Greenpeace réclame un débat sur le nucléaire

Suite aux différents incidents intervenus récemment au Tricastin et à Romans-sur-Isère, considérés comme « anomalie » ou simple « écart », Greenpeace demande la tenue d’un vaste débat sur le nucléaire, mais aussi la suspension du programme EPR.

L’organisation a réclamé jeudi "la tenue d’un vaste débat national sur le nucléaire en France qui permette aux citoyens non seulement d’appréhender clairement les dangers potentiels du nucléaire mais aussi de faire un bilan structuré sur son intérêt ou non face à l’urgence climatique."

Pour l’association écologiste, cette série d’incidents met en lumière l’étendu du problème que pose l’industrie nucléaire : installations vieillissantes, procédés mal maîtrisés, sous-traitance en cascade, contaminations des travailleurs, pollutions anciennes et durables de l’environnement… Le tout sans que le système de contrôle ne soit en mesure de prévenir ces incidents, mais tout juste capable de faire un constat avec parfois des années de retard !

"Ces incidents démontrent qu’au delà des incantations, le nucléaire qu’on nous présente comme une énergie propre et sûre reste une énergie polluante, dangereuse et mal maîtrisée ! " déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne nucléaire et énergie à Greenpeace France. " Il ne faut pas croire que l’on a affaire à une série noire ces 15 derniers jours car le nucléaire en France c’est plus de 900 incidents de ce type par an ainsi que des pollutions régulières et anciennes autours des installations. "

Greenpeace demande la suspension du programme EPR "car il est inconcevable de relancer le nucléaire alors que l’on se rend compte aujourd’hui qu’on ne maîtrise pas cette technologie et qu’on redécouvre qu’elle pollue. D’autant plus que le nucléaire n’est pas indispensable et que la priorité doit être enfin et réellement donnée aux alternatives comme les économies d’énergies et les renouvelables."

Articles connexes

S’abonner
Notification pour
guest
25 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
pasnaif

pour ces anti-N: Partout dans le monde le nucléaire rebondit maintenant que pétrole & gaz sont pour de bon définitivement très chers. De plus Patrick Moore, leur dieu créateur de 1972 est devenu depuis longtemps pro-N pour résoudre le problème du CO². Je suis sûr qu’on le traite de traître dans ces cercles-là… Ce n’est donc pas étonnant que, voyant sombrer le navire anti-N, ses passagers crient de toutes leurs force et montent en épingle des “incidents” qui ne sont que de simples accidents chimiques. Et même plus, en centrale du Tricastin une bouffée de radioactivité “40 fois plus petite que la norme déclenche leur fureur! Combien d’entreprises chimiques sont en dessous de 2.5% du max autorisé toute l’année, sur tous les ites sauf un site pendant cinq minutes? Aucune, même les voitures des anti-N sont toujours au dessus (comme la mienne d’ailleurs)…Déroute planétaire…

Realiste

Le solaire progresse de 50% annuellement, ses couts de revient baissent a une vitesse inespereree, il devient significatif dans certaines regions (2% de l’electricite de la Baviere), l’eolien s’installe a hauteur de 15 000 MW annuellement, l’hydro n’est bloque qu’a  causes d’ideologie anti-EnR et pro-nuke, la geothermie, biogaz, biomasse, thalasso-energies n’ont encore pas donne….De l’autre cote, on arrive poussivement a vendre A PERTE un EPR a la Finlande, il faut que Sarko s’en mele pour lancer un deuxieme (et encore, il n’en parle pas trop en ce moment, ca tomberait mal) et les Chinois se font prier pour nous en prendre 2….. c’est ca que vous appelez une renaissance ?Je parlerai plutot d’un accident sur le chemin de la lente mais ineluctable regression mondiale du nuke

Fossil

statistiquement , par les lois des PROBABILITES du Hasard ça pètera !!  j’ai 9 boules blanches dans 1 sac et 1 NOIRE  ( 1 SUPERMAGA TECHERNOBYL) je pioche 1 boule à la fois Je peux tomber sur la noire , soit tout de suite , sans au bout de 50 coups !MAIS UN JOUR  STATISTIQUEMENT je l’aurai dans la main en la ressortant du sacstatistiquement  plus je pioche  ( plus la durée d’exploitation est longue ) plus je risque de tomber sur la NOIRE ( sans compter les effets de vieillissement etc.. , intérim  etc.. ) qui font comme si je rajoutai progressivement 1 DEUXIEME puis 1 TROISIEME NOIRE et ceci pour la vallée du Rhône !!    surpeupléé   hyperpolluée   devenue dégueulasse ( à mon avis )  on nous enverra le prof PELLERIN   son successeur énarque pour venir mentir à TELE-SARKOZY    

Demesure

Comment savez-vous qu’il y a 9 boules blanches pour 1 boule noire ? et non 90, 9 mille, 9 milliards de boules blanches ?

