Les limites de la croissance : le Rapport Meadows francisé

Le 24 mai prochain sortira en librairie la dernière version du Rapport Meadows – en français -, montrant notamment comment 4 jeunes scientifiques du MIT vont pour la première fois, établir les conséquences "dramatiques" sur le plan écologique d’une croissance économique et démographique exponentielle dans un monde fini.

Le rapport intitulé The Limits to Growth (‘Les limites à la croissance’) a été commandé en 1972 par le Club de Rome. A cette époque, la problématique centrale de leur livre était : « Comment ralentir la croissance » ; Aujourd’hui, l’enjeu pourrait se résumer à : « Comment procéder pour revenir dans les limites de la planète ».

L’analyse des chercheurs repose sur le modèle « World3 », qui permet une simulation informatique des interactions entre population, croissance industrielle, production alimentaire et limites des écosystèmes terrestres. Nous sommes avant la première crise pétrolière de 1973, et pour beaucoup d’esprits, la croissance économique est un fait durable, qui ne saurait être discuté : en 2004, quand les auteurs reprennent leur analyse et l’enrichissent de données accumulées durant trois décennies d’expansion sans limites, l’impact destructeur des activités humaines sur les processus naturels les conforte définitivement dans leur raisonnement.

Le Polytechnicien, Jean-Marc Jancovici, qui a préfacé le livre indiquait déjà en 2009 : « Il serait à mon sens fort utile que la traduction française du Rapport Meadows soit rééditée aujourd’hui, sans commentaires ni appendice. Une telle réédition pourrait opportunément servir à inclure l’étude de ce document dans le programme de bon nombre d’établissements formant nos futures élites. Faire toucher du doigt que le monde est fini, à travers la lecture d’un texte assez bien adapté à cette fin, malgré ses inévitables faiblesses, ne serait-il pas salutaire pour tout HEC qui va œuvrer à l’expansion de son entreprise, pour tout polytechnicien qui travaillera à accroître la puissance industrielle de l’homme, et pour tout énarque chargé de réfléchir aux voies pour l’avenir ? »

« La réponse apportée en 1972 par The Limits to Growth, que nombre de Français ont connu sous l’intitulé « Rapport du Club de Rome » (et mal traduit en français par Halte à la croissance ? »), fera l’effet d’une bombe : tant que nous poursuivons un objectif de croissance économique « perpétuelle », nous pouvons être aussi optimistes que nous le voulons sur le stock initial de ressources et la vitesse du progrès technique, le système finira par s’effondrer sur lui-même au cours du xxie siècle. Par « effondrement », il faut entendre une chute combinée et rapide de la population, des ressources, et de la production alimentaire et industrielle par tête. »

« Même si les auteurs soulignaient que ce choix ne leur appartenait pas, ils indiquaient que la seule manière d’éviter cette issue était de stabiliser le PIB mondial au niveau de 1975, et d’affecter tout progrès technique à venir à « faire plus propre à consommation constante », et non à favoriser une consommation croissante. Bien évidemment, ce n’est pas le chemin que nous avons suivi depuis. »

« Paru à la fin des Trente Glorieuses, The Limits to Growth connaîtra un retentissement planétaire. Mais, malgré une approche lumineuse de l’imbrication de l’économie et des flux physiques, il subira ensuite la malédiction de Cassandre, ne réussissant ni à imprimer durablement sa marque dans l’univers des prospectivistes, ni à le faire dans l’univers des économistes. Désormais, le seul souvenir qui reste de ce travail est que ‘ces pessimistes se sont trompés, puisque nous sommes toujours là ».

« Mais ceux qui se donneront la peine de lire ou de relire The Limits to Growth verront qu’il n’y a jamais été question que l’humanité ait déjà disparu en 2012, ni même qu’elle ait commencé à décroître. Car le xxie siècle dure plus. »

 

Cet essai de plus de 400 pages a été écrit conjointement par Donella Meadows, Dennis Meadows et Jorgen Randers.

Il sera disponible en librairie à partir de jeudi prochain au prix de 25 euros.

