70 % des Français favorables à la fusion Suez-GDF

Dans un sondage réalisé par TNS Sofres pour le compte du ministère des Finances, les trois quarts des Français ont entendu parler du projet de fusion Suez-GDF et 70 % d’entre eux y voient une bonne réponse « aux défis énergétiques de demain ». Un quart la désapprouve. Les écarts sont d’autant plus visibles selon les appartenances politiques : 85 % des sympathisants de droite y sont favorables, contre 64 % de ceux de gauche.

Pour 58 % des sondés, la fusion renforcera la position de la France dans le paysage énergétique européen et pour 49 % d’entre eux, cela permettra de sécuriser l’approvisionnement du pays. Concernant les conséquences tarifaires de ce projet, seulement un tiers des Français s’attend à voir des effets positifs sur les prix.

         

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Le "gazier"

Mesdames,Messieurs, Je travail dans le monde du gaz depuis 46 ans, en tant qu’ingénieur et Directeur Commercial de fournisseurs de GDF. Cette fusion est, comme d’habitude, incomplétement exposée…Ce que vous confirmez “les trois quarts des français ont entendu parler du projet de fusion Suez-GDF”…c’est franchement très vague… Dans cette affaire, il s’agit de rappeler que nous sommes dans la fourniture des énérgies essentielles à la vie des français et qu’il est primordial, pour tout un chacun, de bien “peser” les conséquences d’une telle fusion. A ce jour, la participation cotée de l’état français dans GDF est de 80,19%. L’état est maître de la politique de l’entreprise “GDF” et veille aux prix de l’énergie (tarifs régulés) et à la répartition des investissements par l’application des lois SRU (PVNR) et UH (PVR)concernant la Participation (des particuliers ou futurs consommateurs)pour Voiries et Réseaux (PVR) destinée principalement aux communes de taille moyenne d’environ 2000 habitants. En 2001 et 2002, soit les 2 premières années complètes, 4988 communes avaient adopté le dispositif PVNR sur l’ensemble du territoire français. Elles abritaient 9 975 100 habitants, assujéttissant 832 hectares. L’année suivante, 1800 communes se sont ajoutées en PVR corrigeant la PVNR. De plus,l’application progressive des directives européennes applicables aux services essentiels conduit vers une couverture des dépenses d’investissements par les recettes provenant de la consommation du service…seuls les branchements individuels seront facturés par les opérateurs aux consommateurs. En résumé : ATTENTION AUX NIVEAUX DES FUTURS COUTS DES ENERGIES ESSENTIELLES… Au prix d’achat du gaz, les opérateurs devront ajouter : l’amortissement des investissements, les frais de gestion, les frais de maintenance des réseaux et d’intervention d’urgence (pour les composants principaux),et, bien entendu, la marge bénéficiaire qui sera très difficilement contrôlable…et, dans tout cela : que devient le service public? car là est bien l’essentiel à conserver. Assurément, les prochaines élections de 2007 devront poser clairement la question du rôle économique de l’état…doit il être en faveur des actionnaires ou des consommateurs ? idem pour EDF dont la participation cotée de l’état est de 87,33%. Merci de votre aimable attention et à votre service.

Claude

et destiné à disparaitre parce que non renouvelable . Un véritable service public mettrait l’accent non pas sur le gaz mais sur les énergies renouvelables . Un directeur commercial travaillant dans la filière gaz confond le service public avec sa carrière , c’est à dire confond le service public avec son intéret personnel .

Le "gazier"

A ce jour, Il faut faire face aux besoins à courts et moyens termes tout en se préoccupant, bien entendu, du long terme en se tournant vers les énergies renouvelables, c’est évident. Malheureusement, leurs développements nécessitent du temps… et il faut faire face aux besoins présents et croissants en énergies essentielles. En 2004, l’Union Européenne a consommé 485 milliards de m3 de gaz naturel, la part de la France étant de 9,9 % pour une production mondiale estimée à 2777 milliards de m3…En matière de pluralité des énergies utilisées, le Gaz naturel représente,pour la France en 2004, 14,6% dans la consommation d’énergie primaire… Dans ces conditions le gaz est bien une énergie du présent. Les réserves prouvées exploitées ou non permettent de tenir à ce rythme pendant environs 80 ans ce qui doit laisser assez de temps pour mettre au point et investir en énergie renouvelables. La production d’énergie est une chose, sa distribution en DELEGATION DE SERVICE PUBLIC en est une autre…c’est l’ensemble des services dont nos concitoyens sont habitués. L’important est de bien considérer l’harmonisation des revenus (régulés)avec des dépenses (non régulées)…Ce projet, dans l’intérêt de tous (particuliers, industriels, utilisateurs du tertiaire,etc…)est une des réflections majeures de nos prochaines élections.