Dan1

Pour réaliste :1ière question :Je cite : “Le solaire progresse de 50% annuellement, ses coûts de revient baissent à une vitesse inesperérée”.Pouvez vous me dire à quel prix les entreprises, tel TENESOL ou autre, propose un système clés en main de 2000 Wc au particulier ?Il doit y avoir une grosse distorsion entre l’évolution des prix et des coûts !2ième question :Je cite : “l’hydro n’est bloqué qu’à  cause d’idéologie anti-EnR et pro-nuke”, soyons complet dans le délire, j’ajouterai : et d’idéologie écologiste ! sinon quand construit-on un barrage sur la Loire ??

stef

Pour Demesure : la probabilité d’un accident nucléaire majeur (fusion du coeur) est généralement estimé entre 10 exp -5 et 10 exp -6 / réacteur et par an (selon les sources officielles…).En 2006, il y avait 442 réacteurs en fonctionnement (source : wikipedia)Chaque année, la probabilité d’avoir un accident nucléaire est donc d’environ deux pour mille. Soit, en probabilité, un accident tous les 500 ans.Bien sur ces probabilités ne sont que théoriques… on peut très bien avoir deux accidents en 10 ans… ou pas du tout en 1000 ans (sauf qu’il y en a déjà eu un…).Ce qui est certain, c’est que plus le nucléaire se développe et plus il y a de risque d’accident nucléaire (si on multiplie la production d’électricité nucléaire par 10, pour arriver en gros à 30 % de la production d’électricité finale au niveau mondial, on a une probabilité d’un accident tous les 50 ans…).Pour Dan1 : un système clé en main de 3 kWc (ce sont plutôt des kits de 3 kWc que 2 kWc qui sont proposés, crédit d’impôt et tva obligent), le coût est généralement compris entre 18 et 23000 euros. Soit entre 6 et 8 euros du Wc. Pour des grandes surfaces, on peut descendre en dessous de 4 euros du Wc.Et tout à fait d’accord sur votre remarque sur l’hydro… son développement est plus freiné par les écologistes que par certains lobbys (ce qui n’est pas le cas d’autres EnR… qui sont belles et bien bloqués par des puissants lobbys…).

Dan1

Les dernières propositions en date me donne :un peu plus de 20 000 Euros pour 2000 Wc hors subventions, c’est à dire un système clé en main à un peu plus de 10 Euros le Wc. Comme on dit dans la logique du marché, le vrai signal qui sera compris par le client- consommateur-payeur, sera le signal du prix. Pas besoin de discours et d’effet d’annonce, lorsque les prix du marché baisseront visiblement, cela se saura très vite par le bouche à oreille, et le marché augmentera. je n’ai pas vu d’évolutions sensibles pour le particulier ces derniers temps.

stef

20 000 euros pour 2000 Wc ??? Changez vite d’installateur !! Il est beaucoup trop cher…

Dan1

Je n’ai pas l’intention d’acheter, surtout à ce prix là, pourtant c’est le genre de proposition que font de grandes sociétés fréquemment en ce moment et en prétendant être fabricant des panneaux (où sont fabriqué les modules ?).Je crains que les subventions aient un effet pernicieux sur l’évolution des prix.Questions : quelle est la société qui fait une installation clés en main de 2000 Wc à 6 Euros TTC le Wc hors subvention, soit 12 000 Euros tout compris ??  

stef

C’est certain que les subventions entraînent une augmentation du coût des installations. On l’a bien vu sur les chauffe-eau solaires, qui ont pris plus de 50 % d’augmentation (voir 100 % dans certaines régions) en quelques années, du fait du crédit d’impôt et autres subventions…Dans la région où j’habite, il n’y a aucune subvention accordée sur le pv (mis à part le crédit d’impôt), cela explique peut être des prix un peu plus bas. D’où des tarifs à 6 euros le Wc proposés par des installateurs (pas besoin de s’adresser à de grosses sociétés pour des kits de cette taille…. des petits installateurs sont tout aussi compétents).

g.lecoq

Bonjour,Ou est donc cette cuisante déroute??Le fait que quelques chefs d’Etat en manque d’imagination, tel notre VRP National, St Nicolas, du diocèse d’Areva, prêche encore et toujours pour cette énergie si propre que l’on a même pas eu besoin d’en parler dans le fameux “Grenelle”,  je ne vois pas ou est le mal de demander un référendum en France concernant l’avenir de cette filière??A moins que vous n’ayez quelques craintes sur l’issue de elui-ci, car comme pas mal de mes concitoyens, une majorité, il me semble, le Nucléaire n’a pas autant la côte que vous semblez bien croire, mais, évidemment, cette question, comme celle des déchets, n’a pas à être traitée par la “vile populace”, nos chers “scientifiques” sont là pour nous donner, de gré ou de force, la “Solution”, fut-elle finale!!Pour finir, les écologistes, avec tout le mépris que vous leur portez, sont certainement bien plus préoccupés par l’avenir de leurs concitoyens que vous même.Cordialement G.Lecoq.

