EPR : la 2ème centrale sera construite à Penly (76)

La deuxième centrale nucléaire EPR sera finalement construite à Penly, en Seine-Maritime annonce l’Elysée aujourd’hui.

Penly se situe sur la côte de la Manche, entre le Tréport et Dieppe. La commune accueille dans sa zone d’activité deux réacteurs nucléaires de 1 300 MW chacun.

Le chantier de la nouvelle centrale devrait être mis en route en 2012, pour une mise en route en 2017.

Pour cette nouvelle centrale de troisième génération, GDF Suez sera associé à EDF, comme actionnaire minoritaire.

France Infos estime "très probable" que GDF Suez se voie confier le troisième chantier de ce type, qui n’a pas encore été déterminé. 

            

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Nature

 ” Je ne veux pas de nouveaux sites nucléaires”   N. SARKOZY  – 22 octobre 2007

Momo

Et il tient parole ! …. les nouveaux reacteurs sont ou seront construits  SUR LES SITES EXISTANTS ….. il faut TOUJOURS bien ecouter nos hommes politiques

christian

Si on en croit GoogleMaps, le site de Penly comporte 4 alvéoles, dont deux seulement sont occupées. Il y a donc déjà le bassin, le terre-plein et les remblais pour deux réacteurs supplémentaires. Il “suffira” d’ouvrir la digue qui sépare le bassin sud-ouest du bassin nord-est…. Agrandir le plan

Nature

“Il n’y aura donc bien une réduction de la part du nucléaire dans notre consommation d’énergie” N. Sarkozy-   22 octobre 2007 Même si l’on prend en compte la micro production des éoliennes ,il semble difficile d’arriver à la réduction  ainsi annoncée,avec un 2° EPR.  

Nature

Citationde N.S. “Il Y AURA DONC BIEN… Le reste sans changement,avec mes excuses  

renewable

Nature, votre aversion sans bornes pour l’éolien vous rend parfois assez imprécis, 6 à 7% de notre mix en 2020 avec l’éolien, c’est microscopique? Cela permet en tout cas de porter à plus de 15% la part en énergies renouvelables! Et vous avez raison (tout comme Momo), il faut bien écouter notre président, il y aura bien une réduction (on va passer de 79 à 75/76%…) et idem pour les “nouveaux sites nucléaires”, l’arrêt de la construction d’autoroutes (sauf ici, sauf là…), la création de milliers de lignes TGV (déjà prévues)..Bref.

dede29

 Tous les sites 2 tranches ont été prévus pour 4 tranches REP,il y a donc de la place pour mettre un EPR un peu plus volumineux;la plupart des sites 4 tranches disposent de possibilites d’extension .L’installation des EPR est le début du renouvellement du parc nucléaire . Les modes de refroidissements et de liaisons au réseau restent à affiner .Suez va pouvoir faire ses premières armes en France ;cela sera ,sans doutes ,un peu difficile avec les autorités de surveillance française auxquelles il faut s’habituer .

renewable

A Lion: Si ce n’est pour une part le chauffage électrique, qui est donc responsable de ces pics si importants? Quel interêt sournois auraient les anti nucléaires à s’acharner sur tel ou tel type d’appareil électrique plutôt qu’un autre(chauffage, LCD)?

