Delphine Batho réaffirme son soutien au nucléaire

A l’occasion de la commémoration du deuxième anniversaire de la catastrophe de Fukushima, la ministre de l’environnement et de l’énergie, Delphine Batho, s’est exprimée sur le secteur nucléaire dont la France aura, selon elle, « durablement besoin ».

A l’image des japonais, qui ont récemment relancé leur programme nucléaire, le gouvernement français n’envisage pas un mix énergétique national privé du nucléaire. C’est ce qu’a confirmé à nouveau la ministre responsable du sujet, Delphine Batho, interrogée par France Info, à l’occasion de l’anniversaire de Fukushima.

« La France aura durablement besoin d’une part de nucléaire », a donc insisté la ministre, avant de préciser que les mesures de sûreté nucléaire doivent être accrues et que les spécialistes doivent se servir de l’accident de Fukushima pour réduire à néant les risques.

« La meilleure sûreté, c’est d’envisager l’inenvisageable (…) C’est ce qui est en train d’être fait avec ce concept de noyau dur, c’est-à-dire imaginer que les fonctions vitales d’une centrale nucléaire, c’est-à-dire que le refroidissement d’une centrale nucléaire doit fonctionner même dans des conditions extrêmes d’accident absolument inimaginables », a-t-elle précisé.

Pour expliquer son soutien au secteur nucléaire, Delphine Batho est revenue sur l’exemple de l’Allemagne, dont la consommation d’hydrocarbures très polluants (en particulier le charbon) a explosé depuis la décision du pays de sortir du nucléaire. Pour la membre du gouvernement, la position allemande de refus du nucléaire « n’est pas le sens de l’histoire ».

Depuis qu’elle est en poste, la jeune ministre a toujours affiché son soutien à l’industrie nucléaire française. En visite à l’université d’été du Medef, le 30 aout 2012, elle estimait déjà que, « la France a durablement besoin du nucléaire pour satisfaire ses besoins énergétiques, maintenir la compétitivité de ses entreprises et soutenir ses exportations ».

Avec Arnaud Montebourg, elle s’était également prononcée en faveur de l’énergie nucléaire le 29 janvier, à l’occasion de leur visite à l’usine Valinox à Montbard (Côte d’Or), où le ministre du redressement productif avait défendu l’emploi nucléaire, précisant que « C’est une filière qui a prévu 110 000 recrutements à l’horizon 2020. […] C’est quand même une bonne nouvelle pour la France que nous ayons une filière performante, exportatrice, technologiquement très innovante, et qui recrute massivement ».

Delphine Batho avait, quant à elle, évoqué l’excellence de la filière nucléaire française : "Il y a une orientation très claire (de la politique énergétique), qui est une évolution du mix énergétique, dans lequel le nucléaire continuera d’occuper une part très importante (…), ce qui nécessite que nous gardions une filière industrielle performante et d’excellence".

Articles connexes

S’abonner
Notification pour
guest
30 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
fredo

étant donné que ce discours n’est pas celui des verts dont D Batho est issue, faut-il déduire qu’elle est en service commandé? tout ça dans un contexte de débat sur la transition énergétique, dirigé par Atomic Anne. Qui veut-on rassurer: la filière nucléaire sur la pérennité du soutien par l’Etat, ou les Français sur la sureté nucléaire?

fredo

étant donné que ce discours n’est pas celui des verts dont D Batho est issue, faut-il déduire qu’elle est en service commandé? tout ça dans un contexte de débat sur la transition énergétique, dirigé par Atomic Anne. Qui veut-on rassurer: la filière nucléaire sur la pérennité du soutien par l’Etat, ou les Français sur la sureté nucléaire?

