Siemens va livrer 1.800 megawatts (MW) d’éoliennes à Dong Energy

L’industriel allemand Siemens a annoncé hier son intention de fournir un total de 300 éoliennes d’une capacité de 1.800 mégawatts (MW) au groupe danois DONG Energy, destinées à être déployées au large des côtes du Royaume-Uni.

Le parc éolien offshore qui fera l’objet d’une installation programmée sur une période de 4 ans (2014 à 2017) sera doté de la nouvelle turbine à entrainement direct (SWT-6.0-154) de Siemens, d’une capacité unitaire de 6 mégawatts. Chaque turbine éolienne sera équipée de 3 pales d’une longueur record de 75 mètres – soit presque autant que l’envergure d’un Airbus A380 -, pour un diamètre de 154 mètres.

"L’énergie éolienne possède un énorme potentiel", a déclaré Michael Suess, membre du Directoire de Siemens AG et directeur de la branche énergie. "Les conditions atmosphériques en mer sont robustes et stables. Cela permet d’obtenir un rendement énergétique d’environ 40% supérieure à celui de l’éolien terrestre. Le Royaume-Uni, le Danemark et l’Allemagne en particulier comptent beaucoup sur l’avenir de l’énergie éolienne offshore."

"Cet accord permettra à DONG Energy d’installer une éolienne beaucoup plus grande et plus efficace à partir de 2014, par rapport à ce que nous connaissons aujourd’hui", a déclaré pour sa part Carsten Krogsgaard Thomsen, PDG par intérim de DONG Energy.

Même si le montant de la transaction n’a pas été révélé, les experts s’accordent à dire que la commande pourrait s’élever à 2,7 milliards d’euros. Au total, ces 300 éoliennes posséderaient la puissance électrique nécessaire pour alimenter près de 2 millions de foyers britanniques.

DONG Energy a déjà annoncé qu’il installera 2 des nouvelles éoliennes de 6 MW au plus tard cette année pour tests dans son parc éolien offshore de Gunfleet Sands. Les éoliennes de 6 MW sont conçues pour des projets d’envergure, comme ceux de "round 3" au Royaume-Uni. L’objectif de ce dernier est d’arriver à fournir une capacité éolienne offshore de 18 gigawatts d’ici 2020, ce qui équivaut à environ 18% de la demande d’électricité du Royaume-Uni.

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Steph

Siemens, c’est cette entreprise qui a cloture ses activites nucleaires, c’est bien ca ?

traonvouez

2,7 milliards d’euros pour 1800 MW, cela fait 1500 € du kW d’éolienne non installé, et ça reste un peu cher, mais comme le dit le récent rapport sur le prix de l’électricité en 2050 chez nous, on est à 50€/MWh+25 de coùts indirects, soit 75 €/MWh à comparer aux 82 €/MWh pour l’éolien.

Samivel51

Siemens s’est lance dans l’eolien, y compris offshore, bien avant que l’Allemagne ne decide de sortir du nucleaire, a la suite de quoi Siemens s’est egalement retire du nucleaire.

Aadp

Notre cher gouvernement décerne un contrat eolien a une boite comme Alstom qui n’a aucune experience et aucun retour d’experience (l’eolienne vient d’etre installée (sur la terre ferme LOL)) sur des eoliennes de cette puissance, ca laisse songeur… Enfin c’est encore une fois au détriment du contribuable francais donc ca n’est pas tres grave.

Bachoubouzouc

Il n’y a vraiment qu’en France où on reproche à l’Etat de vouloir créer une filière industrielle nationale et des emplois sur place.

Bachoubouzouc

82€/MWh c’est le tarif d’achat par EDF pour l’éolien onshore. L’offshore sera en France autour des 226€/MWh, et parait-il autour des 140€ pour un champ au Danemark (voir p127 du rapport du sénat). Ces tarifs ne sont pas le coût total de la technologie. Il faut lui ajouter entre autre le coût de l’intermittence. Pour le nucléaire, le prix total tourne autour des 50€/MWh (calcul de la Cours des Comptes). Le chiffre de 75€/MWh n’est qu’un calcul du rapporteur écologiste de la commission du sénat sur le coût réel de l’électricité. Ce résultat, qui n’est pas partagé par les autres membres de la commission, est obtenu grâce à diverses manipulations dont j’ai commencé à débattre ici :

Sicetaitsimple

Si on en croit cet article récent, le coût de l’offshore au RU serait aujourd’hui de 140£/MWh, soit un peu plus de 180€. Mais ils se soignent et ont un objectif de 100£ en 2020, soit environ 130€/MWh. On ne s’étonnera pas qu’EDF fasse monter les enchères sur le nucléaire… même si Dan1 ne m’a pas donné la parole sur ce sujet…:)

