Les danois rouleront à l’éthanol cellulosique en 2011

Alors que Statoil déploie un mélange à 5 % d’éthanol à 100 des stations d’essence de choix à travers le Danemark, Inbicon annonce avoir déjà commencé la livraison chez Statoil de bioéthanol de deuxième génération créé à partir de paille de blé.

Inbicon sera le fournisseur principal de "The New Ethanol", le nom donné à son carburant renouvelable créé à partir de différents déchets des récoltes.

"Nous sommes ravis de la dernière démarche de Statoil qui est d’offrir aux automobilistes un choix de carburant plus propre et responsable envers l’environnement", déclare Niels Henriksen, PDG d’Inbicon. "Et nous sommes fiers de faire partie de cette démarche en tant que fournisseur de carburant créé de déchets agricoles." La première livraison de l’éthanol de deuxième génération de l’usine d’Inbicon à Statoil se fera en août avec la participation du Ministre danois du climat et de l’énergie, Lykke Friis.

En 2009, les deux sociétés ont signé un accord pour qu’Inbicon fournisse à Statoil les premiers cinq millions de litre de "The New Ethanol" produits à l’usine de Kalundborg où la technologie de conversion de biomasse est actuellement démontrée. "Avec le lancement de Bio95 2G nous avons à nouveau atteint un jalon. Il s’agit de l’unique essence sur le marché contenant du bioéthanol de deuxième génération développé et produit au Danemark de paille danoise", indique le PDG de Statoil, Pia Bach Henriksen.

Les danois rouleront à l'éthanol cellulosique

La raffinerie de biomasse d’Inbicon à Kalundborg a débuté ses activités en novembre 2009 et a depuis prouvé son processus à l’échelle presque commerciale. L’usine a la capacité de convertir 4 tonnes métriques de paille par heure, l’équivalent de 30 000 tonnes métriques par an. De ça, 5,4 millions de litre (1,5 millions de gallon) de "The New Ethanol" peuvent être produits chaque année ainsi que deux autres sources d’énergie propre et écologique.

"Nous produisons non seulement << The New Ethanol >> pour remplacer l’essence mais aussi un biocarburant pour remplacer le charbon", indique le PDG d’Inbicon, Monsieur Henriksen. "Notre processus d’énergie renouvelable est tout aussi important que nos produits d’énergie renouvelable. La raffinerie de biomasse d’Inbicon peut démontrer des efficacités fortement améliorées quand elle est intégrée à toute station d’énergie alimentée par du charbon, usine d’éthanol de grain ou opération combinée électricité-chaleur. L’échange d’énergie symbiotique aide nos clients à bâtir des activités durables et neutres en carbone."

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Pastilleverte

c’est beau comme un rapport de l’Académie des Sciences… Ai-je bien compris, il s’agit de fournir in fine un carburant avec 5% de “new Ethanol ? Dans ce cas, les 5,4 millions de litres permettront d’alimenter environ 100 000 véhicules danois pendant un an (sinon à 100% de new ethanol c’est un peu plus de 5000) Par ailleurs ça remplace le charbon dans des centrales “à flamme”, lire les centrales de feed back obligatoires pour que l’énergie éolienne puisse faire semblantde s’exprimer 365 jours par an 24h/24 (relais des centrales thermiques au minimum sur 80% du temps) reste à savoir si la production de paille de blé d’origine danoise(déchét) est suffisante pour remplacer le charbon, et/ou si la transformation marche avec d’autres déchéts agricoles ou forestiers (mai les forêts danoises ???).

Selden

En général, la paille de blé est utilisée pour la litière des animaux et rien n’est perdu dans le circuit. Les danois procéderait différemment des français ?

Sicetaitsimple

Il ne s’agit pas de se moquer, juste de remettre les communicants (où les PDG en l’occurence) à la place qu’ils méritent: si ce Monsieur Henriksen souhaite remplacer la consommation de charbon au Danemark par de l’éthanol ( de deuxième génération) , il va falloir qu’il change de braquet… 30000 tonnes/an de carburant liquide, soit 4 t/h pour simplifier , ça permet d’alimenter disons une centrale d’environ 20MW ( en étant généreux)… Et puis franchement, je pense que bruler directement la paille dans la chaudière serait plus efficace…