Dan1

Le chauffage électrique est sans cesse associé aux pics hivernaux et ce sans discernement, ce qui permet ensuite de passer de pic de production à pic d’émission de CO2, ce qui est très différent, mais tellement à la mode. Pour y voir clair, il faut d’abord distinguer les pics horaires des pics journaliers, hebdomadaires et siasonniers. Les pics horaires existent partout avec de fortes amplitudes. Je vais prendre 3 exemples 1) L’Espagne, où vous pouvez admirer la courbe de charge en direct comme chez RTE sur le site de Red Eléctica de España (RTE espagnol) : Aujourd’hui, il est prévu de passer de 23 000 MW à 6h00 à 33 000 MW à 22h00. Par rapport au minimum nous aurons donc + 10 000 MW soit + 43,5 % de demande. Est-ce à cause du chauffage électrique ? 2) Le Royaume uni, où vous faites la même chose sur le site de National Grid :   Pour les dernières 24 heures, on est passé de 53 000 MW hier à 17h00 à 32 000 MW aujourd’hui à 5h00, soit + 21 000 MW entre le minimum et le maximum ou + 65 %. Quelle est la part du chauffage électrique ? 3) La France, avec un site très complet et très connu : RTE Pour une journée complète de semaine, vendredi, nous avons un minimum de 64 860 MW à 4h30 et un maximum de 81 493 MW à 8h00 soit + 16 633 MW ou + 25,6 %. Première conclusion : ramené à la population de chaque pays, l’Espagne aurait en valeur absolue la même augmentation entre le mini et le maxi horaire. En revanche, le Royaume Uni est souvent nettement au-dessus (cela se vérifie également dans les historiques. Je ne vois donc aucune raison démontrée d’attribuer les pics horaires exclusivement au chauffage électrique. En revanche, En France, on note une assez forte corrélation entre température et consommation électrique (avec un déphasage lié à l’inertie des bâtiments), mais aussi, comme l’écrit RTE, entre couverture nuageuse (nébulosité) et consommation électrique (là on retrouve le chauffage et l’éclairage). Deuxième conclusion : le chauffage électrique fait évidemment monter le niveau moyen de la consommation en hiver de plusieurs dizaines de TWh (a priori environ 50 pour le résidentiel et peut être 20 pour le tertiaire). En cela il est effectivement responsable d’une part non négligeable de la variation saisonnière et journalière.  Ce surcroît de demande  est bien absorbé par nos moyens de production essentiellement sans CO2 (hydraulique, nucléaire et… éolien) à hauteur de 80 % la plupart du temps. Il faut noter que tous ces TWh de chauffage ne sont pas produits par un autre moyen (gaz, fioul…). Si on veut parler de CO2, il faut donc calculer en différentiel. Ce qui veut dire que même si quelqu’un parvenait à démontrer l’impossible (le chauffage électrique contient 600 g de CO2/kWh), il faudrait conclure que cette solution émet 366 g de plus que le gaz. Troisième conclusion : il est impossible d’affecter la totalité de la production des centrales thermiques au chauffage électrique, car celui est de toute évidence largement responsable de l’augmentation de production des moyens utilisé essentiellement  en base. Enfin deux remarques : Le contenu en CO2 du kWh : Les antinucléaires n’ont jamais eu peur des contradictions flagrantes : dire que le chauffage électrique est alimenté essentiellement par les centrales thermiques pour accréditer le mensonge tellement médiatique (mais impossible à prouver) du 600 g / kWh et dire dans la foulée que l’on construit de nouveau EPR pour favoriser le chauffage électrique. Faudrait savoir ! Si l’EPR de Penly alimente le chauffage avec ses 13 TWh/an, ils arriveront encore moins à démontrer les 600 g / kWh… à moins de commuter vers un autre mensonge concernant le contenu en CO2 du kWh nucléaire. Ils ont de la chance qu’il reste des ignorants et des amnésiques ! L’expansion du chauffage électrique : Je pense que le renforcement des normes d’isolation dans l’habitat conduira progressivement  à diminuer les besoins en chauffage du résidentiel. Si on arrive effectivement à consommer 50 kWh/m2/an (peut importe le débat sur énergie primaire ou finale), un logement de 100 m2 consommera 5 000 kWh par an, c’est-à-dire une facture comprise entre 250 et 500 Euros selon l’énergie. Sachant que l’amortissement d’un système de chauffage se calcul à partir de la valeur de l’investissement, je  crains fort que cela milite en faveur du chauffage électrique. Pourquoi investir dans une installation sophistiquée coutant plus de 10 000 Euros pour produire 5 000 kWh/an. Personnellement à 25 000 kWh je suis au gaz réseau, à 5 000 kWh, je suis à l’électricité, fût-elle nucléaire. L’étude REMODECE conclut d’ailleurs que les principales consommations électriques ne seront plus celles du chauffage dans les futures habitations très isolées.

