L’impact des biocarburants en Asie

Dans le cadre de son programme "Environmental Cooperation-Asia Clean Development and Climate Program", l’US Agency for International Development (USAID) a financé une étude qui vient de donner lieu à la publication d’un rapport intitulé "Biofuels in Asia: An Analysis of Sustainibility Options".

Après quelques généralités sur les biocarburants et la demande asiatique, ce document étudie le potentiel de ces pays pour la production de biocarburants, évalue la soutenabilité environnementale, économique et sociale puis dresse un inventaire des mesures à prendre pour parvenir à une production durable de biocarburants en Asie, ainsi qu’un classement des différentes cultures en fonction de leur durabilité. Le rapport se termine par une mise en garde des décideurs publics sur les défis inhérents à cette activité économique.

Si la mise en oeuvre à grande échelle des biocarburants en Asie s’avère plus destructrice que bénéfique (disparition de surfaces importantes de forêts et de tourbières, impacts sociaux négatifs), ce rapport montre qu’un développement décentralisé, à plus petite échelle des biocarburants de première génération pourrait en revanche contribuer à l’amélioration de la situation économique et environnementale de ces pays. Selon ces experts, la mise en place de petites unités de productions gérées au niveau communautaire serait source d’amélioration des conditions de vie des populations, de soutien à l’industrie locale et représenterait aussi un outil d’ajustement au changement climatique.

Les premiers résultats issus d’initiatives pilotes en cours en Asie du Sud Est (Jatropha, Pongamia et palmier à huile) sont d’ailleurs très encourageants avec des rendements effectifs de 0,6 à 4,1 tonnes fruits/ha pour de jeunes plantations de Jatropha (1 à 2 ans) ; Ce qui laisse envisager à terme l’obtention de 440 à 2220 L huile/ha (en fixant le taux d’extraction à 75%).

De nombreuses voix s’élèvent cependant dans la communauté scientifique comme au niveau des instances internationales pour mettre en avant les impacts négatifs des biocarburants dans les pays en voie de développement. Olivier De Schutter, professeur à l’Université catholique de Louvain (Belgique) et rapporteur aux Nations Unies pour les questions de droit à l’alimentation estime que la politique adoptée par l’Union Européenne en matière d’énergies renouvelables, contribue à l’acquisition de surfaces importantes de terres agricoles dans les pays du Sud par des industriels, au détriment de leurs propriétaires initiaux.

L’institut international de recherche sur les politiques alimentaires, IFPRI, a publié un rapport en avril 2009, qui va également dans ce sens, recensant les surfaces acquises de la sorte pour la période 2006-2009 : 5 millions d’hectares au minimum à l’échelle mondiale. Plante de la famille des Euphorbiaceae, originaire d’Amérique du Sud, le Jatropha Curcas, parfois qualifié "d’or vert du désert", illustre tout à fait ce débat. Peu exigeante en eau : 300 à 1000 mm par an et donnant des fruits non comestibles riches en huile : 30 à 40% de la masse du noyau, le Jatropha présente également l’avantage d’avoir une croissance assez rapide, de permettre une mise en valeur des sols érodés ou dégradés et d’être peu sensible aux parasites. Ces qualités sont à l’origine de l’engouement dont il fait l’objet au Sud comme au Nord : essais en champs en Californie menés par l’University of California Davis, programme de formation en Inde (Jatrophaworld Training Programme), projet de plantations sur 10 millions d’hectares d’ici à 2012 en Inde, partenariat BP et D1 Oils pour cultiver environ 1 million d’hectares répartis dans différents pays, etc.

Or derrière cet "or du désert" une autre réalité apparaît. De récentes études menées entre autres par l’Université de Twente (Pays Bas), remettent en question ces performances et notamment l’empreinte-eau du Jatropha. Comme toute culture, des apports en eaux et en engrais sont nécessaires pour atteindre un certain rendement. De l’avis même du centre de promotion du Jatropha (CJP en Inde), les rendements sont multipliés par 4 lorsque les parcelles sont irriguées. De même, bien que la récolte du Jatropha soit manuelle et mobilise des ressources humaines importantes (0,25 travailleurs/ha contre 0,07 pour le soja par exemple), ces perspectives favorables se traduisent parfois in fine par une exploitation des travailleurs et un non respect du droit du travail.

Des études supplémentaires reliant rendements, contenu en huile, quantités d’engrais apportées, irrigation et conditions agro-climatiques sont nécessaires afin de mieux évaluer la faisabilité économique et environnementale de projets de ce type. Et comme le souligne le rapport de l’USAID, il est également nécessaire d’inciter à une meilleure valorisation des co-produits du Jatropha : glycérine, tourteaux, etc.

Le débat est ouvert sur les potentialités du jatropha et de l’avis de toutes les parties concernées, la nécessité de mettre en place des mécanismes de régulation, par le biais de politiques publiques harmonisées, pour assurer l’aspect durable et économiquement viable de la production de biocarburants à petite échelle dans les pays du Sud est incontournable. Par ailleurs, l’accent est également mis vers un soutien renforcé à la recherche agronomique, afin d’aboutir à une standardisation de cette espèce semi-sauvage et une augmentation de ces performances, ex : développement de variétés résistantes au gel (société SG Biofuel en partenariat avec l’University of California San Diego), obtention de variétés produisant jusqu’à 2 tonnes d’huile/hectare (société D1 Oils plc).