Dan1

Je pense qu’aujourd’hui, bien plus qu’hier, il ne faut pas confondre et amalgamer Ecologistes et antinucléaires. Il en faut pas confondre les préoccupations écologiques et les visées politiques.  L’écologie doit être une préoccupation de chaque citoyen et il faut faire oeuvre de pédagogie.Les organisations “vertes” historiques n’ont pas le monopole de l’écologie et il serait salutaire qu’une majorité de citoyens s’approprient les éléments d’appréciation concernant les grands dossiers en cours et notamment l’énergie. A cette occasion, beaucoup des antiennes antinucléaires pourraient s’effondrer brutalement.  Pour notre cher Lecoq : Attention à revendiquer la majorité, il y a loin des intentions que l’on prête aux gens, aux actes qu’ils font. Un exemple, pourquoi aussi peu de gens ont-ils quitter “EDF-Nucléaire” ? je ne crois pas que l’opinion française soit majoritairement antinucléaire.

stef

On peut trouver de multiples raisons au fait que les gens n’aient pas quittés EDF. Penser que c’est parce qu’ils sont pour le nucléaire en est une, mais il y en a beaucoup d’autres : non connaissance de l’ouverture des marchés, ou mauvaise connaissance de celle ci (lors de l’ouverture les médias ont répétés que lorsqu’on quittait les tarifs régulés on ne pouvait y revenir, maintenant que c’est possible peu de gens sont au courant), manque d’alternatives crédibles (mis à part Enercoop ou à la limite GEG, les autres offres n’apportent pas grand chose), coût des autres offres, …Sinon, un sondage Ifop de 2005 donnait : “une courte majorité (54%) adhère au principe de sortie du nucléaire” (c’est le 1er sondage que j’ai trouvé, il en existe peut être d’autres qui disent l’inverse…. à voir…)

Dan1

Le dernier sondage en date, au niveau européen, est de juin 2008, voir l’article : “Les européens soucieux du sort des déchets nucléaires” du 04 juillet 2008″.Il faut lire l’eurobaromètre spécial 297 (lien : ;).On note une évolution depuis 2005. Cela devrait se poursuivre car on passe de plus en plus de la théorie à la pratique dans le domaine de l’énergie. Il ne suffit plus de dire contre quoi on est mais ce que l’on va mettre à la place. Si 54 % des français veulent sortir du nucléaire, 54 % des français doivent inventer (et vite) les solutions pour le remplacer, si possible sans accroître les émissions de GES.Je n’ai pas dit que les gens restaient à EDF parce qu’ils sont pour le nucléaire. Probablement qu’une immense majorité sont ni pour ni contre. je dis simplement qu’il existe une énorme différence entre les opinions affichées et les actes et qu’il existe d’autres déterminants que l’opinion (aspects économiques) quand il s’agit de quitter ou pas EDF.En France, informer ou pas les consommateurs sur l’ouverture des marchés, aura peu d’influence sur les décisions. Je crois que les français (et les entreprises en premier, à leurs dépens) ont compris qu’ils ne pouvaient obtenir aucun avantage, ni économique, ni technique, de l’ouverture du marché de l’électricité. Il reste la fibre écologique à faire vibrer, mais là encore pas de chance, le nucléaire pas cher et en grande partie amorti, n’émet pas de CO2.Manifestement, les français sont plus sensibles à leur porte-monnaie qu’au développement de l’électricité renouvelable. Je pense même, qu’une meilleure information (objective) pourrait avoir l’effet inverse, surtout dans le contexte d’augmentation du prix des énergies.

stef

“Si 54 % des français veulent sortir du nucléaire, 54 % des français doivent inventer (et vite) les solutions pour le remplacer”On ne peut pas demander à chaque français de s’y connaître dans le domaine de l’énergie. Chacun son métier. Par contre les français peuvent dire qu’effectivement ils sont plutôt favorables à une sortie du nucléaire, exprimant ainsi leur refus d’une énergie polluante et leur souhait de développer des énergies propres.”Il reste la fibre écologique à faire vibrer, mais là encore pas de chance, le nucléaire pas cher et en grande partie amorti, n’émet pas de CO2″Ce n’est pas parce qu’il n’émet pas de CO2 que le nucléaire est une énergie écologique… quand à son coût “pas cher”, c’est parce qu’on ne voit pas les milliards qui partent (ou qui partiron) dans nos impôts pour le nucléaire (R&D, démantélement, …).

