut faire derrière eux pour garder un réseau stable, cohérent et rentable malgré des variations majeures dans les moments ou nous en avons le plus besoin. Les concessions doivent se faire des deux cotés !” Autres chose, l’article préfère parler des pays Européens qui décident de quitter le nucléaire, mais ne parle pas de la longue liste des pays s’y engagent, comptent y rester, ou le développer. (cf audition de LOursel (PDG d’AREVA) au sénat sur le cout réel de l’électricité). Quand a FH chez nous, lorsque je vois la vitesse a laquelle les promesses de campagnes sont jetées aux oubliettes, je doute qu’il fasse revenir a 50% du mix électrique le nucléaire par fermeture de plusieurs réacteurs. Sans doute plus par augmentation des autres sources. De toute façon, il doit impérativement, dés cette année prendre une décision, sinon nous aurons des pbs dans les 20 ans qui viennent. Parce qu’il serait dommage de faire des travaux dans des centrales vouées a la démolition. EDF refuserait, et les finances de l’état ne le permettraient pas. Bercy dira Niet ! Alors stop ou encore ? Pour ma part, je vois régulièrement des signes qui montrent qu’il n’abandonnera pas le nucléaire. Comme par exemple sa visite a la maison de la chimie (institut créé par Marie Curie, co-découvreuse de la radioactivité) dés le premier jour de son mandat. Le “j’ai confiance dans l’industrie nucléaire” lors du débat avec Sarkoléon, est bien plus parlant pour moi que les promesses faites a EELV. Si Fessenheim est arrêté pour sacrifice en 2017 (ce qui n’est pas sûr du tout, (les élections seront déterminantes), nous pourront aussi mettre en oeuvre une vitrine supplémentaire de démantèlement. Oui supplémentaire, car nous avons déjà des centrales en démantèlement. Et pas que l’UNGG de Brennilis maintes fois retardé par décrets pour qu’elle serve de vitrine aux antinucléaires et qu’elle leur permette de dire : “vous voyez, çà a couté cher, et ce n’est pas fait, parce qu’on ne sait pas faire”. A chaque fois que les travaux sont relancés, un baton administratif vient se mettre dans le rouage. Ces méthodes douteuses m’exaspèrent au plus haut point ! Ils disent qu’ils veulent moins de risques mais préfèrent qu’on ne cherchent pas de solutions ? Cherchez l’erreur !

London

Si les réacteurs qu’EDF prévoit de construire outre Manche sont construits, cela coûtera cher aux les british. Petite idée ici > Le prix de l’EPR est passé à 7 milliards de livres, soit 8,5 milliards d’euros. Le prix du MWh à 166 livres, soit 200 euros le MWh. Nettement plus cher que l’éolien en mer ou le solaire photovoltaïque vers 2018, si les EPR sont construits en accéléré.

Bachoubouzouc

Un élément intéressant et auquel tout le monde n’a pas l’air de faire attention, c’est l’influence grandissante que l’effet NIMBY a sur les choix d’équipements. Ainsi RTE s’oriente de plus en plus vers des lignes HT enterrées (interconnection France-Espagne, boucle de sécurité en PACA) bien qu’elles coûtent une fortune. De même la plupart des pays d’Europe s’équipent massivement d’éolien offshore (dont seuls les pêcheurs se plaignent…), alors que leur prix est très élevé et que tout indique qu’il va le rester : Une construction et une maintenance par bateau ou hélicoptère restera chère quoi qu’il arrive. Pareil, les projets hydroélectriques rencontrent de plus en plus d’opposition, y compris dans les pays en voie de développement, alors que c’est un passage obligé pour un mix électrique performant. Idem, les centrales au gaz sont de plus en plus décriées : certes il y a les ENR qui réduisent leur taux de charge et donc leur rentabilité, mais il y a aussi l’influence des populations (voir les exemples en Bretagne ou en Alsace). Le nucléaire, en était peu polluant et fort pourvoyeur d’emplois locaux, a sa carte à jouer là dessus (sur les sites déjà existants). Mais évidemment ça peut encore changer.

Dan1

Pour vous rafraichir la mémoire sur les progressions fulgurantes des principales filières énergétiques sur les quarante dernières années : Le trio gagnant est : CHARBON + PETROLE + GAZ

London

Selon l’agence Reuters en mai dernier ( ) “Factoring in the new 7 billion pound construction cost and a standard 15 percent return on investment, EDF would charge about 166 pounds per megawatt hour of electricity produced from its proposed atomic plants – requiring a government handout of 115 pounds per megawatt hour …” Ce qui fait que l’électricité nucléaire devrait être très largement subventionnée : de 115 livres le MWh pour être vendue à 51 livres le MWh. Si l’on fait le rapprochement entre ce coût de 200 euros le MWh (166 livres = 200 euros) et le coût actuel de l’électricité photovoltaïque en Allemagne, qui varie entre 135 et 195 euros le MWh, on voit que l’avenir du nucléaire est derrière lui.

jymesnil

plus d’Uranium dans 3 ans !!! 🙂

Sicetaitsimple

Certes, c’est un fait, ça n’a rien d’étonnant compte-tenu de l’arrêt des réacteurs japonais et 3 mois après de 7 ou 8 réacteurs allemands. Bien sûr, que certains s’en réjouissent n’a non plus rien d’étonnant. Si on est anti-nucléaire visceral, Fukushima est presque une bonne nouvelle! La question posée, c’est par quoi on remplace, sur le court, moyen et long terme. La seule solution réaliste au plan mondial à court et moyen terme, c’est juste charbon et gaz, parce que les renouvelables ne peuvent pas et de très loin faire face à la croissance des besoins mondiaux. Sur le long terme (une cinquantaine d’années), ça se discute, mais d’ici là on aura vécu quelques crises énergétiques qui auront remis bien des idées à plat….

