Des économies d’énergie pour économiser l’eau ?

L’eau mondiale est constituée à 97% d’eau salée, et seuls 3% sont potentiellement traitables en eau potable. Avec l’augmentation de la population mondiale et l’accroissement de la consommation d’eau correspondant, l’approvisionnement en eau pluviale uniquement, à partir de vaporisation naturelle, ne suffit plus. Aujourd’hui déjà, 1,1 milliard de personnes vivent sans accès à l’eau potable.

La qualité de l’eau est déterminante : l’eau potable pour l’homme et les animaux (environ 10% de la consommation d’eau) doit être dépourvue de germes et de polluants et avoir un goût supportable ; pour l’irrigation (environ 70%) et l’utilisation comme eau industrielle (environ 20%), les exigences de qualité sont moins élevées.

Mais un approvisionnement suffisant en eau usée et surtout potable de la population mondiale en continuelle augmentation constituera également un problème croissant en ce qui concerne la consommation d’énergie. Etant donné que l’homme ne possède pas de réservoirs considérables pour l’eau, de l’eau potable doit être disponible à tout instant. Et cela ne se fait pas sans une certaine consommation d’énergie, avec les coûts correspondants. Notamment, l’eau usée suite à l’utilisation humaine doit être traitée pour pouvoir à nouveau alimenter le stock d’eau douce de la Terre, ce qui coûte environ 45 KWh par utilisateur et par an.

Il est donc fondamental d’une part d’économiser l’eau et l’énergie, et d’autre part d’explorer de nouvelles réserves d’eau dans les zones désertiques. Le rôle des technologies dans l’économie d’eau pour l’agriculture est démontré : par exemple des procédés plus efficaces d’irrigation (irrigation des racines au lieu d’un mouillage à haut taux d’évaporation), la culture de fruits avec un besoin d’eau réduit (céréales au lieu de riz) ainsi que l’utilisation d’eau usée convenablement traitée (par ex. par l’utilisation de nitrates et phosphates comme engrais). Ces technologies servent à économiser une partie de l’énergie.

Le Prof. Steusloff, expert en eau de l’Institut Fraunhofer pour le traitement de l’information et des données (IITB, [1]), affirme : "L’exploration des réserves encore considérables en eau des nappes phréatiques nécessite des pompes énergétiques. Les eaux souterraines sont extraites à grande profondeur, par exemple jusqu’à 200 m de profondeur dans le Nord-Est de la Chine. Une diminution du niveau des nappes phréatiques de plus d’un mètre par an à cause d’une néoformation insuffisante des eaux souterraines pourrait conduire à la destruction à moyen terme de cette ressource en eau dans l’agglomération de Pékin."

L’eau de mer ainsi que l’eau des nappes phréatiques contiennent des substances dissolues qui doivent être éliminées avec une consommation d’énergie correspondante – selon les contraintes d’application. L’eau douce peut être produite à partir d’eau de mer grâce à des procédés très coûteux en énergie. Selon la technologie utilisée, les prix s’échelonnent pour 1 mètre cube d’eau entre 60 et 80 centimes d’euro, soit environ le double des coûts engendrés par l’utilisation directe d’eau des nappes phréatiques. Certes, le recyclage de la saumure est problématique, mais le dessalement de l’eau de mer utilise une "base en matière première" inépuisable en pratique et se montre aussi durable, l’énergie nécessaire étant produite grâce à des centrales thermiques solaires.

Un problème énergétique supplémentaire est posé par le transport de l’eau dans des camions-citernes (usage de carburant) ou des conduites (pompes énergétiques) et des canaux ouverts (pertes par évaporation). Compléter les ressources aqueuses continentales surfaciques et souterraines par l’eau de mer dessalée exigera aussi de l’énergie liée aux transports.