Lionel_fr

Non le cout de l’intermittence ne doit pas être ajouté à quoi que ce soit. L’intermittence est un chantier à part qui valorisera au moins autant le nuke que les EnR mais aussi les imports voire l’hydro fil de l’eau… Le cout de l’intermittence est attaché à l’intermittence de la consommation. En effet les consommateurs ont l’outrecuidance de ne rien consommer à 4 h du mat’ en plein été alors qu’une centrale nuke peut produire à plein tube et cela lui fait perdre une fortune puisque elle coute le même prix qu’elle produise ou non. Effectivement le prix de l’offshore est surtout celui de la création d’une filière industrielle depuis presque zéro et après que 5 pays aient déjà occupé 95% du marché et que le lobbie nucléaire ait bloqué le rachat de Repower par Areva en 2007 et donc renoncé à un catalogue très fourni de modèles on et off shore, ainsi qu’un portefeuille de brevets époustouflant, sans parler de la base clients mondiale. C’est vrai que rattrapper cette énorme bourde coûte une fortune au contribuable. Entendre le sénat claironner “l’éolien n’a aucun avenir” , ça les a fait marrer sur le coup, maintenant ils pleurent et accusent la terre entière de leurs erreurs.

Bachoubouzouc

@ Sicetaitsimple : “Si on en croit cet article récent, le coût de l’offshore au RU serait aujourd’hui de 140£/MWh, soit un peu plus de 180€.” Ok. Ca nous fait donc un MWh éolien offshore grosso modo autour de 150-200€/MWh. “On ne s’étonnera pas qu’EDF fasse monter les enchères sur le nucléaire… même si Dan1 ne m’a pas donné la parole sur ce sujet…:)” C’est certain que d’intenses discussions de marchants de tapis doivent avoir lieu en ce moment. Néanmoins EDF a tout autant intérêt que les anglais à ce que cette négociation aboutisse : Ce sera de loin notre plus gros marché à l’export, et toute la valeur de EDF Energy, qu’on acheté assez cher, en dépend. Je parie donc qu’on devrait arriver à un compromis raisonnable. @ Lionel_fr Ne cherchez pas à nier l’évidence : Même si un réseau plus costaud et intelligent serait plus confortable pour le parc de production classique, on a très pu vivre sans jusqu’à aujourd’hui. Le besoin impératif d’un tel réseau est évident pour les ENR. Ce besoin est rappelé maintes fois dans le rapport du sénat, dans le plan décénal de RTE, et il correspond à la réalité observée sur le terrain : Partout où les ENR commencent à se multiplier (Danemark, Allemagne, Espagne, France), des investissements considérables dans les réseaux sont réalisés immédiatement. Pour Repower (votre vase de Soissons), on entend beaucoup parler de projets de rachat par Alstom en ce moment. Puisse cela vous consoler.

Sicetaitsimple

Repower et son rachat manqué par Areva de la faute de nos sénateurs est à nouveau d’actualité, je vois que vous avez retiré vos doigts de la prise. Ouf! Concernant le coût de l’intermittence, il est vrai que ça peut permettre des débats sans fin. C’est la joie des marchés (comme celui de l’électricité) déreglementés alors qu’ils sont par nature relativement monopolistiques au moins géographiquement que de refiler le coût de tel ou telle décision à son voisin moyennant des coûts de consultance, de lobbying et de systèmes d’information loin d’être négligeables. Au bout du compte, ça arrive et arrivera quand même sur la facture, soyez en sûr. D’ailleurs vous remarquerez qu’en France il y a un peu plus de 10 ans, tout celà était noyé dans un tarif unique, et qu’on y construisait même des STEP! Bon d’accord, je radote encore plus que vous avec Areva-Repower….

Lionel_fr

Il faut du réseau pour relier les éoliennes, il a fallu du réseau pour connecter les centrales, les barrages, les pays entre eux. Bon , il faut toujours du réseau sur les grosses puissances quelle que soit la technique, certes l’éolien est éparpillé mais il rapporte gros aussi.. Seul le PV sur les toits n’est pas trop gourmand en métaux.. En fait , les effacements ne consomment pas de réseau par définition. Le problème , c’est que les substitutions au réseau tardent à venir , on invoque des arguments bizarres qui prètent à l’hydrogène des propriétés de passe muraille. Pourtant en regardant cette page : on réalise que le stockage n’est pas si compliqué en fixe et qu’un peu de stockage “saupoudré” sur les noeuds de réseau … Oui mais personne ne l’a encore fait, il faut 20 ans pour changer les habitudes, on est pas encore absolument sûr que l’hydrogène va s’imposer dans les transports… tout ça.. Donc on va attendre , en prenant l’air très occupé derrière nos PC clic clic tap tap , je travaille , je n’ai pas le temps pour toute cette science fiction… la la que je suis surbooké ! AAH encore ces moulins de pacotille, mais ils ne rendent pas compte que notre réseau n’est absolument pas prévu pour ça… on n’a qu’à continuer comme avant , surtout en ces temps de crise, c’est pas le moment de tout nous chambouler Je vous explique, l’énergie, la vraie, celle des hommes , c’est une grossse usine énorme ébouriffée de grros câbles THT qui partent dans tous les sens , se subdivisent comme des branches d’arbres, pour arriver dans votre salle de bain. C’est quand même facile à comprendre screu gneu gneu LOL , bon c’est pas vraiment comme ça que ça se passe mais quand même , si en fait , c’est exactement comme ça que ça se passe , voilà

