UFE : “Transition énergétique, levons quelques malentendus” (Edito)

La position des électriciens est souvent caricaturée dans le DNTE*. Levons donc quelques doutes. En repartant de plusieurs principes fondamentaux largement partagés, l’UFE** souhaite les remettre en perspective, à la fois sur les plans cli-matique, économique, et géopolitique, mais aussi en termes de cohérence d’ensemble de la démarche..

Ainsi, nul ne conteste l’urgence de l’enjeu climatique. Mais cette urgence est mondiale. La France ne pèse que 1% des émissions mondiales de CO2. Elle émet deux fois moins de CO2 que l’Allemagne par exemple, souvent citée comme en avance par rapport à notre pays. Le Facteur 4 en France, qui est un objectif national, consiste à économiser, d’ici à 2050, 300 MT de carbone, soit l’accroissement en 7 mois des émissions carbone de la Chine. Si la France doit donc agir, elle doit surtout se mobiliser pour obtenir l’aboutissement d’un accord mondial tout en se donnant le temps de mettre en place des politiques appropriées. Il faut éviter que le zèle hexagonal aboutisse à se créer un handi-cap concurrentiel et économique supplémentaire par rapport à d’autres continents qui peuvent annihiler en quelques mois un effort français de plusieurs décennies.

De même, nul ne conteste l’enjeu géopolitique et financier que constitue la dépendance au pétrole responsable de 70% du déficit commercial de la France et de 61% des émissions de carbone de notre pays. Mais la priorité n’est pas d’engager avec le même effort une lutte contre toute consommation d’énergie. Elle est de réduire notre dépendance au pétrole. Alors que le sec-teur des transports représente 42% des émissions de pétrole en France, l’essentiel des regards s’est concentré sur le bâtiment, responsable de 31% des émissions.

Nul ne conteste, non plus, la nécessité d’être plus efficace dans l’usage de l’énergie
. Mais cette politique a un coût. Pour économiser 1 TWh d’énergie, on peut dépenser 1 MM€ comme en dépenser 4 MM€. Il s’agit, donc, là encore, compte tenu de la rareté du capital en France, de cibler, en priorité, les me-sures les plus efficaces, celles qui, pour les entreprises comme pour les particu-liers, ont le meilleur temps de retour sur investissement, et économisent le plus de carbone émis. De surcroît, l’idée qui consiste à laisser croire que les éco-nomies d’énergie dégageraient automatiquement du pouvoir d’achat est, en réalité, une « illusion ». Ces économies d’énergie, il faut d’abord commencer par en financer la mise en œuvre et le coût peut être disproportionné par rap-port aux économies réalisées, et conduire à détruire, ainsi, de la valeur. Quant à la sobriété énergétique, elle renvoie à un changement profond de mode de vie, voire de société. Un tel changement ne peut se décréter, et miser sur celui-ci pour réussir la transition énergétique serait imprudent, pour ne pas dire irresponsable.

Corréler capacité de production et demande

En matière d’énergies renouvelables, nul ne conteste la nécessité de développer l’éolien, le solaire, la biomasse et l’hydraulique qui disposent d’un potentiel de développement. Mais pas à n’importe quel prix, ni n’importe comment.

La capacité de production du solaire et de l’éolien doit se faire en accompagnant la croissance de la demande d’électricité, vecteur d’une économie de plus en plus numérique et dé-carbonée.

Développer les ENR en remplacement du nucléaire est une impasse sur le plan climatique, et un non-sens sur le plan économique. Sur ce dernier point, il faut mettre en place des mécanismes de soutien aux ENR qui diminuent progressivement, puis s’arrêtent lorsque ces énergies sont matures, alors qu’actuellement, le coût du soutien ne cesse de croître. Il pourrait atteindre, selon la CRE, 30€/MWh dans les années qui viennent. Il s’agit d’insérer, à terme, les ENR dans les mécanismes de marché, sans distorsion de concurrence. Et, au-delà, nous devons aussi développer les réseaux, tant au niveau européen que français, pour bénéficier des indispensables complémentarités climatiques (ensoleillement, vent) entre régions, entre Etats. Nous devons préserver et, si nécessaire, développer les moyens de production thermique dont nous avons besoin pour compenser l’intermittence des ENR, grâce à un market-design approprié. Il s’agit, enfin, de développer le stockage de l’électricité de manière massive. Mais faire tout ceci, dans l’urgence, n’a pas de sens en France compte tenu de son avance sur le plan climatique.