Dan1

“ce discours n’est pas celui des verts dont D Batho est issue” Vous êtes bien sûr que Delphine Batho vient des Verts ? Ne serait-elle pas plutôt socialiste depuis 1994 ?

meminick

les discours ne sont guère originaux. Attendons le prochain accident pour finalement s’en prendre à la faute à pas de chance dont nous verrons un panel d’experts nous démontrer que les calculs étaient exacts mais qu’il existe toujours “une chance” d’acccident car… bla bla bla. faute humaine ou erreur manque de moyens perte d’expérience. Ou faut il comprendre le discours de D.B. comme la promesse des nombreuses activitées destinées à maaitriser le démantellement, les décontaminations et les soins aux personnes contaminées, et ouf de l’emploi.

crolles

Delphine Batho est une femme politique française, née le 23 mars 1973 à Paris 12e. Leader syndicale étudiante, puis de SOS Racisme, spécialiste de la sécurité au Parti socialiste, elle succède à Ségolène Royal comme députée de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres en 2007. Porte-parole de François Hollande, lors de la campagne présidentielle de 2012, elle est tout d’abord nommée ministre déléguée à la Justice dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault, avant de devenir ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie le 21 juin 2012 dans le 2e gouvernement Ayrault composé après les élections législatives, où elle a été réélue députée dès le premier tour dans sa circonscription des Deux-Sèvres. Source Wikipedia

meminick

quelle est l’importance du CV de DB , elle a elle même affirmé qu’elle n’était pas spécilaiste de l’écologie et que c’était même un atout. Ce qui est surement vrai quand on veut faire une carriére politique comme c’est son cas même si elle s’en défend. Elle a parfois l’air d’être sincère mais ce qui compte c’est la réalité de l’action.Et force est de constater qu’aucune ligne d’action ne se dégage réellement si ce n’est celle de feu Miterrand qui annule Plogoff pour mieux construire des dizaines de centrales qui font de la France un village Nucléaire.

Zig22

Le jour où on me démontrara que nos centrales nucléaires ne risquent rien en cas d’attaque terroriste par un avion de ligne, je serai en bonne partie rassuré sur cette technologie.

fredo

autant pour moi D Batho est Ps et non vert. Je maintiens pour le service commandé, c’est un met de choix pour la filière nucléaire d’avoir le soutien officiel de la ministre de l’Ecologie, et le moment de ce soutien n’est pas neutre. ppi élec 2014 quand tu nous tiens…

Enrevant

Delphine BATEAU…. comme ses discours. cqfd

nrjlibre

bonjour l’incompétence crasse de cette demoiselle aux ordres du lobby nucléaire illustre bien la puissance de ce dernier en France ! Après le France, le Concorde, la France s’obstine dans les filières inutiles et dangereuses ! quand la moitié de la France sera inhabitable pour des siècles que nous raconteront nos fins spécialistes nucléaires ? Energie nucléaire= énergie du désespoir Epouvantable de voir une telle obstination dans l’erreur ! décidémenbt la gauche a pas fini de nous décevoir ! A pleurer ! j’y vais tiens ! bonne fin de ce monde à tous ! vous embrasse

Dan1

“décidément la gauche a pas fini de nous décevoir !” Votre naïveté est touchante. Vous avez ouvert les yeux ?

Devoirdereserve

Vous pouvez déplorer que les effectifs des DG des Ministères, en général, soient trop faibles. Et en particulier que la DGEC ne soit pas assez dotée pour sa tâche. Ce n’est pas dans l’air du temps d’augmenter les effectifs ministériels, mais, d’accord, ce point de vue est honorable. Cependant affirmer (sans rire) que “la DGEC est la direction la moins dotée en personnel”, c’est faux. D’autres DG sont bien plus modestement pourvues, pour des tâches pas moins lourdes… Alors, mesonge éhonté, ignorance ou grosse approximation de langage ? (les deux derniers étant tout à fait excusables).

Pas naif

Selon vous le nuc est hyper-cher ! Alors comment expliquez-vous que le prix de l’électricité, qui a été stable durant 30 ans (largement le temps de voir si elle était vendue trop peu cher – les pertes accumulées auraient fait exploser la marmite) ne fait que monter violemment à cause des EnR? On nous assomme de hausse de 30% sur 10ans pour nous préparer à bien davantage alors que vos chères danseuses-EnR vont nous doubler le prix (suivez des yeux l’Allemagne qui est déjà à .28€/KWh contre 0.13 chez nous…). EdF – maintenant se comportant comme une industrie privée – profite de l’imbécilité électoraliste des prétendus “élus” pour s’engouffrer dans la faille mentale de ces dernier et faire exploser le prix de vente du KWh… On nous prend pour des imbéciles….