London

Le tarif d’achat de l’éolien terrestre à 82 euros le MWh n’est valable que pour les dix premières années. Pour les cinq années suivantes, il est de 82 (maxi) ou 68 (moyen) ou 28 (mini) euros le MWh selon le taux de charge du parc éolien considéré. Pour encore cinq années, le tarif est négociable et on peut prendre pour base le tarif ARENH de 42 euros le MWh. Au total, sur 20 ans le coût d’achat sera en moyenne de 72 (maxi) ou 67,5 (moyen) ou 58,5 (mini) euros le MWh. A partir de 15 ans, de bons bénéfices car le coût de fonctionnement et d’entretien est très inférieur à 42 euros le MWh. L’éolienne peut fonctionner plus de 20 ans, mais si cela est plus intéressant pour l’exploitant, on la remplace par une autre plus récente, beaucoup plus puissante et performante (repowering).

Sicetaitsimple

Sur la page que vous citez, on parle de stockage d’H2 pour des piles à combustible de 1 à 20W de puissance. Y’a de quoi en saupoudrer, en effet… Même pour une installation PV de 3kW de particulier, vous pouvez déjà acheter les flacons de “spray déodorant” convertis en gros.

Sicetaitsimple

Parce que vous pensez qu’un exploitant de parc éolien va prendre le risque de dépasser les 2400heures equivalent pleine puissance par an ( sous réserve que ça existe en France, ce que je pense pas mais je suis preneur d’info) pour se faire raboter son tarif au bout de 10 ans???? Vous vivez sur quelle planète?

Dan1

“On ne s’étonnera pas qu’EDF fasse monter les enchères sur le nucléaire… même si Dan1 ne m’a pas donné la parole sur ce sujet…:)” Bon ben désolé, je vous redonne la parole ! D’ailleurs, je la donne aussi à London qui va nous expliquer comment on arrive à un prix moyen sur la durée de vie de 210 Euros/MWh pour les EPR britanniques ? Il est certain que si EDF obtient ce prix garanti, il va y avoir du bénéfice en vue.

Sicetaitsimple

2400/8760, ça fait 27,4%. Allez y, donnez nous une installation éolienne onshore en France qui fait plus de 27,4% de facteur de charge sur 10 ans ( enfin,non, 8, soyons précis,on supprime la meilleure et la moins bonne). En imaginant que vous en trouviez une sur les 5 premières années, expliquez moi comment le responsable d’exploitation ne sera pas viré s’il ne se débrouille pas pour faire de la maintenance au bon moment les 5 qui suivent?

Lionel_fr

Merci beaucoup pour cette information London. Vous éclairez un point que personn ici ne connaissait et qui change beaucoup de choses. Ainsi le tarif de rachat rejoint le tarif réseau au bout de dix ans… Donc la guerre aux feed in tariffs orchestrée par nos vaillants gardiens du tout nuke (Dan, Simple, et nombreux autres moins bavards) , cette guerre est TOTALEMENT INFONDEE ! Non seulement le tarif de rachat couvre uniquement la production effective sans prendre le moindre risque (pannes, destruction, ..) mais en plus , le delta tarif réseau/tarif de rachat est extrèmement limité dans le temps ! Les emprunts bancaires de millions d’euros sont limités à 10 ans selon les coutumes bancaires – qui ne tolèrent pas vraiment une baisse des remboursements après 10 ans… MMMERCI LONDON

London

Le tarif de Rachat n’existe pas. C’est un tarif d’ACHAT et rien d’autre, même si la faute est très fréquente (y compris au Sénat si j’ai bonne mémoire). Pour être rachetée, il faudrait que l’électricité ait d’abord été achetée une première fois.

Sicetaitsimple

J’attendais comme vous la réponse de “London of London” ou de “Chelya of Kohl nein Danke”, mais toujours rien en vue… Je me permettais juste de supputer que vu les tarifs du MWh éolien offshore britanique, qu’EDF mette la barre au même niveau n’avait après tout rien d’étonnant.C’est de l’électricité sans CO2 dans les deux cas, non? A noter que d’après la contribution des Verts au rapport de la commission sénatoriale, remarquée par Bachoubouzouc, il semblerait que l’information qui aurait été divulguée par le Times parlerait d’un tarif sur 25 ans… Bah oui, ça renforcerait mon opinion…. Eh, Mister Prime Minister, why should be paid less than offshore wind? More, I want a premium cause my power is guaranted and dispachable…. J’adore les marchés libéralisés de l’energie, décidement….

Sicetaitsimple

Franchement désolé d’avoir douché votre enthousiasme sur le tarif éolien au bout de 10 ans…. London malheureusement n’éclaire rien….

Sicetaitsimple

..il vous engueule! “ACHAT”, pas “RACHAT”!

Dan1

A London. Vous avez raison, mais…. Il y a déjà bien longtemps que nous avons pointé cette complication qui ne sert qu’à embrouiller les esprits, mais rien n’y fera, les sénateurs replongent à pieds joint dans le tarif de “rachat” qui n’est rien d’autre que la mise en oeuvre d’une obligation d’achat : On ne peut racheter ce qui n’a pas été déjà vendu, mais rien n’y fait, il est écrit que les choses rationnelles ne passeront pas !

