Transports “doux” : 25 mesures pour encourager le vélo et la marche

Frédéric Cuvillier, Ministre chargé des Transports, a annoncé le 5 mars les 25 mesures d’un plan d’action avec comme objectif d’encourager les modes de déplacement "actifs" et inciter notamment à l’usage du vélo dans les déplacements domicile-travail.

Il a réuni, le 6 mars, le comité de pilotage pour le développement des modes actifs, essentiellement la marche et le vélo, qu’il avait installé le 3 juin 2013.

Ce plan comportant 25 mesures à mettre en œuvre dès 2014 s’intègre dans une stratégie nationale pour le développement des modes actifs qui traduit l’engagement de l’Etat sur la durée. Afin que les mesures annoncées puissent être suivies d’effet, évaluées et amplifiées, le ministre réunira le comité de pilotage une à deux fois par an.

Quelques mesures emblématiques

Concernant le partage de l’espace public, les mesures annoncées permettront, par exemple, aux collectivités de mettre en place plus facilement et plus largement des zones de circulation apaisée, où la vitesse sera réduite. Le double-sens cyclable sera par ailleurs généralisé dans toutes les rues à 30 km/h. Le chevauchement d’une ligne continue sera permis pour le dépassement d’un cycliste si la visibilité le permet afin d’éviter les dépassements rasants dangereux.

Transports "doux" : 25 mesures pour encourager le vélo et la marche

S’agissant de l’incitation financière à l’usage du vélo, une mesure portera sur l’expérimentation, auprès d’entreprises volontaires, du versement d’une indemnité kilométrique aux salariés se rendant au travail à vélo. En effet, le vélo est le seul mode de déplacement ne bénéficiant pas de soutien financier. L’Ademe évaluera l’efficacité de cette mesure, en termes de report modal notamment, pour alimenter la réflexion sur son éventuelle généralisation à terme.

Pour faire progresser la part modale du vélo et de la marche, il convient d’impulser et d’animer grâce à différents leviers : par la formation et l’apprentissage (avec une semaine du vélo à l’école), par les liens avec les politiques d’urbanisme et de logement en développant l’offre de stationnement pour les vélos dans les immeubles d’habitation et de bureaux, par le développement du tourisme à vélo, par les conditions de stationnement des vélos aux abords des gares et la possibilité de réserver sur internet un billet de train avec emport de vélo à bord, par l’utilisation des nouveaux services numériques comme les calculateurs d’itinéraires intégrant le vélo…

Le saviez-vous ?

Outre ses bienfaits sur la qualité de l’air et la santé, le vélo est un secteur à fort potentiel qui génère chaque année 4,5 milliards de retombées économiques et représente 35.000 emplois.

>>> Lire le rapport complet contenant le plan d’actions : ici (.pdf)

         

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Pastilleverte

il suffisait d’y penser, dans “le temps” c’était l’auto qui était la “locomotive” économique, maintenant c’est le vélo, 35 000 emplois et des importations de Chine. A quand la relance de la manufacture des cycles de Saint-Etienne , Arnaud M****, on t’attend…

Pastilleverte

les deux doues motorisées qui vous doublaient par la droite ou par la gauche sur le périph parisien ou autres voies de circulation, vous allez adorer les deux roues pédalantes déboucher à contreses (interdit), si vous êtes automobiliste, ou circuler en slalomant sur le trottoir (si vous êtes piéton). A t on caclculé le coût pour la sécu de toutes les fractures du col du fémur que cela va occasionner chez les personnes du 3° âge (dépense entièrement “locale”, heureusement). ? Attention, il ne faudrait pas que les cyclistes, pour compenser leurs efforts, mangent trop d’aliments carnés, surtout bovins, c’est pas bon pour la Planète.

gp

je vois que le sujet amuse les ayatollah de l’auto à pétrole? Trêve de plaisanterie, il serait temps en France qu’on redécouvre – enfin (!) – les vertues nombreuses du vélo pour circuler en ville à la moyenne de 25 km/h max … Encombrement réduit, coût kilométrique imbattable (5 à 15 c€/km selon le type de vélo), ultra économe en voirie comparativement à l’automobile ou aux TC, bon pour le commerce local, etc… Après la gabégie organisée du transport à pétrole y compris dans les centre-ville (!!!) il est temps que le bon sens fasse un retour en force pour nous sauver de l’asphixie (tant du point de vue de la qualité de l’air que des impôts servants à financer les TCU… à pétrole). En version électrique (VAE), le vélo est tout simplement le mode de déplacement urbain le plus efficace à ce jour, y compris sur des trajets supérieurs à 5 km. La nouvelle génération, celle du faire mieux avec (bcp) moins l’a bien compris : le vélo sera aux (grandes) villes du XXIème S. ce que l’automobile à pétrole fût à la France des 30 glorieuses… A + de 100$ le baril, ça fait déjà un petit moment que ce foutu pétrole est un poison TOXIQUE pour l’économie FR. Et que dire de l’impact environnemental complétement DELIRANT des pétroles non conventionnels… Il est URGENT de sortir de ce mode de transport indigne de l’époque dans laquelle nous sommes entrés. Vive le futur sobre et intelligent. Vive le futur électrique!

