EDF autorisé à s’implanter dans le nucléaire aux USA

Le Conseil d’administration de l’électricien américain Constellation Energy a accepté les conditions énoncées par la Commission des Services Publics du Maryland relatives à la création d’une société commune avec le français EDF (Electricité de France).

L’ensemble des conditions suspensives qui avaient pour objet la préservation de l’indépendance et l’assurance de la solidité financière de la filiale régulée de Constellation Energy est désormais levé.

Cette dernière étape, marque l’aboutissement d’un partenariat initié il y a plus de deux ans, et va permettre à EDF de concrétiser son projet d’investissement dans les centrales nucléaires existantes de Constellation Energy. En effet, EDF prévoit de construire quatre réacteurs nucléaires de troisième génération (EPR) aux Etats-Unis.

"EDF se félicite de la décision" et va engager le processus permettant la clôture financière de la transaction pour laquelle il a déjà reçu l’autorisation de son Conseil d’administration.

"EDF, premier exploitant nucléaire mondial, va ainsi renforcer sa présence aux Etats-Unis pour opérer et développer des réacteurs nucléaires sur le premier marché mondial où le groupe est déjà très actif dans les énergies renouvelables (enXco, filiale d’EDF Energies Nouvelles), le trading (EDF Trading North America) et la relance du nucléaire (via Unistar Nuclear Energy)" s’est réjouit Pierre Gadonneix, le PDG d’EDF.

Le groupe français a déboursé 4,5 milliards de dollars pour acquérir 49,99 % des activités nucléaires de l’américain.

 

Dernière minute …

La sécurité de l’EPR remise en cause

Les Autorités de sûreté britannique (HSE), finlandaise (STUK) et française (ASN) publient une déclaration commune sur la conception du système de contrôle-commande du réacteur EPR.

L’appellation « contrôle-commande » regroupe les éléments suivants :

  • les capteurs (température, pression …) ;
  • les dispositifs qui élaborent, sur la base d’un certain nombre de données d’entrée, des ordres automatiques pour le maintien des paramètres dans les limites autorisées, ou pour le déclenchement d’actions de protection telles que l’arrêt d’urgence du réacteur ;
  • les dispositifs d’interface avec les opérateurs en salle de commande (pupitres de commande, alarmes…).

Ils assurent des fonctions importantes pour la sûreté du réacteur et de ce fait sont soumis à des exigences très fortes.

En cohérence avec cette déclaration, l’ASN a adressé à EDF, après analyse de l’IRSN et consultation du groupe permanent d’experts pour les réacteurs nucléaires, une lettre dans laquelle elle lui demande notamment d’apporter des modifications à la conception de ce système ainsi que des justifications de sûreté complémentaires.

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