London

Voici des détails sur le prix d’achat de l’électricité solaire photovoltaïque en Allemagne Entre 13,5 et 19,5 centimes d’euros le kilowatt-heure et une diminution de 1% chaque mois. Il devient plus intéressant d’être autoconsommateur que de vendre son électricité. D’ailleurs, un nouveau marché est en train d’é&merger, avec les vendeurs de systèmes de stockage d’électricité sur batteries pour les particuliers et les petites entreprises.

Sicetaitsimple

Votre lien est interessant, mais il relève (à mon avis), d’une guerre de tranchées et de communication, au moins sur les chiffres cités. Il est clair que vu de l’extérieur, EDF joue au royaume-uni un jeu un peu dangereux sur le terrain de ce qu’on pourrait presque appeler des feed-in-tarifs, qui s’appellent dans ce cas “contract for difference”. On verra bien ce qu’il en sortira.

Sicetaitsimple

Lien à faire parvenir à Enerplan!

Dan1

On peut toujours essayer d’opposer le PV et le nucléaire en citant l’Allemagne, sauf que cela ne tinet à l’analyse à l’horizon 2020 ou 2030 : L’Allemagne se propose, en 2020, de produire 41,4 TWh d’électricité avec 51,8 GW de puisance installée. C’est pas ça qui bouleverser le mix énergétique qui sera alors encore à 82% FOSSILE + FISSILE. Comme la Grande bretagne est un pays tout particulièrement ensoleillé, on peut espérer mieux… quoi que ? Finalement j’arrive à comprendre les Grands Bretons quand ils veulent du nucléaire dans l’objectif de pallier le tarissement du gaz et sortir du charbon. Evidemment, cela ne les empêchera pas d’installer quelques GW de PV pour récupérer quelques dizaines de TWh… surtout en été.

Nicias

“Factoring in the new 7 billion pound construction cost and a standard 15 percent return on investment, EDF would charge about 166 pounds per megawatt hour of electricity produced from its proposed atomic plants – requiring a government handout of 115 pounds per megawatt hour” 15%, waaaaaaaaaaa Mais je vai vite fermer mon livret A pour acheter de l’EdF moi ! D’autant qu’il faut que je me refasse puisque Madoff qui m’avait promis du 12% est parti avec la caisse. Dire que j’avais du mal déjà avec les taux d’actualisation à 8%… Donc d’après Reuter (!) EdF est allé voir le gouvernement pour leur raconter qu’il leur fallait 200€/MWh pour amortir l’EPR en moins de 7 ans puis se faire des c….. en or pendant les 53 années suivantes (23 selon les calculs écolos plus haut). Que EdF charge la barque, je veux bien le croire, mais à ce point, ben pourquoi pas ! Après tout si le gouvernement français est capable de lâcher 200€/MWh pour 2GW d’éolien offshore, pourquoi se priver ? A la soupe, on est gouvernés par des fous !

De passage

Toute Bulle finit par exploser et plein d’imbéciles se font plumer. Cela, vous connaissez. La bulle “renouvelable folâtre et de luxe” que sont l’éolien et PV a parfois déjà atteint le seuil d’intolérance: Coûts et impossibilité de les utiliser au delà de 8% (cf Danemark **). C’est comme si on roulait en voirure avec un peu de whisky dilué dans l’essence du réservoir: Au début ça fait “chic” et puis quand le portefeuille commence à se plaindre, on se demande alors pourquoi avait-on un imbécile ayant lancé l’idée..! Dans 10 ans on en reparle, ça aura pété avant. ** Danemark: Le chiffre officeil de 19% (et qui ne peut plus croître) n’est que poudre aux yeux, car le réseau danois ne peut consommer QUE 8% sur les 19. Le reste doit soit être perdu soit exporté à l’étranger (Norvège, Suède, mais plus l’Allemagne qui se trouve au même moment en sur-production) qui ont des moyens de stockage hydrauliques de grande taille. Vendue à très bas prix cette énergie fatale est rachetée très cher par le Danemark au prix “pointe” de leur marché. Quand les politiques et financiers spéculateurs auront enfin compris que l’électricité ne stocke pas, ils se réveilleront enfin aux réalités économiques et techniques qui ne pardonnnent jamais.

London

En parcourant un peu ce blog, je remarque qu’un certain monsieur Dan (judoka?) fait le savant avec des tas de chiffres, mais qu’il manipule bien ceux-ci pour tromper son monde. Par exemple, pour l’Allemagne, il compare l’électricité renouvelable avec la consommation totale d’énergie (et pas celle d’électricité), ce qui abaisse évidemment le pourcentage. En 2011, la production d’électricité renouvelable a été de 20% du total de l’électricité. Ce sera au minimum 35% en 2020. Dans la production d’électricité, le nucléaire est en forte diminution depuis 2000, les fossiles en diminution aussi, mais les renouvelables en forte expansion. En 2010, les énergies renouvelables comptaient pour 11% de la consommation finale d’énergie et pour 17% de la consommation finale d’électricité (12,2% et 20% en 2011). Source : ministère de l’environnement allemand. Et en France ? En 2010, la consommation finale d’énergie était de 157,7 Mtep (millions de tonnes d’équivalent pétrole), dont 22,7 Mtep d’énergies renouvelables (à peine 1 Mtep pour éolien + solaire). Source : ministère de l’environnement français. Cela fait donc 85,6% en fossile + fissile (135/157,7) et 14,4% en renouvelables (22,7/157,7). Alors, on fait encore des pirouettes ?