[BE Etats-Unis numéro 173 (10/07/2009) – Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59918.htm]

      

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irisyak

Les censeurs, moralistes et autres “mal-heureux” ont un esprit un peu trop étroit et pas assez libéral. Cet article montre à quel point il est bon de rester relax devant la question. Deux tonnes d’huile pour 10 000 m² de culture … soit 20 000 kw.h thermiques et env 7000 kw.heures électriques. Avec des panneaux solaires photovoltaïques, sur la même surface on obtient 1 000 000 kw.heures électriques par an! Cherchez l’erreur le jour où le photovoltaïque devient rentable! Et ceci nous est promis très avant 20 ans. A l’échelle historique ce problème et un épiphénomène, une virgule …

marcob12

Nous pouvons bien sûr continuez à ravager les espaces naturels (nous l’avons fait pour manger de la viande) en associant les rendements médiocres de la biomasse à celui du moteur thermique. Sauf que nous sommes sur une planète inextensible et que l’humanité tire l’essentiel de sa nourriture des terres agricoles. Pour nous pas d’alternative. Pour nos voitures il y en  a en pagaille si on choisit la voie électrique. Bien sûr il faut valoriser les déchets organiques et une bonne filière est la méthanisation qui doit inclure nos déchets organiques. Mais l’utilisation optimale de la biomasse et du biogaz (on le sait) passe par des centrales à cogénération (ou des piles à combustibles) et pas par le moteur thermique… Il faut valoriser au mieux nos terres agricoles et pas en y collant des centrales photovoltaïques (on a assez de déserts, de toitures, et d’espaces bétonnés à recouvrir pour ça. Une  filière défendable consisterait à utiliser des terres à la fois pour capturer du CO2 et le séquestrer via CCS tout en fabriquant de l’énergie (biogaz par ex) et fabriquant des engrais (reliquat de fermentation). L’intégration de ces cultures énergétiques à la valorisation de tous nos déchets organiques me semble pouvoir constituer une filière à condition que les contraintes sur la ressource en eau soient résolues (entre autres…). Mais clairement on joue avec le feu si on laisse “la bride au vent” pour la filière des agrocarburants. L’USAID est dans mes souvenirs une tête de pont pour favoriser l’ouverture des marchés aux intérêts US.

Bricomax95

Ce resume de rapport montre a quel point tout est décidé pour que le biodiesel devienne la panacée; on nous parle de produire de l huile et de residus de glycerines. hors à ma connaissance, et par les projets que jai mis en oeuvre ou aides a mettre en oeuvre en afrique ou en asie du sud est il n y a pas de dechet de glycerines…car la filiere utilisee est celle de  L HVP de jatropha. on utilise directement l huile sans passer ar la filiere esterification si chere a nos insdustriels et gouvernements occidentaux..et a nos petroliers et chimiquiers qui trouvent l alemoyen d’ecouler leurs stocks de produits chimiques servant a la production du bio diesel et accesoirement a nos polluer encore plus l planete. Ces pays n’en ont pas besoin.  Que ce soit l ethanol de manioc qui a dexcellents rendements, (plusieurs recoltes / an) ou l huile de jatropha, une fois les moteurs convertis; ils fonctionnent tres tres bien et avec des rendements puit a l aroue bien superieur à la filere biodiesel ou à l ethanl synthetisé…la ou en france on utilise 85 % d alcool compose de ETBE …les pays comme le bresil utilise un alcool hydrique pur à 97 % a base de canne. Nettoyons chez nous avant de vouloir le faire chez eux. combien produit u hectare de blé? combien produit un hectare de betterave? commbien produit un hectare de colza ou de tournesol? ensuite regardez les intrans pour arriver a ces resultats. comparez. les chiffres sont sur le net et google est notre ami. Nous sommes en pleine desinformation depuis 2006 quand a l ethanol et les huiles vegetales. Les villages, dans la jungle que j ai equipes sont auto suffisants. ils plantent leur jatropha; ils le soignent; sans apports de chimie; et ont des rendement huile a l hectare nettement superieur a un colza francais utilisant des intrans. Plutôt que d essayer de leur apprendre a faire ou de vouloir leur imposer de faire des bio diesels a tout prix.. laissons leur produiire de l eectricite par leur propre moyens, laissons leur la possibilite d’apprendre d acceder a l aconaissance ( internet ds la jungle pas tres facile si la féee electricite est abscente). Je trouve incroyable alors que nos sommes a la traine en occident question biomasse, bbiogaz par rapport a l inde et a la chine de se permettre de rediger des rapports remettant en cause les gens vertues et respecteux de l environnement. Si vous voulez une planete sans pollution, eliminez son hote le plus ravageur , jai cite l homosapiens. ces 30 dernieres années nous avons digere la plus grande partie des ressources de l aplanete sur ue cadence s accelerant sans cesse. il faut casser ce mecanisme. Les tourteaux de jatropha etant non alimentaires expliquez moi quoi en faire ? quoi faire pousser ds des zones semi desertiques? Valoriser des zones ou le desert avance ( abords du desert de gobie) est excellent avec le jatropha; il permet grace a sa rsistance de bloquer et aide a la reprise d autres especes… je trouve deplorable que les medias ne parle qu en negatif de ces techniques…il y a la des gens qui ont faim; qui ne savent pas ce qu ils vont manger demain et nous reflechissons a penser à leur imposer nos manieres de faire?   cdt   SJ    

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