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"Dix (bonnes) raisons de ne pas forer en Arctique"
  
L'Arctique qui comprend cinq pays, dont leurs zones côtières jouxtent l'océan Arctique (Canada, États-Unis, Danemark, Russie, Norvège) attise toute les convoitises, grâce ou à cause de la fonte des glaces accélérée par les changements climatiques, ce qui ouvre la voie à de vastes régions jusque-là préservées.

Selon Greenpeace, les compagnies pétrolières tentent "désespérément" aujourd'hui de repousser des limites auparavant considérées comme infranchissables, trop risquées ou non rentables. Et cette expansion effrénée touche désormais l'Arctique... Face à ce constat qu'elle juge alarmant, l'association de protection de l'environnement a décidé d'écrire une fiche pratique, 'des 10 bonnes raisons pour ne pas forer en Arctique', à destination des pétroliers.

1 ................ 10

1. "C’est extrêmement risqué. Le climat polaire est l’un des plus rudes au monde, entreprendre quelque chose là-bas est infiniment plus compliqué qu’ailleurs."

2. "Notre climat ne peut pas se le permettre. Les impacts du changement climatique deviennent de plus en plus visibles … Et forer pour brûler plus d’énergie fossiles est la dernière chose que nous devrions faire, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de le faire dans une zone fragile et intacte comme l’Arctique."

3. "En Arctique, les puits de secours sont plus difficiles à forer. En cas d’accident, d’explosion – comme sur la plateforme Deepwater Horizon – un puits de secours doit être foré, mais l’arrivée de la glace hivernale pourrait empêcher ce type d’opération …"

4. La récupération du pétrole est presque impossible dans la glace. Les techniques standards en cas de déversement deviennent inutiles dans la glace épaisse. Selon un haut responsable d’une entreprise canadienne spécialisée, en cas de déversement de pétrole, “il n’y a vraiment pas de solution, de méthode aujourd’hui.”

5. "Il n’y a pas de capacité d’intervention en cas de déversement. L’Arctique est extrêmement isolée géographiquement - une petite population, et peu d’équipements disponibles. Environ 6.000 navires ont été utilisés lors de la catastrophe de Deepwater Horizon. Cairn Energy avait seulement 14 bateaux disponibles dans la baie de Baffin au Groenland ; Shell en prévoit seulement neuf dans son plan d’intervention en cas de déversement dans la mer des Tchouktches."

6. "L’environnement est encore moins capable de faire face à un déversement d’hydrocarbure qu’ailleurs. En effet, le manque de soleil en hiver et le froid signifient que le pétrole va prendre plus de temps à se décomposer. L’huile restera bloquée sous la glace en mer. Plus de 20 ans après la catastrophe de l’Exxon Valdez en Alaska, du pétrole peut encore être trouvé dans l’environnement de la baie du Prince William."

7. La faune locale est particulièrement vulnérable. De nombreuses espèces d’oiseaux migrent vers l’Arctique en été, ainsi que les baleines et les phoques. Les ours polaires et les renards arctiques, qui dépendent fortement des ressources marines et côtières pour vivre, seront directement impactés par l’industrialisation.

8. "Cette exploitation est très coûteuse – la recherche de pétrole de l’Arctique coûte incroyablement cher. Ces deux dernières années Cairn Energy a dépensé plus d’un milliard de dollars pour forer une poignée de puits – et encore pas trouvé de pétrole. Là où le coût d’extraction d’un baril conventionnel se situe entre 10 et 40 dollars le baril, extraire un baril de pétrole en Arctique coûtera entre 40 et 100 dollars. Sans compter le coût des assurances … Le Lloyd’s, marché des assurances, a levé le drapeau rouge : le plus grand risque en termes de dégâts environnementaux, de coûts d’assurance est une marée noire !"

9. "Trois ans de ressources pétrolières - l’US Geological Survey estime que l’Arctique pourrait contenir jusqu’à 90 milliards de barils de pétrole. Cela semble beaucoup, mais cela ne répondrait qu’à trois ans de la demande de pétrole dans le monde. Nous risquons donc de compromettre cet espace vierge et magique qu’est l’Arctique pour trois ans de pétrole à peine …"

10.
"Nous n’en avons pas vraiment besoin. Les constructeurs automobiles sont parfaitement capables de produire des véhicules économes en carburant. Si des entreprises comme Volkswagen le voulaient, des véhicules efficaces seraient la norme … Épargnant ainsi aux consommateurs le coût du carburant, et à l’Arctique le coût de l’exploitation pétrolière !"