Dan1

Sondage : Si vous avez lu l’Eurobaromètre spécial 297, vous aurez constaté (pages 5,6 ,7 et 8) que les opinions favorables ont progressé, sauf pour la France… qui reste malgré tout à 52 %. Nous ne sommes donc pas à 54 % d’opinion défavorables. Cela n’empêche pas que les français ont le droit de vouloir sortir du nucléaire, mais ils doivent savoir ce qu’ils auront à la place. Je vais simplement citer un extrait d’antinucléaires qui vont jusqu’au bout de leur conviction, je cite : « Ce n’est pas suffisant de prendre conscience des dangers de l’accident si l’on ne montre pas à la population qu’il existe des solutions de mise à l’arrêt rapide des réacteurs nucléaires par l’utilisation des combustibles fossiles (charbon, fioul et gaz) pour produire l’électricité. Si une production électrique à partir du gaz naturel se développait rapidement en France par turbines à cycles combinés ce serait un plus. Avec charbon, gaz et fioul, l’hydraulique, l’arrêt des exportations, l’arrêt de l’autoconsommation nucléaire, on peut supprimer une part importante du nucléaire français. Compte tenu de la faible proportion que représente l’énergie nucléaire par rapport à l’énergie primaire consommée mondiale, cette utilisation de combustibles fossiles n’aurait qu’un impact négligeable sur l’effet de serre planétaire. Bien évidemment cela n’empêche pas de faire des économies d’énergie électrique (par exemple supprimer le chauffage électrique dans tous les édifices publics). » Fin de citation. Cela est extrait de la lettre N° 115 (novembre 1997) du comité Stop Nogent sur Seine. Au moins, cela a le mérite d’être clair, on ne retourne pas à la bougie, mais au charbon et au gaz ! Poutine va rigoler : il va conserver, voire renforcer son parc nucléaire et nous vendre encore plus de gaz ! Nous aurons donc encore les inconvénients des réacteurs nucléaires (les nuages n’ont pas de frontières), tout en n’en ayant perdu les avantages.     Les français pourront juger en toute liberté de cette proposition courageuse au moment où il faut faire exactement l’inverse et sortir du fossile carboné. Si on ne peut pas demander à chaque français d’être spécialiste en énergie, on peut augmenter son niveau de connaissance afin qu’il soit moins sensible à la désinformation. C’est d’ailleurs ce que note l’Eurobaromètre : examinez attentivement le tableau page 10. Plus les sondés sont instruits et informés plus ils sont favorables. Plus les français seront informés des dangers réels et des bénéfices tout aussi réels, plus le fond de commerce traditionnel des antinucléaires s’étiolera car fondé sur trop de catastrophisme et de contre-vérités « démontables ».   Ecologisme : le nucléaire n’est pas intrinsèquement écologique, pas plus que les autres filières, « écologique » n’est pas un label décrété par telle ou telle organisation, mais il se trouve qu’il a un avantage sérieux en matière d’émission de gaz à effet de serre et que c’est aujourd’hui une priorité nationale, européenne et mondiale.     Coûts : êtes vous capable d’étayer vos dires, chiffres et références à l’appui ? combien sont ces milliards cachés qui alimentent le nucléaire, d’où viennent-ils et où vont-ils ? Pouvez vous prouver que nos impôts vont financer le démantèlement ? Comment celui-ci est-il prévu et financé ? Je pense que malgré les milliards évoqués, il s’agit d’affirmations gratuites.

stef

54 ou 52 %… excusez ces 2 % d’écart, mais sur un sondage où généralement il y a quelques % d’incertitudes, ça ne change pas grand chose.Concernant le comité Stop Nogent sur Seine, c’est leur droit de vouloir sortir le plus rapidement du nucléaire en le remplaçant par des combustibles fossiles. Ce n’est pas pour cela que tous ceux qui veulent sortir du nucléaire veulent le remplacer par du fossile. Nous avons déjà débattu des scénarios alternatifs comme Negawatt, je ne vais pas revenir dessus….Par ailleurs je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’il faille informer davantage les citoyens sur les enjeux de l’énergie. Mais avec une information non objective, ou du moins qui permettent à chaque citoyen de se faire son propre avis sans que les débats soient orientés pour telle ou telle solution. Or, on le voit dans beaucoup de débats, les anti nucléaires ont souvent peu de temps de parole face à Areva ou face à l’Etat… et donc peu de temps pour exprimer les solutions alternatives. Chacun doit pouvoir exprimer ses opinions.Concernant l’écologisme, certes il n’y a pas de label décrété par telle ou telle organisation (quoiqu’il existe bien certains lables pour certains types de produits…). Mais dire que le nucléaire n’est pas plus écologique que les autres filières… il est quand même beaucoup moins écologique que les énergies renouvelables (bien que ces dernières puissent avoir des inconvénients, j’ai du mal à concevoir le contraire, et je serais curieux d’apprendre des arguments qui rendent le nucléaire plus écologique que les énergies renouvelables). Pour ce qui est de la priorité nationale, européenne, et mondiale, d’une part cela ne veut absolument rien dire en terme d’écologie (on trouve une multitude de produits polluants mis en avant à l’échelle mondiale… les pesticides par exemple sont largement “encouragés” par les Etats, et n’ont rien d’écologiques), d’autre part je ne vois pas en quoi le nucléaire est une prorité mondiale. Le nucléaire n’est pas en expansion à l’échelle mondiale comme le peuvent être les autres sources d’électricité.Enfin, concernant les coûts : ces milliars sont justement assez difficiles à retrouver, pour éviter ce type de contre argument sur le coût du nucléaire… Néanmoins, quelques études ont été établies, je vous invite par exemple à lire celle-ci, datant de 1998 : aller jusque là, on peut déjà se donner une idée en regardant juste les coûts de R&D dans le nucléaire financés par le contribuable en 2008 : : 440 M€Il s’agit bel et bien de milliards investis dans le nucléaire depuis le début du programme électronucléaire français.Pour répondre à vos questions : d’où viennent-ils : de nos impôtsoù vont-ils : CEA principalementConcernant le démantèlement, effectivement EDF est tenu de mettre un fonds de provision de côté pour prévoir le démantèlement. Mais si l’on compare ce fonds au coût estimé pour d’autres démantèlements (comme en Anglettere par exemple), on voit qu’il y a un risque important de sous-estimation (voir par ailleurs par exemple : )Et si lors du démantèlement il manque des sous, c’est bien le contribuable qui va payer (on va pas demander à une entreprise privée, EDF en l’occurence, de payer des milliards pour démanteler les centrales…).Ces milliards évoqués ne sont donc nullement des affirmations gratuites…