Dan1

A propos des négociations d’EDF en Grande Bretagne, je crois que nous voyons là un effet de la transformation d’EDF service public en EDF entreprise commerciale. Je me permets de rappeler la première mission d’EDF : Allez je vous recite l’extrait de l’article de Futurible : “La mission qu’avait reçue EDF était, d’une part de produire au coût minimum et, d’autre part, de vendre au prix de revient (« marginal à long terme» au sens des experts) sans chercher à profiter de son monopole pour rançonner la clientèle. Ce comportement vertueux, qui suscite aujourd’hui l’incrédulité, n’apparaissait pas invraisemblable du temps des « trente glorieuses » et de ce que l’on appelait encore « les grands commis de l’Etat ». Le fait est, en tout cas, que – sauf cas très spécifiques – les prix d’EDF étaient pratiquement devenus les moins chers d’Europe. Sans doute la Maison bénéficiait-elle pour ses emprunts d’une sorte de garantie de fait2, qui allégeait quelque peu ses charges. Mais ce mode d’allégement était négligeable relativement aux divers procédés par lesquels, avant affectation des bénéfices, l’Etat se nourrissait sur la bête en faisant assumer par l’Etablissement des charges qui, bien au-delà de ses obligations de service public, ne relevaient pas de sa mission. Alors, des subventions pour EDF ? Oui, mais au sens algébrique, dans le sens d’EDF vers l’Etat …” Là je crois que nous avons changé de paradigme.

Lionel_fr

Je me tamponne allégrement de cette mise à jour syntaxique. On dit bien qu’Oracle à RAcheté Sun , pourtant personne n’a jamais acheté Sun auparavant.. Si ça ne vous fait rien , je vais continuer à utiliser le mot qui me plait Moins futile est le sens de votre information qui ridiculise définitivement l’argument de nos pronukes préférés. Si un document en ligne vous passe sous la main avec les échéanciers de RACHAT, n’hésitez pas à nous en copicoller l’url, nous en ferons le meilleur usage.

Sicetaitsimple

Je ne pense pas que vous trouviez de base de donnée publique sur le facteur de charge des parcs éoliens terrestres en France. Je vous propose celle-ci, mais c’est au royaume-uni: Vous constaterz que les “Rolling load factors” sont très rarement superieurs à 27,4%, et pourtant nous sommes en Angleterre, au Pays de Galles et surtout en Ecosse…et c’est je peux vous l’assurer plus venteux qu’en France. Thanks (si mes souvenirs sont bons?) à Dan1 qui nous avait fourni ce lien.

Dan1

Je confirme que j’ai très souvent ce site REF qui est une mine d’or pour qui veut des éléments factuels sur la production intime pluriannuelle des éoliennes en Grande Bretagne, là où il y a du vent.

Sicetaitsimple

…mais EDF éclaire London 2012… C’est facile, OK…. C’est juste en attendant la réponse de London sur les tarifs éoliens.

Lionel_fr

J’ai cherché “tarif de rachat eolien” sur mon ami google, il m’a rendu ce lien difficilement contestable (avec les texte originaux en .pdf pour les maniacs) : Donc toutes les calembredaines dont nos pronukes nous abreuvent depuis des années sont complètement bidonné, totalement enduites d’erreur du tonnerre de brest ! Au bout de 10 petites années, le coût de l’electro-éolien rejoint celui du nucléaire et au bout de 15 ans, il devient inférieur. Comme la dizaine d’années à venir sera riche d’actualité en matière de smart-grid-stockage, les réseaux de transport et de distributions verront leur utilisation lissée sur la journée voire sur l’année. On nous dit aussi que le réseau erdf a besoin de 400 milliards de mise à jour d’ici 2050. Je ne vais pas dénigrer leur travail car le réseau français est quand même bien réalisé mais franchement, le gars qui est chargé d’estimer le coût de réseau sur 38 prochaines années a-t-il vraiment mis la tête dans le sable et complètement ignoré le smart grid et l’hydrogène comme si elles ne devaient jamais rien changer au réseau ? Comme disait DDRéserve et sans vouloir le fâcher avec Mr Simple , le seul ballon d’eau chaude installé dans des millions de batiments peut facilement stocker 10-30KWh pour le chauffage. Cela signifie qu’avec de simples relais à 200€ et échangeurs à 100 €, on peut soulager les réseaux de variations de … 100 GW , bon allez , disons 50 GW d’amplitude rien qu’avec les ballons existants modifiés pour alimenter le circuit de chauffage.. Sans même entrer dans le détail des batteries de véhicules electriques, hydrogène industriel ou domestique en cogénération, on peut lisser la consommation journalière et … diviser par 3 ou 4 les besoins en réseau electrique .. Le réseau n’a pas fini de changer mais il y a quelque chose de complètement momifié dans l’appréciation que notre énergéticien national en a.. Il apparait qu’ il ne peut rien concevoir d’autre qu’un réseau des 70’s où on ne stocke rien, ne communique rien, jamais, pourquoi faire ? si on manque de jus , on rajoute un réacteur nuke et du réseau un peu partout… la belle affaire. Toutes ces technologies sont-elles juste une grosse galéjade de journaliste green wacher qui se fait un trip sous acide ? Qu’il s’agisse d’éolien, de PV, d’hydrogène ou de smart grid, le réseau est toujours impacté , tantôt en alourdissant sa charge , tantôt en l’allégeant.. En cela le réseau electrique ne suit pas du tout la même progression que le réseau TCP/IP, qui est encore en période de croissance à deux (gros) chiffres. Le sort du réseau électrique est de gagner en efficacité par le lissage de la consommation. D’où cette interrogation sur l’estimation à 400 milliards , personnellement , je la trouve bien aventureuse..