[ Illustration article ]

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 Publié le 02/05/2012 à 08:15 
© Enerzine.com
 
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Teredral


Invité



le 02-05-2012 08:49:50

Bonne nouvelle
Greenpeace, l'association de destruction de l'environnement donne comme deuxième raison (une seule sur 10 il est vrai) "Les impacts du changement climatique [qui] deviennent de plus en plus visibles …"

Le risque climatique ne fait pourtant pas partie de leur préoccupations habituelles, en tout cas en France ! La preuve : j'entends actuellement à la radio qu'un militant a survolé en ULM la centrale du Bugey, sans doute pour lutter contre l'effet de serre...

Reivilo


Invité



le 02-05-2012 09:45:08

Préoccupations de greenpeace
"Le risque climatique ne fait pas partie de leur péoccupations habituelles"

Pour éviter de redire ce genre de bêtises allez donc faire un tour sur le site de Greenpeace,

http://www.greenpeace.org/france/fr/cam … et-climat/

vous pourrez même signer une pétition contre l'usage du charbon par Apple

http://energie-climat.greenpeace.fr/app … vrait-etre

Quant au nucléaire face au risque climatique il est aussi utile que le mercurochrome sur une jambe de bois.

Tech


Invité



le 02-05-2012 11:08:19

à teredral
De la bile pour cacher le vrai problème.

C'est à dire:

N'importe qui peut survoler une centrale nucléaire , y larguer ce qu'il veut.

et ensuite on nous bassine avec la sécurité assurée.

je ne suis pas un pro greenpeace, mais dans ce cas leur démonstration est probante!

Actro


Invité



le 02-05-2012 11:46:26

@tech
GreenPeace prévient toujours à la fois le gouvernement et la centrale ou la zone visée des actes prochains qu'ils réalisent.



Ca serait bête pour eux de se retrouver avec un ou des militants morts, car la sécurité sur place à ordre de tirer à vue non ?

Samivel51


Invité



le 02-05-2012 13:12:39

Raison #11
En dehors du plateau continental, le sous-sol artctique n'appartient a personne.

Samivel51


Invité



le 02-05-2012 13:15:27

Raison #12
Si nous acceptons l'exploitation de l'Arctique, cela creera un precedent qui ouvrira la porte a l'exploitation de l'Antarctique, qui beneficie, pour le moment, d'un accord international qui interdit son exploitation.



Invité
le 02-05-2012 13:57:59

@Reivilo
- Peux- tu indiquer les chiffres de l'impact sur le climat de l'électricité produite par les éoliennes et le PV, combien cela a couté, combien de CO2 cela a permis d'économiser ?
- Ensemble tu met à coté les chiffres du nucléaire combien cela a couté, combien de CO2 cela a permis d'économiser
Et là on va voir lequel des deux est vraiment du mercurochrome sur une jambe de bois.
Pour l'Allemagne  depuis 10 ans, l'investissement PV + éolien dépasse largement la centaine de milliard d'euro, l'impact sur la production de CO2 est presque nul.
Le Danemark qui a investit plus que tout autre pays dans l'éolien continue d'avoir une très grande part de son mix énergétique fourni par le charbon. Après des efforts considérables, il reste classé dans les mauvais élèves de la génération de CO2 par MWh produit et surtout de CO2 par habitant.
Les écologiste dans la lutte contre le nucléaire mette en face la somme du charbon, du gaz et du pétrole. Alors là effectivement, ça donne facilement l'impression que c'est négligeable en comparaison. Et donc .... il faudrait investir à la place dans le PV et l'éolien !
Sauf qu'il manque une étape dans la démonstration : Et si on fait la même comparaison avec le PV et l'éolien, ça donne quoi ? Ah !
Et pour 1 euro investis dans ces 2 technos, combien de co2 économisé ? Euh !
Lorsque la comparaison est faites elle l'est avec "les énergie renouvelables", soit en ajoutant l'hydraulique, qui représente en fait plus de 80% du volume mondial des énergie renouvelables.
L'éolien et le PV eux sont passé de quelquechose comme 1% à 4%, mais à un coût très élevé, et en représentant toujours à l'arrivée une part négligeable du total, et avec une saturation qui arrivera bien avant qu'ils puissent seulement peser autant que l'hydrolique.
Et on entend jamais par contre les écologiste dire qu'il faut développer l'hydraulique. Pas très surprenant, la majorité des pays ont déjà développé tous les sites raisonnables, et ceux qui sont encore envisageables ont un impact sur l'environnement vraiment négatif. Cela dit, *si*, et nonosbtant les coûts, on développait l'eolien et le PV jusqu'à ce qu'ils fournissent autant que l'hydraulique, l'impact environnemental là non plus ne serait pas folichon.