Sam26

le nucléaire a été sponsorisé depuis plus de 50 ans par nos impots. bientot 3 générations qui ont craché au bassinet, et combien de générations pour la suite. si le kwh n’était pas cher en prix facial, vos impots ont payé la partie cachée. aujourd’hui si le kwh augmente c’est pour préparer le cout monstrueux du démantellement de ces foutues machines. les EnR ne sont pas responsable du cout monstrueux d’une technologie monstrueuse

Luis

¤ Le nucléaire, ça eut été moins cher en France, pas dans les autres pays. Curieux ! Maintenant, avec les nouveaux réacteurs et partout dans le monde où un minimum de sérieux est requis pour leur construction, c’est nettement plus cher. Un exemple chez nous. Le réacteur EPR soi-disant “prototype” mais commencé 18 mois après celui de Finlande sans en tirer les enseignements. Ce réacteur a un coût de production de l’électricité entre 105 et 110 €/MWh. De très hypothétiques réacteurs “de série” coûteraient pas moins de 6 Md€ pièce, au lieu de 8,5Md€ à Flamanville, ce qui donnerait un coût minimum de 80 €/MWh pour l’électricité. D’un autre côté, on a de l’éolien terrestre entre 65 et 75 €/MWh sur 20 ans. Le photovoltaïque se construit aujourd’hui à 82 €/MWh pour du 100 kW crête et plus. Dans cinq ans, ce sera moins cher que le vieux nucléaire existant. Et encore, c’est en supposant une baisse des coûts bien plus lente que celle des dernières années.

Temb

Au UK il semble que le prix du tarif de rachat pour l’EPR ait été fixé à 96/97£/MWh selon le Times. Soit 113€/MWh pour une durée de 40 ans. Cela fait scandale au pays du marché libre et de la concurrence non faussée parmis les autres opérateurs et les associations de consommateurs outre-manche.

Dan1

A Sam26. “le nucléaire a été sponsorisé depuis plus de 50 ans par nos impots. bientot 3 générations qui ont craché au bassinet, et combien de générations pour la suite. si le kwh n’était pas cher en prix facial, vos impots ont payé la partie cachée.” Vous nous ressortez les vieilles antiennes éculées dignes de l’antinucléaire ringard dont la COM n’a pas évoluée depuis des dizaines d’années. N’en faites pas trop, car de toute façon vous ne seerez pas capable de démontrer vos affirmations. Mais s’agissant du coût exorbitant des filières de production d’électricité, ce qui semble vous passionner, je vous propose une analyse : Voilà une étude qui vous montre le coûts cachés des centrales à charbon-lignite en Europe. je redonne le lien direct : Lisez bien “Revealing the costs of air pollution from industrial facilities in Europe”, car vous y trouverez des centaines de milliards, voire des milliers de milliards sur la durée de vie des centrales. Et la dessus, nos “écologistes” ont plutôt fait profil bas.

s4m

@Luis Je serai curieux de connaître vos sources. Il est complètement INUTILE d’opposer le nucléaire (ou les autres sources thermiques) avec les ENR. C’est bien beau d’avoir 5TW de photovoltaîque et d’éolien, mais les soirs d’été ou même d’hiver, on est bon pour s’éclairer à la bougie ! (je caricature). Il faut bien comprendre que pour EDF, l’éolien et le photovoltaïque constituent des investissements superflus ! Ne maîtrisant pas la production de ces deux sources et ayant pour obligation de fournir X MW à un instant T, il doit disposer des moyens de production capables de répondre à la demande de manière certaine. Les ENR (en France), c’est un triple investissement : l’installation elle même, la centrale thermique qui palie au creux de production, et un amortissement beaucoup plus lent pour les deux installations. Pour comparaison c’est un peu comme une voiture électrique pour une famille moyenne : elle sera complétée par l’achat ou la location d’une voiture thermique (sauf qu’à ma connaissance, une centrale électrique ne se loue pas). Si le problème se résumait à : “le nucléaire c’est plus cher que les ENR, il faut s’en débarasser” (ce qui n’est toujours pas démontrer soit dit en passant) ça se saurait ! En attendant, chacune de ces énergies présentent des caractéristiques DIFFERENTES qui peuvent permettre de construire un mixe de sources COMPLEMENTAIRES produisant une électricité décarbonée (ce qui reste un des grands pilier de la protection de l’environnement), ce que souhaite conserver la France (entre nucléaire et hydraulique, c’est déjà le cas à 95%). @Sam26 le nucléaire a été sponsorisé depuis plus de 50 ans par nos impots. Vous auriez pu vous arrêtez là. Ce type d’affirmation vous permet peut être de briller au comptoire du PMU mais ici, cela suffit juste à démontrer votre méconnaissance du secteur. rien qu’en 2012 : – le nucléaire vous a permis d’économiser plusieurs centaines d’euros par rapport aux factures de nos voisins d’outre-rhin (voir ici pour 2011), – EDF versera plus d’1.5Mds d’€ de dividende à l’état au titre de l’exercice 2012 (>50e par foyer), – EDF a avancé plusieurs Mds d’€ pour le financement des ENR, – les moyens de production nucléaire permettent d’exporter près de 5% de l’électricité produite et d’équilibrer tant bien que mal la balance commerciale de la France, – … On peut faire beaucoup de reproches au nucléaire, pas celui d’être une énergie “subventionnée depuis 50 ans”.