Sicetaitsimple

Lionel, vous êtes un ingrat! 1. je vous sors le decret sur les tarifs d’achat en vigueur (cf. post ci-dessus). 2. Je vous explique que la très belle formule de degressivité au-delà des 10ans ne sera jamais atteinte. 3. Je vous le prouve, malheureusement pas par des statistiques francaises, non accessibles, mais par des données du Royaume-Uni, qui montrent que même en Ecosse la valeur de facteur de charge déclenchant la degressivité est très rarement atteinte. Et vous nous sortez une page d’EDF qui ne fait que reproduire ce que dit la loi! Vous n’allez pas me fâcher avec qui que ce soit concernant le stockage d’eau chaude sanitaire, je vous invite pour vous en convaincre à lire mon post du 23/01/2010 à 13h25 et celui du lendemain qui suit immédiatement: Sur les 15 ans du tarif d’achat éolien, vous l’avez peut-être appris à cette occasion, pas moi.

Dan1

Pour Lionel : Rappelons que pour stocker 1 kWh dans de l’eau il faut 1 m3 si la différence est de 1°C. Pour 30 kWh il faut 1 m3 avec une différence de température de 30°C Comme la plupart des logements possèdent un ballon de 200 litres, il faut donc 5 fois plus de delta T pour stocker 30 kWh. Par exemple si j’ai besoin d’une eau de chauffage à 60°C en pointe, il faudrait que je stocke 200 litres à 210°C pour avoir mes 30 kWh exploitables. Si plus raisonnablement, je limite le stockage à 90°C, le delta de 30° et la capacité de 200 litres me permet de stocker 6 kWh. Et bien sûr si je fais ça exclusivement pour le chauffage, je n’ai plus d’ECS disponible. Je me chauffe, mais je ne me lave plus. Ah Sicétaitsimple !

Dan1

Je vous propose de mettre votre étude sur la dégessivité des tarifs en perspective avec le nouveau rapport du Sénat. Vous pourrez notamment lire l’excellente annexe de la cour des comptes sur la CSPE pour savoir ce que nous coûtera l’éolien en 2020. ça commence à la page 332/464. Si l’histoire de la CSPE ne vous intéresse pas car vous êtes résolument tourné vers l’avenir (pas comme ceux qui aborde l’énergie en regardant nostalgiquement dans les rétroviseurs), attaquez directement à la page 390. Vous pouvez aussi admirer le tableau de synthèse de l’annexe 5 page 453. En conclusion, l’éolien coûterait 3,73 milliards en 2020. Les tarifs dégressifs pourraient devenir dépressifs.

Lionel_fr

Tous ces chiffres sont bien jolis mais.. 60° est la température à laquelle on se “brûle” càd issupportable plus de quelques secondes pour le corps humain. Qu’il s’agisse d’eau chaude sanitaire ou de radiateur , tout le monde peut se rendre compte que la sensation de brulure n’est pas l’effet recherché , ni dans le chauffage, ni lors d’une douche. Je prends mes douches à 30° et mon radiateur à 50° pendant trois heures autour de 19H me convient très bien. Je veux bien que vous preniez systématiquement en exemple les installations les plus vétustes, les radiateurs les plus sous-dimensionnés, les amateurs de douches brulantes et le delta chauffage/ECS tout en prétendant que celle-ci ne sera pas disponible ensuite.. J’ai néammoins une autre lecture : 50° de delta° pour 200L donnent 10KWh et les 40° qui restent pour l’ECS sont très suffisants. D’autant que ce sont des minimales atteintes uniquement en fin de pointe de consommation. Bref , pour 200L, C’est 10 kWh que multiplie 10 millions = 100 GWh ! C’est assez confortable sur les 3 heures que durent les pics hivernaux.. Maintenant , tout le monde comprend que 200L c’est un peu léger pour l’efficacité Chauffage+ECS mais c’est vrai que nous travaillons à “toutes choses égales tout court” Je n’ai pâs la même passion que vous pour les textes législatifs, je suis plus friand de bases de données, barêmes, à la rigueur échéanciers. Je me paluche déjà la gestion d’une PME sur 3 pays plus mon pays natal, je vous avoue que la littérature qu’affectionnent les sénateurs ne m’intéresse que lorsqu’elle est susceptible de changer quelque chose à mon quotidien déjà assez alambiqué ! Je suis donc très content quand quelqu’un de confiance me fait un résumé et je vous crois sur parole quant aux 3.73 milliards , cela dit ça ne ma parait pas énorme pour 19GW terrestres et 6 GW marins qui ne seront pas atteints…. Disons 16 et 5 GW respectivement soit 21GW , 3 fois plus qu’aujourd’hui compte tenu des taux de charge marins. Une industrie toute neuve et une bonne capacité de réponse (une centrale nuke met 10 ans à produire). Franchement j’espère que le marché tiendra ses promesses, mais on n’est pas à l’abri d’un PV qui chuterait à 10c/Wc et Bloomboxes à 50c/Wc… Personne ne l’est