SOMMAIRE

Préface De Jean-Marc Jancovici

Préface Des auteurs

Chapitre 1 – le Dépassement
Chapitre 2 – la force motrice : la croissance exponentielle
Chapitre 3 – les limites : sources et exutoires
Chapitre 4 world3 – la dynamique de la croissance dans un monde fini
Chapitre 5 – l’histoire de la couche d’ozone ou la preuve qu’il est possible de redescendre en deçà des limites
Chapitre 6 – la technologie, les marchés et le dépassement
Chapitre 7 – transitions vers un système soutenable
Chapitre 8 – transition vers le développement durable : les outils

Postface de bruno lhoste

Annexes
1. de world3 à world3-03
2. indicateurs de bien-être humain et empreinte écologique

Liste des tableaux et des figures avec leurs sources

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Lionel_fr

Je trouve les allégations de cet ouvrage trop légères sur l’économie. Certes le paramètre envoronnemental est correctement pris en compte mais des gars comme JMJ n’ont rien à faire dans la macro-économie. Ils en disent plus long sur leurs lacunes que sur la situation réelle. Il se peut que de telles thèses aient du succès en France mais ce ne ferait que souligner le peu de compétences macro-économique que les medias nationaux ont inculqué aux français depuis l’après-guerre. Je suis étonné que quelqu’un qui a fait pas mal de maths n’ait pas compris qu’un repère xy possède un zero placé arbitrairement pour satisfaire les besoins de ce qu’il cherche à démontrer. La croissance telle qu’en parle ce livre est à considérer comme arbitraire , elle ne signifie certainement pas que les flux physiques vont croitre en parallèle. La dématérialisation, l’explosion du tertiaire en sont deux exemples flagrants. La croissance est un mot utile placé sur un repère bidon qui permet juste de comparer les économies entre elles. Elle n’est certainement pas corrélée avec la consommation de ressources. Ce serait sympa de sortir de l’ignorantisme quelques minutes par jour et regarder le monde tel qu’il est au lieu de répéter sempiternellement les mêmes sottises issues de la guerre froide.

Marina33

Et oui les énergies fossiles seront un jour épuisées tout comme les limites de production de la biosphère ne peuvent dépassées, à l’humanité de reconnaitre qu’elle ne peut croitre à l’infini sur une planète fini.

gaga42

Je n’ai pas encore lu ce texte, mais je ne peux accepter ce procès d’illégitimité des auteurs et de JMJ pour la seule raison qu’ils n’ont pas de compétences “reconnues” (par qui?) en macro-économie. D’abord c’est probablement faux, ensuite et surtout on voit depuis 2009 ce que valaient les modèles de ces soit-disant experts en économie et en prospective…

Thierry79

La dématérialisation, l’explosion du tertiaire en sont deux exemples flagrants. & La croissance (…) Elle n’est certainement pas corrélée avec la consommation de ressources. => Comment pouvez-vous lancer ces affirmations? je vois que vous ne connaissez pas l’argumentaire de JMJ qui justement montre que croissance et consommation de ressources sont liés. Et l’explosion du tertiaire amène aussi une explosion de la consommation de ressources. Je vois que vos connaissances dans le domaine sont aussi élevé que ceux que vous denoncez. Par contre je ne me prononcerai pas sur ce rapport car je ne l’ai pas lu … moi non plus.

Tech

en parlant d’ignorantisme, vous feriez bien de vous regarder dans un miroir. “la dématérialisation, l’explosion du tertiaire”. parceque selon vous cela ne consommerait pas de ressources?!? on a jamais autant consommé de papier, que depuis que les imprimantes, ne coûtent presque rien, et que les disques durs ou en circuits intégrés permettent de stocker de plus en plus en plus et pour des prix toujours plus bas et le tertiaire, s’appuie sur quoi? immeubles, réseaux,serveurs, clim, écrans, pda,mobiles, etc, etc,etc, … ce sont des ressources dans certains cas différentes, mais des ressources quand même qui sont consommées en grande quantité! je n’ai pas lu ce rapport non plus, mais je pense qu’une chose a peut être atténué les effets décrits, c’est peut être la mise en place de filières de recyclage de tous types qui à l”époque du rapport n’éxistaient pratiquement pas.

filvert

Meadows a d’abord travaillé sur commande pour le Club de Rome (club de réflexion pour le mondialisme) pour éditer un premier ouvrage en 1972. Il a repris ce travail en indépendant et a édité une nouvelles version approfondie et rectifiée en 1993, puis en 2004. Dennis Meadows doit terminer sa dernière version pour 2014 (Donella Meadows morte en 2001).