Dan1

Le chauffage électrique est sans cesse associé aux pics hivernaux et ce sans discernement, ce qui permet ensuite de passer de pic de production à pic d’émission de CO2, ce qui est très différent, mais tellement à la mode. Pour y voir clair, il faut d’abord distinguer les pics horaires des pics journaliers, hebdomadaires et saisonniers. Les pics horaires existent partout avec de fortes amplitudes. Je vais prendre 3 exemples : 1) L’Espagne, où vous pouvez admirer la courbe de charge en direct comme chez RTE sur le site de Red Eléctica de España (RTE espagnol) : Aujourd’hui, il est prévu de passer de 23 000 MW à 6h00 à 33 000 MW à 22h00. Par rapport au minimum nous aurons donc + 10 000 MW soit + 43,5 % de demande. Est-ce à cause du chauffage électrique ? 2) Le Royaume uni, où vous faites la même chose sur le site de National Grid :   Pour les dernières 24 heures, on est passé de 53 000 MW hier à 17h00 à 32 000 MW aujourd’hui à 5h00, soit + 21 000 MW entre le minimum et le maximum ou + 65 %. Quelle est la part du chauffage électrique ? 3) La France, avec un site très complet et très connu : RTE Pour une journée complète de semaine, vendredi, nous avons un minimum de 64 860 MW à 4h30 et un maximum de 81 493 MW à 8h00 soit + 16 633 MW ou + 25,6 %. Première conclusion : ramené à la population de chaque pays, l’Espagne aurait en valeur absolue la même augmentation entre le mini et le maxi horaire. En revanche, le Royaume Uni est souvent nettement au-dessus (cela se vérifie également dans les historiques. Je ne vois donc aucune raison démontrée d’attribuer les pics horaires exclusivement au chauffage électrique. En revanche, En France, on note une assez forte corrélation entre température et consommation électrique (avec un déphasage lié à l’inertie des bâtiments), mais aussi, comme l’écrit RTE, entre couverture nuageuse (nébulosité) et consommation électrique (là on retrouve le chauffage et l’éclairage). Deuxième conclusion : le chauffage électrique fait évidemment monter le niveau moyen de la consommation en hiver de plusieurs dizaines de TWh (a priori environ 50 pour le résidentiel et peut être 20 pour le tertiaire). En cela il est effectivement responsable d’une part non négligeable de la variation saisonnière et journalière.  Ce surcroît de demande  est bien absorbé par nos moyens de production essentiellement sans CO2 (hydraulique, nucléaire et… éolien) à hauteur de 80 % la plupart du temps. Il faut noter que tous ces TWh de chauffage ne sont pas produits par un autre moyen (gaz, fioul…). Si on veut parler de CO2, il faut donc calculer en différentiel. Ce qui veut dire que même si quelqu’un parvenait à démontrer l’impossible (le chauffage électrique contient 600 g de CO2/kWh), il faudrait conclure que cette solution émet 366 g de plus que le gaz. Troisième conclusion : il est impossible d’affecter la totalité de la production des centrales thermiques au chauffage électrique, car celui est de toute évidence largement responsable de l’augmentation de production des moyens utilisé essentiellement  en base. Enfin deux remarques : Le contenu en CO2 du kWh : Les antinucléaires n’ont jamais eu peur des contradictions flagrantes : dire que le chauffage électrique est alimenté essentiellement par les centrales thermiques pour accréditer le mensonge tellement médiatique (mais impossible à prouver) du 600 g / kWh et dire dans la foulée que l’on construit de nouveau EPR pour favoriser le chauffage électrique. Faudrait savoir ! Si l’EPR de Penly alimente le chauffage avec ses 13 TWh/an, ils arriveront encore moins à démontrer les 600 g / kWh… à moins de commuter vers un autre mensonge concernant le contenu en CO2 du kWh nucléaire. Ils ont de la chance qu’il reste des ignorants et des amnésiques ! L’expansion du chauffage électrique : Je pense que le renforcement des normes d’isolation dans l’habitat conduira progressivement  à diminuer les besoins en chauffage du résidentiel. Si on arrive effectivement à consommer 50 kWh/m2/an (peut importe le débat sur énergie primaire ou finale), un logement de 100 m2 consommera 5 000 kWh par an, c’est-à-dire une facture comprise entre 250 et 500 Euros selon l’énergie. Sachant que l’amortissement d’un système de chauffage se calcul à partir de la valeur de l’investissement, je  crains fort que cela milite en faveur du chauffage électrique. Pourquoi investir dans une installation sophistiquée coutant plus de 10 000 Euros pour produire 5 000 kWh/an. Personnellement à 25 000 kWh je suis au gaz réseau, à 5 000 kWh, je suis à l’électricité, fût-elle nucléaire. L’étude REMODECE conclut d’ailleurs que les principales consommations électriques ne seront plus celles du chauffage dans les futures habitations très isolées.

Giraud

marius76 : “Je ne sais pas ce que les anti-nucléaires pensent (je ne me compte pas parmi eux)”  .  A la lecture  de  l’ ensemble  de  tous  vos écrits  sur ce forum , vous apparaissez  aux  lecteurs comme assez hostile au “nucléaire” ,sans doute êtes vous comme mr Jourdain (qui faisait de la prose sans le savoir ) . Vous  êtes antinucléaire sans le savoir . Mais à vous lire , ça se voit beaucoup.

Giraud

Le nucléaire en France : C’est prés de  80%  de  l ‘ électricité  ,  mais  seulement un tiers environ de l’énergie primaire . On est donc loin d’un vrai “tout nucléaire” qui ferait  un minimum de  80% d’énergie primaire  . Car  on pourrait  si on le voulait , utiliser des réacteurs de toutes tailles et de toutes sortes de mode de production (chaleur pure d’usage calorigène , chaleur pour la thermochimie , réacteurs  pour la chimie catalitique , réacteurs pour l ‘épuration des eaux usés ,pour le déssalement des eaux saumâtres et de l’ eau de mer , production d’hydrogène et de carburants de synthèse,et bien d’autres choses encore…) . Finalement , même si on a plus de réacteurs par habitants que les autres pays , on est loin du vrai “tout nucléaire” qui est une expression exagérée (type slogan) des propagandistes antinucléaires . Un mix  d’un  tiers d’énergie nucléaire dans l’énergie primaire mondiale serait tout à fait raisonnable . Les  deux autres tiers pouvant être progressivement  occupés par les EnR  qui remplaceraient ainsi le trio Pétrole , Gaz, Charbon .