Jm


Invité



le 02-05-2012 14:11:34

Autorisation ?
Personne ne nous demande notre avis pour exploiter ou non l'arctique.

Si les Russes veulent le faire, ils le feront, et Greenpeace ne s'en prend jamais a la Russie, peuve en est la vente de reacteurs nucleaires Russes a la Bulgarie (plus pres de nous que Tchernobyl je crois).

Les voitures sont un gouffre a essence, s'en passer tout a fait et exporter un modele de vie sans autos serait bien plus efficace que d'encombrer le net. Bien moins hypocrite aussi que d'exporter des autos (faites avec ou sans nucleaire). Sur qu'alors les reserves de petrole grandiraient en esperance de vie.

Reivilo


Invité



le 02-05-2012 14:39:27

Impact éolien/solaire co²
@  Teredral ?

Concernant l'électricité, on trouve quelques éléments sur l'augmentation de la production d'électricité d'origine renouvelable et la réduction simultanée du CO² émis dans le bilan annuel de RTE. On peut aussi multiplier la production renouvelable à un moment donné par la teneur moyenne en CO² du kWh à cet instant. Tout ça est en ligne et actualisé tout les 1/4 d'heure je vous laisse le soin de faire les additions et multiplications.

http://www.rte-france.com/uploads/Media … e_2011.pdf

Si vous parlez du bilan énergétique d'une éolienne ou de panneaux photovoltaïques, (analyse du cycle de vie) il existe de nombreuses études sur ce sujet. Par exemple pour une éolienne Vestas très largement installée, la V90,  le temps de "retour sur investissement énergétique" est de l'ordre de 6 à 7 mois. Après c'est "tout bénef". (pages 35 et 36)

http://www.vestas.com/files%2ffiler%2fe … i_2006.pdf

Je suis preneur d'une étude équivalente sur le cycle de vie du kWh  EPR  :cycle complet de l'extraction et transport du minerai, au stockage des déchets sur quelques millénaires, en passant par la construction et déconstruction des centrales, la production du combustible, etc.

Tech


Invité



le 02-05-2012 15:19:51

[ pour actro ]
si ce que vous dites était vrai, les journalistes et le public seraient informés d'abord par le gouvernement et/ou la centrale en question, avant greenpeace, et cela n'a jamais été le cas!

au passage un autre escaladeur s'est infiltré aujourd'hui dans une centrale!

et l'info n'est parvenue, ni de la centrale, ni du gouvernement!

le responsable sécurité, qi nous dit que 8 minutes après le survol, le" voiliste" à moteur était repéré et que la charge que pouvait transporter son parapente

mais,

immaginons une attaque concerté (ce que bien sur je ne souhaite pas!), non pas sur le coeur, certe protégé par un peu de béton, mais sur la transmission de l'électricicité, sur plusieurs centrales simultanément.vu les puissance en jeu, effet en cascade et effondrement du réseau. la catastrophe ne serait peuit être pas  à proprement parlé nucléaire, mais bien réelle et pourrait s'étendre par effet domino à l'europe entière.

Aujourd'hui, des sites, ne donnent pas l'impression d'être sécurisés convenablement

Wilfried


Invité



le 02-05-2012 15:25:05

Un comparatif instructif ...
.
Sans doute très peu des intervenants de ce site savent-ils combien d'électricité est produite chaque année par les nouvelles réalisations mises en service dans le nucléaire, l'éolien et le solaire.

La réponse en surprendra plus d'un :
http://energeia.voila.net/energie/comparatif_nes.htm

En 2011 par exemple, ce qui a été installé en photovoltaïque dans le monde permettra de produire plus d'électricité, chaque année, que tous les réacteurs nucléaires terminés en 2011.

Pour l'éolien, c'est quatre fois plus pour les six dernières années.

Alors, qui est négligeable ? Les nouvelles énergies renouvelables ou le nucléaire ?

