L’IRENA exhorte à amplifier la part du renouvelable

Lors de la semaine du climat qui se tient à New York, Hélène Pelosse, Directrice Générale de l’Agence Internationale des Energies renouvelables (IRENA) – récemment créée – a indiqué que l’adhésion de 136 Etats constitue "un signe clair que les pays du monde entier demandent une plus grande part de la production mondiale d’énergie renouvelable."

Et d’ajouter "nous avons besoin d’augmenter la part de marché des 18% actuels dans le monde entier, surtout dans les pays en développement. Le potentiel dans ces pays est bien élevé, mais les mécanismes financiers pour une augmentation sont parfois difficiles à obtenir. L’IRENA facilitera l’accès de ces pays au financement adéquat pour l’énergie renouvelable."

Selon l’IRENA, la demande de l’AIE d’inclure des projets nucléaires et des projets de captage et de stockage géologique du carbone dans les mécanismes en vertu du Protocole de Kyoto reste infondée. Cette technologie n’est "qu’un mirage, techniquement possible à une échelle plus grande mais pas avant 2020". Pour l’IRENA, seule l’énergie renouvelable est à 100% propre.

Pour affirmer la justesse de son combat, l’IRENA cite plusieurs exemples concrets où l’énergie propre est la règle. En Suède, environ 50% de la consommation globale d’énergie est produite à partir de sources renouvelables.

De multiples communautés et villes en Allemagne et au Danemark sont alimentées à 100% par les énergies renouvelables. Même dans les pays en voie de développement, il y aurait 2,5 millions de foyers qui produiraient de façon autonome leur électricité à partir de panneaux solaires photovoltaïques, transformant ainsi leur maison en petite centrale.

Par ailleurs, l’île espagnole "El Hierro" est proche de l’autosuffisance énergétique, alors que le Royaume du Tonga vise à produire 50% d’électricité d’origine renouvelable d’ici à 2012.

L’IRENA a été établie officiellement à Bonn, en Allemagne en Janvier 2009. L’objectif principal de l’IRENA est de promouvoir activement une transition rapide vers l’utilisation généralisée et durable des énergies renouvelables à l’échelle mondiale.

Diplômée de l’ESSEC et de l’Institut politique de Paris, Hélène Pelosse est une spécialiste des négociations internationales sur le climat et l’énergie.

Articles connexes

S’abonner
Notification pour
guest
5 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Guydegif(91)

Bonnes incitations et initiatives prioritaires ! Une suggestion: svp fédérer plus concrètement les synergies de R & D EnR et DD au niveau des pays de l’UE pour commencer et autres pays africains, reste du monde dans un 2ème temps….pour optimiser les investissements, éviter les retards et les doublons coûtant inutilement cher et éviter de ré-inventer la roue à N reprises…. Bel exemple: la France avec SEREV Nantes par rapport à l’EMEC et SEGEV…. Bon courage et Bonne continuation Mme Hélène Pelosse dans ce monde souvent trop macho ! A+ Salutations Guydegif(91)

bmd

Madame Pelosse fait son métier,  comme on le fait à l’ADEME. N’ayant que du renouvelable à se mettre sous la dent, on fait tout son possible pour faire croire qu’avec le renouvelable, on va pouvoir raser gratis dès demain. C’est parfaitement stupide de s’opposer à l’inclusion du nucléaire et du CCS dans les mécanismes du protocole de Kyoto. C’est comme çà qu’on va favoriser l’émission de milliards de tonnes de CO2 suplémentaires dans les années qui viennent, et provoquer la mort de centaines de milliers de personnes. Un exemple, l’Allemagne, qui produit actuellement 850 millions de tonnes de CO2 par an, dont la moitié due à sa production d’électricité. Elle veut sortir du nucléaire. Très bien. En 2030, la Commission européenne lui a fixé un objectif de 18% de son électricité produite par des ENR. Le nucléaire en produit 26%. L’Allemagne va donc passer en 2030 à 82% de fossiles, alors qu’elle aurait pu descendre à 56 %, et même beaucoup moins si elle développait d’ici là le nucléaire autant que nous. Elle n’enfouira pas le gaz carbonique produit ( ni les émissions de méthane dues aux fuites de gaz). Avec le développement de sa production d’électricité, elle va donc dans les 20 prochaines années émettre avec ses centrales environ 10 milliards de tonnes de CO2. Elle va aussi, à cause des polluants atmosphériques de ses centrales, condamner à mort 200 000 de ses citoyens. Bravo Madame Pelosse ! Et bravo à l’écologie à l’allemande.