Giraud

pourrait  plus tard nous dépasser  dans l’énergie nucléaire :  Le  Japon . Nous seront  probablement  dépassés  dans le nombre de réacteurs nucléaires / habitants , par  plusieurs pays au cours de ce 21ème siècle. Exemples  possibles : Sud corée , Taiwan et surement  d’autres encore qui seront moins timide . Après tout , nous ne sommes qu’ au début du 21ème siècle (2009) et d’ici 2100 ,beaucoup d’autres moins timides peuvent largement faire beaucoup plus que nous dans ce domaine .Nous ne garderons pas indéfiniment (loin de là) la suprématie de la technologie nucléaire civile.  

Dan1

Il existe au moins un exemple d’un pays qui a fait plus que la France en proportion d’électricité d’origine nucléaire : c’est la Lituanie qui a dépassé 80 % pendant plusieurs années et exporté jusqu’à plus de 30 % de sa production. Evidemment, c’est un petit pays qui s’est vu imposer les réacteurs nucléaires de type RBMK par les russes dans les années 80. Cependant, maintenant ils semble très attaché à leur centrale nucléaire d’Ignalina et sont seul réacteur encore en fonctionnement à puissance un peu réduite (1100 MW au lieu de 1500 MW). Malgré cela en 2007, ce réacteur a produit 9 TWh. Il devrait être arrêté en 2009. Avec l’entrée des pays de l’est dans l’union européenne, la perception du nucléaire par l’opinion et à reconsidérer car ils n’abandonneront pas facilement un outil qu’il considère comme un gage d’indépendance par rapport au grand frère juste à côté. Les freins au développement des EnR ne sont pas, loin s’en faut, le seul fait d’un horrible et obscure lobby nucléaire qui est d’ailleurs largement dépassé par le pétrole et le charbon. Les antinucléaires se plaisent à minimiser la place de cette énergie dans le mix mondial (2% disent-ils) pour mieux démontrer que l’on peut facilement s’en passer avec un scénario de révolution énergétique (revu en 2008). Comment se fait-il qu’une filière qui ne fait que 2% de l’énergie mondiale ait pu à ce point freiner les EnR ??

lion

A Marius. En 2003, je connais une centrale qui a obtenu des dérogations de température pour faire fonctionner ses unités sur aéroréfrigérants. Il s’agit de Bugey 4 et 5. les unités 2 et 3 étaient à l’arrêt. En effet l’arrêté disaient que la centrale devait fonctionner à puissance réduite pour ne pas dépasser 26 °c dans l’eau après mélange. Or il se trouve que la température de l’eau du Rhône avait déjà dépassé 26,5 °C à l’amont du site! A noter que cette très haute température n’a pas eu d’effet sur les populations piscicoles ce qui montre que les arrêtés sont conservateurs. S’agissant de la population, elle augmente de 0,7 % par an et la consommation d’électricité augmente plus vite tout simplement parcequ’il s’agit d’un vecteur énergétique incomparable de commodité. La consommation française d’électricité en France devrait être de 600 TWh en 2020 si l’on veut se rapprocher des engagements de Grenelle. 

daniel 53

Pour lion Pourquoi les centrales sont elles construites à côté de grosses rivières? Qu’est ce que le machin blanc sortant des pots de yaourt géant?

Dan1

Pour daniel 53 : Lisez plus régulièrement Enerzine vous y trouverez la réponse. Pour commencer, lisez les commentaires de l’article “Eolien : Greenpeace plaide pour une meilleure connexion” publié le 05 septembre 2008

daniel 53

Pour Dan 1 C’était de l’humour. Je me doute que l’eau des rivières ne sert pas à laver le sol du réacteur et que le “machin blanc” n’est pas de l’utopium enrichi. Je voulais simplement faire remarquer à lion que le “machin blanc” est sans doute de la vapeur condensée due au refroidissement par la tour aéroréfrigérante. Cette vapeur vient tout de même, au départ, de la rivière. De plus pour assurer la déconcentration, je suppose que l’on fait un apport d’eau neuve pour chasser les sels minéraux. Cet apport supplémentaire est environ équivalent à la quantité évaporée. Oui bien sur, l’air sert aussi pour le refroidissement, mais qu’on vienne pas me dire que la présence d’une rivière est simplement une question d’esthéthique.