Sicetaitsimple

On reconnait bien dans les arguments de Dan1 un manque d’ambition et de créativité caractéristique des élites du corps des Mines à la botte du lobby electronucléaire francais ( l’ai-je bien dit?). Que celui-ci (le Corps des Mines) n’ai rien vu est à priori normal, ce qui est plus surprenant c’est que chez nos voisins (toujours plus créatifs, plus ceci ou plus celà) ce ne soit pas vraiment mieux si on considère les chiffres globaux. Pourtant c’est simple: il suffit de decreter que désormais une élévation d’1° de 1m3 d’eau stockera non pas 1kWh, mais 10 kWh! Pas de problème, des solutions!

Sicetaitsimple

Pour redevenir sérieux. Personne ne nie qu’à un horizon à définir ( 5 à 15 ans selon les pays à peu près correctement ensoleillés en Europe? ), le PV aura atteint un stade de développement qui fera que plusieurs mois de l’année et plusieurs heures par jour durant ces mois sa production deviendra plutôt “encombrante”. Première solution: les exports. Très bonne solution tant que le voisin n’est pas lui-même “encombré”. C’est le cas aujourd’hui pour l’allemagne les jours où ça brille bien, ses voisins l’en remercient (où plutôt remercient les consommateurs allemands qui financent tout ça) Deuxième solution: du stockage. Et là le stockage sous forme d’ECS est une solution peu couteuse car elle n’implique pas de grands changements dans les réseaux. Il faut bien sûr mettre en place les compteurs, les tarifs et les mécanismes reglementaires qui vont bien, ainsi que les capacités de stockage chez les utilisateurs qui n’en disposent pas. Mais c’est du gaz ou du pétrole économisés à coup sûr et à moindre coût. troisième solution: du stockage sous des formes encore à mettre en oeuvre de façon industrielle ( VE, hydrogène, etc), là faut voir… Ce qui est vrai et mis en oeuvre pour le PV va également servir pour l’éolien, l’exemple du PV n’était pris que parce qu’il est normalement plus prévisible. Maintenant, faut pas réver sur les volumes transférables,y’a pas de miracles….

Lionel_fr

1m3 + 1° = 1kWh donc : 1/5m3 + 5° = 1kWh donc : 0.2m3 + 50° = 10kWh (10^4 Wh) ! Mr Simple , va falloir vous remettre aux équations sans inconnues 10^4 Wh que multiplie 10^6 Wh égal 10^10 Wh soit 10 milliards de wh ou 10 millions de kwh ou 10 mille MW ou encore 10 GWh ! On est d’accord sur les zéros là ? j’en ai oublié ou bien ? Donc on a 10 GWh stocké par million de ballons et 100 GWh pour 10 millions de ballooooooons.. (je me prends pour gooooogle) Mais c’est vrai que ça fait beaucoup de ballons.. et somme toute , pas mal de frais d’installation même réparti sur 10 millions de foyers à 450€ par ballon … Mais puisque l’hydrogène se stocke très bien dans une cannette aérosol en alu ou acier recyclables, on peut sans risque avancer qu’il ne s’enfuira pas de cuves de 100 000 M3 à 200bars soit vingt millions de kWh ou 20 GWh par cuve. de quoi alimenter un segment de réseau de 17 à 22h avec à peu près la même puissance thermique récupérable… En prime vous faites rouler de la quincaillerie motorisée sans offrir vos bijoux de famille à l’opep ! C’est la cerise qui sera mûre en 2015 en allemagne, norvège, danemark et USA… Je ne crois pas qu’ils aient jamais pensé à hybrider leurs ballons d’eau chaudes dans ces pays , c’est une idée assez française me semble-t-il

Sicetaitsimple

Ca partait bien.. 10GWh d”énergie stockés par million de ballons d’eau chaude de 200l, jusque là on était bien dans les ordres de grandeur. 100GWh pour 10 millions de ballons aussi. Avec une puissance moyenne de l’ordre de 50GW en France, ça permet de stocker sur un cycle journalier environ 2 heures de production electrique. Si on suppose à terme ( c’est pas tout de suite) comme chez nos voisins 50GW de PV installés (ojectif 2020 pour nos voisins), ça permet de stocker 3 à 4 heures de production PV au pic en été. Pas mal… Pour la deuxième partie, on parle de cuves de 100.000m3 à 200bar…. Ces pauvres chaudronniers d’Areva ont déjà du mal à faire des cuves de quelques dizaines de m3 fonctionnant à des pressions à peu près identiques ( 165bar), alors 100.000m3 vous pensez.. Faut pas compter sur eux… PS: puisque vous me parlez d’équations aux dimensions (et non pas “sans inconnues”, j’imagine?) et d’unités, je me permets de vous signaler que “200bars” ne prend pas de “s” à “bar”. It’s for free….