Temb

Bonjour, vous critiquez une assertion type PMU mais vous faites la même en indiquant : “Les ENR (en France), c’est un triple investissement : l’installation elle même, la centrale thermique qui palie au creux de production, et un amortissement beaucoup plus lent pour les deux installations.” Autant le premier investissement est évident autant le second relève du fantasme et le 3ème n’a aucun sens. Nous partons d’une situation existante, nous avons déjà beaucoup de centrales thermiques (23GW) et beaucoup d’hydraulique (25GW). Or non seulement on ne peut pas dire qu’elles pallient à la production des ENR mais en plus les ENR viennent les économiser en utilisation. Et vous oubliez aussi nos 63GW de nucléaire qui peuvent fonctionner ensemi-base et suivre nos ENR. Et au passage aussi vous mettez toutes les ENR dans le même sac alors que 2 d’entres elles seulement sont variables. Appliquez-vous ce que vous osuhaitez que les autres appliquent au nucléaire.

jipebe29

Voici quelques précisions sur la politique énergétique de l’Allemagne.* Sa politique énergétique est complètement incohérente. Ce pays a fermé plusieurs centrales nucléaires dans la précipitation, et sans aucune réflexion sur les conséquences, après la catastrophe de Fukushima. Comme si Fukushima pouvait se produire en Allemagne !… L’Allemagne a construit un million de panneaux photovoltaïques, alors que ce pays est peu ensoleillé, pour une fourniture de moins de 2% des besoins nationaux, et pour un coût de l’ensemble du parc photovoltaïque bien supérieur à 100 M€. Le nord et la zone côtière de mer du Nord sont couverts d’éoliennes. Le surcoût du kWh pour le consommateur est de 3,6c€, et atteindra prochainement 5 c€. Il ne faut pas s’étonner qu’un cinquième des entreprises industrielles allemandes ont déplacé certaines de leurs activité à l’étranger ou projettent de le faire devant les incertitudes concernant l’approvisionnement en énergie électrique. Le Ministre de l’Economie a obligé son collègue de l’Environnement à céder : les subventions au solaire cesseront en 2017. Le secteur de l’éolien est sinistré : deux importantes sociétés, Solon et Solar Millenium, ont fait faillite. Les 150 000 emplois verts créés sont en voie de disparition. Autre problème : il faudrait à coût très élevé construire 4000 km de lignes HT pour relier les parcs éoliens très onéreux en mer du Nord aux régions industrielles du sud, avec les oppositions locales à de tels projets, et leur financement est loin de pouvoir être assuré par les opérateurs. Pour assurer un approvisionnement stable et régulier aux citoyens et aux entreprises, l’Allemagne construit donc en toute discrétion des centrales à gaz et à charbon. Elle ne va quand même pas saborder son industrie !…Elle va donc émettre plus de CO2 et devra importer de France du courant d’origine nucléaire. Ubuesque !….

Jpm2

Si vous voulez mon point de vue sur les mensonges de Batho et de son cabinet ministériel, j’ai mis ça ici.