Dan1

Et d’ailleurs, désormais EDF communique les quantités d’eau prélevées dans son bilan annuel “développement durable” en précisant les quantités prélevées, restituées et évaporées.  

lion

Les centrales sur aérofrégirants ne consomment en eau que l’évaporation qui sort des tours. Le débit d’eau de déconcentration est seulement en dérivation sur la rivière. Tout ce qui est prélevé est restitué à une centaine de mètres près.

lion

Pourquoi serait-il honteux d’exporter de l’électricité qui est un produit à haute valeur ajoutée? je pense au contraire que les exportations sont une source de revenus et d’emplois pour notre pays. Exportons-nous du pétrole, du gaz et du charbon?

Dan1

Pour Renewable : Non je ne conviens pas que le nucléaire limite nos efforts pour limiter la consommation. Il s’agit là d’une vieille antienne antinucléaire qui veut que plus il ya de nucléaire dans un pays, plus on consomme d’électricité surtout avec “EDF pousse au crime”. Seulement les statistiques mondiales ne montrent pas cela. Avec les chiffres de 2005, on peut calculer les consommations en kWh/habitant/an. On voit  alors la France au 27ième rang mondial avec 7 200 kWh/habitant se faire devancer notamment par la Corée du sud, l’Autriche (qui adore le nucléaire), Singapour, le Japon, la Suisse, la Belgique, Taiwan, la Nouvelle Zélande (qui adore le nucléaire et la France !), l’Australie, les Etats Unis, le Luxembourg, Les émirats, La Finlande, le Canada, et tout devant 2ième : la Norvège à 99 % d’EnR hydraulique et l’Islande (chacun plus de 25 000 kWh/habitant). La France est talonnée notamment par les allemand et les hollandais (6 600 kWh/habitant). Certes parmi les 205 pays répertoriés, on trouve beaucoup de pays ayant du nucléaire en tête de liste, mais il y a une autre explication beaucoup plus solide. La consommation en kWh/habitant est très fortement corrélée au PIB et ce n’est pas un hasard si on retrouve les pays d’Afrique en fin de liste avec dernier le Tchad (9 kWh/habitant). Pour le développement des EnR, je vous ai déjà expliqué qu’il y avait assez de pays où il n’existe pas ou pas assez de nucléaire pour les développer sans entrave (deux gros pays sortent du lot : Chine et Inde). ces deux pays représentent 2,5 milliards de clients pour les EnR, pour un début ça devrait suffire ! Et puis s’il ne représente que 2 % de l’énergie dans le monde (et seulement 20 % de l’électricité aux Etats-Unis), ce n’est pas le nucléaire qui entrave les EnR. Que pensez vous du charbon ? Candidat sérieux ?? En Italie, ce n’est plus le nucléaire qui entrave les EnR, les italiens ont été plus courageux (ou plus inconscients) que les allemands, ils ont complètement démantelé leur filière et exporté le savoir-faire. Alors qu’attendent-ils, au lieu d’acheter massivement du gaz à Vladimir ?

Francois2

Sensibilité aux températures extérieures Du fait de son fort équipement en chauffage électrique(30%), la France a une très forte sensibilité aux baisses de température. Ce taux de 30% est totalement atypique en Europe. Il faut quand même savoir que la publicité pour le chauffage électrique est interdite en Belgique ! Il faut quand même savoir qu’EDF a donné des aides sonnantes et  trébuchantes aux installateurs, aux promoteurs immobiliers. et à ses clients pendant des années pour développer le chauffage électrique face au chauffage au Gaz. Près de 30% des logements étaient équipés de chauffage électrique en 2006, contre environ 2% trente ans plus tôt, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). La plupart des logements neufs optent pour ce mode de chauffage. La raison de cet emballement de la consommation après 19H00 ? Les habitudes de consommation. En rentrant chez eux après le travail, les Français allument leur plaque de cuisson, leur télévision et surtout, augmentent le thermostat de leurs radiateurs. Ainsi, enhiver, une baisse de 1°C de la température entraîne une augmentation dela consommation d’électricité d’environ 2.100 MW, soit deux fois celle de la ville de Marseille.                                                                                          Peut-on avoir tout fait et continuer à tout faire pour développer le chauffage électrique (EDF) et en même temps expliquer aux français mettre des pullovers et des moufles en hiver (RTE groupe EDF) ?                                 Comment expliquer qu’on cherche à développer en France le nucléaire qui est un moyen nucléaire de base avec 3 nouveaux EPRs, alors qu’on voit bien que ce qui manque à la France, c’est des moyens de production de pointe ? A quoi ca sert ensuite de se lamenter du faible taux de disponibilité des centrales françaises (79%) vs 90% pour Electrabel, alors que sciemment on leur demande de fournir de la pointe, alors qu’elles sont faites pour fournir de la base ? Même la dernière PPI est une mascarade destinée à justifier un politique proactive d’investissement massive dans le nucléaire. Bien loin de la grande rigueur du rapport Charpin de 2000 ? Ce deuxième EPR n’a aucune justification, et d’ailleurs EDF elle même s’y opposait ! Cet EPR ne se justifie que pour l’exportation, et il aurait mieux valu le construire directement en Italie avec ENEL, plutôt que de construire des lignes THT fort coûteuses, et perdre énormément d’électricité pendant le transport. En septembre 2003, 56 millions d’Italiens ont été privés de courant, car l’Italie importait 20% d’élec la nuit, Et à l’époque, l’Italie importait 12% de sa conso de la France, qui pendant la canicule de juin a d’ailleurs fait jouer les clauses d’effacement que le contrat d’export permettait ! Un EPR en Italie par Edison + Enel OUI. En france, c’est tout simplement du gaspillage.