Et c'est sans compter le biogaz, la biomasse, le petit hydraulique, la géothermie (la vraie, pour produire de l'électricité) ...

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 02-05-2012 15:44:23


Réaction typique des nucléocrates quand on leur parle de la pollution des industries pétrolières : ILS S'EN FOUTENT ! Ils préfèrent venir pleurer parce que les gros méchants de greenpeace ils ont osé mettre un fumigène sur leur joli réacteur atomique...

Genre on leur parle de forage en Arctique et ils arrivent encore à nous bassiner avec leur nucléaire... incroyable comment ils sont malpolis...

Actro


Invité



le 02-05-2012 16:27:28

@tech
Quel serait l'intérêt pour le gouvernement ou la centrale d'annoncer ce que GreenPeace leur a dit au préalable ? Leur faire un peu de propagande... Je ne suis pas sur que ce soit le but de notre énergéticien Francais...



Concernant votre connaissance du réseau Francais et Europééen, on peut aujourd'hui avoir un blackout Francais avec votre théorie de pirates aériens sur les centrales, mais en aucun cas un blackout Européen, toutes les interconnections Françaises, (je dis bien Françaises, ce qui n'est pas forcement le cas d'autres pays), sont protégées pour éviter ce genre de probléme.

caverne


Membre
depuis le 29-04-2012
le 02-05-2012 17:57:40

Le sujet n'est pas le nucléaire, le sujet est le c
Si on pense que le CO2 dégagé est la cause d'un dérèglement climatique, il est urgent d'arrêter d'en relacher et donc d'arrêter de vouloir brûler tout le stock d'énergie fossile. Cela sert les intérêts de quelques-un mais pas la majorité. Il y aura bien-sûr toujours des climato-septiques et c'est tant mieux (Surtout si ils ne sont pas nombreux.)

Le pétrole sert essentiellement au transport. Si, on n'en a plus, il faudra trouver une solution pour la mobilité. Plusieurs sollutions se développent en parrallèle, comme les agro-carburants, la pile à combustible, les voitures GNV avec du biométhane, la voiture électrique et la solution est probablement un mix de tous.

Arrêtons de faire une expérience à l'échelle de la planête avec le climat, car il n'y aura pas de deuxième laboratoire si la première manip est un ratage.