Jpm2

cher monsieur, vos affirmations sont sympathiques… mais à peu près toutes fausses. Pour la production photovoltaïque de L’Allemagne: En 2012 28,5 TWh sur une prod totale de 617, ça fait presque 5%, pas 2. un cinquième des entreprises industrielles allemandes ont déplacé certaines de leurs activité à l’étranger Ben voyons. Un exemple? Le coût de la facture énergétique est rarement un coût prépondérant. De plus, les entreprises allemandes paient leur courant plutôt moins cher que les particuliers, elles n’ont donc aucune raison de se plaindre. Le Ministre de l’Economie a obligé son collègue de l’Environnement à céder : les subventions au solaire cesseront en 2017. Vous n’avez pas tout compris, je crois. En réalité, le prix des installations est devenu tellement bas que le coût de revient du kWh photovoltaïque est compétitif sans aide. Il est donc tout à fait normal de les arrêter! Bref, on est dans les bonnes nouvelles pour le photovoltaïque, pas dans “l’échec” que vous “décrivez”. l’Allemagne construit donc en toute discrétion des centrales à gaz et à charbon En toute discrétion, ah bon? les usines sont cachées par des décors en carton, peut-être? En l’occurrence, tout est transparent, les chiffres de production électriques, de rejets de CO2 sont publics et transparents, l’Allemagne continue de baisser ses rejets de CO2, bref tout va bien… Elle va donc émettre plus de CO2 et devra importer de France du courant d’origine nucléaire La première partie de votre phrase est fausse, voir lien ci-dessus, la deuxième l’est tout autant, l’Allemagne étant exportatrice vers la France et non l’inverse… Ubuesque !…. Effectivement, votre poste est ubuesque, un ramassis de contre-vérités pro-nucléaires… La politique énergétique allemande, elle, est cohérente et efficace. Sortie du risque nucléaire, baisse de la consommation (meilleure efficacité énergétique), montée des ENR, baisse des émissions de CO2 selon les engagements du pays à Kyoto… Bref, l’Allemagne a tout juste, et vous avez tout faux… désolé!

s4m

@Temp Je persiste en insistant sur le fait qu’investir dans les ENR représente un triple investissement. Un fournisseur doit être en mesure de fournir X MW à un instant T. Si le parc est uniquement composé d’ENR, il ne dispose pas de cette garantie ! (tout du moins, en l’état actuel des techniques de stockage d’énergie). Donc, pour être en mesure de GARANTIR l’approvisionnement, le fournisseur doit disposer de moyens de production (thermique à flamme, nucléaire, hydraulique, biomasse) capables de produire ces X MW de manière sûres et certaines. Or ces outils seront de fait sous exploités (si on investit à côté dans des ENR) ce qui constitue une double perte : il faut investir et maintenir l’outil (maintenance, main d’oeuvre, …) dont la valeur initiale se déprécie tout au long de sa durée de vie, mais ajouté à cela, l’argent immobilisé pourrait être investi ailleur pour produire à 100%. C’est en ce sens, que la perte est double. Je reprends mon exemple de la voiture : non seulement le véhicule thermique doit être acheté (, entretenu et assuré) et finit par perdre