Une transition vers une société à faible intensité de carbone

Connie Hedegaard, femme politique danoise et Commissaire européenne à l’Action pour le climat au sein du collège 2010-2014, donne son opinion sur la dernière feuille de route de l’UE concernant une économie à faible intensité de carbone à l’horizon 2050.

En publiant cette feuille de route en mars 2011, la Commission européenne présente, pour la première fois, sa vision globale, à l’échelle de l’économie tout entière, des moyens par lesquels l’Europe peut se transformer en une société propre, compétitive et respectueuse du climat.

Reposant sur de solides modèles de prévision économique, la feuille de route montre comment l’Europe peut réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 80 % d’ici à 2050. Une réduction de cette ampleur est possible, si l’Europe continue de développer des technologies propres et peu énergivores, telles que les voitures électriques, l’habitat passif, les énergies renouvelables et les réseaux intelligents, et qu’elle investit dans leur mise en œuvre.

La transition vers une société à faible intensité de carbone va véritablement redynamiser l’économie de l’Union européenne. La demande de voitures électriques, d’équipements industriels et électriques à rendement énergétique élevé et de matériaux de construction performants augmentera considérablement, créant ainsi de la croissance et des emplois pour les industries européennes et les prestataires européens de services en faveur de l’environnement.

En redoublant nos efforts pour lutter contre le changement climatique, nous pourrions créer 1,5 million d’emplois d’ici à 2020. Il faudra pour cela, d’une part, investir massivement dans la recherche et le développement, ainsi que dans des infrastructures, et d’autre part, adopter de nouvelles normes. Ces investissements seront toutefois largement compensés par la diminution de la facture énergétique et par l’amélioration des transports publics et de la qualité de l’air.

En investissant dans des technologies propres et moins énergivores, l’Europe pourra, d’ici à 2050, réduire de 40 % sa consommation d’énergie et économiser chaque année 400 milliards d’euros sur les importations pétrolières et gazières.

Le recours accru aux énergies renouvelables nous permettra d’être moins tributaires des importations d’énergie en provenances de pays tiers et renforcera la sécurité de nos approvisionnements. Nos économies seront ainsi moins vulnérables face aux hausses des prix du pétrole.

La feuille de route proposée signale aussi qu’il ne faut pas tarder à agir, sous peine de voir augmenter le coût des mesures nécessaires à la transition. La trajectoire de réduction la moins coûteuse, ou qui présente le meilleur rapport coût-efficacité, impose une réduction de 40 % des émissions de CO2 d’ici à 2030 et de 25 % d’ici à 2020. L’objectif de réduction rehaussé pour 2020 pourrait toutefois être atteint par la mise en œuvre des mesures définies dans le plan relatif à l’efficacité énergétique adopté parallèlement à la Feuille de route pour 2050.

À eux deux, la feuille de route et le plan relatif à l’efficacité énergétique fournissent un cadre pour une Europe plus propre et plus respectueuse de l’environnement, et proposent des mesures concrètes qui nous mettront d’emblée sur la bonne voie. En réduisant ses émissions internes de 80 %, l’Europe assume sa part des efforts à consentir pour limiter le réchauffement de la planète à 2 °C – une préoccupation et une responsabilité que nous partageons avec le monde entier.

[Image : REIMAR JUUL]

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5 Commentaires sur "Une transition vers une société à faible intensité de carbone"

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Teredral
Invité

En n’envisageant de créer seulement 1,5 millions d’emplois d’ici 2020 pour l’ensemble de l’Europe alors qu’Eva Joly en annonce 1 million rien que pour la France, la Commissaire Hedegaard est-elle une amatrice ou Mme Joly une affabulatrice ?

Dan1
Invité

Effectivement Connie dit : “En redoublant nos efforts pour lutter contre le changement climatique, nous pourrions créer 1,5 million d’emplois d’ici à 2020.” Ce qu’elle ne sait visiblement pas c’est qu’il y en aura 2/3 pour la France si la gauche arrive au pouvoir en 2012 et met en oeuvre le pacte avec EELV. Eh oui, trop fort les Français sur ce coup là, ils représentent 13% des habitants de l’UE 27 et bénéficieront de 66% des emplois verts… c’est injuste, ou peut être que c’est juste IN-juste…. cherchez l’erreur !

chelya
Invité

Les climate jobs dont parle Hedegaard ne sont qu’une petite partie des green jobs…

Dan1
Invité

Bon ben je suis rassuré, il y a aura bien plus d’emplois verts que d’emplois climatiques. Connie sortira sûrement une analyse plus large sur l’économie verte pour faire la comparaison avec Eva.

trimtab
Invité
And in English just for the fun: The Future (and present) ‘Green Economy’? How many jobs ? Think Global and Big with ‘RE’: Renewables (energy) Reduce (improve energy and material resources use) Reuse (everything !) Repair (everthing !) Recycle (everything) Replant (trees – everywhere – the African or Chinese Green Belt Projects could employ thousands for years) Redesign (improve all kinds of products and manufacturing procedures) Redistibute (energy and resources more equally – vast program !) Rethink (just about everything ! – start thinking ‘outside the box’ ) And lots more………its not the jobs that are lacking……..its the will to… Lire plus »
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