Francois2

n’est vraiment pas très pertinent. (cf mon message ci dessus), on sait qu’on le construit pour l’export ce 2ème EPR, et qu’il faudra transporter ce courant sur de longues distances. annuelle de la France. RAPPEL : Les pertes en ligne sur le réseau français, c’est : 7,5% de la conso2,5% sur le réseau de transport + 5% sur le réseau de distribution = 7,5% ! a) Les taux de pertes sont compris entre 2 et 3,5% de la consommation, suivant les saisons et les heures de la journée. En moyenne, le taux s’établit à 2,5%, ce qui représente environ 11,5 TWh (TeraWatt-heure) par an. b) Pour ErDF, c’est 5% = 20 TWh. D’autre part, on sait qu’il y a 2 péninsules électriques en France : PACA et la Bretagne. N’est ce pas la priorité où il faut investir les 8 milliards destinés aux 2 prochaines EPR ? Et une priorité au lieu de ces 2 EPRs est d’enfouir la BT comme en Allemagne et en Angleterre. Combien de tempêtes va-t-il falloir pour s’y mettre : Si dessous un avis prémonitoire de 2007 sur le taux d’enfouissement en France, en moyenne et basse Tension : M. Xavier Pintat, Président de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR), a mis en cause la trop grande importance du nombre des lignes aériennes, qui constituent 68 % du réseau (66 % en MT et 70 % en BT) contre seulement 25 % en Allemagne (35 % en MT et 19 % en BT) et 37 % au Royaume-Uni (44 % en MT et 18 % en BT). Or, les incidents sont deux fois plus nombreux sur ces lignes que sur les lignes souterraines, qui sont mieux protégées contre les intempéries. La FNCCR estime ainsi que le passage à un taux d’enfouissement comparable à celui de l’Allemagne permettrait de réduire de moitié la durée moyenne des interruptions dans la fourniture d’électricité. En outre, 25 % des lignes de distribution en BT, soit 150.000 kilomètres, sont en fils nus, ce qui les rend particulièrement fragiles, alors que cette technologie a totalement disparu en Allemagne.

Francois2

L’analyse de Dan1 sur les courbes de charges des différents RTE est fort intéressante, mais elle ne prouve absolument rien, puisque les autres pays européens utilisent en moyenne 4 fois moins le chauffage électrique ! En Allemagne par exemple, on est à 7% de chauffage élec, et 6% en Angleterre contre 25 à 30% en France ! La France est ainsi le seul des grands pays européens où la part du chauffage électrique direct s’accroît Cette exception française conduit à un retard dans l’utilisation des nouvelles technologies (condensation, solaire thermique, PAC et bois/biomasse) : 33% des ventes en France contre 56% en Europe. Le développement de la clim depuis 2003 a d’ailleurs augmenté la courbe de charge de consommation assez fortement en France, et surtout en Italie. Cher Dan1, je n’ai encore jamais rencontré un expert RTE qui affirme que le chauffage électrique, et la climatisation sont de la base ! Puisque par définition, sur les particuliers, c’est un usage intermittent. Sauf quand en 2020, 80% des français seront des retraités, et chaufferont jour et nuit à plein régime l’hiver, et climatiseront jour et nuit l’été. C’est peut être ce changement sociologique que je n’ai pas anticipé !