trimtab

Oh que vous avez raison ! “Et puis franchement, je pense que bruler directement la paille dans la chaudière serait plus efficace…” Car il est toujours très étonnant de voir dans toutes sortes de projets d’utilisation d’une ‘ressource’ pour produit une utilisation ‘énergie’ finale (mobilité, chaleur, électricité etc) que parfois on semble aller par quatre chemins, en perdant de ‘efficacité’ et du TEMPS en route, quand une solution plus ‘directe’ et plus ‘efficace’ soit possible. On nous fait ici de savants calculs ‘rendement’ ou ‘efficacité’ énergétique du style ‘from the well to the wheel’, et là des calculs sans fin et ‘comptables’ du ‘coût réel’ du kwh final électrique de chaque filière de production, sans jamais ‘intégrer’ l’élément TEMPS, et pourtant, TIME IS MONEY ! Pour moi, chaque ‘conversion’ d’une ‘ressource primaire’ vers une utilisation énergétique finale se résume en trois C’s : CARBURANT (primaire – uranium, brut, charbon, gaz, bois, soleil, vent, etc) CONVERSION (temps et technologie pour l’extraire, transporter et ‘convertir’ en mobilité, chaleur, jus etc) CONSOMMATION FINALE Si la consommation finale est toujours en ‘temps réel’ (ie: on ‘bouffe’ son essence, jus etc instantanement), les deux premiers ‘C’ contiennent les éléments ‘temps’ parfois très longues, et à ma connaissance, ils ne sont JAMAIS intégré en éléments ‘comptables’ dans les savants calculs mentionnés plus haut. D’ou mon ‘enthousiasme’ prononcé pour le solaire PV (et d’un moindre degré l’éolien), car non seulement le CARBURANT est ‘gratuit’,  le cycle de trois ‘C’ comprend beaucoup moins de TEMPS à ‘comptabiliser’ ! Même, le seul élément ‘temps’ dans la ‘comptabilité’ du solaire PV ou Eolien, est lié à la fabrication et mise en place de l’outil technologique pour sa conversion (un éléments propres à tous des technologies de conversions énergétiques). Mais une fois en place: Le soleil brille (ou le vent souffle) , il est ‘converti’, et la lumière soit ! Sommes nous au plus près possible de l’énergie ‘en temps réel’ ? Et quel est le prix ‘comptable’ d’une heure de TEMPS dans d’autres filières ‘énergetiques’ ? Cher le kwh PV ? AND IF TIME IS MONEY ? trimtab

Du collectif

De Éolius En effet,comme vous dites: Une fois les technologies de captations en places sur les lieux d’exploitations: Le soleil brille ou le vent souffle , il est ‘converti’ instantanément ! (CONVERSION) et la lumière ou la motricité se manifeste (COSOMMATION)! Or,et c’est très important économiquement, le flux solaire ou le flux éolien ainsi que le flux hydrolique ne sont pas soumis(en eux mêmes) aux variations économiques du cout spécifique de la matière première brute,comme le sont le pétrole brut,le gaz,le charbon,l’uranium,le bois et toute matière physique basique combustible-brute.Pour faire simple,nous avons sur les marchés internationaux: des “cours du pétrole brut”(comme le “brent” et autres),des “cours de la tonne de charbon”,des “cours d’unité de volume de gaz naturel”(côte du contrat à terme sur le gaz naturel est exprimée en dollars US par BTU (British Thermal Units)), des cours pour le bois et l’uranium… Mais il n’y a pas de cours du marché pour des unités brutes de flux solaire, flux éolien ou flux hydrolique car une telle prise en compte par les marchés économiques et financiers n’existe pas.Donc les “COURS” des flux solaires,éoliens et hydroliques n’existant pas sur les marchés,ils ne risquent pas (ils ne peuvent pas)d’augmenter(ni d’être soumis à aucune fluctuation des marchés) comme le font les cours des matières premières énergétiques brutes,sur les marchés comme les ‘pétrole,charbon,gaz,uranium,bois,etc… ‘ Hormis tout ce qui est nécessaire à leur mise en place en tant que site de production d’énergie(mais c’est aussi le lot des énergies conventionelles à matières premières combustibles brutes),les énergies issues des flux éoliens,solaires et hydroliques sont en ce sens là gratuites ET SURTOUT ne sont pas soumises aux fluctuations(et donc augmentations possibles)dues aux lois des marchés économiques et financiers,ce qui à la longue,au fur et à mesure que Solaire et Éolien,deviendront encore nettement moins chers à installer,leur confèrera (pour leurs utilisateurs surtout,particuliers comme industriels)une supériorité économique absolument incomparable… Bon,c’est encore l’affaire de quelques temps(20 à 25 ans,au pire 30 ans).Mais c’est inéluctable. Éolius

Sicetaitsimple

On se pose effectivement de temps en temps la question: “pouquoi faire simple alors qu’on peut faire compliqué?”Je ne suis pas agronome, mon “bon sens ” paysan me dit que la meilleure utilistion de la paille est de s’en servir dans l’élevage en alimentation et en litière, puis de rendre le mélange aux sols cultivés… S’il y a de la paille en excès, pourquoi effectivement ne pas l’utiliser en usages énergétiques?Mais là, est-ce qu’il faut passer par de filières biocarburants qui ont des rendements ridicules( et une ACV pas terrible) ou tout simplement substituer directement ce pouvoir calorifique à des ressources fossiles? Bon, j’ai mon avis, mais Mr Henriksen n’a a priori pas le même.

Sicetaitsimple

Bon, vous nous dites avec beaucoup de mots compliqués que la ressource éolienne ou solaire est gratuite.Jusque là, vous avez raison.. Pour l’hydraulique, ça devrait ( je parle de la France) avec les renouvellements des concessions changer progressivement…Mais bon. Pour autant, une ressource gratuite n’est pas forcément le bon choix, si les coûts de conversion sont démesurés… Mais je ne suis pas loin de partager votre diagnostic quand vous parlez de 20 ou 30 ans pour une compétitivité incontestable sur le coût de production. Il restera alors à régler l’équation “intermittents” vs “guarantis”, et là on verra le coût réel de production des intermittents grévé largement par les coûts de réseau et de back-up.. C’est là toute la stratégie des lobbies des intermittents: reporter sur les autres ( domaine régulé, transport ou distribution), dérégulé ( production “classique”) les surcoûts occasionnés par leur intermittence…. La “grid parity”, c’est faire supporter par d’autres les surcoûts que l’on engendre…Mais au bout du compte, il n’y en a qu’en qui paye, c’est le consommateur!

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