pierre henri

bonjour, je suis chef d’entreprise depuis bon nombres d’années et j’ai eu le “bonheur” d’assister à l’ouverture du marché du secteur de l’énergie pour les professionnels… ma facture n’a cessé de croître !! Je suis donc aussi, pleinement, contre cette privatisation qui ne pourra entraîner qu’une augmentation massive des prix de l’électricité et du gaz (… je ne suis pas propiétaire d’une entreprise afin de donner mes produits 🙂 ) En ce qui concerne, le groupe “Suez” , qui malgré ses problèmes judiciaires actuels dû au rachat de “electrabel” ainsi que la polémique concernant l’approvisionnement d’eau en Amérique du sud , arrive tout de même à se montrer tel un “ange de négociation commerciale” Imaginons une entreprise ayant un tel “passé” négociant les prix du gaz avec ces mêmes pays (pays producteurs de gaz), de plus dans un monde énergétique en perpétuelle mutation, de l’alliance algérie-russie(environ 50% de nos exportations) à la demande de création d’un opep du gaz par le président vénézuelien (qui apparement semble avoir été écouté), et bien sûr , de la pression “gazprom” russe sur la communauté européene il ne serait pas très judicieux, voir même idiot de permettre une fusion de ces deux groupes dans les conditions actuelles et pour terminer , je reprendrais la question de mr le député lellouch (député UMP) lors de la commission d’audition parlementaire. “qui me dit que demain vous ne seriez pas manger par gazprom ???” en cas d opa , deux solutions seraient possibles: 1: nous acceptons de devenir le groupe de distribution russe (= + d’indépendance energétique ) 2: nous refusons l’offre de “gazprom”, grâce à la minorité de blocage étatique(= coupure des vannes de la part de la russie ” le style ukrainien

Claude

Le gaz naturel présente des inconvénients : les ressources en France sont quasi nulles , il faut l’importer ce qui appauvrit les finances publiques et enrichit nos fournisseurs ; la géopolitique rend l’approvisionnement incertain , faut il rappeler les problèmes avec l’Ukraine l’hiver dernier ? C’est une énergie polluante qui produit des gaz à effet de serre ; les prix ne sont pas garantis malgré la “régulation” Française , il faut bien payer le prix exigé par les founisseurs ; et si l’état prend en charge certaines augmentations , c’est avec nos impôts , au final nous payons la totalité . Les prix sont destinés à encore monter de toute façon . Subventionner une énergie destinée à disparaitre n’est pas porteur d’avenir et freine le développement des énergies renouvelables . Un “service public” basé sur une telle énergie , n’est qu’un service public “Canada Dry” qui ne sert que ceux qui y travaillent au détriment de l’intéret collectif . Un véritable service pulic ferait la promotion active des énergies renouvelables qui présentent des avantages ; possibilité de l’indépendance énergétique individuelle ( maisons à énergie positive en Allemagne ); à long terme indépendance énergétique du pays ; créations d’emplois au pays ( 120.000 en Allemagne alors que ce n’est qu’un début ) ; plus on développe ces énergies plus les prix de l’énergie produite baissent ; elles sont plus respectueuses de l’environnement que les énergies fossiles . Pour les élections de 2007 , mon intéret se portera sur ceux qui se battent depuis longtemps pour le développement des énergies renouvelables et non sur ceux qui proposent la survie d’un service public “canada dry” qui comme les dinausaures finira par disparaitre avec l’utilisation du gaz naturel . En attendant ce jour certains auront fait une belle carrière dans cette filière . N’est ce pas là l’essentiel ? et après eux le déluge …

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