Dan1

Je crois qu’il y a erreur mes 52 % (favorable au nucléaire) ne se compare pas à vos 54 % (favorable à la sortie du nucléaire) directement pour en déduire qu’il y a 2% d’écart. Dans le meilleur des cas, si les 52 % de favorables sont contrebalancé par le reste de défavorables (pas de sans opinion), cela donne 4% d’écart et pour vous 54 % pour la sortie du nucléaire donnerait 46 % pour le maintien. Cela voudrait dire qu’à minima, en 3 ans, l’opinion est passée de 46 % pour le maintien à 52 % (soit + 6 %). En réalité, cette comparaison est scabreuse. En revanche, on peut analyser l’Eurobaromètre plus en détail en comparant l’évolution de 2005 à 2008 sur la même question : « Etes-vous tout à fait favorable, plutôt favorable, plutôt opposé(e) ou tout à fait opposé(e) à la production d’énergie par des centrales nucléaires ? ». Pour l’union européenne, en 2005, 55 % des opinions étaient plutôt ou tout à fait opposées contre 45 % en 2008 (-10 %). En revanche, en 2005, 37 % des opinions étaient tout à fait ou plutôt favorables et elles sont passées à 44 % (+7 %). Les « ne se prononce pas » sont passés de 8 à 11 %. Conclusion logique du sondeur : « Le soutien à la production d’énergie par des centrales nucléaires a sensiblement progressé au sein de l’Union européenne depuis l’hiver 2005 ». J’insiste lourdement sur l’intérêt qu’il y a pour le citoyen de dire clairement par quoi on remplace le nucléaire si on en sort et cela chiffres et calendrier à l’appui (c’est d’ailleurs l’immense mérite du scénario Négawatt). Vous avez probablement fait une faute de frappe lorsque je vois : « Par ailleurs je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’il faille informer davantage les citoyens sur les enjeux de l’énergie. Mais avec une information NON OBJECTIVE… » si ce n’est pas une erreur ? Vous dites que les antinucléaires ont peu de temps de parole. Pourtant, depuis plus de trente ans, on les a beaucoup vus et entendus. Ceux qui était pour, ont semble-t-il été plus discrets. Je n’ai pas écrit que le nucléaire était plus écologique que les EnR, j’ai écrit : « le nucléaire n’est pas intrinsèquement écologique ». Je me suis limité à constater qu’il avait des avantages en matière d’émission de GES et seulement cela. De même, je ne dis pas que le nucléaire est une priorité mondiale, c’est la lutte contre l’émission des GES qui elle est une priorité nationale, européenne et mondiale. Coûts : S’agissant de la recherche et développement, je suis d’accord sur le budget du CEA, mais cela est public et publié. Pour ce qui est du démantèlement, on le paye déjà, il suffit de lire les comptes d’EDF disponibles en ligne. Pour se faire une idée plus précise de la complexité du problème et de l’importance du facteur temps, il est intéressant de lire le rapport de la cour des comptes de 2005 : La problématique est bien posée et les péripéties expliquées. Le contribuable sera et est déjà amené à payer pour la part CEA, le reste étant à la charge d’AREVA et d’EDF et faisant l’objet de discussion pour la répartition. EDF n’est pas une entreprise privée (AREVA non plus) puisque l’Etat est largement majoritaire à hauteur de 85 %, en revanche ce n’est plus un EPIC mais une SA. Comme les trois protagonistes du démantèlement sont sous le contrôle de l’Etat, ce dernier pourrait en effet porter une partie de la responsabilité d’éventuelles dérives. Ceci dit, le coût du démantèlement, pour EDF, n’est pas imputé aux impôts, mais intégré au prix du kWh. Ainsi en se basant sur un kWh à 3 centimes d’Euros ou plutôt un MWh à 30 Euros (c’est la même chose ; mais plus pratique à manier), le démantèlement coûte 1,6 Euros au consommateur, dans le même temps EDF paye la même somme en impôt et redevance. Les milliards du démantèlement sont donc bien réels et estimés et les opérations sont déjà en cours. La difficulté, c’est la durée qui pourrait excéder 90 ans (1990 à 2080). Le citoyen ne doit donc plus se poser la question de savoir si le financement est prévu (il suffit de lire les rapports de la cour des comptes et les comptes d’EDF), mais il doit demander des comptes sur le déroulement des opérations en cours et à venir. La meilleure façon de savoir si ça marche est de ne pas différer au-delà du strict nécessaire les opérations (voir les propositions de l’ASN). Même en prenant en compte ces milliards, et ils sont pris en compte, mais sur une très longue durée, le kWh nucléaire reste peu cher comparé aux autres filières et c’est bien pour cela qu’il attise les convoitises des courtiers en énergie. Maintenant que les installations sont majoritairement amorties, c’est encore plus rentable et le coût marginal est de toute façon très faible. Si demain, on met des taxes carbones significatives sur les filières qui émettent du CO2, l’écart se creusera encore plus. Il ne faut pas oublié non plus que les milliards donnés au nucléaire ont rapporté de l’argent aussi. Depuis plus de 20 ans EDF (et autre) est exportateur net. Par exemple, en 2005 et 2006, la France a exporté pour environ 4 milliards d’Euros d’électricité par an pour une importation de seulement 1,5 milliard, ce qui fait un bénéfice net de 2,5 milliards par an et allège considérablement la facture énergétique. Avec quoi aurions produit depuis 20 ans, si nous n’avions pas eu le nucléaire (charbon, gaz, pétrole ?). Accessoirement, la production nucléaire a évité le rejet de 10 milliards de tonnes de CO2 par rapport à une solution charbon. A l’échelle d’un pays, l’unité de compte est le milliard pour les Euros, comme pour les kWH (1 milliards de kWh = 1 TWh). Il n’y a donc pas lieu de s’affoler avec les milliards qui doivent être mis en regard du service rendu au pays et de la durée considérée. J’ai par ailleurs, suffisamment montré qu’il y avait beaucoup de milliards en jeu dans les EnR, dès que l’on parle à l’échelle d’un pays (PV, éolien… les énergies « gratuites » ne sont pas gratuite à très grande échelle… ni à petite échelle !).