Gvincent

Désolé d’intervenir à un moindre niveau mais ne pensez vous pas que le développement du Chauffage Electrique viennent tout simplement d’une histoire d’investissement à court terme? En plus avec qu’elle énergie fonctionne une Pompe A Chaleur ou un dispositif Solaire? Une PAC bien dimensionner ne fourni jamais 100% des besoin en chauffage. par conséquent le gens qui ont la bonne idée d’avoir subsitué leur chaudière par une PAC se retrouve à faire fonctioner à plein une résistance electrique(ohh!!!!) pendant les périodes les plus froides augmentant ainsi la demande. Pour reprendre les commentaires de l’un de vous. quand une maison n’aura que 5kW de déperdition les besoins de chauffages seront tellement bas qu’une maison éclairer avec des Hallogènes (500W la bête) se sufira théoriquement à elle même. Oui je suis extrémiste. en plus mon Job c’est le EnR mais j’essaye d’être pragmatique. Le nucléaire est aujourd’hui pour la France une ressource incontournable nous permettant d’être moins dépendant énergétiquement. et je pense sincèrement que l’ennemi se situe plutôt du coté du pétrole…

andre

Dans tous les commentaires que j’ai lu, aucun ne fait état du fait que la décision de construire ce deuxième EPR se traduira par une mise en service en 2017. A cette date la probabilité est grande que les é tranches de Fessenheim seront mises à l’arêt. Donc ce deuxième EPR ne fera que les remplacer. N’est-il pas sage aujourde’hui de prévoir l’avenir ?

andre

Il ne faut pas oublier que la date programmée pour la mise en service de ce deuxième EPR (1650 MW en principe) en France est 2017. A cette date, les 2 réacteurs de Fessenheim (2X900 MW) devraient vraisemblablement s’arrêter. Au final, il y a donc une petite baisse de puissance installée.N’est-il pas bon de prévoir l’avenir, vu les incertitudes sur les besoins énergétiques et les moyens de production dans les décennies qui viennent ? soit

Dan1

Pour François2 : Y-a-t-il en ligne en expert de RTE qui peut me démontrer que le chauffage électrique n’est jamais alimenté en base ? Qu’est qui permet de décider que tel ou tel usage est alimenté en base ou en pointe ? Bon alors cet EPR inutile que l’on va construire, il va servir à quoi ? A alimenter le surcroît de chauffage électrique ? Je rappelle simplement un fait : la politique française n’a pas conduit à augmenter globalement la consommation d’énergie, mais elle a conduit à un transfert et globalement à moins d’émission de CO2. Selon Eurostat, un allemand consomme en moyenne 2,71 tep, là ou un français en consomme en moyenne 2,5 et un belge 3,63. En examinant en détail la composition de la consommation, on s’aperçoit que pour la consommation du secteur résidentiel, on a : 0,85 tep pour un belge, 0,84 tep pour un allemand et 0,71 tep pour un français. Maintenant on peut regarder en détail, pour le résidentiel, l’électricité et le gaz, une fois que l’on a tout converti en kWh et ramené à la consommation par habitant (10,5 millions en Belgique, 82,4 millions en Allemagne et 63 millions en France), on trouve : Electricité : 2 160 kWh pour belge, 1 720 kWh pour un allemand et 2 330 kWh pour un français. Gaz : 4 250 kWh pour un belge,  4 520 pour un allemand et 3 000 kWh pour un français Au total (gaz + électricité en usage résidentiel), on a donc : 6 420 kWh pour un belge, 6 230 kWh pour un allemand et 5 330 kWh pour un français.  Tous ces chiffres sont disponibles dans un document de 490 pages intitulé “Energy yearly statistic 2006” téléchargeable au lien suivant :   Conclusion : la France a moins de gaz que ce qu’elle pourrait avoir : doit-on s’en plaindre ? Pas forcément, puisque nous consommons globalement moins d’énergie que nos voisins et émettons moins de CO2. Sachant cela, qui peut bien avoir intérêt à diaboliser le chauffage électrique, qui par ailleurs reste un moyen de chauffage cher à l’usage et qui n’encourage donc pas le gaspillage ? 