Invité
le 03-05-2012 12:23:28

@Reivilo non, c'est pas teredral
Tu noie le poisson en m'envoyant faire un calcul particulièrement compliqué, pour lequel on peut se demander pourquoi tu défend les énergie renouvelables *en* *France* sans te donner la peine toi d'en calculer le résultat ?
En tout cas tu maitrise mal le sujet, car s'il est un argument particulièrement défavorable à la cause de développer les renouvelables en France, c'est bien celui là.
Sur la rapport RTE 2011, en croisant le tableau page 18 et les notes page 17, on réalise qu'alors que la meilleure énergie fossile en terme de CO2, le gaz est à 360 kgCO2/MWh (fioul 800, charbon 960), le mix français varie entre au meilleur moment 20 kgCO2/MWh (sur la phase de l'été où l'ensemble des groupes thermiques sont en arrêt pur et simple), et au pire en hiver, 90 kgCO2/MW.
Donc l'investissement sur les renouvelables économise en France presque 10 fois moins de CO2 que dans d'autres pays où le mix est beaucoup plus carboné (vu son coût, le gaz est très rarement majoritaire. Ton doc Vesta indique 548 kg en moyenne en Europe, sur la base de chiffre un peu ancienq et défavorables, le charbon s'étant réduit depuis presque partout).
Corollaire, pour économiser 1t de CO2 en développant les renouvelable en France, il faut dépenser 10 fois plus d'argent qu'ailleurs.
Et ce sans même rentrer dans des détails du genre, les journées très froide d'hiver où le mix est le moins favorable, sont des journées de calme plat sur le vent, et dont l'ensoleillement reste assez faible. Et toute la production de l'été, très favorable pour le PV,  est inutile pour réduire la production de CO2, puisque c'est entièrement géré en réduisant le nucléaire pour adapter. Même en hiver, les variations court terme des renouvelables sont gérées en réduisant soit l'hydraulique, soit le nucléaire en face car les deux réagissent plus vite, et supportent mieux mécaniquement les variations de cycle, que les groupes thermiques.
Pour préciser les choses, RTE calcule seulement la part variable de génération de CO2, càd que l'impact de la construction de la centrale et de son démantèlement n'est pas pris en compte dans les chiffres de CO2 plus haut.
Toutefois :
- les centrales françaises sont déjà construites, ajouter des éoliennes ne va pas les déconstruire, et ne contribuera en rien à réduire la dette carbone de leur construction/déconstruction. Par rapport au parc existant, les chiffres sont bel et bien pertinents tel quels.
- Et surtout la disponibilité des éoliennes n'est pas suffisante pour réduire la quantité de centrales à construire en back up. Donc,
  -- soit nous construisons des centrales thermiques en complément, et là la vrai contribution des éoliennes doit être compté comme le mix entre la part d'électricité faiblement carbonée produite par l'éolienne et la production très carbonée de la centrale thermique qui complète, ce qui conduit à *augmenter* la production de CO2 par rapport au mix énergétique actuel,
  -- soit c'est toujours des centrale nucléaire qu'on utilise en complément et dans ce cas les éoliennes ne contribuent toujours pas à réduire la dette carbone de leur construction/démantèlement. La contribution des éolienne reste à mettre en face de l'impact carbone du combustible uniquement, comme le calcule RTE
Aujourd'hui c'est un constat, à coté des éoliennes EDF commence à construire des centrales au gaz CCGT, donc à 350 kgCO2/MWh. Vu que le tx de charge des éolienne française est de 22%, 78% de l'énergie sera produite à ce taux, pour un mix à 275 kgCO2/MWh, 3 fois plus que le mix actuel à la période la plus défavorable.
Cf http://www.cnisf.org/upload/pdf/gaznatur.pdf : "CCGT. 390"
Cf http://http://gtpe.cre.fr/media/documents/Presentation_UNIDEN-achats_pertes-CRE-v2.pdf 200 KgCO2/MWhth donc 350KgCO2/MWhelec à 57% de rendement (l'optimal, en suivi de charge d'une éolienne, c'est beaucoup moins bon, et les polluant NO* etc. sont augmentés)
Sur ton doc Vestas et la mise en face de l'EPR, trois points liminaires, je n'ai malheureusement pas le temps pour comprendre complètement comment Vestas sort des chiffres aussi faibles, toutefois même avec une vue superficielle, j'ai déjà  les remarques suivantes :
** Point 1 :
- l'impact carbone d'une éolienne est due aux éléments qui entrent dans sa construction, que ce soit directement celui de l'éolienne, ou des système des connexion. Soit du béton, de l'acier, des systèmes électriques/électroniques.
- le coût de financement d'une éolienne, celui qui fait que le MWh produit par une éolienne coûte xxx euro, provient exactement des mêmes facteurs.
- Et surprise le coût de financement d'un EPR, celui qui fait que le MWh produit par l'EPR coûte xxx euro, provient exactement du même type de facteurs, toujours du béton, de l'acier, des systèmes électriques/électroniques. Dans un réacteur classique, le combustible coûte environ 5?/MWh (chiffres cour des comptes), L'EPR consomme un peu moins de combustible par MWh, la contribution du combustible aux coûts est donc infime. De plus les dépassements de coût de l'EPR sont entièrement de ce type (à la limite, quand le prix a été multiplié par 2 pour l'EPR, c'est en partie du aux délais, et la quantité de béton et la dette carbone n'a pas augmenté d'autant proportionnellement)
- conclusion : quand le coût de financement d'une éolienne on-shore et de l'EPR sont similaires, c'est le cas justement, l'impact en dette carbone pour l'un et pour l'autre de ces élément est lui aussi similaire
Pour info, la cour des comptes a validé que même si EDF a pu sous-estimer le coût de démantèlement, ramené sur la durée de vie de la centrale, il ne reste représente dans le cas le plus défavorable que 5-6?/MWh.
- deuxième conclusion : sans fouiller dans les détails, vu le coût de financement de l'éolienne, déclarer qu'on compense la dette carbone aussi rapidement que cela n'est pas cohérent.
** Point 2 :
Toujours sans rentrer dans tous les détails, le taux de charge utilisé dans ce doc pour l'éolienne on-shore est de 30% ce qui est plus généreux que la réalité du parc installé français, 22% environ. En fait les éoliennes en France ne sont pas majoritairement installée dans des zones de vents optimales, ceci dit c'est représentatif d'un problème qui touche de toute façon les parcs importants : une fois qu'on a saturé les meilleurs zones de vents qui atteignent 30%, on doit utiliser les moins bonnes, et ce rendement ne se maintient plus.
Mais surtout le taux de charge des éolienne off-shore utilisé pour le calcul est à 54% !! D'où la conclusion que la dette des éoliennes off-shore  serait remboursé presque aussi vite que pour les éoliennes on-shore. Quand on sait que le prix par MWh de l'appel d'offre récent, qui n'est pas public (un scandale d'ailleurs), est estimé à plus de 200?/MWh, soit plus que 2 fois le tarif des éoliennes on-shore, on arrive à la conclusion que le sérieux de cette étude n'est qu'apparent.
** Point 3 :
Comme toujours, les évaluations de coût des éoliennes ne prennent jamais en compte le renforcement du réseau électrique qu'elles imposent. Pourtant ça douille. A coté des manque de production, on a des pics de production, qui génère des surcapacité qu'il faut transporter très loin pour les absorber, et rajouter des lignes. Les pertes en lignes sont du coup augmenté par rapport au nucléaire, dans les deux sens, faibles production il faut ramener du courant de très loin avec de grosses pertes, forte production, il faut envoyer le courant très loin avec toujours de fortes pertes. Et les variations brutales d'intensité de courant obligent à mettre à niveau les système électrique pour absorber cela, et là aussi ce sont des équipements extrêmement couteux.
Au fait elles sont sans néodyme leurs éoliennes apparemment ? C'est au moins un point favorable.