toute sa valeur (alors qu’il est sous utilisé) mais l’argent immobilisé pourrait être placé et rapporter de l’argent. Pour un particulier cela représentera quelques miliers d’euros, pour une entreprise, cela sera considérablement plus. Puisque l’exemple allemand est si souvent cité, je me permets de souligner que quand bien même les objectifs seraient atteints en 2050, un des scénarii (ici) prévoit tout de même 95GW de centrale à gaz, qui ne seraient utilisées qu’en “back up”. Ca fait cher la “roue de secour” quand même … Quant à l’amalgame que je fais entre ENR et PV + éolien, je me le permets puisque l’hydraulique est déjà largement utilisé en France et le potentiel de développement est très limité. Quant à la biomasse, celle ci n’est “renouvelable” que tant qu’elle ne dépasse pas un certain seuil. Les autres moyens “renouvelables” restent au stade de projet. Là où je vous rejoins, c’est que c’est certain que les ENR sont ultra pertinentes afin d’économiser du combustible fossile (et ainsi réduire la facture environnementale et financière). En revanche, cette hypothèse ne s’applique pas (ou peu) à la France, puisqu’on en utilise déjà très peu. Pourquoi les allemands sont si pressés ? parce que leur mixe est toujours composé à plus de 50% d’énergie fossile (billet en français sur le mix allemand entre 2010-2012). Donc chaque éolienne/panneau PV leur permet d’économiser du charbon, du pétrole, du gaz. Alors qu’en France, cela permet d’économiser … rien ou pas grand chose. Là où je veux en venir c’est qu’en France, rien ne sert de se presser à vouloir investir massivement et rapidement dans les ENR (sauf pour des raisons d’aversion au risque nucléaire mais là, c’est un autre débat). Par ailleur, cela risque de créer un effet d’aubaine comme on a pu le voir pour le PV. Nous avons déjà une électricité bon marché, en abondance et très peu carbonnée, pour encore quelques dizaines d’années (trop d’incertitude pour se prononcer sur de plus longues périodes). Investir petit à petit dans les ENR en conservant une large part de nucléaire est une solution qui semble pertinente pour rester sur cette voie. Mais quoi qu’il en soit, l’argument du nucléaire subventionné est un mythe ! Bien que subventionné à l’origine (avec des visées davantage militaires que civiles), cela fait bien longtemps que le nucléaire est un atout économique plutôt qu’un fardeau pour la société (pour les raisons que je cite dans mon précédent commentaire). @Jpm2 “l’Allemagne a tout juste” Dans un contexte de sortie du nucléaire (qui, chez eux, ne représentait que 20% du mix), ils ont évidemment raison de se tourner vers les ENR (pour au moins compenser cette part). Le bémol c’est qu’à ce jour, les énergies fossiles constituent toujours la majorité de leur mix. Il est plutôt facile de diminuer les émissions de C02 si on part de très haut ! Le vrai défi est de savoir jusqu’à quel niveau il leur sera possible de remplacer cette ressource par des ENR. Mais étant donnés les cours actuels du charbon et des droits d’émission de C02, il y a fort à parier que la transition soit décalée dans le temps.