stef

J’avais effectivement ma lu le sondage, je pensais que 52 % des gens étaient défavorables au nucléaire, d’où les 2% d’erreur… autant pour moi.Et j’ai effectivement fait une faute de frappe, je voulais bien entendu dire “information objective” et non “information non objective”.Concernant le temps de parole, je ne connais pas de statistiques officielles (et je ne pense pas qu’il en existe) mais je constate tout de même souvent dans les débats (à la radio, télévision, … et je ne parle pas des derniers jours où effectivement on entend beaucoup la Criirad) que les pronucléaires sont sur représentés par rapport aux anti. C’est dommage, si l’on souhaite un débat équilibré. Mais ce n’est que mon ressenti, et vous ne semblez pas avoir le même, ce qui peut se comprendre, au vu de nos divergences.Concernant le démantèlement, nous sommes bien d’accord sur le fait que de l’argent est provisionné par EDF via le coût de vente de l’électricité. Mais comme indiqué dans mon précédent message, des risques importans existent quant à une sous-estimation de ces coûts de démantèlement. Je ne sais pas par qeul miracle le démantèlement en France coûte bien moins cher qu’au Royaume Uni…Par ailleurs, prévoir le démantèlement sur le coût de l’électricité jusqu’en 2080, c’est un peu facile ; si on laisse la moitié du coût à payer lorsque les centrales seront à l’arrêt c’est sympa pour les générations futures), forcément pour l’instant cela coûte moins cher. Au lieu de payer le coût du démantèlement pendant la durée de vie de la centrale, on étale ça dans le temps…Enfin, si le nculéaire coûte si peu cher, pourquoi les pays comme la Chine n’en construisent pas plus ? Pourquoi s’obstinent-ils à construire des usines à charbon ? Pourquoi seuls les pays comme la France, le Japon, ou les USA (à moins grande échelle) parient-ils sur le nucléaire de telle façon ?

Dan1

Il existe en effet des risques quant à la disponibilité des fonds nécessaires en quantité au moment opportun. Compte tenu de l’échelle de temps, c’est forcément très complexe. Le meilleur moyen de sécuriser l’affaire est de créer une filière solide au plus tôt. A ce propos, il est très utile d’aller lire le différents documents disponibles sur le site de l’ASN. Il faut rester vigilant car le statut d’EDF et les manoeuvres d’ouverture des marchés et de dérégulation pourraient remettre en question l’efficacité des mécanismes imaginés dans le passé. C’est de ce point de vue que les différentes associations doivent exercer leur vigilance et non pas continuer comme certains le professent encore, s’évertuer à dire que le financement du démantèlement n’est pas prévu. Cela décrédibilise tout autre discours puisque l’on peut vérifier le mensonge en 2 click (merci ADSL !).Attention, je n’ai jamais dit que le nucléaire ne coûte pas cher, c’est même l’inverse, il coûte très cher en investissement (comme le photovoltaïque et même l’éolien). L’avantage, c’est qu’il dure longtemps (entre 40 et 60 ans) et produit beaucoup en base (aux alentours de 7900 heures par an pour un EPR). Une fois amorti l’investissement, le combustible ne coûte pas très cher (20 % pour l’assemblage complet et seulement 5 à 10 % pour l’uranium venant de l’étranger) contrairement au gaz où le combustible fait aux environ de 70 %. Un seul EPR produirait en 60 ans plus de 700 TWh (1,5 la consommation annuelle de la France). C’est donc très cher (entre 3 et 5 milliards d’investissement), mais vous vendez 700 TWh à 40 millions d’Euros le MWh soit au final 30 milliards de recette or actualisation. Pour faire la même quantité d’électricité avec des éoliennes et pas pour produire en base, il faut au moins 6000 MW installés pour au moins 6 milliards d’Euros et… au bout de 20 ans on recommence !Seulement le nucléaire c’est compliqué et long à installer. Les chinois ne vont bien sûr pas s’en priver, mais ils ont des besoins extrèmement urgent et ils ont du charbon (manifestement pas assez, ils importent). Ils construisent donc des centrales à charbon et des barrages et des réacteurs et des éoliennes et… ça suffit pas ! les Etats Unis ne sont pas à moindre échelle dans le nucléaire, c’est eux qui ont le premier parc installé.  