Bachoubouzouc

“Si l’on fait le rapprochement entre ce coût de 200 euros le MWh (166 livres = 200 euros) et le coût actuel de l’électricité photovoltaïque en Allemagne, qui varie entre 135 et 195 euros le MWh, on voit que l’avenir du nucléaire est derrière lui.” Oui, sauf que quand on étudie ce calcul, on constate qu’il repose uniquement sur le chiffre de 7G£ donné par le Times, information sans source () et confirmée nul part. Je suis sceptique, surtout quand on voit que les chantiers EPR français et finlandais reviennent déjà à 6 G€ malgré des dépassements de délais importants et des fortuits matériels lourds (bétons, pont polaire, etc).

London

– AUx USA, la construction de deux réacteurs nucléaires a été autorisée à Vogtle (Géorgie) pour un coût de 14 milliards de dollars ( 10,5 à 11,2 Mds d’euros selon les années et le taux de change). En mai, le prix a déjà été augmenté de 900 millions de dollars. Pour un réacteur (AP1000 de 1120 MW), cela fait maintenant environ 5,9 milliards d’euros. Le dernier prix annoncé pour l’EPR de Flamenville etait de 6 Mds d’euro pour 1650 MW, mais cela date déjà d’un an ! Dans le nucléaire, tout augmente, le prix et la durée de construction (9 ans pour l’EPR et … 43 ans pour Watts-Bar-2 aux USA, commencé en 1972, prévu pour démarrer en 2015). Ainsi, le prix du MW nucléaire est d’environ 3,6 Mds d’euros en France et de 5,1 Mds d’euro outre-Manche pour un EPR. Ce prix est maintenant d’environ 5,3 Mds d’euros aux USA pour l’AP1000. – Pour ceux qui s’étonnent du taux de prêt à 15% pour l’industrie nucléaire, c’est que les banques ont moins confiance dans les capacité de l’industrie nucléaire à rembouser ses emprunts que pour d’autres secteurs d’activité. Le nucléaire, c’est beaucoup plus risqué que l’immobilier, même en se limitant au risque encouru par une banque. A tel point qu’après avoir perdu une bonne partie de ses co-investisseurs, EDF se pose des questions et demande que ses bénéfices soient garantis par la loi, en faisant payer aux abonnés ou aux contribuables le manque a gagner éventuel (et probable). Comme j’ai pu le lire et selon une étude américaine, “After 50 Years, Nuclear Power is Still Not Viable without Subsidies, New Report Finds” : après 50 ans, le nucléaire n’est toujours pas viable sans subventions.

Bachoubouzouc

Bah voilà : Vos chiffres montrent bien qu’un réacteur neuf de grande puissance coûte aujourd’hui dans les 5-6 milliards d’euros. Pas 8,8. Et ces 6 milliards d’euros en construction vous donnent un MWh entre 70 et 90€ tout compris selon le rapport de la Cours des Comptes. Or le coût de construction pour un même palier a généralement tendance à baisser d’un réacteur au suivant (à l’inflation près). “Le nucléaire, c’est beaucoup plus risqué que l’immobilier, même en se limitant au risque encouru par une banque.” Vous avez des sources pour affirmer cela ? Encore une fois : voir le rapport de la Cours des Comptes. 6G€ de construction pour Flamanville 3 et un MWh en sortie à 70-90€. “après 50 ans, le nucléaire n’est toujours pas viable sans subventions.” Pourtant en France il l’est déjà, sans subventions et malgré un tarif de vente essentiellement régulé et bas. Et merci de donner le lien vers votre étude. Vous êtes certes nouveau sur Enerzine, mais vous constaterez vite que l’intérêt principal de ce forum, et du crêpage de chinion permanent entre pro et antinuc qu’il abrite, réside dans les documents que fournissent chacun et des informations qu’on y trouve en recherchant des preuves.

Bachoubouzouc

“@Bachoubouzouc : En France le raccordement de la centrale nucléaire est pris en charge par le contribuable via le TURPE (au passage, c’est une subvention puisque les renouvelables doivent par contre le payer) Pour donner une idée rien que le cout prévisionnel de la ligne THT Cotentin Maine permettant de connecter l’EPR de Flamanville c’est 350 millions d’euros…” Vous mélangez sciemment deux choses qui n’ont rien à voir : – Le raccordement des ENR au réseau de distribution est à la charge du constructeur. – En revanche les modifications du réseau de transport ne sont pas à votre charge. Ainsi la ligne Cotentin Maine est en construction pour évacuer la puissance du futur EPR mais pas seulement : Elle l’est aussi pour évacuer la puissance des futurs champs d’éoliennes offshore et d’hydroliennes, mais aussi se connecter au réseau anglais via la future interconnexion du cotentin sous la manche (). Et elle n’est pas à la charge d’EDF. De même que les interconnexions avec l’Espagne et l’Allemagne, qui ont elles aussi un certain prix, ne sont pas à la charge des producteurs ENR. Idem, en Allemagne, les producteurs ENRi ne payent pas la construction de milliers de km de lignes THT dont pourtant ils sont la cause. “C’est l’inverse, le cout de construction ont plutôt tendance à augmenter, d’autant plus que chaque centrale nucléaire nécessite quasimeent une conception dédié à son environnement donc difficile d’avoir des effets de série dans l’artisanat…” Nous en avons déjà discuté vous et moi ici (mais bizarrement vous en avez “oublié” les conclusions) : L’augmentation du prix du nucléaire installé tient à l’augmentation des exigences de sûreté, càd à l’augmentation du prix d’un palier à un autre, ainsi qu’à l’inflation. D’où mes précisions : “Or le coût de construction pour un même palier a généralement tendance à baisser d’un réacteur au suivant (à l’inflation près).” Et les réacteurs en France sont énormément standardisés (circuit primaire, secondaire, contrôle commande, distribution élec, génie civil, etc). C’est pas le bout d’études pour l’adapter à la géographie locale qui va changer grand chose à l’énorme boulot de conception en amont et de construction en aval. Et les coûts de ces études, tout comme ceux des organes, sont réduits rien que par les effets de volume : Quand vous construisez une dizaine de tranches d’un coup, comme ce sera sans doute le cas autour de 2020-2030, vous pouvez négocier les prix…