Dan1

A Jpm2. “En l’occurrence, tout est transparent, les chiffres de production électriques, de rejets de CO2 sont publics et transparents, l’Allemagne continue de baisser ses rejets de CO2, bref tout va bien…” Que l’Allemagne baisse ses émissions de CO2 globalement… depuis 1990, personne n’en doute. Il faut dire qu’ils partaient de très haut, notamment en ayant intégré une Allemagne de l’Est pas spécialement performante. Oui, mais il y a une différence entre réduction globale (tout secteurs confondus confondus) sur 23 ans et réduction des émissions du seul secteur de la production d’électricité sur les 10 dernières années (qui représente la période de l’essor des nouvelles EnR). Or sur les 10 dernières années de production d’électricité (donc de 2003 à 2012), nous voyons que l’Allemagne n’a quasiment pas réduit les filières FOSSILES (lignite, charbon, gaz et fioul). C’est donc les émissions de CO2 de la production d’électricité qu’il faut regarder en détail. Et je ne suis pas sûr que l’Allemagne soit sur une pente descendante ces dernières années (depuis le pic de 2007).

Stephsea

Qu’il est bon d’entendre enfin une ministre dire ces mots magiques : envisager l’inenvisageable. Malheureusement, elle utilise ce que l’on pourrait prendre à priori pour du courage et de l’honnetetée intelectuelle pour valider “en raison” un système qui par principe, par sa nature même, ne peut envisager l’inenvisageable. Je disais il y a quelques jours penser l’impensable, ce qui revient au même. Mais si on en arrive à ce niveau de conscience, on ne peut plus valider et soutenir le nuke dans sa forme actuelle, comme beaucoup d’autres chose d’ailleurs. Tout envisager sans tabou ni faux semblant ni préjugé revient à poser comme hypothèse de travail la réalité d’un accident de type Tchernobyle ou Fuckushima dans un lieux de vie dense, la grande banlieue de Lyon ou Paris par exemple. Si on considère réellement cela comme “envisageable”, alors on arrête de prendre ce risque, en douceur si possible. Si on considère comme envisageable par ailleurs le fait que les déchets du nuke soient volés, détournés, réutilisés dans une bombe sale, ou encore reviennent à la surface de la Terre dans 10000, 100000 ou même un million d’années, alors on arrête encore, et on demande pardon (à qui?) pour cet empoisonnement irréparable et irrémédiable. Si on considère comme envisageable le fait de ne pourvoir démanteler complètement les centrales et de devoir garder, entretenir et protéger AD VITAM et au delà ces épaves industrielles comme des sanctuaires éternels, alors on arrête d’en faire de nouveaux et on regrette ceux qui existent déjà. Qui peut garantir la perennité absolue d’un tel sanctuaire? Le nuke à donc ceci de particulier que l’on en sort jamais : centrales non démontables, déchets éternels, contaminations sans retour. Loin de moi l’idée d’opposer les énergies entre elles. Le nuke est emblématique et la plus problématique des énergies dans ce qu’elle a justement d’inenvisageable, mais les autres énergies fossiles et certaines énergies renouvelables posent elles aussi des problèmes “inenvisageables”. L’inenvisageable, le vrai aujourd’hui, c’est la fin de cette période d’énergie gratuite ou presque que nous vivons depuis quelques decennies (moins de 10 générations à vue de nez). Nous avons évidement pris l’habitude d’une énergie très abondante, très accessible technologiquement et financièrement, du moins en Occident. Il faudrait maintenant penser la suite. Pouvons nous maintenir cette disponibilité et même l’élargir à tous les peuples? Ils l’exigent. Est ce seulement techniquement possible? Aujourd’hui, nous n’avons pas de solution technologique acceptable. Quel prix sommes nous prêt à payer sur un plan environemental et économique pour que ce train de vie énergétique s’étende et perdure des centaines, des milliers d’années? Car c’est bien cela que nous visons en tant qu’espèce… Durer. Nous sommes tous d’accord là dessus, durer à tout prix. Et pourtant, avec un peu d’information et de culture, nous devenons sélectifs et exigeants sur les manières de durer, sur la méthode, car consclent que la culture de la méthode est aussi un des moyens de durer plus et mieux. Il faut donc envisager maintenant que notre manière de créer, gérer, utiliser l’énergie n’est PAS DURABLE, que ces méthodes vont à l’encontre de la durée de notre espèce (et des autres auquelles nous sommes intimement liés bien sûr!), que les bienfaits du nuke en particulier sont illusoires, éphémères et infimes par rapport à ses concéquences à court et long terme (sur une échelle géologique). Encore une fois, ce constat n’oppose pas le nuke aux autres énergies fossiles… On peut toutefois légitimement se demander si l’empoisonement nuke et sa dangerosité immédiate, donc sa nuisance globale, ne sont pas supérieures à la nuisance issue de la combustion des produits carbonnés. La question est “envisageable”. Elle ne fait toutefois pas avancer beaucoup sur la question principale : quel avenir énergétique pouvons nous envisager au delà de deux ou trois générations? Y avons nous pensé collectivement? Oseront nous le faire? Courage Delphine, nous faire penser l’avenir, c’est là ton vrai défis si toutefois tu l’acceptes!