Une gestion de l’eau suprarégionale et globalisée à l’avenir est déterminante pour la réalisation de toutes ces mesures. La disponibilité de l’eau et la disponibilité de l’énergie qui lui est associée doivent être optimisées de façon globale (par ex. pour l’approvisionnement de régions côtières fortement ensoleillées grâce à de l’eau de mer dessalée et le transport de l’eau à l’intérieur des terres).

 

BE Allemagne numéro 446 (22/07/2009) – Ambassade de France en Allemagne / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60071.htm

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Guydegif(91)

Mises en vigueur ASAP de Mesures drastiques d’un Grenelle de l’EAU potable, dont certaines à des niveaux de l’individu; certains évoqués ces jours-ci aux JTs. 1) Par exemple, ARRÊTER le GACHIS en réglementant, en contrôlant et en taxant l’usage de l’eau des nappes phréatiques par les agriculteurs-irrigateurs, industriels, terrains de sports, golf, et autres…. ! Qd on voit dans le Centre de la France, en Alsace, ou ailleurs, des installations d’irrigation aériennes gigantesques pour du maïs ou autres cultures et qui tournent à plein pot en pleine journée sous le cagnard ! 30% d’évaporation, donc part inutile, donc de gachis d’une part et eau pas tj voire rarement payée à son juste prix ! Je ne dis pas qu’il ne faut pas de cultures irriguées du tout, terrains de sport, golf ou autres, mais ne pas arroser à des moments inappropriées et faire payer la ressource pour la remplacer…+ choisir des cultures judicieuses pour une région donnée, pas juste des pompes à fric et à subvention aux frais des Autres et du DD…  2) Mettre sous contrôle et sous compteurs tous les accès à puits pompant dans les nappes phréatiques…au fond des propriétés ou terrains industriels….certains usant librement voire en gachant cette ressource précieuse. De plus contrôler et garantir (vérif à l’appui) que les puits sont correctement faits et cimentés en annulaire pour garantir l’isolement des couches traversées…gare aux injections frauduleuses et pollutions croisées !   3) Au lieu de laisser filer vers les cours d’eau, donc la mer, qui en a bien assez, collecter toutes les eaux de pluie et les diriger soit vers des bassins naturels ou artificiels, soit vers les nappes phréatiques: donc marche AR en force sur certaines approches de bétonnage à tout va pour canaliser vers les cours d’eau, voire les canalisations tout-à-l’égoût (si si, j’ai vu de mes yeux réaliser des canalisations uniques -eaux usées + eaux de pluies dans certains bleds ! un gâchis !- 4) En bord de mer, dans nos régions du Sud de la métropole, voire des Dom-Tom, utiliser l’énergie solaire d’une part et l’énergie des vagues/houle pour contribuer au désalement d’eau de mer en combinant osmose inverse + évaporation contrôlée, (soleil+eau sous pression) par ex…. –> Cette eau ainsi générée, ex-désalement + collecte pourrait également être acheminée sur q qdizaine sde kms dans des consuites faiblement enterrées où associées à des fossés/caniveaux ou rails de bord de route, ou autres solutions, pour être acheminée vers des lieux stratégiques, voire distribués en ”forêts, maquis, ou autres” permettant de lutter contre les incendies malheureusement trop récurrents, criminels ou accidentels,… coûtant des millions en mise en oeuvre de lutte, reconstruction, replantation, en vies humaines même, …et aussi nous privant de cette forêt en tant que POUMON CO2–>O2, et en tant que paysage sympas….Dans un 1er temps cette ressource in situ permettrait d’irriguer cles jeunes pousses après replantation…   5) Mettre en application un certain nombre des mesures et dispositions évoquées ci-dessus….   6) Se creuser le choux sur ces sujets, d’autres envisagent bien d’aller sur la Lune voire Mars…et là aussi il faut de l’eau ! YA+KA ! Mr le Ministre JL.Borloo, Mesdames et Messieurs du MEEDDM, Mesdames & Messieurs les Maires et Autorités régionales & nationales, MERCI ! A+ Salutations Guydegif(91)

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