Tech


Invité



le 03-05-2012 13:37:45

[ pour actro ]
pirouette de votre part,

il y a toujours intérêt à donner ces informations, dés qu'elles sont connues, cela enlève l'effet de surprise, et démontre le contrôle de la situation.

concernant l'effet domino stoppé aux frontières, expliquez-moi comment la France ne pourrait faire appel à ses voisins en cas de déficit majeur de production (et pour assurer la sécurité, hopitaux, contrôle aérien,...? et ce qui vous permet d'assurer que cette demande ne perturberait pas leur réseau?

c.f. le blackout allemand récent et les délestages qui ont suivis.

Actro


Invité



le 03-05-2012 15:27:15

@tech
Si vous parlez du Blackout de 2008, la France a coupé ses interconnections avec l'Allemagne pour éviter 2 choses :

- Détérioration de tous le matériel électroménager due à la fréquence

- Blackout total



Ensuite, si je suis votre théorie terroriste, pensez vous que nos voisins l'Allemagne/Italie/Espagne/Belgique peuvent alimenter l'équivalent de 50GW installé ? Je ne pense pas

Pensez vous, aussi, que nos voisins aimerez voir le réseau Européen chuté de plus de 1Hz d'une seconde à l'autre ? Je ne pense pas non plus.

Ah oui au faite, les sécurités sont des automatismes.







Pour en revenir sur GreenPeace, donnez moi un seul intérêt à médiatiser un groupe de specimen sans cervelle pour le gouvernement Francais ?

Prouvez que leur systéme de sécurité fonctionne ? Ah ce que je sache il n'y a eu aucun incident sur la centrale ?

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 03-05-2012 15:54:42

Rappel : en Europe on développe les énergies renouvelables pour améliorer l'indépendance énergétique, tant que la France n'aura pas de mines d'uranium sur son territoire il faudra qu'on développe les renouvelables. La France ayant un des plus hauts potentiels EnR de l'UE, ce sera beaucoup plus couteux de lutter contre la dépendance énergétique de l'UE en développant les EnR ailleurs qu'en France.

L'argument de la diminution de CO2 ce n'est pas à appliquer à l'Europe, c'est à appliquer aux marchés à l'exportation que l'Europe cherche à conquérir : les EnR sont les seules sources d'énergies qui arrivent à concurrencer les énergies fossiles à l'international sur un point de vue purement économique, c'est donc l'un des seuls moyens à notre disposition pour limiter les émissions de gaz à effet de serre dans le reste du monde (vu qu'on ne va pas envahir la Chine ou les Etats Unis pour leur faire baisser leurs émission de gaz à effet de serre, par contre piquer le marché aux saoudiens c'est plus facile).

Rololo


Invité



le 04-05-2012 17:32:32

.
qu'en est-il des dix (bonnes) raisons de forer en Arctique

 
  
 
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