Dan1

Ma comparaison n’a pas de défaut scientifique car… elle n’est pas scientifique. Je voulais, simplement et sommairement, montré que les statistiques européennes ne montrent pas une surconsommation française due à une politique de gabegie car le chauffage qui n’est pas alimenté par l’électricité dans les autres pays, l’est manifestement à partir de ressources fossiles et dans des proportions qui sont largement comparables à la France. La politique du chauffage électrique en France a donc eu pour effet d’opérer un transfert des combustibles fossiles vers l’électricité avec très probablement une économie globale d’énergie due au prix de l’électricité qui incitait aux mesures d’isolation. N’oublions pas que le fioul a longtemps été très compétitif, malgré les deux chocs pétroliers et le pic de 1984, il y a eu un creux à la fin des années 90. Aujourd’hui le kWh gaz réseau est encore très largement compétitif par rapport au kWh électrique. Ce serait donc plutôt le gaz qui inciterait à la consommation. Mais puisque vous voulez relativiser la comparaison, allons-y. Eurostat publie gratuitement les DJU (degrés jours unifiés) de chaque pays de l’union européenne (données annuelles et mensuelles) avec le détail des régions par pays. A partir de là, on peut calculer un coefficient de rigueur de climat pour les trois pays concernés. La moyenne des DJU sur les 12 dernières années (1996 à 2007) est de : 3 127 pour l’UE à 27, de 2 698 pour la Belgique, 3 099 pour l’Allemagne et 2 350 pour la France. On voit donc que, ces 3 pays sont en dessous de la moyenne de l’UE que l’on va prendre pour référence. L’Allemagne est 0,9 % en dessous, la Belgique 13,7 % et la France 24,8 % en dessous. Pour le même niveau de confort dans la même maison, c’est bien évidemment l’Allemagne qui a le plus grand besoin et la France le moindre. Maintenant comparons cela à la consommation d’énergie résidentiel par habitant : La France est à 0,71 tep/hab. et l’Allemagne à 0,84 tep/hab. La France est donc à 15,5 % en dessous au lieu de 24,1 %. Le seul problème est qu’il est impossible de conclure que la différence est due au surdéveloppement du chauffage électrique car il est noyé dans la masse de la consommation d’énergie résidentielle. En France, sachant qu’il représenterait environ 30 % de la consommation électrique du résidentiel (2 330 kWh/hab. ou 0,2 tep), il représente alors 0,06 tep soit seulement 8,5 % de la consommation de l’énergie résidentiel (qui est 44,8 Mtep ou 520 TWh dont 140 TWh d’électricité). Conclusion : on ne peut pas expliquer facilement l’écart de 15 % entre l’Allemagne et la France. Ce qui est sûr, c’est que si la consommation de gaz résidentielle est essentiellement affectée au chauffage, la France en consomme 35,8 % de moins que les Allemands (3 000 kWh/hab. contre 4 520). Ces  1 520 kWh/hab. représente tout de même 126 TWh a priori de chauffage à comparer à nos 45 TWh de notre horrible chauffage électrique. La politique française a donc bien opéré un transfert d’énergie significatif sans gabegie, bien au contraire.

Francois2

Le nucléaire n’est jamais aussi efficace que pour fournir de la base. Et le chauffage élec chez les particuliers a une forte influence lors du “pic” de la consommation de pointe en hiver, en particulier lors du pic de 19H00. Tout le monde est d’accord là dessus. Y compris chez EDF…

Dan1

Votre affirmation (car ce n’est pas pas un raisonnement étayé) est simpliste au possible et fait donc un excellent slogan pour propagandiste zélé au profit des ignorants. Reste les faits, évidemment un peu plus complexes. J’attends toujours l’expert de RTE pour discuter, mais en attendant, je vais continuer à faire ce que fais depuis longtemps : examiner ce que publie RTE. Dans son bilan prévisionnel de l’équilibre offre-demande d’électricité en France édition 2005, on trouve quelques élements sur l’impact du chauffage électrique (page 5 et 6). On voit notamment, ce que j’ai déjà expliqué. La sensibilité à la température et aussi à la nébulosité en France, fait que plus la température baisse, plus la consommation d’électricité augmente, ce que je ne conteste évidemment pas. Mais le point essentiel, c’est que nous sommes sur des cycles dépassant la journée et déphasé dans le temps(inertie des bâtiment). Il s’agit donc de ne pas confondre le surcroît de consommation sur une vague de froid et les pics horaires (notamment celui de 19h00). Cela apparaît très clairement sur le graphique de la page 6 ou on note un décalage pratiquement constant au cours de la journée de 10 GW. Si c’est le chauffage électrique qui est responsable de ces 10 GW, nous pouvons dire qu’il est alors très peu responsable des pointes horaires (9h00 et 19h00 en semaine). A partir de là, personne ne peut prétendre sérieusement que le chauffage électrique n’est pas alimenté par des moyens en base et son corollaire : qu’il est exclusivement alimenté par les moyens de pointe émetteur de CO2 (même si au passage, on arrive quand même pas à lui faire émettre 600 g de CO2/kWh). Si le chauffage électrique fait augmenter, en moyenne le niveau de consommation d’une journée froide par rapport à une journée chaude, il faut alors examiner, en moyenne les moyens de production utilisé ces jours là. C’est exactement ce que j’ai déjà exposé pour les journées les plus froides de début janvier. Que constate-t-on : que le moyen de base par excellence (le nucléaire) fait au moins 2/3 de la production, au pire des pointes à 19h00. Pensez vous que RTE (ou EDF) soit d’accord que chauffage électrique = pointe de 19h00 et en même temps publier des graphiques (peut être rédigés par des experts… de RTE) qui montrent manifestement le contraire !

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