moise44

“Ce qui fait que l’électricité nucléaire devrait être très largement subventionnée : de 115 livres le MWh pour être vendue à 51 livres le MWh. ” Pour information, EDF ne reçoit plus de subventions depuis 1982. Par contre, il continue de payer les subventions aux ENRs sur sa trésorerie : videos.senat.fr/video/videos/2012/video13340.html @Cheyla “En France le raccordement de la centrale nucléaire est pris en charge par le contribuable via le TURPE (au passage, c’est une subvention puisque les renouvelables doivent par contre le payer), en Angleterre c’est à la charge de l’exploitant.” Ce n’est pas du tout ce que dit, sous serment, Mme Bellon Au sénat : videos.senat.fr/video/videos/2012/video12450.html videos.senat.fr/video/videos/2012/video12451.html “C’est l’inverse, le cout de construction ont plutôt tendance à augmenter, d’autant plus que chaque centrale nucléaire nécessite quasimeent une conception dédié à son environnement donc difficile d’avoir des effets de série dans l’artisanat…” Plus que les lieux, ce sont les blocages administratifs qui posent le plus de Pbs. Rappelez vous ce qu’il s’est passé en Finlande. Les dossiers se sont tous retrouvés bloqué entre les services de l’état finlandais et leur autorité de sureté. Pour le danemark, comme je l’ai déjà dit, il suffit de regarder son mix énergétique ou électrique : http://www.tsp-data-portal.org/ ” le Danemark possède deux réseaux électriques disctincts et seule la moitié est du Danemark est relié au réseau scandinave, la moitié ouest du Danemark n’est relié qu’à l’Allemagne… donc votre explication est impossible…” Ce qui ne nous dit pas ou ils envoient l’électricité de surproduction quand c’est le cas. Parce que si le danemark surproduit, il y a tout de même de fortes chance que l’allemagne aussi. Or l’allemagne a déja du mal a transporter son électricité (eolienne notament) du nord au sud, alors je doute qu’elle rachete de l’électricité au même moment alors qu’elle ne sait pas quoi faire de la sa production. De plus le Danemark n’exporte que quand le prix de l’électricité en Scandinavie est suffisament élevée (niveau des barrage bas) pour motiver les possesseurs de cogénération à lancer leurs centrales pour en profiter… Cette phrase ressemble plus a de l’incantation ou une hypothèse personnelle qu’a une vérité démontrée. Et franchement, j’en doute fort. Sinon le Danemark n’aurait pas décider de diminuer ses subventions a l’éolien.

moise44

@London “Voici des détails sur le prix d’achat de l’électricité solaire photovoltaïque en Allemagne tecsol.blogs.com/mon_weblog/2012 … ques-.html Entre 13,5 et 19,5 centimes d’euros le kilowatt-heure et une diminution de 1% chaque mois. Il devient plus intéressant d’être autoconsommateur que de vendre son électricité. D’ailleurs, un nouveau marché est en train d’é&merger, avec les vendeurs de systèmes de stockage d’électricité sur batteries pour les particuliers et les petites entreprises.” Pourtant dans l’article il est ecrit : • La prime à l’autoconsommation est annulée. or si le KWh Vendu rapporte plus que celui évité a la conso, il est fort a parier que le producteur/consommateur préfèrera le vendre. Tous ces chiffres sont ceux des subventions, pas des couts du KWh en sortie de “centrale”. “Nucléaire plus cher que le solaire Selon l’agence Reuters en mai dernier ( … Q620120508 ) “Factoring in the new 7 billion pound construction cost and a standard 15 percent return on investment, EDF would charge about 166 pounds per megawatt hour of electricity produced from its proposed atomic plants – requiring a government handout of 115 pounds per megawatt hour …” Ce qui fait que l’électricité nucléaire devrait être très largement subventionnée : de 115 livres le MWh pour être vendue à 51 livres le MWh. Si l’on fait le rapprochement entre ce coût de 200 euros le MWh (166 livres = 200 euros) et le coût actuel de l’électricité photovoltaïque en Allemagne, qui varie entre 135 et 195 euros le MWh, on voit que l’avenir du nucléaire est derrière lui.” A partir d’un lien d’une agence de presse anglo-saxonne, vous faites des calculs supposés plus fiables que ceux des fabricants de réacteurs !? Arrêtez votre char et donnez nous des liens des fabricants (nippo-américains ?), pas des agences de presse. Pourquoi ?, parce qu’il n’est pas du tout certain que les journalistes soient les meilleurs ingénieurs les plus a même de parler d’expérience et de faire ces calculs ultra complexes.

