Murphy's law Tout le monde s'y met et à raison. D'abord parce qu'on pense économiquement et techniquement le procédé réalisable (on a déjà un retour d'expérience et on a de quoi stocker des siècles d'émissions sur chaque continent quand un demi-siècle devrait suffire).
Ensuite parce que notre parc énergétique émet en 2009 50% des émissions de CO2 et qu'elles sont le double de ce que la nature peut "recycler". Or la forte hausse des besoins énergétiques mondiaux ne sera pas assurée à 100% par les sources peu émettrices (surtout chez les émergents) au moins pour des raisons économiques et il nous faudrait diviser par deux nos émissions d'ici 2050.
Dit autrement si la totalité des centrales électriques en 2050 étaient peu émissives (nucléaire/renouvelables) , vu le niveau de consommation
prévisible alors il faudrait rajouter une forte électrification du parc mondial automobile pour parvenir peut-être à la moitié des émissions actuelles. La coprésence des deux est improbable. On pourrait le faire.
Ou nous laissons partir les émissions de CO2 (no matter what happens) ou nous en séquestrons.
Les alternatives sont irréalistes. Elles nécessiteraient des investissements collosaux et une stratégie multi-couches dont nous sommes incapables. Nous sommes tous fauchés, dois-je le rappeler...
Est-ce bien sérieux ?... Comment peut-on imaginer stocker le CO2 dans un sous-sol exposé à des phénomènes sismiques extrêmes ?
Une nouvelle démonstration que la CSC est une imposture et un alibi.
[ pour escaravage ] Il y a du gaz stocké depuis des millions d'années dans le sous-sol italien et la sismicité "extrême" ne date pas d'hier. Par ailleurs les italiens stockent déjà massivement du gaz en sous-sol.
Sinon le sous-sol italien a conservé pas mal de carbonates sur des durées très importantes. L'article ne dit pas sous quelle forme et où et si les italiens envisagent de stocker du carbone dans leur sous-sol. Ils étudient la technique, mais ils pourraient évacuer leur CO2 via gazoduc vers un site en pays limitrophe, ou vers un site sous-marin ou le stocker sous forme solide...
"Imposture" et "alibi" sont des termes excessifs qui imposent un argumentaire soutenu pour les étayer. Où est-il ?
« Le charbon propre est une illusion. N?investissez pas là-dedans. » (AL GORE). ( 29 09 2008).
Je ne manque pas d'autres arguments. Il sont à votre disposition. Il est remarquabble de constater que tous les documents favorables à la CSC émanent des lobbyes des combustibles fossiles. Lisez le N° de mars de Science et Vie et celui d'Energie Plus du 15 octobre 2008.
Persiste et signe... Le copié-collé a donné un résultat étrange... Qà cela ne tienne !
A l'intention de Mr Marcob 12:
-Extrait du rapport de l'Académies des Sciences ENERGIE 2007-2050: Les choix et les pièges:
"On voit clairement que, vu le nombre d'incertitudes qu'il faudra maîtriser, les valeurs numériques qui circulent sur les volumes offerts au stockage géologique du gaz carbonique n'ont guère de fondement dans l'état actuel des connaissances. De toutes manières, le stockage du CO2 ne peut être raisonnablement envisagé qu'à l'échéance de 2030 et la division par 4 des émissions de CO2 à l'horizon 2050 parait très incertaine. en particulier, cet espoir ne doit pas être utilisé comme un alibi permettant de relancer dès maintenant la construction de nouvelles centrales thertmiques de type ancien, en remettant à plus tard le difficile problème de l'élimination du CO2."
Je signale que la Grèce a renoncé à tout projet de CSC en raison du risque sismique. Les catastrophes des lacs Nyos et Kiwu sont aussi à prendre en compte.
Il est remarquable que tous les documents favorables à la CSC émanent des tenants des lobbyes des combustibles fossiles pour lesquels le conflit d'intérêts est une évidence. Je dispose de dossiers abondants sur la question, ils sont à votre diposition.
