Risques de légionellose dans les centrales nucléaires

L’ ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) a adressé le 15 janvier 2008 un courrier à EDF lui demandant de renforcer les dispositions prises en matière de prévention des risques liés à la présence de légionelles dans les circuits de refroidissement des centrales nucléaires.

Des légionelles sont susceptibles de se développer dans les grandes tours aéroréfrigérantes (1) de onze des dix-huit centrales nucléaires d’EDF (Belleville, Bugey, Cattenom, Chinon, Chooz, Civaux, Cruas, Dampierre, Golfech, Nogent et Saint-Laurent). Une note d’information pulibée par l’ASN a été émise à ce sujet le 21 juin 2006.

A la demande de l’ASN, EDF avait mis à jour son plan d’actions à la fin de l’année 2006. L’ASN considère que les traitements biocides (2) déjà mis en œuvre par EDF sur certaines centrales nucléaires sont utiles mais doivent encore être complétés par des actions alternatives, afin de mieux stabiliser les niveaux de colonisation en légionelles et de maîtriser rapidement tout pic de colonisation. Ces dispositions doivent à l’évidence tenir compte des particularités de chaque centrale nucléaire et de son environnement.

L’ASN a demandé qu’EDF poursuive toutes les démarches permettant de limiter les colonisations en légionelles au niveau le plus bas raisonnablement possible, en particulier pour les tours des centrales nucléaires ne faisant pas l’objet à ce jour de traitement biocide. En parallèle, l’ASN poursuit ses réflexions sur l’évolution de l’encadrement réglementaire.

1 Ces tours permettent d’évacuer dans l’atmosphère, sous forme de vapeur d’eau, une partie de la chaleur produite par les réacteurs et de limiter ainsi l’impact des rejets thermiques sur les rivières.

2 Traitements biocides à base de chlore, destinés à réduire les concentrations en légionelles

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Antinuke

Réseau “Sortir du nucléaire” – Fédération de 800 associations Communiqué du vendredi 18 janvier 2008 – Contact : 06.64.100.333 Nucléaire – Tours de refroidissement Légionelles dans l’air et nitrites dans l’eau : le danger persiste près de 12 sites nucléaires (*) – Aucune étude pouvant détecter les éventuelles victimes n’a été menée – Un document confidentiel reconnaît le problème du cumul des rejets Le Réseau “Sortir du nucléaire” proteste contre le laxisme des autorités concernant : – les rejets aériens de légionelles – dont les conséquences peuvent être mortelles – par les tours de refroidissement des centrales nucléaires – les rejets en rivières de produits chimiques utilisés par EDF pour lutter contre les légionelles. Ces produits chlorés sont la cause de fortes concentrations de nitrates et nitrites qui posent de graves problèmes de santé publique. Depuis bientôt 3 ans, le Réseau “Sortir du nucléaire” alerte les riverains des centrales, en particulier après s’être procuré un document “explosif”. Il s’agit du compte-rendu d’une “Conférence administrative” qui a eu lieu le 12 mai 2005 à la Préfecture d’Indre-et-Loire (Tours), réunissant EDF et différents services de l’Etat. Ce document permet de découvrir des faits très graves : – concernant les rejets de légionelles, EDF reconnaît que “Le seuil réglementaire de concentration en légionelles peut être atteint voir dépassé” Quand on sait que l’Afsset a clairement mis en cause le niveau des seuils, qui devraient être beaucoup plus bas, il y a de quoi frémir. – concernant les rejets chimiques, EDF reconnaît qu’elle “tente de comprendre les conséquences en matière de rejets entre deux centrales, notamment le temps de décomposition du nitrite”. et que “La Loire “canalise” beaucoup : un “bon” mélange intervient à une distance de 7 km” Cela signifie clairement que les produits chimiques s’accumulent. Une étude, menée par EDF, n’a jamais été publiée. Le nouveau rapport de l’Afsset montre qu’EDF n’a pas pris de mesures satisfaisantes depuis la publication du premier rapport. Quant à l’Autorité de sûreté nucléaire, elle use comme toujours de “langue de bois” et laisse à EDF trois mois… ou un délai “plus long” pour apporter des réponses qui, comme toujours, seront dilatoires. Le Réseau “Sortir du nucléaire” rappelle que, si aucune victime de légionelles issues des centrales nucléaires n’a été répertoriée, c’est parce que les études nécessaires n’ont pas été menées : la hauteur des tours fait que les cas sont nécessairement sporadiques (isolés) : l’absence d’épidémie – plusieurs victimes dans une même zone – ne prouve rien. Le 4 juillet 2006, le Réseau “Sortir du nucléaire” a appelé les riverains concernés à déposer plainte auprès des Procureurs de la République concernés, ce qui a été fait près de plusieurs centrales. Hélas, les plaintes ont été classées sans suite et le scandale perdure… ———————————————————————————————————————- (*) Les centrales concernées sont : Belleville (Cher), Bugey (Ain), Cattenom (Moselle), Chooz (Ardennes), Civaux (Vienne), Cruas (Ardèche), Dampierre (Loiret), Golfech (Tarn-et-Garonne), Nogent (Aube), Saint-Laurent (Loir-et-Cher) et Chinon (Indre-et-Loire) dont les tours sont les plus dangereuses en raisons de leur hauteur (28 m au lieu de 150). Il faut y ajouter l’usine Eurodif d’enrichissement de l’uranium, située à Pierrelatte (Drôme), qui utilise deux tours de refroidissement.