moise44

@jymesnil Si tous les réacteurs étaient nucléaires ?! plus d’Uranium dans 3 ans !!! 🙂 Un petit plus d’argumentation documentées (des liens ?) serait le bienvenu. En Attendant, je vous refile le lien vers un commentaire de Eloi trouvé ici même sur ce forum : Extraction /rentabilité uranium eau de mer par Eloi Extrait : “vous serez intéressés par cet article, de Tamada en 2009, sur l’extraction de l’uranium de l’eau de mer. >>”The champion datum was 4 g-U/kg-ad for 60 days’ soaking in Okinawa experiment. / In the laboratory experiment, the repetition of 8 times was confirmed. As a result, 32,000 yen/kg-U is considered to be the current promising cost. When the repetition is 18 times, the collection cost will be expected 25,000 yen which is equivalent to $96/lb-U3O8.” Supposons qu’ils aient été très optimistes sur l’extrapolation industrielle de leur expérience-pilote (chose qui est très partagée dans le monde des ENR), et supposons un coût de 240 $/lb-U3O8, soit grosso moddo 4 fois le prix actuel. Le minerai compte pour 5% dans une centrale non amortie, une augmentation par 4 ne fait qu’une augmentation de 15% du kWh. Pour une ressource virtuellement infinie. Ca le repousse de combien le peak-uranium ? ” Et vous lisez la suite, vous comprendrez vite que lorsque le pic uranium arrivera, nous aurons encore la possibilité de la surgénération avec l’uranium238 dit fertile (Voir GEN4), ou encore la filière Thorium232. Enfin, une petite Vidéo de 2008 au CNAM : Quel avenir pour le nucléaire ?

Nicias

Mon dieu mais vous êtes tous nul en finance ici ? On parle pas d’un prêt à 15% on parle d’une rentabilité à 15% (après effet levier)… On aimerait une source comme d’habitude… De quel effet de levier parlez vous ? Visiblement, vous êtes comme le gars de Citigroup qui a fait le calcul, vous croyez que EdF est un hedgefund qui emprunte pour spéculer avec de l’argent qu’il n’a pas et obtenir pour ses clients (aka actionnaires) 15% de rentabilité, c’est une énorme blague. Prêt ou pas, on s’en fout quand on raisonne en terme de coût d’opportunité.

Dan1

A London. “En parcourant un peu ce blog, je remarque qu’un certain monsieur Dan (judoka?) fait le savant avec des tas de chiffres, mais qu’il manipule bien ceux-ci pour tromper son monde.” Ben oui, cela fait plus de 4 ans que je trompe de milliers de lecteurs d’Enerzine avec des milliers de messages ! Enfin, je note que vous avez pris de bonnes habitudes, vous parcourez Enerzine en long et en large. Vous y trouverez sûrement des tas de références intéressantes et pas toutes cité par le “judoka” (Mais Dan1 n’est que 1er dan !). Pour revenir à l’énergie, je parle assez souvent en mix énergétique et pas seulement en mix électrique (mais je le précise). Car évidemment pour avoir une vision écologique de la chose il ne faut pas regarder par le petit bout de la lorgnette et ne voir que l’électricité (qui est un vecteur d’énergie). De toute façon tout est parfaitement vérifiable et je vais citer de nouveau l’excellent document proposé par Sicetaisimple : Et le lien direct : C’est les allemands qui le disent !

Sicetaitsimple

Enfin, les masques tombent! Il me semblait bien aussi que ce 1er Dan nous enfumait régulièrement avec ses histoires de consommation d’énergie et pas seulement d’électricité… Euh, London, vous pensez que l’electricité c’est le problème? Moi je pense au contraire que c’est une partie de la solution, par la capacité d’intégration de tout un tas de formes d’énergies, dont le nucléaire mais aussi et bien sûr les renouvelables (et puis un peu de gaz et de charbon, quand même…) Welcome on board, London. PS: si j’ai bien lu, vous n’êtes d’ailleurs pas trop éloignés sur les chiffres? Juste un petit problème de présentaion et d’unités différentes que Pamina a rétabli.

Sicetaitsimple

Quand vous affirmez, “aujourd’hui,20% de l’életricité allemande est renouvelable” , vous avez raison. Quand vous affirmez, “en 2020, ce sera au minimum 35%”, vous ne faites qu’affirmer, il faudra quand même voir…. C’est pas gagné (nous sommes déjà en 2012), et ça necessite bien d’autres choses que l’installation de moyens renouvelables, notamment des lignes de transport et du stockage, toutes choses pas faciles (pour le tranport) et plutôt chêres.

Sicetaitsimple

Comme souvent, vous racontez n’importe quoi (votre post de 14h40 ci-dessus). Tout le monde pourra constater ci-dessous: – que le réseau ouest et le réseau est du Danemark sont reliés, certes par une ligne continue (272MW de l’ouest vers l’est au moment ou j’écris) – que le réseau ouest est relié au réseau scandinave (pareil), 699MW d’import au moment ou j’écris – que le réseau ouest est relié à la Norvège ( et pas seulement à l’Allemagne),985 MW d’import au moment ou j’écris. Quant au Danemark qui n’exporte que quand le niveau des barrages scandinave est bas, je ne crois pas avoir déjà lu une pareille c…e.

London

L’âge de pierre est terminé depuis bien longtemps pour nous (mais il subsistait encore il y a moins d’un siècle par endroits) et pourtant il reste encore pas mal de cailloux sur la planète. A la différence du pétrole et autres ingrédients fossiles, il se pourrait bien que les produits fissiles (uranium, plutonium, mox, thorium) disparaissent de nos préoccupations bien avant d’être devenus trop rares ou trop chers. Tout simplement à cause du prix trop élevé de l’électricité nucléaire comparé au prix de l’électricité d’origine renouvelable. Cela deviendra une évidence dans moins de dix ans et commence à se vérifier, y compris pour une énergie encore coûteuse comme le solaire photovoltaïque, dans les régions favorisées. Alors, supposons que la construction d’un EPR commence chez les anglais en 2014 et soit terminée en 2019 (les vendeurs font toujours de belles promesses). A supposer que le coût du MWh soit de 75 livres ou 90 euros (certains peuvent rêver), cela serait supérieur au tarif d’achat du photovoltaïque provenant d’une installation de taille moyenne en 2019, non seulement en Allemagne mais sans doute aussi en France et en Angleterre. Jusqu’à présent, on arrivait à faire se résigner de nombreux opposants au nucléaire en les menaçant d’une flambée du prix de l’électricité si l’on sortait du nucléaire. Ce chantage ne sera bientôt plus possible.