Stephsea

Qu’il est bon d’entendre enfin une ministre dire ces mots magiques : envisager l’inenvisageable. Malheureusement, elle utilise ce que l’on pourrait prendre à priori pour du courage et de l’honnetetée intelectuelle pour valider “en raison” un système qui par principe, par sa nature même, ne peut envisager l’inenvisageable. Je disais il y a quelques jours penser l’impensable, ce qui revient au même. Mais si on en arrive à ce niveau de conscience, on ne peut plus valider et soutenir le nuke dans sa forme actuelle, comme beaucoup d’autres chose d’ailleurs. Tout envisager sans tabou ni faux semblant ni préjugé revient à poser comme hypothèse de travail la réalité d’un accident de type Tchernobyle ou Fuckushima dans un lieux de vie dense, la grande banlieue de Lyon ou Paris par exemple. Si on considère réellement cela comme “envisageable”, alors on arrête de prendre ce risque, en douceur si possible. Si on considère comme envisageable par ailleurs le fait que les déchets du nuke soient volés, détournés, réutilisés dans une bombe sale, ou encore reviennent à la surface de la Terre dans 10000, 100000 ou même un million d’années, alors on arrête encore, et on demande pardon (à qui?) pour cet empoisonnement irréparable et irrémédiable. Si on considère comme envisageable le fait de ne pourvoir démanteler complètement les centrales et de devoir garder, entretenir et protéger AD VITAM et au delà ces épaves industrielles comme des sanctuaires éternels, alors on arrête d’en faire de nouveaux et on regrette ceux qui existent déjà. Qui peut garantir la perennité absolue d’un tel sanctuaire? Le nuke à donc ceci de particulier que l’on en sort jamais : centrales non démontables, déchets éternels, contaminations sans retour. Loin de moi l’idée d’opposer les énergies entre elles. Le nuke est emblématique et la plus problématique des énergies dans ce qu’elle a justement d’inenvisageable, mais les autres énergies fossiles et certaines énergies renouvelables posent elles aussi des problèmes “inenvisageables”. L’inenvisageable, le vrai aujourd’hui, c’est la fin de cette période d’énergie gratuite ou presque que nous vivons depuis quelques decennies (moins de 10 générations à vue de nez). Nous avons évidement pris l’habitude d’une énergie très abondante, très accessible technologiquement et financièrement, du moins en Occident. Il faudrait maintenant penser la suite. Pouvons nous maintenir cette disponibilité et même l’élargir à tous les peuples? Ils l’exigent. Est ce seulement techniquement possible? Aujourd’hui, nous n’avons pas de solution technologique acceptable. Quel prix sommes nous prêt à payer sur un plan environemental et économique pour que ce train de vie énergétique s’étende et perdure des centaines, des milliers d’années? Car c’est bien cela que nous visons en tant qu’espèce… Durer. Nous sommes tous d’accord là dessus, durer à tout prix. Et pourtant, avec un peu d’information et de culture, nous devenons sélectifs et exigeants sur les manières de durer, sur la méthode, car consclent que la culture de la méthode est aussi un des moyens de durer plus et mieux. Il faut donc envisager maintenant que notre manière de créer, gérer, utiliser l’énergie n’est PAS DURABLE, que ces méthodes vont à l’encontre de la durée de notre espèce (et des autres auquelles nous sommes intimement liés bien sûr!), que les bienfaits du nuke en particulier sont illusoires, éphémères et infimes par rapport à ses concéquences à court et long terme (sur une échelle géologique). Encore une fois, ce constat n’oppose pas le nuke aux autres énergies fossiles… On peut toutefois légitimement se demander si l’empoisonement nuke et sa dangerosité immédiate, donc sa nuisance globale, ne sont pas supérieures à la nuisance issue de la combustion des produits carbonnés. La question est “envisageable”. Elle ne fait toutefois pas avancer beaucoup sur la question principale : quel avenir énergétique pouvons nous envisager au delà de deux ou trois générations? Y avons nous pensé collectivement? Oseront nous le faire? Courage Delphine, nous faire penser l’avenir, c’est là ton vrai défis si toutefois tu l’acceptes!

jipebe29

Cher monsieur, Je crains que vous n’ayez une vision parcellaire de la politique énergétique allemande, et que vos chiffres ne soient sujets à caution. Le mieux est donc de vous fournir une analyse très critique de la politique énergétique allemande par un docteur-ingénieur, ce qui vous permettra de revoir votre copie: Bonne lecture, cher monsieur!

Dan1

Treize et Deux Contes de Fées sur le Tournant Energétique Nous avions déjà parlé du docteur-ingénieur Günther Keil ici : Voilà un Allemand qui pense autrement.

Sicetaitsimple

Il est quand même un tantinet caricatural, non? Parce qu’au fond, avec du temps et beaucoup d’argent, tout est possible ou presque. Mais visiblement ça discute (mêmelien qu’il y a 2mn sur un autre fil):

Rice - le troll

Dr.-Ing. Günter Keil : cité par SAUVONS LE CLIMAT, officine pro-nucléaire bien connue. Sauvons le Climat est soutenu par l’Association des Retraités du C.E.A. (ARCEA), l’Association des Ecologistes Pour le Nucléaire (AEPN), le Mouvement National de Lutte pour l’Environnement (MLNE), la SFP et le GR21. Bref, autant citer Spanghero pour savoir si sa viande de boeuf est bonne…

30
0
Laissez un commentairex
Available for Amazon Prime