En attendant je vous conseille de lire les numéros de Science et Vie, celui de mars où il est écrit à propos de la CSC "trop risqué, trop peu, trop tard, trop cher" et celui de mars traitant des séismes provoqués par les forages et sondages.
Stockage sur des millions d'années de mon côté ça me fait penser au pub (lications) sur le stockage des déchets nucléaires sur du très long terme...A renvoyer dos à dos!
Si vos centaines d'arguments ... sont à la sauce d'Al Gore, alors personne ne vous prendra au sérieux.
Les arguments défendus par les collègues à propos des gisements de gaz naturel (au passage doué de propriétés de diffusion 67% plus importantes) sont une réalité géologique formidable, il faudrait être le dernier des imbéciles (ou plutôt malhonnête intellectuellement) pour le contester.
D'où la futilité du quidam qui veut mettre dos à dos "séquestration du Carbone" et "résidus nucléaires", formule qui sent sa mauvaise foi à cent lieues...
@ dr escaravage Notre académie des sciences est tout sauf une référence et le rapport a 2 ans.
Pour une technique en pleine évaluation/recherche, c'est énorme.
Personne ne conseille a priori d'injecter des quantités massives de CO2 en région fortement sismique mais remarquez qu' europe et USA investissent de façon importante dans ce secteur et que des progrès notable ont été faits, notamment sur l'étape de capture (70% du coût).
Des opinions différentes existent.
Il est facile d'accuser toute personne favorable à cette approche d'être liée aux lobbies fossiles.
Ayez la gentillesse de mettre en ligne les documents électroniques dont vous disposez (le serveur de Free fera l'affaire). L'anglais n'est pas gênant. Merci.
"Le site de Weyburn combine à la fois stockage du CO2 et récupération assistée de pétrole. À terme l?entreprise devrait stocker 20 millions de tonnes de CO2 tout en produisant 130 millions de barils supplémentaires... " La combustion d'un baril de pétrole produit 320 kg de CO2 => 40 millions de tonnes de CO2 dégagé en plus gràce à l'injection de CO2, la séquestration a ici un bilan négatif !
Joseph Romm a compilé pas mal d'information sur la séquestration du carbone qui montre qu'on peut douter que ça puisse être une quelconque réponse au changement climatique ici : http://climateprogress.org/2008/09/29/i … -solution/
à mr marcob 12 D'accord pour envoyer ce dont je dispose, mais lorsque j'avais envoyé l'extrait de l'Académie des Sciences en copié-collé ce n'était pas passé... Je voudrais savoir en quoi l'académie des sciences est ainsi disqualifiée et ce qui justifie la piètre opinion que Monsieur de Passage a d'al Gore.
Co2 et sismicité Extrait du rapport sur l'évaluation de cla stratégie nationale de recherche en matière d'énergie du 3 mars 2009 par Mrs Chistian Batille et Claude Birraux députés:
Dans le compte rendu de la mission d'enquête au Japon onlit:
"Ce qui était frappant, dans les échanges sur le sujet, avec nos interlocuteurs japonais, c'est qu'ils étaient plus diserts sur la captage que sur le stockage. Tout semblait se passer pour eux comme si le stockage n'était pas une question à l'ordre du jour. En fait, ils finissaient par reconnaître qu'un stockage géologique était difficile au japon, compte tenu de la géographie et de la SISMOGRAPHIE du pays...".
@ chelya Bien sûr pour "Weyburn", mais ils auraient pu injecter de l'air comprimé et on aurait + 40 Mt de CO2 dégagées en plus au lieu de 20 Mt... Personne ne peut empêcher l'extraction de ces barils, non ? Je connais le site dont vous parlez, même si je n'avais pas lu la page proposée. Remarquez que "sa solution" est une bien jolie utopie qui combine une multitude d'approches donc un investissement maximal en incluant la CCS. Personne ne dit que la CCS sera seule employée car les renouvelables se développent et la voiture électrique semble avoir un avenir brillant, mais ce pourrait être une composante (j'ai dis "pourrait"). Par ailleurs toutes ces discussions impliquent l'acceptation de la théorie du réchauffement majoré par nos activités (une théorie). La CCS pourra avoir un avenir ici et pas là, comme les centrales solaires, plus probables dans les déserts des Etats-unis que dans le nord de la France. Par ailleurs, on évoque toujours l'enfouissement de CO2 gazeux et peu la minéralisation du CO2 ou le stockage de carbone (style charbon de bois) qui peuvent se faire via une filière biomasse. Aussi longtemps que le CO2 émis en quantités gigantesques n'est pas considéré comme un "polluant" et taxé, on peut faire toutes les recherches imaginables, le passage à grande échelle ne se fera pas... Mais on y va. Il y a bien plus d'une façon de diminuer ses émissions de CO2 : chaque pays choisira son mix.