Boubou18

Encore une fois, on ne raisonne que “citadin”! Ceux qui ont la chance d’avoir à leur disposition des transports en commun nombreux et variés peuvent effectivement se passer de la voiture. Mais quand on habite à la campagne, sans bus ni train, et que les commerces, la plupart des services et tous les médecins spécialistes sont à plusieurs dizaines de kilomètres, n’en déplaise aux anti voitures, il faut bien pouvoir aller dans les centres urbains. Et ce n’est pas à vélo, même à assistance électrique, qu’il est possible de le faire. Il faut essayer de voir plus loin que la panneau de la limite de son agglomération!

Dan1

Mais la véritable écologie, c’est la concentration urbaine pour limiter les consommations d’énergie. En langage diplomatique on parlera plutôt de densification urbaine. Et il faudrait taxer les gens qui polluent car ils n’ont pas trouvé de travail à proximité de leur lieu d’habitation ou l’inverse. La démocratie verte, c’est un peu directif.

gaga42

Dan1, on gardera quand même quelques ruraux, dans des parcs et on pourra venir leur jeter des cacahuètes?

trimtab

“…..Il faut essayer de voir plus loin que la panneau de la limite de son agglomération!..” Que vous avez raison de ne pas oublier les ‘ruraux’, car comme la France est souvent cité comme ‘champion’ en exemple pour ses système ‘urbains’ de vélo partage: “…..Although the Netherlands and Denmark had far more pervasive cycling cultures, it was France that ushered the world into the third generation of bike sharing in 1998, when advertising company Clear Channel began the world’s first public computerized program with 200 bikes in the city of Rennes. The country moved into the big leagues in 2005 when Lyon, France’s third largest city, opened its Vélo’v program with 1,500 bikes at some 100 automated self-service docking stations. Its success—an apparent 44 percent increase in bicycle ridership in the first year—paved the way for large-scale bike sharing’s early shining star: the Vélib’ in Paris. Vélib’ was launched in 2007 with 10,000 bicycles at 750 stations, and it quickly doubled in size. By the end of 2012, Vélib’, which is funded in a 10-year contract with advertising firm JCDecaux in exchange for street-side ad space, could claim more than 224,000 annual members and had surpassed 130 million trips. Since the system’s launch, the number of cyclists on the streets has risen 41 percent, with more than one out of every three bicycles on Paris streets being a shared bike. With bikes accounting for just 3 percent of traffic, though, there is still room for growth, and that is the plan. Bike sharing is part of a broader initiative to reduce automotive traffic and pollution in Paris, which includes closing prominent streets to cars on weekends, reducing speed limits, marking dedicated bus lanes to help move people en masse more efficiently, and extending the bike lanes network to 430 miles (700 kilometers) by 2014—all championed by Paris Mayor Bertrand Delanoë, who sais that “automobiles no longer have a place in the big cities of our times.” …On pourrait bien imaginer que dans les communités des communes de nature ‘semi ruraux’, avec 5 ou 6 communes séparées de 5/6 kilometres (tel le cas pour notre ‘communité’ local), un réseau de ‘cyclo communautaire’ pourrait fonctionner avec la même success que ses grands frères ‘urbains’ ? Les success ‘urbains’ , que même les américains considèrent comme exemplaires au profit des ‘ruraux’ francais? trimtab

Campagne

@DAn1 Adepte de la cage à lapin bonjour, lire de pareilles inepties. Il faut se prendre pour une vache, un lapin ou un poulet pour aimer vivre en cage. çà se prétend vert et çà ne propose que réduire les humains au même sort que les animaux élevés en baterrie. La démocratie verte, c’est un peu directif : Où çà ? çà s’apelle du communisme dans sa pire espèce, pas pour rien qu’on les surnomme khmers. Pour ma part,auparavant en ville, désormais à la campagne en grande banlieue parisienne, au bord d’une rivière (+source potable) avec un immense jardin (bio), énergie géothermique et solaire, en télétravail 1jour par semaine, et vivement que çà augmente. L’homme vit dans la nature, pas séparé d’elle … C’est à cause de gens comme vous que la ville est insupportable.

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