Momo

C’est quoi ce delire ? Les tours aero-refrigerantes ne sont pas l’apanage des centrales NUCLEAIRES , mais de TOUTES centrales electrogeneratrices qui ne sont pas refroidies par un circuit d’eau ouvert ! Si on remplace les dits-reacteurs par des chaudieres a combustion , il faudra ( a quelques % pres dus aux differences de rendements thermodynamiques )diffuser ds. l’atmosphere les MEMES quantites de chaleur aux memes niveaux d’enthalpie , et donc avoir les MEMES tours et les MEMES quantites d’eau a vaporiser ! On arrete un peu de raconter n’importe quoi SVP et on reste rationnels , Merci d’avance

benoit

Les remarques d’antinuke et de Momo plaident non pas uniquement contre le nucléaire mais plus généralement contre la production thermique d’électricité et contre la centralisation des moyens de production. Rappelons que l’énergie solaire en bonnes conditions d’ensoleillement c’est près de 1000 W/m2, rendement théorique maximum de 60% pour 15% dans l’état actuel de la science. Donc des progrès importants restent à faire dans cette direction. Visons l’équipement de tous les nouveaux bâtiments avec des cellules photovoltaiques et du solaire thermique. L’énergie solaire est la seule source d’énergie inépuisable avec ses dérivés (éolien et houle), et avec l’énergie des marées, et en plus qui ne modifie pas le bilan du système “Terre”.