Créer des filières industrielles françaises ou européennes est une priorité qui doit précéder le développement de nou-veaux outils de production, comme cela a été illustré par les appels d’offres sur l’éolien Offshore. Sinon, l’effet Keynésien profite à la Chine, tel que l’a rappelé dernièrement le débat sur l’importation de panneaux solaires.

Ajoutons un point de réalisme : la création de champions au niveau européen ne passera pas par des décisions étatiques. L’Allemagne n’est pas sur cette logique. Créer un EADS de l’énergie, un Airbus de l’éolien, un Eurocopter du solaire, ne peut venir que d’une alliance entre industriels.

** UFE : Union Française de l’Electricité
* Débat national sur la transition énergétique

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Propv

Nul ne conteste non plus qu’il n’y a rien de ce texte rédigé par des personnes qui ne veullent que rien ne change, car ils se considèrent comme les meilleurs, et surtout pas leur position de dominants !

Bachoubouzouc

“Nul ne conteste non plus qu’il n’y a rien de ce texte rédigé par des personnes qui ne veullent que rien ne change, car ils se considèrent comme les meilleurs, et surtout pas leur position de dominants !” Et bonjour le procès d’intention… Qu’est-ce qui se passe, Propv, vous avez peur des remarques de bon sens de l’UFE ?

Yolo

Surtout n’encourageons pas les économies d’énergie, on serait obligés de fermer des centrales nucléaires …. la galère …

Yolo

Surtout n’encourageons pas les économies d’énergie, on serait obligés de fermer des centrales nucléaires …. la galère …

Luis

¤ Si l’on suit le raisonnement du lobby de l’électricité traditionnelle, il faudrait établir un mécanisme de soutien aux nouveaux réacteurs nucléaires comme l’EPR. Comme les anglais. Avec un coût de production autour de 105 à 110 €/MWh, soit le double du prix de base moyen du marché, ces nouveaux réacteurs ne sont pas économiquement viables a eux seuls. Pour la prétendue évidence “de l’enjeu climatique”, sous-entendu le blabla sur le CO2, cela est de moins en moins évident avec l’arrêt de l’augmentation de la température globale depuis 15 ou 17 ans (selon les sources, et même 18 ou 23 ans selon d’autres). Pachauri lui-même, le patron du GIEC, le reconnaît. Lorsque cela était constaté depuis dix ans, les “réchauffistes CO2” nous disaient qu’il fallait une durée de quinze ans pour savoir. Maintenant, ils nous disent qu’il faut attentre 20 ou 30 ou 40 ans pour se faire une opinion.

Bachoubouzouc

“Surtout n’encourageons pas les économies d’énergie, on serait obligés de fermer des centrales nucléaires …. la galère …” L’UFE dit : “Nul ne conteste, non plus, la nécessité d’être plus efficace dans l’usage de l’énergie. Mais cette politique a un coût. Pour économiser 1 TWh d’énergie, on peut dépenser 1 MM€ comme en dépenser 4 MM€. Il s’agit, donc, là encore, compte tenu de la rareté du capital en France, de cibler, en priorité, les me-sures les plus efficaces” Où est le problème ? La remarque de l’UFE ne vous semble pas de bon sens ? Qu’est-ce qu’il y a ? Vous préférez rester dans votre petite bulle parano, à ressassez votre haine des industriels, à coups de “tous pourris” et de théories du complot ?

jipebe29

“Ainsi, nul ne conteste l’urgence de l’enjeu climatique.” Tiens donc, et la plateau de T depuis 1997, est-ce dans la droite ligne de l’urgence climatique?

jipebe29

“De même, nul ne conteste l’enjeu géopolitique et financier que constitue la dépendance au pétrole” Et nul ne conteste que les EnR ont pour dommages collatéraux la perte de pouvoir d’achat des ménages, la perte de compétitivité de nos entreprises, et l’augmentation de notre dette souveraine, non?

