Une remontée massive de sable du Sahara devrait atteindre plusieurs régions d’Europe, teintant le ciel d’orangé et réduisant la visibilité en début de semaine prochaine. Nous devrions donc voir fleurir sur les réseaux sociaux des photos de ciel ocre, de voitures recouvertes d’une fine poussière ocre et de paysages baignés dans une lumière irréelle. Ce phénomène, bien que spectaculaire, n’est pas exceptionnel. Il résulte d’un flux d’air chaud en provenance du sud, qui, en traversant le Sahara, soulève des particules minérales et les transporte sur des milliers de kilomètres jusqu’en Europe.
Un phénomène naturel amplifié par la météo estivale
Le mécanisme est bien connu des climatologues. Lorsque des systèmes de haute pression ou des tempêtes se forment au-dessus du désert africain, des vents violents balaient la surface et soulèvent des nuages de poussière. Ces particules, composées de silice, de calcite et d’autres minéraux, sont ensuite entraînées vers le nord par des courants atmosphériques. Selon les données de Météo-France, ce type de remontée peut atteindre des altitudes de 3 000 à 5 000 mètres et permettre aux poussières de voyager jusqu’en Scandinavie.
Si les poussières sahariennes ne représentent généralement pas un danger immédiat pour les personnes en bonne santé, elles peuvent aggraver les problèmes respiratoires chez les personnes asthmatiques ou fragiles. Les autorités sanitaires recommandent généralement d’éviter les efforts physiques intenses en extérieur lorsque les concentrations dépassent un certain seuil.
Sur le plan environnemental, il faut savoir que ces apports de sable jouent également un rôle important. En effet, ils fertilisent les sols et les océans en apportant des minéraux essentiels, comme le fer et le phosphore.
Un épisode transitoire mais amené à se reproduire
Les prévisions météorologiques indiquent que ces poussières désertiques devraient arriver lundi prochain en France. Le météorologiste Guillaume Séchet le confirme, « une nouvelle remontée de poussières sahariennes gagnera la France en début de semaine, donnant au ciel un aspect souvent laiteux. En cause : une goutte froide proche de l’Atlantique, qui fera remonter la chaleur intense jusqu’au bassin parisien. »
Les spécialistes s’accordent à dire que ce type d’événement deviendra probablement plus fréquent à l’avenir. De plus, ce voile d’une teinte blanchâtre favorise le maintien de températures nocturnes particulièrement élevées. Cette épisode transitoire arrive par conséquent au mauvais moment alors l’hexagone connaît actuellement une période de canicule intense en journée.
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