Sicetaitsimple

a propos de stockage. C’est d’aujourd’hui, ce n’est pas moi qui le dit, mais quelqu’un du Fraunhofer Institute: “without integrating storage , this plan ( le solaire) will not have any success”.

Dan1

Damned (je viens de remettre les lettres dans l’ordre !) je suis démasqué par un nouveau venu plus perspicace que les autres. Je ne vais plus pouvoir enfumer à ma guise. C’est pas pas grave, les Allemands y pourvoieront suffisamment à ma place avec 300 millions de tonnes de CO2 par an, rien que pour l’électricité. Au fait, l’ENTSO-E vient de diffuser les chiffres d’avril pour l’Allemagne : Donc, pour les quatre premiers mois de 2012, l’Allemagne vient de battre un record très peu médiatisé : celui de la production d’électricité FOSSILE. En effet, la production est la suivante : Janvier = 35 730 GWh Février = 38 877 GWh (record mensuel historique) Mars = 34 587 GWh Avril = 29 770 GWh Au total , le premier quadrimestre de l’année a vu l’Allemagne produire 138 964 GWh. Donc, avec 139 TWh d’électricité FOSSILE, l’Allemagne s’achemine rapidement vers un nouveau record en 2012 ! La question est : est-ce que cette nouvelle ne sera rapportée que par un judoka démasqué ?

Sicetaitsimple

Si les tarifs d’achat en Allemagne, France voire Angleterre sont inférieurs à 90€/MWh en 2019, tout le monde sera content.Il y a du chemin… Il restera quand même que le solaire ne produit que le jour, et très majoritairement en “été” (disons Mars/Septembre), et donc qu’il faudra avoir des solutions pour la nuit et “l’hiver”. Et là ça se complique si on veut sortir du fossile+fissile.

Dan1

Et pourtant c’est si simple…. il suffit de suivre l’exemple allemand. Et ce modèle peut durer au moins 350 ans !

Sicetaitsimple

Et il continue.. Ce n’es pas comme Chelya qui lui au moins nous fournit des informations fiables et vérifiables par tout le monde sur les interconnexions internes au Danmark et celles avec ses voisins….

Nicias

La seule chose de juste dans ce que dit Chelya, c’est qu’on ne peut pas comparer un prêt à 15% (qui fournit des revenus garantis) et une rentabilité d’un projet à 15% Je vois pas pourquoi on parle de prêt ici, mais on ne peut pas exclure que Chelya ait des informations confidentielles sur les montages financier des projets d’EdF dont il ne peut nous faire part ! Cela ne change absolument rien au coût du nucléaire que votre projet soit financé par un prêt à 15% ou par une autre forme de capital que vous devrez rénumérer à 15%. Je reviens sur le fond du problème entre autre pour Bachoubouzouc. J’avais fait une série de posts sur le coût du nucléaire en fonction du taux d’actualisation (aka coût du capital ou son équivalence dans le ROI de notre analyste financier), j’en cite une partie: Cout du MWh en fonction du taux d’actualisation (source ministère de l’industrie): 5% 21,4€ 8% 28,4€ 11% 37€ Ce n’est pas un coût de l’EPR à 8 milliards d’€ qui explique principalement un MWh à 200€, c’est un rendement financier délirant appliqué certes sur une grosse somme mais surtout sur des dizaines d’années. Mais je sens que le nucléaire à 200€ le MWh on va nous le ressortir souvent.

Bachoubouzouc

@ Sicétaitsimple L’avance de l’Allemagne dans les ENRi aura au moins ce mérite : Celui de prouver aux écolos qu’on avait raison lorsqu’on leur promettait que leur transition énergétique était tout sauf évidente. Etape suivante : les Allemands vont s’étonner d’avoir des problèmes d’approvisionnement l’hiver prochain. Le redémarrage de vieilles tranches au charbon leur a permis de faire les fiers l’hiver dernier, mais cela ne va pas suffir éternellement. @ Chelya : “Le résultat c’est que même si vous faites un investisssement gaz, charbon ou nucléaire, vous savez que vous ne vendrez rien en pleine journée d’ici moins de 10 ans…” Amusant que vous ne vous rendiez pas compte que ce phénomène qui vous fait tant plaisir va stopper net la transition énergétique que vous appelez tant de vos voeux : Pas de tranches au gaz ou au charbon = pas de back up = pas d’ENRi possibles. Tout simplement. Plus probablement un marché de capacité va finir par apparaitre : les MWh pilotables vont être fortement valorisés, tandis que les MWh fatals vont être dépréciés (on verra la rentabilité des ENRi alors).

jpheitmann

Une petite remarque pour les rédacteurs de l’article: Il y a une coquille dans le texte, en l’occurrence deus signes “-” qui perturbent probablement la compréhension de certains lecteurs. La phrase incriminée est la suivante: “La part du nucléaire dans la production d’électricité dans le monde diminue de façon constante : -17% en 1993 à environ -11% en 2011.” La phrase juste serait la même chose sans les deux signes moins: “La part du nucléaire dans la production d’électricité dans le monde diminue de façon constante : de 17% en 1993, la part de l’électricité nucléaire dans le production totale d’électricité a chuté à environ 11% en 2011.”