Nicias

Vous préférez rester dans votre petite bulle parano Un parano, j’en voie un gros qui a compris que le texte parlait de subventionner le nucléaire… n,

jipebe29

“… 61% des émissions de carbone de notre pays” Je ne savais pas que nous émettions du carbone… Si tel était le cas, cela ferait peut-être de très gros terrils en sus chez les ch’tis? Alors que le gaz triatomique CO2, inodore, incolore et sans saveur, indispensable à toute la chaîne de la Vie, n’est PAS un polluant… et son action présumée sur Tglobale est une hypothèse non prouvée, réfutée par les données d’observation et diverses publications de physiciens…

Pas naif

.. dès qu’on touche d’un poil de réalisme leur credo renouvelable. Celui-ci n’est plus du tout “sauver la planète du CO²” mais à tout prix faire du renouvelable à l’allemande. On sait où ça mène: au mur. La marche politique forcée du tout renouvelable erratique produit déjà des situations et besoins nouveaux déjà visibles: 1- Les CCG qui étaient idolâtrées des écolos comme étant la panacée pour complémenter les variations de leurs chéries, ne sont plus rentables et leurs propriétaires les ferment à vitesse grand-V; Alors où ces idéocrates vont-ils trouver le back-up nécessaire? 2- La ridicule priorité absolue donnée aux EnR de les utiliser en toute priorité, réduit de fait la part des énergies régulables, donc fait monter leur coût, c’est arithmétique. De plus leur arrivée aléatoire conduit les traders à les vendre à prix zéro pour s’en débarasser, ce qui va même tuer la rentabilité des autres centrales: il est évident que le plan “energiewende” allemand obligera rapidement le gouvernement à voter de lourds subsides à ces non-EnR pour que leurs usines restent dispo: Cela sera le prix à payer pour la Puissance garantie, du jamais vu! De tous les côtés, le prix du courant augmente, ainsi que le taux de CO² dans le KWh allemand. A force de pousser trop fort électoralement et sans écouter les professionnels, la clique EnR va créer rapidement un retournement d’opinion quand les ménages allemands se rendront compte que leurs sbires gouvernementaux leur ont concocté une sauce “mix énergétique” faisant augmenter leur facture annuelle de courant – déjà de 190€ par an – de plus de 1500€ en 2025: Il s’agit que d’utiliser les chiffres du plan energiewende… Changer un mix énergétique bien optimisé (celui de France était en avance sur son temps depuis 1978) et économique pour du n”importe quoi idéologique” est une régression sur tous la plans: Alors on verra de plus en plus de retournement de veste durant les 10ans à venir.

Sicetaitsimple

Vous avez raison. D’ailleurs ne vous en faites pas , d’ci 2022 l’Allemagne ( car nous parlons de l’Allemagne) devrait fermer env. 8000MW de nucléaire, ce qui toutes choses égales pas ailleurs devrait réduire les épisodes de prix négatif …et augmenter la production de fossiles.