@ Escaravage Stockera-t'on du CO2 dans des sous-sols exposés au risque sismique ? Je l'ignore, les études diront si cela pose un réel problème. Le slogan "clean coal" est un oxymore (Gore dit dans une interview que c'est aussi probable que des cigarettes "bonnes pour la santé). Il faut voir l'extraction du charbon, les particules, les cendres, pas seulement le CO2. Oui, c'est une énergie du passé. La CCS ne rendra pas l'industrie charbonnière propre, elle vise à limiter les émissions de CO2 sur les grosses unités émettrices. Les renouvelables ne peuvent sans doute pas satisfaire en totalité et facilement nos besoins parce que nous avons choisis de ne pas les développer dans les années 70 (comme l'efficacité énergétique) alors que nous avions le canon (des prix du brut) sur la tempe. Là nous avons une théorie très controversée et aucun échappatoire qui peut à lui seul nous aider à atteindre un éventuel objectif de plafond d'émissions compatible avec ce que dit le GIEC. Je suis pour le reboisement, l'efficacité énergétique, les renouvelables et bien plus. Mais j'ai été végétarien dans un monde de mangeurs de viande, piéton dans un monde d'automobilistes et "toilettes sèches" dans un monde de "chasses d'eau". Le monde est ce qu'il est avec une inertie collossale. Voyez le temps qu'il a fallu pour développer les renouvelables ou l'agrobiologie. En attendant ça sent le brûlé...
Merci pour l'oxymore ! En effet l'extraction du charbon, ses microparticules, ses cendres riches en radioéléments sont pour nos villages nivernais de Lucenay-les-Aix et de Cossaye une menace immédiate, "Clean coal" est un des arguments qu'utilisent les candidats pollueurs pour ouvrir une mine sous nos pieds. Je demeure persuadé que devant l'évidence et l'imminence de la catastrophe climatique, après l'échec de la propagande négationniste, la promotion retentissante de la CCS constitue un moyen de drainer des crédits de recherche tout en continuant l'exploitation du charbon. Business as usual. Je vous signale l'article http://www.google.fr/search?source=ig&a … q=f&oq= qui peut faire espérer la mort programmée des centrales thermiques. Rv sur notre site WWW ADSN 58 et sur le blog qui lui est associé.
Bien sûr pour "Weyburn", mais ils auraient pu injecter de l'air comprimé et on aurait + 40 Mt de CO2 dégagées en plus au lieu de 20 Mt... Personne ne peut empêcher l'extraction de ces barils, non ? Sans la séquestration les barils resteront sous terre parce qu'ils seront trop couteux à extraire. La grosse différence entre l'air comprimé et la séquestration du CO2 c'est que dans le cas de l'air comprimé il s'agit d'une dépense puisque les infrastructures et l'injection d'air doivent être payée par le pétrolier alors que dans le cas de la séquestration du CO2 il s'agit d'une recette puisque le pétrolier touchera de l'argent pour injecter du CO2 ce qui diminuera ses couts d'extraction. Une partie des infrastructures seront également payés par d'autres acteurs (centrales électriques et états).
C'est un pilote soutenu par beaucoup de monde avec assistance financière. L'exploitant du gisement n'avait aucune raison de refuser d'enfouir du CO2 moyennant subsides plutôt que payer de sa personne pour récupérer le pétrole restant dans le gisement. Rien ne dit que le pétrole revenant à plus de 100$/baril ce brut serait resté sous terre. J'en doute. Je peux me tromper. On y reviendra sûrement...