• Informer - découvrir - comprendre
  • Espace Abonné
login
pass
Découvrez la lettre quotidienne d'information !
Inscription    Exemple ?  
Carburants : la Californie impose un bilan carbone
  
Carburants : la Californie impose un bilan carboneLa Californie a adopté le 23 avril dernier un "Low Carbon Fuel Standard", nouveau règlement visant à réduire les émissions de GES (Gaz à Effet de Serre, ou green-house gaz) provenant des carburants de 10% d'ici 2020.

Avec ces mesures, l'état californien espère diminuer l'impact environnemental de la filière pétrolière, diversifier les types de carburants utilisés dans les transports et amplifier le marché des véhicules alternatifs. Si des réglementations existent déjà concernant le contrôle des GES émis par les véhicules, c'est la première fois qu'un gouvernement adopte une règle visant à comparer l'efficacité énergétique des différentes filières de production des carburants, sur l'ensemble du cycle de vie.

Le "California Air Resources Board" a approuvé la réglementation (par 9 voix contre 1) lors d'une réunion à Sacramento. "Les normes en matière d'émissions de carbone, une première mondiale, ne réduiront pas seulement la pollution responsable du réchauffement de la planète, elles récompenseront également l'innovation, étendront le choix du consommateur et encourageront l'investissement privé dont nous avons besoin pour transformer notre infrastructure énergétique.", a souligné le gouverneur de l'Etat, Arnold Schwarzenegger. Ces propos ont par ailleurs été appuyés par Mary D. Nichols, Président de l'Air Resources Board (comité à l'origine du règlement), rappelant l'importance de diminuer la dépendance énergétique du pays à l'égard des pays exportateurs de pétrole et d'aider la Californie à accéder à une plus grande sécurité énergétique.

Le texte prévoit la mise en place d'un "bilan carbone" détaillé pour chaque type de carburant, comprenant non seulement les gaz échappés des véhicules mais aussi l'intégralité du cycle de vie du combustible, de sa production à sa consommation. Les nouveaux standards s'appliquent à tous les acteurs pétroliers : fournisseurs, raffineurs, importateurs et mélangeurs ainsi qu'à la filière des biocarburants, celle-ci devant comptabiliser les émissions de carbone de la semence des cultures jusqu'à la consommation de biocarburants. Cette réglementation vise ainsi à promouvoir l'utilisation de procédés à faible "intensité carbone" (indicateur de la somme des émissions des GES émis lors de la production, du transport et de la consommation d'un carburant).

L'industrie productrice d'éthanol est préoccupée par ces nouvelles normes, qui prendraient effet dès 2011, et qui risqueraient de paralyser la demande en biocarburants. En effet, pour les agro-carburants, l'intensité carbone devra tenir compte de l'impact de la déforestation des terres ou du remplacement des cultures de maïs autrefois destinées à l'agriculture et qui sont aujourd'hui consacrées à la production de carburants. Ce texte pourrait alors nuire à l'industrie des agro carburants, le bilan carbone de l'ensemble du cycle de vie de l'éthanol à base de maïs ayant souvent été controversé. Selon le rapport de l'IPCC, l'éthanol provenant des cultures de maïs de l'Amérique du nord (fortement mécanisées) pourrait libérer jusqu'à 10% de plus de GES que l'essence lorsque le charbon est utilisé pour la distillation et 10% de moins lorsque l'industrie a recours aux gaz naturel. Si l'on tient compte des dernières avancées technologiques dans ce domaine, les biocarburants à base de maïs pourraient cependant diminuer de moitié les émissions de GES. Andy Lipow, président de Lipow Oil Associates LLC, à Houston, craint qu'une telle réglementation ne soit adoptée par d'autres états et ne desserve l'industrie des agro-carburants faisant actuellement l'objet d'importantes subventions provenant de l'état fédéral.