Gustave

Les questions qui opposent souvent les partisans d’un côté ou de l’autre sont tournées autour du cabone/cout/part du nucléaire/sureté. Soyons transparents et considérons objectivement le problème: – La surêté est un argument central dans les opposants du nucléaire. Et c’est à mon avis sur cet unique argument que devrait appuyer les opposants du nucléaire. – Pour ce qui est des autres élements, la singularité française tant sur les couts de production, que sur le carbone, devraient plaider pour du nucléaire. En effet, si nous étions garantis de la sureté de la production d’origine nucléaire, nous serions très compétitifs et nous limiterions l’influence sur la balance commerciales des importations fossiles. La position naturelle de l’UFE est tounée nucléaire, d’autres tendances ont déjà été publiées, mais si l’on considére que la question tourne autour de la surêté in fine, cessons alors de parler de bilan carbone, prix négatifs, etc… Car ces arguments sont effectivement contre productifs pour les ENR, qui on le sait sont responsables des effets négatifs sur l’organisation des marchés de l’énergie, et conditionnent pour l’heure une inflation sur les émissions CO2. Par contre, soyons lucides, je suis partisan d’un mix moins dépendant du nucléaire, je critique cependant l’objectivité de certains posts qui évoquent: – le prix de l’EPR anglais (il n’y a pas suvention du nucléaire en UK), et pour l’heure l’EPR n’est pas produit en série, – les ENR en solution des émissions carbone: en France cet argument ne tient pas, car il nécessitera in fine la mise en place de centrales semi-base ou pointe pour tenir les aléas de l’intermittence des productions, productions plus carbonées, ou des solutions de stockage qui hors STEP présentent aussi des solutions carbonées – des prix négatifs dues à des productions “classiques” (ces prix négatifs sont dus à l’obligation de prendre en compte la production ENR du moment qu’elle est produite peu importe les besoins en consommation), incitation ENR (qui est une évidence dans tous les pays de l’OCDE sauf la Nouvelle Zélande) Il n’y aura pas de solution miracle dans les années à venir, il faut développer les ENR, maintenir du nucléaire, peut être développer des productions de pointe, et faire des efforts en matière de MDE. Mais le rythme de renouvellement des logements, la dépendance au chauffage électrique, sont autant d’éléments qu’il faut d’abord traiter avant de parler du mix.

Yolo

Il devrait être interdit de continuer à utiliser une technologie dont on n’a toujours pas trouvé de solution au problème des déchets malgré une réflexion de plus de 30 ans… Pourquoi ne pas signaler dans le débat que l’O² est un gaz à effet de serre encore plus puissant que le CO²? Que dire alors de ces milliards de m3 d’eau qui s’évaporent des centrales, épuisent nos ressources (2003 le pb sécheresse a failli faire arrêter des centrales !) et réchauffent allègrement notre atmosphère sans passer par la case carbone ???

Nicias

Vous confondez l’oxygène que l’on respire avec l’ozone (O3). Les molécules diatomiques ne sont pas des gaz à effet de serre. Que dire alors de ces milliards de m3 d’eau qui s’évaporent des centrales, épuisent nos ressources L’eau c’est du renouvelable, si on ne pompe pas l’eau d’un fleuve, elle finit dans l’océan. Quand ça s’évapore, ça finit sous forme de pluie plus tôt que tard. Les histoires d’économie d’eau sont encore plus stupides que les histoires d’économie d’énergie.

Bachoubouzouc

“Il devrait être interdit de continuer à utiliser une technologie dont on n’a toujours pas trouvé de solution au problème des déchets malgré une réflexion de plus de 30 ans…” D’une part, il est mensonger de dire qu’il n’y a pas de solution aux déchets nucléaires : Il y a Cigéo, qui est en débat avant (si tout va bien) construction. Vous allez me dire que ce n’est pas une solution, mais il va falloir argumenter (précisemment)… D’autre part, si on devait interdire une technologie faute de solution pour ses déchets, alors que dire des fossiles ? Allez vous interdire la bagnole, les centrales au charbon, au gaz ? Et attendez donc d’être certain qu’il y ait toutes les filières de retraitement pour le PV et l’éolien avant de vous lancer dans des affirmations si expéditives…

Bachoubouzouc

“du vrai problème qui a est et a toujours été l’économie.” Et d’une seule phrase, Chelya “oublie” notre parc nucléaire, qui fournit de l’électricité à un prix particulièrement compétitif. “Les centrales nucléaires sont horriblement cher à financer, à construire et à assurer.” Pourtant les derniers chiffres qui nous arrivent de Londres nous donnent un MWh éolien onshore à un prix sensiblement identique au MWh nucléaire… “Même chose sur l’argument de la série : un réacteur nucléaire de série : ça n’existe pas et ça n’a jamais existé.” Ah bon ? Que dire alors du palier CP1, dont on a construit 18 exemplaires ? “Une centrale nucléaire pour être sécure doit être construite spécifiquement pour un emplacement bien précis : soit vous faites de la série, soit vous faites du danger… et le danger est pas acceptable.” Il y a des différences minimes sur le génie civil et quelques circuits de chaque site, mais les réacteurs d’un même palier sont toujours à 90% identiques. Bref, ne baratinez pas sur un sujet auquel vous ne connaissez rien. “Sur la question des prix négatifs : ce sont les productions inflexibles qui produisent des prix négatifs” Oh l’arnaque ! Cela revient à dire “Ce n’est pas la dernière goutte qui fait déborder le vase mais toutes celles d’avant” ! Chelya, toujours égal à lui même…