stef

Une fois de plus vous comparez le coût d’investissement propre à la construction (entre 3 et 5 milliars pour l’epr, 6 milliards pour l’éolien) sans tenir compte des autres coûts liés au nucléaire, comme la R&D citée précédemment (on pourrai également prendre les coûts liés au risque d’explosion, les coûts liés aux traitements des maladies, … mais certains d’entre eux sont sujets à polémique donc on va dire qu’on va les exclure… ce qui est bien dommage d’ailleurs, c’est comme pour le coût du combustible fossile, ça ne prend pas en compte le traitement de toutes les maladies liées aux pollutions, le coût de l’adaptation au changement climatique, …).Et quand je disais que les USA étaient à moindre échelle dans le nucléaire, je voulais parler en pourcentage de production d’électricité, ce qui compte (à mes yeux) c’est la part de production nucléaire, pas le nombre de TWh produits…Et certes les chinois ne vont pas se priver du nucléaire, mais on peut tout de même dire que c’est très loin d’être leur priorité en matière énergétique, au vu des très faibles investissements. D’ailleurs comment expliquez vous, si l’éolien est si cher par rapport au nucléaire, que l’on installe plus de capacité éolienne que de capacité nucléaire ? Comment expliquez vous que le nombre de réacteurs nucléaires et de centrales construits (et en projet) dans le monde soit en diminution, alors même que tous les pays sont conscients du réchauffement climatique et que nous vivons une hausse du coût des combustibles fossiles ?

Dan1

Coûts : Si vous regardez bien ce que j’ai écrit, le coût d’investissement minimum pour produire 12,5 TWh par an pendant 60 ans est d’environ 5 milliards d’Euros pour un EPR (frais de jouvence à mi-vie inclus) et 3 x 6 = 18 milliards pour l’éolien (remplacement tous les 20 ans).      Admettons que l’on prenne en compte la R&D du CEA dans le coût du kWh. Prenons un flux de 500 millions d’Euros par an depuis sa création en 1945 et imputons la totalité au nucléaire civil, cela fait 31,5 milliards d’Euros. Répartissons sur l’ensemble de la production d’électricité d’origine nucléaire depuis 1973 (arrondie à 5 000 TWh). Le CEA représente donc 6,3 millions d’Euros par TWh ou 6,3 Euros par MWh. Dans ce cas et avec un coût de production EDF de 30 Euros, on arrive à 36,3 Euros. Si maintenant on se projette jusqu’en 2030 avec une production d’environ 450 TWh nucléaires vendus par an, on rajoute donc 9 900 TWh aux 5 000 précédents et 11 Milliards d’Euros de subventions au CEA. On obtient donc 42,5 milliards de R&D à répartir sur 14 900 TWh, ce qui donne 2,85 Euros par MWh qui passe donc environ à 33 Euros. J’ajoute que si on a exporté dans le même temps environ 10 % de la production ou 1500 TWh avec 10 Euros de bénéfices net par MWh, on récupère 15 milliards d’Euros (ce sera plus si on fait confiance à l’augmentation des prix du marché ouvert).     Quelque soit la façon dont on tourne le problème, le kWh nucléaire n’est pas cher pourvu qu’il soit produit en masse (en base > 6000 ou 7000 heures), sur une durée très longue (> 30 ans) et avec un parc homogène. C’est précisément le cas de la France. S’agissant du coût des externalités, je vous renvoie à l’étude Externe (). Pour imparfaite et discutable qu’elle soit (notamment par l’attribution d’un prix à la vie humaine), elle a le mérite de poser les bases chiffrées du débat. Le tableau de synthèse donne 0,3 centimes d’Euros par kWh nucléaire pour la France (contre 7 à 10 cEuros pour le charbon/lignite), le kWh passerait donc à 36,6 Euros en s’arrêtant à 2008 et 33,3 Euros en allant jusqu’à 2030. Seulement si on applique les externalités calculées aujourd’hui, cela va faire mal à tout le monde… sauf les norvégiens et les français !  Enfin, s’agissant des capacités installées, c’est intéressant de suivre cela notamment avec le baromètre Observ’ER. Il faut toutefois regarder le résultat final, c’est-à-dire les TWh produits utilement. Comparer en puissance un réacteur nucléaire ayant parfois un facteur de charge supérieur à 90 % (comme en Finlande) à un parc d’éoliennes ayant globalement un facteur de charge inférieur à 20 %, c’est biaiser la comparaison. Si on prend les extrêmes, on trouve qu’à puissance installée égale, le nucléaire produit 5 fois plus de TWh et quand on lui demande. En moyenne et sans forcer, c’est un facteur 4 entre les deux. Cela veut dire, qu’en France, pour remplacer les 63 GW de nucléaire, il faut au moins 250 GW d’éolien ou au bas mot 250 milliards d’investissement tout de suite à renouveler tous les 20 ans. Et lorsque les 250 GW seront disponibles en même temps grâce à un bon vent (disons une disponibilité de 85 % comme on peut le constater certains jours en Allemagne), vous aurez 212 GW de puissance sur le réseau pour une pointe historique de 88 GW et une moyenne de 55 GW. Heureusement certains jours vous aurez 5 % et 12,5 GW.