jpheitmann

Le nucléaire, en étant peu polluant C’est la chute de votre post, la “blague de fin”? Vous croyez que vos allez convaincre beaucoup de monde, avec ce genre d’affirmation? et fort pourvoyeur d’emplois locaux, Tous les gens un peu informés savent très bien que c’est faux, le nucléaire est beaucoup moins pourvoyeur d’emplois par unité d’énergie produite que les renouvelables. il a sa carte à jouer là dessus (sur les sites déjà existants). Sur les sites existant, il y aura bien évidemment des résistances à la fermeture/ à la reconversion des sites. Mais ça ne suffira évidemment pas à les maintenir… Bref, si c’est avec des arguments du type “le nucléaire ne pollue pas” (grand éclat de rire!) et “le nucléaire est grand pourvoyeur d’emplois” que vous espérez que cette industrie va se maintenir… vous “démontrez” surtout que son déclin va se poursuivre, et même s’accentuer/ accélérer encore.

jpheitmann

Etape suivante : les Allemands vont s’étonner d’avoir des problèmes d’approvisionnement l’hiver prochain. Le redémarrage de vieilles tranches au charbon leur a permis de faire les fiers l’hiver dernier, mais cela ne va pas suffir éternellement. Bachoubouzouc, vous avez été déçu l’hiver dernier, vous le serez (évidemment) aussi l’hiver prochain. L’Allemagne construit 20TWh de capacités nouvelles renouvelables chaque année (19 TWh en 2011, pour être précis), soit presque l’équivalent de trois réacteurs nucléaires . Avec un tel potentiel nouveau s’ajoutant chaque année, très supérieur à une possible hausse de la consommation électrique (il n’y a eu aucune hausse de consommation entre 2010 et 2011: une légère baisse, même), très supérieur, aussi, aux “pertes” dues à l’arrêt des réacteurs nucléaires (L’Allemagne a produit en 2010 142 TWh d’électricité nucléaire, la disparition de cette production s’étale jusqu’en 2025, soit sur 14 ans… or, il en suffit, à raison de 20TWh par an, de seulement 7 pour remplacer la production effacée), je pense que vous allez attendre longtemps que l’Allemagne soit étranglée… Dernier point: Non seulement l’Allemagne ne sera pas étranglée par la fermeture de ses centrales nucléaires, mais veuillez bien imaginer que si tel avait été le cas, les coupures de courant n’auraient pas été en Allemagne… mais en France!, au moment de la pointe de la demande hivernale, que nous importons d’Allemagne… Je connais bien nos amis allemands puisque je vis chez eux, et je peux vous dire qu’en cas de pénurie ils se serviraient d’abord, les français ne passeraient qu’après… ce qui ne serait par ailleurs que “justice”, vu l’aberration de la politique thermique de notre cher pays. Quand on fait n’importe quoi/ le jeu des lobbys, à la fin, on le paye.

London

Le stockage de l’électricité a grande échelle, au niveau du réseau, est déjà réalisé depuis de nombreuses années avec les STEP (stations de transfert d’énergie par pompage). L’Allemagne, l’Autriche et la Suisse développent leur coopération pour augmenter la capacité de leurs STEP et les capacités de transport entre pays. Une coopération semblable est en cours entre l’Allemagne et la Norvège d’une part, la Grande-Bretagne et la Norvège d’autre part, avec des ligne HVDC (courant continu). Les différentes énergies renouvelables étant complémentaires les unes des autres, une liaison entre l’Islande et le reste de l’Europe est à l’étude pour nous fournir de la bonne électricité géothermique, sans fluctuations. Les liaisons HDVC (high-voltage direct current) ont l’avantage de permettre des liaisons sur de très longues distances avec peu de pertes. Un autre avantage aussi, celui de s’affranchir des problèmes de synchronisation et d’énergie réactive du courant alternatif. Sans même recourir au stockage, des échanges entre pays peuvent permettre une utilisation au mieux des énergies renouvelables puisque l’électricité hydraulique est en grande partie modulable. – Au fil de l’eau (grands fleuves), l’eau est retenue si besoin jusqu’à deux heures. – En éclusée, l’eau est retenue entre deux heures et huit-dix jours, pour être utilisée au meilleur moment. – En barrage, l’eau est retenur pendant des mois ou années et utilisée de façon optimale. Avec un bon réseau, national et international, l’hydraulique est le meilleur moyen complémentaire pour l’éolien et le solaire. Par exemple, l’hydraulique peut en grande partie rester en réserve lors de la pleine production solaire, en milieu de journée. Mais n’oublions pas que la consommation d’électricité a surtout lieu en journée, comme la production d’électricité solaire.

Nicias

le nucléaire est beaucoup moins pourvoyeur d’emplois par unité d’énergie produite que les renouvelables. Il parlait d’emplois locaux mais malgré tout je pense que vous avez raison, c’est le plus gros défaut des EnR avec l’intermitance, elles sont très couteuses. L’Allemagne construit 20TWh de capacités nouvelles renouvelables chaque année (19 TWh en 2011, pour être précis), soit presque l’équivalent de trois réacteurs nucléaires . Ce n’est en rien équivalent puisque tous les mois les capacités installées tournent à moins de 1% de leur puissance à un moment imprévisible. les coupures de courant n’auraient pas été en Allemagne… mais en France! La France a plus de 120 GW de capacités hors EnR intermitantes. On ne risque pas de pannes de courant pour le moment. Vous enlevez les barrages hydros et les centrales charbon et gaz voit leur rentabilité chuter Hum vous révolutionnez l’économie là, faut publier, si vous avez raison c’est le Nobel et l’abandon de toutes les politiques de concurrence dans le monde ! “Ce sont les centrales à chaudière qui ont besoin d’être dimensionné sur une production de base associée à un appoint… A partir du moment où se sont les EnR qui deviennent dimensionnantes, la notion de back-up n’existe plus” Pas tout compris. C’est la demande qui dimensionne l’appareil de production, après qu’il tourne à fond ou pas, cela ne change rien. Vos EnR ne seront jamais dimensionnantes pour le reste du parc car elles peuvent produire rien lors des pics de demande. pour ce qui est des services systèmes (10-30 minutes) Si seulement on avait besoin de stocker de l’électricité que 10 min…

Nicias

Au fil de l’eau (grands fleuves), l’eau est retenue si besoin jusqu’à deux heures. J’ignorai qu’on pouvait retenir l’eau du Rhones par exemple pendant 2h. Auriez vous une source ? Je crois que vous rèvez un peu sur le développement à venir de l’hydrolique. C’était quand même 50% de notre mix au début des années 50. Sauf diminution de la demande, cette part va continuer à baisser, Norvège ou pas. Et pareil sur votre rêve d’un continent bardé de LHT.