Yolo

Les histoires d’économie d’eau sont encore plus stupides que les histoires d’économie d’énergie selon vous cette vapeur d’eau ne participe pas au réchauffement climatique ? …

Yolo

D’autre part, si on devait interdire une technologie faute de solution pour ses déchets, alors que dire des fossiles ? Allez vous interdire la bagnole, les centrales au charbon, au gaz ? Interdire, non, mais limiter, trouver des solutions durables, recyclables, penser aux générations futures… simplement un peu d’altruisme et d’empathie…

Yolo

D’autre part, si on devait interdire une technologie faute de solution pour ses déchets, alors que dire des fossiles ? Allez vous interdire la bagnole, les centrales au charbon, au gaz ? Interdire, non, mais limiter, trouver des solutions durables, recyclables, penser aux générations futures… simplement un peu d’altruisme et d’empathie…

Nicias

Ce n’est pas selon moi, c’est l’opinion de tous les climatologues. La vapeur d’eau jetée dans l’atmosphère par les usines est minuscule par rapport à ce qui est déjà dans l’atmosphère. D’autre part le cycle de l’eau est très court et en quelques jours elle retombe sur terre. Le problème de l’eau mis en avant par les climatologue est différent. La quantité d’eau que l’atmosphère peut contenir sous forme de gaz est proportionnelle à la température (d’où la rosée du matin). Une atmosphère plus chaude contiendra (peut-être) plus de gaz eau qui absorbe les infra-rouge. En gros, c’est 1/3 du réchauffement prévu par les modèles. Pas de panique, si ce genre de rétroaction positive dominait, la terre ressemblerait à Venus depuis longtemps.

Nicias

Le seul problème réel est la pollution, le reste le marché peut s’en charger (si besoin en lui donant une longue vue). Pricing Externalities through the Tax System Four Key Advantages 1. Cost Effectiveness An emission tax system minimizes the social cost of achieving an abatement target. The technical term here is the “equimarginal criterion”. Different polluters face different costs of reducing emissions. Unlike standards, emission charges automatically allocate abatement activity among polluters in such a way as to minimize the cost to society of the environmental improvement. For industries with wide variations in technology, age of plant, scale of operations, etc., these savings can be substantial. 2. Dynamic Incentives Under emission charges, polluters have a strong incentive for continual innovation in pollution control technology. This is not true of standards. In fact, many common forms of emission standards inadvertently retard the development of new emission control technology. Without innovation and technological improvement, the long run cost of environmental protection will be higher than it otherwise would be. 3. Revenue Recycling Pollution reduction is a costly activity. Whether policies take the form of standards or taxes, they increase consumer prices and reduce real wages. Some of the increased costs are simply deadweight losses. But some accrue to the polluters themselves in the form of what are called “scarcity rents.” Emission taxes capture these rents and return them to the policy maker. These revenues can be used to reduce other taxes, in order to offset the loss in household real income caused by the emission control policy. Alternately, revenue can be used for implementation incentives. Under this scheme the revenues are returned to the polluters themselves in the form of a subsidy to, say, output or employment. While such a revenue recycling rule offers less benefit to society as a whole, it may be the key to winning industry acceptance of an emission tax policy, as was the case with the Swedish tax on NOx emissions. 4. Information When regulators are setting standards, they need information from industry about the costs of proposed emission reductions. Under a standards regime, firms have an incentive to overestimate their abatement costs. But if firms expect an emissions tax policy instead, it can be shown that they have no incentive to exaggerate their abatement costs. In other words, if firms overstate their abatement costs, and the tax is implemented on the basis of their reports, they will end up worse off than if they had reported the truth. In addition, once an emission tax is implemented, the market response to the tax reveals important information which, if the regulator knows how to interpret it, can be used to refine the policy and enhance its overall efficiency. The market response to standards however does not generate any such information. Two General Issues No Free Lunch Pollution control is costly for society. The capital, labour and materials that are diverted into emission reduction are the costs, not the benefits, to society, of the policy. These factors have to be taken out of the production of other goods and services which, were it not for the pollution control regulation, consumers would have preferred to receive. The benefits of pollution policy are the improvements we achieve in environmental quality, not the “jobs created” in pollution control industries. In some cases, the benefits are not worth the costs. It is important that we don’t fudge this fact by mistakenly counting some costs as benefits. The genius of emission taxes is that they minimize the costs of environmental policy, but they do not eliminate these costs. Target Carefully There is a risk that “green taxes” will be resisted because they appear just to be a sugar coating on a plain old revenue-generating instrument. To be of environmental benefit, an emission tax must be on the emission itself, not some related activity. For instance, the US Superfund is financed by so-called “green taxes” on chemical feedstocks. But these taxes do not exert any direct leverage on point source emissions, so they are not real green taxes. Some examples of so-called “environmental taxes” in recent years cannot be connected to an obvious environmental improvement, and as such these measures may only serve to raise suspicions about the whole concept. It is important to keep in mind that emission taxes must be on emissions themselves if they are to yield an environmental benefit. Ross McKitrick, University of Guelph Presentation to Finance Committee Roundtable on Green Taxes Ottawa, April 2001 C’est simple et pas besoin d’interdit, de subventions, de crédits d’impôts, de normes d’isolation, de réglementation ad hoc pro-renouvelable .. etc … bref de politiques aussi coûteuses qu’inutile.