Le secteur des transports compte à lui seul pour un tiers des émissions de GES aux Etats-Unis, dont 40% pour l'état de Californie, qui représente le premier marché automobile du pays. L'adoption de cette réglementation constitue donc une première étape vers la création d'un marché d' énergies alternatives, compétitif avec les produits pétroliers. En effet, la Californie espère atteindre un taux de consommation d'énergies moins polluantes (électricité, gaz naturel, hydrogène et biocarburants) de 20% d'ici dix ans. Cette réforme californienne s'inscrit ainsi dans la continuité de la politique du président Barack Obama qui plaide pour l'adoption d'un plan contraignant de réduction des émissions des GES, avec un objectif de moins 80% d'ici 2050.

 

BE Etats-Unis numéro 164 (4/05/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/58868.htm


 Lu 673 fois 
 Publié le 05/05/2009 à 09:37 
© Enerzine.com
 
Envoyer à un ami Envoyer Flux RSS Enerzine
Imprimer Imprimer
  
 
L'énergie solaire s'invite partout
L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
 
Doubler le rendement des parcs éoliens peut se faire simplement...
Gérer l’offre d’énergie aléatoire des éoliennes est un défi constant pour les réseaux de distribution électrique. Devoir compenser une ...
 
Jptrude


Invité



le 24-04-2008 15:24:47
  Bas de page     Répondre  

Comme le dymaxion car de bucky
L'Idée d'une voiture a 3 roues n'est pas nouvelle comme le Dymaxion Car de Buckminster Fuller, 'Bucky', déja il y a plus de 60 ans. Avec direction par l'arrière, il partait du principe que dans la nature et pour une simple question de physique, une masse qui avance se dirige avec beaucoup moins effort par arrière. Voir des poissons, des avions, même des bateaux. Une petite déviation à l'arriere permet de bougé l'énorme masse. Effet 'trimtab'. Bien sur une contrôle pour limiter la 'déviation' possible d'une roue arrière directrice est neccesaire pour eviter des 'dérapages incontrolées' mais le Dymaxion car de bucky s'en sortait bien déja à l'époque.

Ggelinea


Invité



le 05-05-2009 12:24:18
  Bas de page     Répondre  

Confusion courante
La phrase "En effet, la Californie espère atteindre un taux de consommation
d'énergies moins polluantes (électricité, gaz naturel, hydrogène et
biocarburants)" n'a pas tellement de sens et porte à confusion.

l'électricité et l'hydrogène ne sont pas des SOURCES d'énergie, mais des VECTEURS. Une voiture électrique ou à hydrogène ne va pas polluer nécessairement moins qu'une voiture classique, tout dépend de la manière dont est "fabriqué" le vecteur : l'électricité est majoritairement faite avec du charbon dans le monde, et en particulier aux USA. La production d'hydrogène necessite quant à elle une grande quantité d'énergie, utilisée sous forme d'électricité par exemple...

 
  Pseudo  
  Email (facultatif)   
  Titre   
 

En mode invité : il faudra attendre 5 minutes avant que votre commentaire soit publié.
Conseil : pour laisser une ligne blanche entre 2 paragraphes, appuyez 2 fois sur Entrée

  Code de validation :   71615
  Recopier le code ci-dessus   

Pas encore membre ?
1 minute suffit pour le devenir
et poster votre 1er commentaire ...

login pass
J'ai perdu mes identifiants 

Etre un membre connecté vous permet :
  • de réserver son 'pseudo',
  • d'être reconnu auprès des autres membres,
  • de voir les signatures et les profils,
  • de vous envoyer des messages privés,
  • d'accéder sans limitation au forum,
  • et bien d'autres fonctions encore ...
 
Offres d'emploi
 Europartner Search
  Responsable de Projets (H/F)

 ADDILL Pupier & Partners
  Chef de Projet ENR (h/f)

 ADDILL Pupier & Partners
  Chargé d'Affaires clés en main (h/f)

 ARAMIS
  INGENNIEUR PLANNING / SCHEDULE CONTROLLER (h/f)

 Help Emploi Cadre
  Responsable commercial Nucléaire H/F (anglais)

A lire aussi

La face cachée du pétrole La face cachée du pétrole
Eric Laurent
Prix catalogue EUR 7,20

Le solaire et l Le solaire et l'économie mondiale
Hermann Scheer , Martina Wachendorff
Prix catalogue EUR 24,24

Notre sélection
Publicité