Solaar

Bonjour, Je réagit à votre commentaire sur le nombre d’heure des parcs éoliens. Vous vous trompez quelque peu, j’ai eu l’ocasion de financer et je finance toujours des parcs éoliens avec plus de 3000 heures de fonctionnement (en P50 après déduction des pertes) et même des parcs qui atteignent les 3400Heures. C’était de plus en plus rare, mais les nouvelles machines à grands rotors permettent à nouveau de monter à des durées de fonctionnement très intéressantes. Nous ne finançons plus de projets à moins de 2400H en P50, ou quasiment plus (raccordement très bon marché, contrat avec des constructeurs éoliens très optimisés). Un exemple concret : un projet dans les pays de la loire avec 2300H en P50 sur une Enercon E82 passe à plus de 2800H avec une MM100.

Sicetaitsimple

Merci de ces renseignements. Je ne doute pas que les éoliennes fassent des progrès, maintenant je suis quand même un peu surpris par les chiffres que vous annoncez pour de l’onshore francais.Les chiffres théoriques sont absolument nécessaires pour faire des choix, après sur une installation industrielle qui dure 20 ans ou plus la vraie vie et ses petites contrariétés reprennent souvent le dessus…. Je crois en savoir quelque chose pour d’autres types d’installations, mais peut-etre les éoliennes en sont elles exemptes (des petites contrariétés)? Ce serait tellement bien de pouvoir vérifier les chiffres réels sur une base de données accessible! Avez vous des exemples de chiffres réels à nous fournir pour la France? Et puis ça ne change rien à ce que sera la stratégie de l’exploitant à partir de l’année 8 ou 9…compte tenu de la structure du tarif actuel. Avouez qu’il serait tentant de faire de la maintenance ( dans tous les cas nécessaire) ces années là plutôt que 2 ans après….. Enfin, si vous dites vrai, il est donc temps de constater les progrès réalisés par l’industrie et donc de réviser les “82€/MWh” qui datent de 2008 à la baisse! Cordialement.

Dan1

Et oui, si léolien onshore devient si rentable, on devait moins compenser via la CSPE. C’est donc une information intéressante à transmettre à la CRE afin qu’elle puisse réestimer la CSPE. En effet, comme je le signalais, la rapport du Sénat (que vous avez mentionné le premier) dont je redonne le lien : La CSPE va exposer en partie à cause de l’éolien, je reprends ce que j’ai déjà écrit : “Vous pourrez notamment lire l’excellente annexe de la cour des comptes sur la CSPE…ça commence à la page 332/464… Sinon attaquez directement à la page 390 et admirez le tableau de synthèse de l’annexe 5 page 453. En conclusion, l’éolien coûterait 3,73 milliards en 2020.” Donc, l’augmentation du diamètre des rotors est une excellente nouvelle… pour les consommateurs. Une deuxième bonne nouvelle serait que les Français pratiquent la même transparence que les Britanniques dans l’éolien (voir l’excellent site REF). Apparemment les Français on beaucoup de mal avec la transparence dans l’éolien : On se croirait au pire moment du nucléaire !!

Solaar

Bonjour, Il serait en effet possible de réviser ce tarif à la baisse mais la France n’a pas pris cette voie en décidant de faire supporter toutes les questions de raccordement aux producteurs et en ajoutant de très nombreuses barrières administratives (ICPE, ZDE, Schémas Régionaux, règle des 5 mâts, etc…) qui alourdissent de manière très importante la facture des parcs éoliens et limittent les possibilités de baisse des tarifs. L’augmentation des diamètres est une réponse directe à ces problèmes mais elle ne vient que compenser un problème grave qui fait que l’on ne peut plus financer de parcs avec un nombre d’heures faibles, à moins de rares conditions très favorables sur les autres postes de dépenses. Pour les données il n’y a à ma connaissance aucune source publique sur les productions réelles des parcs. c’est à la discrétion des exploitants faute de loi l’imposant et c’est bien dommage. Pour ce qui est de la sortie du tarif, nous étudions en ce moment même certains projets qui y arrivent, las coûts de maintenance étant prévus sur une base de durée de vie de 15 à 20 ans cela ne pèse pas davantage au bout de 10 ans. Les éoliennes sont alors amorties et le cout marginal d’exploitation est très faible ce qui permettrait logiquement d’aplliquer un tarif très bas (10/30 euros) mais le prix de marché étant autour des 40/60 euros il n’y a pas de raisons que l’exploitant s’en prive volontairement. Il est donc plus que probable que pour les parcs soumis à dégressivité maximale (28euros du MWh), nous allons les sortir du tarif d’achat pour une vente au prix du marché. Cela pose quelques problèmes technico-juridiques mais c’est en cours d’analyse et de résolution. D’une manière plus générale cela renvoie aux arguments trompeurs de certains opposants à l’éolien qui oublient de prendre en compte cet aspect relativement court des tarifs d’achats. Sur le nucléaire il n’est pas idiot non plus de réflechir, pour les projets qui éprouvent des difficultés à se financer, d’envisager des tarifs d’achats sur un cycle de financement (10 à 17ans) pour rassurer les investisseurs. C’est pourquoi on entend parler de tarifs très élevés aux UK, indispensables dans un premier temps pour boucler les financements. Mais les oppsants au nucléaire ne doivent pas, tout comme le font les opposants aux ENR, l’appliquer sur toute la durée de vie descentrales. Il s’agit de mécanismes de “lancement”, qui n’ont pas vocation à perdurer sur toute la durée de vie de l’installation. Sur le long terme tout le monde s’y retrouve. @Dan1 : Sur la transparence à laquelle vous faites allusion (tarifs d’achat off shore) n’oubliez pas qu’il s’agit des groupes EDF/GDF/AREVA et Alstom, le peu de transparence que l’on peut leur reprocher dans d’autres secteurs se retrouve donc logiquement dans toutes leurs activitées.