Bachoubouzouc

@ Chelya “Si le nucléaire était compétitif en France, Fitch et Moodys n’auraient pas mis EDF sous perspective négative” D’une part je vous rappelle que les strike price de l’éolien onshore anglais seront au même niveau que ceux de l’EPR tête de série. C’est déjà un indice… D’autre part la rentabilité du nucléaire n’a pas grand chose à voir avec celle d’EDF, puisque Moodys dit lui même : “Fitch a justifié sa décision dans un communiqué par des craintes que les augmentations futures des tarifs réglementés du géant de l’électricité ne suffisent pas à maintenir ses niveaux d’endettement aux niveaux correspondant à ses notes.” Rappelons enfin que le nucléaire est l’unique raison pour laquelle nous avons pu proposer aux français une des électricités les moins chères d’Europe. Bref, à vouloir lutter contre le nucléaire sur le thème de l’argent, vous vous battez contre toute vérité et contre tout le monde. “et l’union européenne n’instruirait pas un dossier de subvention illégale…” La dessus, je ne vois pas de quelle actualité vous voulez parler. Merci de fournir un lien (pour changer). “Pour votre dernier commentaire : on moins comme ça on est fixé sur l’alliance objective entre le nucléaire et le charbon contre les EnR et l’efficacité énergétique…” Tout ça pour avoir contesté votre bobard comme quoi les moyens de production classiques sont responsables des prix négatifs… @ Yolo “selon vous cette vapeur d’eau ne participe pas au réchauffement climatique ? …” La vapeur d’eau est émise par les tours aéroréfrigérantes des tranches qui en sont équipées à un débit de l’ordre du demi mètre cube d’eau par seconde (à comparer aux centaines de mètre cube d’eau par seconde que charie chaque fleuve). Pas de quoi fouetter un chat, raison pour laquelle aucun climatologue (de bonne foi) ne s’en émeut. “Interdire, non, mais limiter, trouver des solutions durables, recyclables, penser aux générations futures… simplement un peu d’altruisme et d’empathie…” Ah pardon ! Si vous avez des propositions aussi concrètes que “un peu d’altruisme et d’empathie”, alors oui, continuons à consommer des fossiles ! Bon par contre l’ANDRA et son projet à x milliards d’euros (financé par les industriels) peuvent aller se rhabiller. C’est sûr qu’avec “un peu d’altruisme et d’empathie”, ils se feraient nettement moins chahuter lors des débats publics… Mort de rire…