stef

Je réitère ma question : comment expliquez vous, si le nucléaire est si peu cher par rapport à l’éolien, ce que vous prétendez, que le nombre de réacteurs nucléaires construits et en projet soit en baisse ? Pourquoi installe-t-on plus d’éolien ? Pourquoi tous les pays qui ont un réacteur nucléaire existant ne passent-ils pas à 70 ou 80 % de leur production d’électricité avec ce moyen de production ? Si c’est si peu cher, il y a quelque chose qui m’échappe….Et je ne comprends pas l’intérêt d’une comparaison entre le parc nucléaire existant et l’équivalence qu’il faudrait en terme d’éolien…. Ce n’est pas le but, personne n’a jamais affirmé qu’il fallait remplacer le parc existant par uniquement de l’éolien. Il existe d’autres EnR. Et bien entendu il faut commencer par une politique de diminution des consommations énergétiques… C’est tout de même ce qui est le plus rentable, bien plus que le nucléaire ou l’éolien (et là dessus aussi il y a des chiffres…)

Dan1

Dans l’évaluation des TWh produits par la filière nucléaire, j’ai commis une erreur. 5000 TWh c’est la production arrondie du parc REP jusqu’en 1999 (voir le rapport Charpin page 28 et 29). Le chiffre exact est 5 436 TWh auquels il faut ajouter 227 TWh de la filière UNGG et ce qui a été produit depuis 99. Fin 2007, la France a donc produit 9052 TWh et, si l’on prolonge la tendance à 2030 moyennant une production nette de 420 TWh/an, on arrive à 18 712 TWh produits.Maintenant si on prend les coûts cachés de recherche évoqués par le réseau “sortir du nucléaire”, il faut prendre 308 milliards de Francs (47 milliards d’Euros) de 1946 à 1992, en poursuivant la tendance avec 500 millions par an de 1993 à 2030 (38 ans) on rajoute 19 milliards d’Euros soit au total 66 milliards pour le CEA.Dans ces conditions la R&D “cachée” aurait coûtée 3,52 millions d’Euros par TWh produit ou bien 3,52 Euros par MWh ou bien encore 0,35 centimes d’Euros par kWh.Si je fais des comparaisons, peut être déraisonnables, c’est pour bien montrer que lorsque l’on met les choses à la même échelle, les énergies gratuites, ne sont pas gratuites. Si on prend d’autres EnR que l’éolien ce sera pire, avec le photovoltaïque 1 EPR pendant 60 ans = 112,5 milliards d’Euros (12,5 GW installé à 3 Euros le Wc et durée de vie de 20 ans), l’équivalent du parc nucléaire, c’est 4 460 milliards d’Euros. A partir du moment où l’on veut parler de milliards, on peut parler de milliards autant pour les Euros que les kWh. N’oublions pas que je ne suis pas le premier à parler des milliards pour l’énergie électrique, je cite «  Le nucléaire a la réputation d’être peu coûteux. Mais c’est oublier de prendre en compte ses coûts cachés, qui sont payés par tous les Français, même s’ils ne figurent pas sur la facture d’électricité. Prenons l’exemple du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Cet organisme de recherche a bénéficié de 308 milliards de francs de subventions publiques sur les 405 milliards de francs de budget civil cumulé pour la période 1946-1992. » Je n’ai pas besoin de vous dire d’où cela est extrait !

g.lecoq

Bonjour,Certes, le finacement des opérations de démantellement des centrales obsolètes sont bel et bien inscrits dans les textes officiels, encoer faudra-t-il tenir ces promesses??Mais ce coût là prend-il en compte les installations des futures poubelles nucléaires qui vont joliment fleurir dans nos vertes campagnes françaises, et dont l’Andra cherche, en catimini, à plus ou  moins imposer dans certaines municipalités, voir la réponse du Maire de Reynel, diffusé sur Arte le 28 Juillet. A coup de “beaux trottoirs ou de Salles des Fêtes”, le gouvernement, via cette Agence tente ni plus ni moins que d’acheter l’acceptation de ces “décharges” par des Municipalités. Est-ce là un comportement digne d’une Démocratie???Le Nucléaire a toujurs agi de cette façon en France, imposé sous de Gaulle, il continue son travail de sape souterrain, ayant à son entière disposition les fonds publics et le soutien de toute la classe politique. Ceci n’est,hélas, pas un délire de persécussion, mais la triste réaité des choses. Avonss-nous eu un débat, voir un réféerndum sur l’Avenir Energétique de notre Pays, le choix de l’EPR est-il un choix de la Nation ou juste une décision étatique qui se fout éperdument de sa population??Quand au traitement de l’écologie par tous les citoyens, il serait temps, en effet, que l’on accorde à ce problème les moyens nécessaires,( vive l’ADSL en effet), et que l’on compare réellement les solutions, toutes les solutions, qu’il y a pour lutter par exemple contre les fameux gazs  à effet de serre, dont se sert inpunémént l’industrie nucléaire, pour vendr ou imposer ses centrales. Mais tout devrait être pris en compte, l’effet nuisible de cette énergie pour les générations à venir, éduquer chaque consommateur à remettre en cause sa manière de consommer et à en changer les “tares”, etc…., vaste programme qui bien évidemment me concerne aussi.Bien évidemment que tout ceci est politique, la politique englobe notre vie de tous les jours, et chaque citoyen digne de ce nom devrait s’en occuper.G.Lecoq.

25
0
Laissez un commentairex