Bachoubouzouc

@ jpheitman : Le nucléaire, en étant peu polluant C’est la chute de votre post, la “blague de fin”? Vous croyez que vos allez convaincre beaucoup de monde, avec ce genre d’affirmation?” C’est une vérité discutée et démontrée maintes fois sur énerzine : Pour les émissions de CO2 comme pour le reste, le nucléaire est parmis les moins polluantes des énergies, moins même que les ENRi. Vous voulez sans doute parler des déchets radioactifs, mais ils sont confinés. Si vous acceptez que le charbon avec capture du CO2 soit “propre”, alors le nucléaire l’est aussi. “et fort pourvoyeur d’emplois locaux,Tous les gens un peu informés savent très bien que c’est faux, le nucléaire est beaucoup moins pourvoyeur d’emplois par unité d’énergie produite que les renouvelables.” J’ai pris la peine de préciser “locaux”. En effet chaque réacteur génère de l’ordre de 250 emplois directs, et encore plus d’emplois indirects aux abords même de la centrale. En revanche un champ d’éolienne génère certes des taxes, mais pas plus d’un ou deux emplois de techniciens sur place. C’est pourquoi les champs d’éoliennes sont souvent mal accueillis, tandis que les communes à proximité immédiate de centrales nucléaires sont prêtes à se battre pour les garder en marche. C’est pourquoi je pense que le nucléaire a sa carte à jouer face à l’effet NIMBY. “Bachoubouzouc, vous avez été déçu l’hiver dernier, vous le serez (évidemment) aussi l’hiver prochain. L’Allemagne construit 20TWh de capacités nouvelles renouvelables chaque année (19 TWh en 2011, pour être précis), soit presque l’équivalent de trois réacteurs nucléaires.” Ok, vous êtes nouveau sur Enerzine, il faut donc reprendre depuis le début : Le solaire et l’éolien sont des moyens intermittents : pas de soleil, pas de vent (c’est à dire la majorité du temps) = pas de production. Donc l’Allemagne peut installer autant d’ENRi qu’elle veut, elle sera quoi qu’il arrive dans la mouise à la moindre chute de vent. Sa situation à ce sujet ne fait qu’empirer ces dernières années, c’est passé l’été dernier grâce à quelques vieilles centrales au charbon, je répète donc que ça ne durera pas éternellement. Et les allemands l’admettent eux même : “L’état du réseau et les cafouillages de la transition valent à l’Allemagne de vivre avec la crainte diffuse d’un “black out”, une coupure de courant généralisée. Elle y a échappé l’hiver dernier, mais l’Agence des réseaux a reconnu que pendant les quelques jours de grand froid en février la situation avait été “très tendue”, rendant nécessaire le recours à des centrales de réserve en Autriche.” “Ce sont les centrales à chaudière qui ont besoin d’être dimensionné sur une production de base associée à un appoint… A partir du moment où se sont les EnR qui deviennent dimensionnantes, la notion de back-up n’existe plus (même si en réalité elle n’a jamais existé).” Rien compris. Reformulons : qu’est ce qui se passera lorsqu’il n’y aura plus de centrales au gaz ou au charbon les jours où il n’y aura pas assez ou trop de vent ? Arrivez vous à comprendre que l’éolien terrestre a un taux de charge ne dépassant pas les 25% et le PV les 11% ? C’est pourtant simple : En l’absence de stockage, les ENRi ne peuvent pas vivre sans back up fossile, point barre. “D’ailleurs sur ce cout là ça va plutot être gagnant gagnant, l’éolien va pouvoir gagner une rémunération complémentaire en fournissant des services systèmes au réseau” Comment voulez vous fournir des services système avec une production non pilotable et erratique ??? Savez vous seulement ce que “services système” signifie ? @ London “Le stockage de l’électricité a grande échelle, au niveau du réseau, est déjà réalisé depuis de nombreuses années avec les STEP (stations de transfert d’énergie par pompage).” On en a déjà parlé maintes fois sur Enerzine. Oui les STEP existent. Non, il n’y en a pas assez. Ainsi en France, pays plutôt bien doté, nous disposons d’environs 10GWh de capacité de stockage. Soit en gros 10min de la conso moyenne française. C’est pas ça qui va nous permettre de passer l’hiver. Et pratiquement tout ce qui pouvait être fait dans ce domaine l’a déjà été en Europe. Et il y a en ce moment un peu trop de pays “verts” qui comptent sur la Norvège pour sauver leur système électrique…

Bachoubouzouc

“Ca fait plusieurs dizaines d’années que les réseaux majoritairement EnR existent au niveau des iles et des villages isolées donc ça va être difficile pour vous de contredire des règles d’ingénierie qui permettent d’alimenter des sites aussi sensibles que des hopitaux ou des stations scientifiques, juste parce que ce n’est pas ce que vous avez l’habitude de voir avec les centrales thermiques…” Oui mais à quel prix ? Les solutions pour un satelite ou une base scientifique ne sont pas les même que pour tout un pays. Croyez bien que si c’était simple, cela ferait depuis longtemps qu’on en parlerait plus.

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