Sicetaitsimple

“La nouvelle phase d’allocation de CO2 donnent des quotas en fonction de la production de l’année précédente donc les opérateurs de centrales charbon forcent la production de leur centrale” Il va falloir remettre à jour vos fiches, comme dirait quelqu’un.. Depuis Janvier 2013, il n’y plus d’allocation de quotas à tel ou tel producteur, c’est achat aux enchères ou sur les marchés ( on parle des producteurs d’électricité, il y a juste quelques systèmes de transition pour certains “récents entrants” dans l’UE.

Sicetaitsimple

“La nouvelle phase d’allocation de CO2 donnent des quotas en fonction de la production de l’année précédente donc les opérateurs de centrales charbon forcent la production de leur centrale” Il va falloir remettre à jour vos fiches, comme dirait quelqu’un.. Depuis Janvier 2013, il n’y plus d’allocation de quotas à tel ou tel producteur, c’est achat aux enchères ou sur les marchés ( on parle des producteurs d’électricité, il y a juste quelques systèmes de transition pour certains “récents entrants” dans l’UE.

Dan1

A Yolo. “Arguments nucléaires Il devrait être interdit de continuer à utiliser une technologie dont on n’a toujours pas trouvé de solution au problème des déchets malgré une réflexion de plus de 30 ans…” Ah bon, et pourquoi serait-ce un argument spécifiquement nucléaire ? Vous avez trouvé une solution pour les déchets rejetés par les centrales thermiques dans le monde (plus de 40% d’électricité au charbon) ? “Que dire alors de ces milliards de m3 d’eau qui s’évaporent des centrales, épuisent nos ressources (2003 le pb sécheresse a failli faire arrêter des centrales !) et réchauffent allègrement notre atmosphère sans passer par la case carbone ???” D’abord tous les m3 pompés ne sont pas évaporés, très loin s’en faut et finalement un réacteur nucléaire consomme très peu d’eau qui est de toute façon recyclée en quelques jour ou quelque semaine (elle ne disparaît pas). Mais surtout, les tours aéroréfrigérantes ne sont pas l’apanage des centrales nucléaires (d’ailleurs, la moitié en France n’en ont pas), mais une nécessité pour les centrales thermiques dont le condenseur ne peut pas être intégralement refroidi par une rivière ou par l’eau de mer. Il ya d’ailleurs plus de tours aéroréfrigérantes en Allemagne qu’en France… à cause du charbon-lignite.

Sicetaitsimple

Comme vous êtes le roi de l’affirmation non-sourcée, on va vous prier de nous en fournir une ( source). N’est-ce pas?

Sicetaitsimple

Allez, pour vous aider! Dites donc, en une semaine: – que “le Danemark ce serait pareil sans interconnexions” – que “l’Allemagne envisage de fermer ses interconnexions” -et maintenant un truc pas clair et de toutes façons faux sur les quotas de CO2, pour un fin connaisseur du secteur vous me paraissez quand meme un peu limité! Bon, c’est le principe du troll, affirmer en espèrant ne pas être contredit… PS: si vou voulez je peux remettre les liens sur les deux sujets précédents mais ça ne va pas apporter grand chose….

Dan1

Pour ceux qui s’intéresse objectivement à la consommation d’eau des centrales nucléaires, une information ou une piqure de rappel : Et c’est vrai qu’en ce moment, en France, le danger est grand de manquer d’eau et qu’il n’est pas inutile de lancer un débat sur la sécheresse qui est la préocupation première des Français.

Sicetaitsimple

La grosse difficulté du diplôme Google, c’est qu’il faut savoir lire et écrire. Au contraire, le diplome “café du commerce” ne demande que de savoir parler. Exemple:”La question de la référence sur la Best Available Technique est tout à fait vrai”. Patron, vous remettez ça”. Si c’est tout-à-fait, on ne voit vraiment pas pourquoi on voudrait en savoir plus….Même si c’est tout-à-fait faux.

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