Dan

Bonne intervention de Momo. Les tours aéroréfrigérantes sont devenues l’emblème du nucléaire, alors que c’est un système qui fait partie intégrante du condenseur des turbines à vapeur. Dans toute centrale thermique de grande puissance (dont font partie les centrales nucléaires), c’est souvent la solution la plus pratique si l’on n’est pas en bord de mer. Donc, ce problème potentiel est général, si on supprime les centrales nucléaires on le retrouvera avec les centrales au charbon. Pour ce qui est de remplacer les centrales thermiques par des systèmes à énergie renouvelable, je suis pour… … à condition que ce soit possible. Et aujourd’hui, manifestement, c’est impossible. Car il faudrait des systèmes capables de « produire en base » c’est-à-dire entre 70 et 80 % de la consommation 365 jours par an et 24 heures/24 avec une très forte garantie de service. Les contempteurs d’EDF ne peuvent ignorer que cette entreprise, mandatée par l’Etat a réussi le pari. Ni l’éolien ni le photovoltaïque, ne peuvent aujourd’hui produire en base et tout deux ont besoin d’énormes subventions. Pour ce qui est du photovoltaïque, j’ai fait une étude à titre individuel. Je possède une maison dont un pan de toit de 88 m2 est orienté plein sud avec une inclinaison de 35° (optimum annuel en PV = 34 °). Si j’installe 3000 Wc de tuiles PV intégrées au bâti (installation d’environ 26 000 € subventionnée à 50 %, il me reste 13 000 € à amortir en revendant environ 3 300 kWh par an à EDF au tarif de 55 centimes d’Euros (1 815 Euros). Sachant que dans le même temps j’achète ma consommation de 3 600 kWh à une moyenne TTC de 12,5 centimes d’euros (450 Euros). Au bilan, je gagne 1 365 Euros par an sur le dos du contribuable via les crédits d’impôts et la CSPE. En moins de 10 ans l’installation est amortie ! Bien que pas spécialement philanthrope, j’ai eu des scrupules. Est-ce que c’est normal ?? Je crois que je vais garder les 13 000 Euros que j’aurai dû avancer dans le PV pour financer tout de suite mes travaux d’isolation. Conclusion : le PV à plus de 7 € le Wc est beaucoup trop cher compte tenu du rendement (max 15 %) et de son intermittence. Pour ce qui du solaire thermique, même problématique. J’ai fait une étude simple d’un système de chauffage combiné. Au bilan, pour un besoin annuel d’environ 25 000 kWh (chauffage + ECS), j’arrivai à une contribution solaire d’environ 13 à 14 %, le reste étant fourni par une chaudière gaz. Malgré les crédits d’impôt, l’installation était beaucoup plus chère (entre 13 000 et 16 000 Euros). Pourtant les capteurs solaires thermiques ont un bien meilleur rendement (de 50 à 75 %) que les capteurs PV. Conclusion, j’ai acheté une chaudière à gaz à condensation haut de gamme (Viessmann) subventionnée à 40 %, 1 500 € de crédits d’impôt. L’installation totale m’a coûté 6 000 – 1 500 = 4 500 €. Par rapport à l’ancienne chaudière à fuel, retour sur investissement en 4 ans et beaucoup moins de pollution dans le quartier. Comme je ne suis pas dogmatique, je passe au solaire dès que j’y trouve mon compte et que je n’assassine pas le contribuable. Dernier clin d’œil, le solaire est une énergie nucléaire. Une gigantesque centrale à fusion à 150 millions de km de nous !

Momo

Merci Dan pour cette tres bonne mise au point . N’en deplaise a Antinuke ( tt. un programme ! ) et Benoit , les energies non conventionnelles sont un veritable ” piege a contribuable(s) ” (la Mere Merkel commence a ne plus vouloir jouer a ce jeu-la ! Le Pays y laisse un peu trop de plumes , meme si l’export permet de transferer la patate chaude a d’autres ” couillons ” ! ) Meme si le nucleaire a demande ( comme le charbon , le petrole ou le gaz a differentes epoques ) des investissements enormes en RetD ,ceux-ci ne representent que tres peu par KWh ou MWh produits et consommes …. Effet de la production de masse et ” en base ” …. On est loin du sujet de l’article : les bacteries ds. le nuage de vapeur d’eau distillee qui s’echappent des tours d refrigeration des centrales thermodynamiques qui les utilisent …. Antinuke , faudra trouver d’autres arguments … et faire de drastiques economies de consommation d’electricite … et accepter comme INELUCTABLE une diminution du confort , du niveau de vie ….(et donc de la duree de vie ! Aie Aie Aie ! )de nos concitoyens ! Qui va le dire ? Bonne soiree , et esperons qu’une catastrophe planetaire ne vienne pas bouleverser trop vite nos petites vies bien tranquilles ( ici , avec nos centrales ! )Meme les ” antitout ” seraient bien ds. la m…ouise !

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