bmd

J’ajouterai au message précédent que le développement des voitures électriques et hybrides rechargeables fera en Allemagne se reporter la consommation de pétrole sur celle de charbon et de gaz. Cela n’entraînera donc aucune diminution des émissions de gaz carbonique. En France, cela remplacera le pétrole par le nucléaire. On peut calculer  que si notre flotte actuelle de véhicules ( VP et VU) était ainsi remplacée, nos émissions de CO2 diminueraient de 40 %! Et  nous ne condamnerons pas à mort 200 000 de nos compatriotes.

chelya

BMD Si vous pouviez vous renseigner un peu sur le sujet au lieu de sortir votre fusil. Vous êtes totalement hors sujet en parlant de l’Allemagne puisqu’il s’agit ici de parler des CDM (mécanismes de développement propre)… Depuis quand est-ce que l’Allemagne est un pays en développement qui peut bénéficier des subventions des CDM ?… C’est pas bientot fini le racisme anti-allemand ? Vous êtes au courant que la seconde guerre mondiale s’est terminé il y a plus de 60 ans ?   Les CDM consiste à financer une opération de réduction de la consommation dans les pays en développement. Le but c’est de permettre à une industrie dans les pays développés doit dépenser 1 millions d’euros pour avoir une réduction de 100 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère de dépenser la même somme pour éviter une réduction de par exemple 200 000 tonnes de CO2 ailleurs.   Parmis les projets retenus on peut avoir la modernisation de circuits de réfrigération (fuites de gaz CFC et HFC), la mise en place d’énergies renouvelables etc… Des projets qui donnent une réduction immédiate puisque les projets ont des temps de développement très court.   Si vous mettez du nucléaire et du CCS dans les CDM, comment vous faites ? C’est une réduction qui ne pourra pas avoir lieu avant 2020 (au mieux) et qui n’est même pas certaine d’arrivée parce que le CCS n’existe pas et que le nucléaire a un taux de raté énorme… Regardez la Finlande : l’EPR devait être un moyen pour la Finlande de vendre des crédits carbones et au final elle doit recourir à des centrales fossiles pendant 3 ans ce qui va l’obliger à acheter des crédits carbones… Si la Finlande avait été un pays en développement et que des fonds des mécanismes de Kyoto avaient été utilisés pour financer le projet, au lieu d’avoir une baisse des émissions on aurait eu une augmentation des émissions du double ! Et ça nous aurait couté de l’argent !   Regardez l’Inde : l’Inde est tombé en pénurie de combustible pour ces centrales et à du les faire marcher moitié moins de temps que prévu… Comment voulez vous connaitre l’état de la production des mines d’uranium dans 10 ans et la possibilité pour un pays en développement d’en disposer ?   Et il faudrait savoir, les CDM sont des subventions qui ne portent QUE sur des projets qui n’auraient pas pu avoir lieu sans cet apport financier parce que les autres alternatives sont trop bon marché (puisque les fossiles sont subventionnés massivement dans les pays en développement). Si le projet aurait eu lieu avec ou sans les CDM ce n’est plus un mécanisme de développement propre, puisque la réduction de CO2 aurait eu lieu de toute façon. On a plein de gens ici qui nous raccontent comment le nucléaire est la moins cher des énergies… Ou est la constance ? Soit le nucléaire est une énergie peu cher et elle n’a pas besoin des CDM pour rivaliser avec le prix subventionné des énergies fossiles, soit c’est une énergie qui a besoin des CDM parce qu’elle est très cher et alors tous vos discours sur le cout de l’électricité française qui n’est pas le résultat d’énormes subventions à l’installation sont une vaste fumisterie…

bmd

Alors pourquoi Madame Pelosse prend-t-elle la Suède, l’Allemagne et le Danemark en exemple? Je ne fais pas, et je n’ai jamais fait de racisme anti allemand, je montre où les mène, et nous avec eux, leur refus du nucléaire. Il faut bien que quelques uns le disent, plutôt que de toujours suivre la pente de l’Ecologiquement Correct. Je montre également que l’Allemagne n’est exemplaire en matière d’écologie que pour les petites choses, et ne l’est en rien pour les grandes. C’est en fait un mauvais modèle, contrairement à la Suède ou à la Suisse. Et au nom de quoi la construction prévue d’une centrale nucléaire en Jordanie, pays en voie de développement, qui fera disparaître l’essentiel des émissions de CO2 de sa production d’électricité, devrait elle être exclue des mécanismes de Kyoto? Essentiellement parce que les mouvements antinucléaires font depuis des années un forcing acharné pour l’éviter.

5
0
Laissez un commentairex
Available for Amazon Prime