Sicetaitsimple

Merci à nouveau. Sur la baisse des 82€/MWh, j’étais un brin provocateur…J’avais bien noté que construire un parc en France était de plus en plus long et de plus en plus compliqué, que le tarif ne baisse pas de façon spectaculaire n’est pas étonnant. Par ailleurs, j’imagine que les constructeurs ne font pas cadeau de performances améliorées. Dont acte. Sur le principe, il y a tout de même un petit problème: un tarif d’achat, c’est normalement fait pour accompagner le développement d’une filière vers des gains de productivité et donc une baisse de coûts lui permettant de rattraper les autres filières.Bien sûr, ce n’est pas l’éolien francais qui va tirer à lui seul la baisse des coûts! Mais on a quand même l’impression qu’on atteint un plancher (pour l’onshore) et qu’il faut maintenant plutôt attendre que les filières traditionnelles augmentent ( ce qu’elles font et feront sans aucun doute) pour arriver à cette compétitivité. Pour plus de clarté, il me paraitrait sain d’arréter de coller ça dans une “Contribution au service public de l’électricité”, mais plutôt dans une “Contribution au Développement des energies renouvelables” qui aurait le mérite de dire son objet à celui qui regarde la ligne en question sur sa facture et de pouvoir englober à la fois d’autres secteurs mais aussi d’autre recettes.La CSPE conserverait la péréquation et le tarif social. Resterait juste les cogens gaz , ni renouvelables ni sociales à caser quelque part ( je ne sais pas où, même si j’ai mon avis….)… Pour ces sorties anticipées de tarifs ou même leur degressivité, nous suivrons l’actualité avec attention, si l’actualité en parle car effectivement la transparence ne semble pas de mise au moins aujourd’hui en France. Mais personne ici (enfin je pense) ne se plaindra de sorties anticipées des tarifs d’achat lorsqu’elles seront constatées!

Nicias

Enfin, si vous dites vrai, il est donc temps de constater les progrès réalisés par l’industrie et donc de réviser les “82€/MWh” qui datent de 2008 à la baisse! Les 82€ datent en fait de 2006. Vent de colère a obtenu l’annulation de l’arété de 2006 et donc le gouvernement en a pondu un nouveau avec le même tarif. A priori le premier tarif d’éolien date de 2001 et était fixé à 83,8€ le MWh. L’éolien est donc de moins en moins cher, avec une baisse des prix de 2,1% en 10ans. On peut envisager un prix dérisoire à l’horizon 2100.

Nicias

Il est donc plus que probable que pour les parcs soumis à dégressivité maximale (28euros du MWh), nous allons les sortir du tarif d’achat pour une vente au prix du marché. Cela pose quelques problèmes technico-juridiques mais c’est en cours d’analyse et de résolution. Problèmes technico-juridique, c’est un cache sexe pour rupture de contrat et contournement de la loi ? Me reste plus qu’à adhérer à vent de colère.

London

Si l’on s’intéresse aux éoliennes mises en service avant juillet 2006, le tarif d’achat était de 83,8 euros le MWh, mais pour les cinq premières années seulement. Pour les dix années suivantes (donc depuis juillet 2011), le tarif tombait à 83,8 (maxi) ou 59,5 (moyen) ou 30,5 (mini) euros le MWh selon le taux de charge du parc éolien considéré. En prenant aussi le tarif ARENH de 42 euros le MWh pour les cinq années suivantes, nous avons sur 20 ans un coût d’achat moyen de 73,35 (maxi) ou 61,20 (moyen) ou 46,70 (mini) euros le MWh. L’ancien tarif ne permettait pas une rentabilité suffisante pour encourager les investissements.

Sicetaitsimple

Si j’ai mis “82€/MWh” entre guillemets, c’est parce que ceux-ci sont indexés chaque année par un coefficient qui ne doit pas être très loin de l’inflation, cf art.3 du décret: L’éolien terrestre est donc très stable en euros courants. Reste que ce n’est pas très cher par rapport à son collègue offshore ( environ 220€/MWh si on a bien compris les résultats de l’AO) et du PV. Et c’est sur (au plus) 15 ans, peut-être moins si les prévisions de Solaar se réalisent.

Sicetaitsimple

Effectivement, avant 2006, la degressivité commencait au bout de 5 ans, et si la production était de plus de 2000heures équivalentes (pas 2400 comme aujourd’hui). Serait-ce ce type de cas dont nous parle Solaar?

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