Lionel_fr

Que d’éloges pour un écrit d’avant le premier choc pétrolier. Je ne m’avancerai pas sur des perspectives chiffrées. Je constate que vous donnez à ce bouquin le pouvoir quasi surnaturel d’un Nostradamus qui comme chacun sait, ne peut avoir tort que parce qu’on l’a mal interprèté. A vous lire , il est évident que votre approche relève plus de la religion païenne que de la science, exacte ou non. A l’instar de Jancovici ou Pol Pot, vous rèvez d’un retour massif vers les campagnes. Chacun son lopin de terre et les chefs tout là haut décideront du sort de l’humanité Humanité qui fonctionnerait bien mieux si on en enlevait disons une grosse moitié mais attention , il ne s’agit pas d’être inhumain noon ! on ferait ça comme pour les pigeons à paris , conformément aux recommandations de la spa. Vos pseudo-messies à la JMJ ou staline ne font pas recette dans les cercles privés, noyeautent le parapublic, ils se nourrissent de l’incompétence des pouvoirs pour imposer leurs visions éculées fondées sur le voeu de pauvreté et d’humilité qui abondent dans l’éducation chrétienne. Au final, la france forme des leaders bizarres, habiles en blabla stériles, biaisant les questions qui fâchent, ou alors cyniques et détestés de toutes parts. Louant l’intelligence, bannissant le muscle La prose de ce bouquin devrait surtout orner le pantéon de mythes collectivistes technocratique, bienpensant incapable d’afficher une volonté déterministe, pieuse et passive comme dieu vous l’a ordonné à la maternelle Effectivement , ce truc ne vaut pas le papier qu’il consomme, heureusement que les forums sont electroniques

Jojo

Je pense que vous parlez du fameux découplage … Je pense que vous êtes complètement à côté des ordres de grandeur. A moins de plusieurs révolutions techniques (et il ne faut pas trop croire aux miracles) le découplage entre croissance économique et consommations de ressources ne se fait qu’à un rythme bien trop lent. Surtout qu’en parallèle, on fait tout pour augmenter la croissance économique, ce qui annule complètement les gains d’intensité énergétique (et je ne parle pas de la population qui augmente elle aussi) En l’état actuel de notre économie et de notre société, plus de croissance = plus de consommations de ressources. Peut être que cela changera à l’avenir, mais ce ne sera pas avant longtemps et avant un changement radical de mode de production et de société.

Thierry79

Merci pour ce belle argumentaire. Chacun pourra se faire sa propre opinion.

an391

Toujours impressionnant de lire les réactions de ce type. De fait les banalités les plus élémentaires n’ont pas bonne presse, mais il est vrai que leurs conséquences elles ne le seront et ne le sont déjà en rien, banales .. Que faire aujourd’hui ? Relire Bataille peut-être, au moins agréable à lire : Car il apparait de plus en plus clair que l’on ne va pas faire grand chose ..

Lionel_fr

Merci de donner enfin un argument Le découplage est trop lent, c’est vrai. Comme il est vrai que de nombreuses quètes des sociétés industrialisées sont impossibles à accomplir et finiront par s’auto réguler, faute de moyens. Cela dit le découplage est loin d’être insignifiant, on en constate les effets avec le pétrole depuis 2008 , année historique où le prix élevé a pour le première fois , fait reculer la consommation des pays riches. Aujourd’hui France et états unis ont baissé leur consommation d’environ 10% depuis 2007 mais cela n’empèche pas le pétrole de rester le plus grand risque qui pèse sur l’économie mondiale. A cela que faut il faire ? Selon les japonais, innover dans les motorisations automobiles et en restreindre l’usage. Selon les américains, adapter le parc auto en l’alignant sur un modèle européen et favoriser la recherche sur les bio-carburants. Selon les français, faire de l’argent sur le seul segment de marché que ni les japonais , ni les américains ont encore trusté : le tout electrique au lithium. Concernant l’économie numerique : selon les français , zero hardware, les grands groupes du CAC 40 ont historiquement raté le coche et essayent de se rattraper sur le logiciel. Las ! les américains n’aont pas laissé la moindre place : regardez dans vos logiciels installés et dites moi combien d’entre eux sont français … et même , combien d’entre eux sont non-américains ? Combien de jeux estampillés “made in france” ont été développés sur le territoire français ? moins de 1% ! La france n’y croyait pas ! maintenant les places sont prises et en guise d’ultime syndrome du cancre : Jean Marc Jancovici utilise massivement l’internet pour en déplorer l’usage !!!!!! Mais heureusement que les centrales nuke pourvoieront à la consommation coupable de nos ordis. Ouf ! on est rassurés , les méchants ordinateurs sont alimentés par de la bonne technologie française bien de chez nous. Je suis d’accord avec cette problématique du découplage comme le sont l’immense majorité des dirigeants de la planète qui n’ont, d’autre choix que de pester sur la terrible envolée des matières premières. Mais voulez vous me dire en quoi ce bouquin ou JMJ vont y changer quoi que ce soit ?

gaga42

Pour Lionel_fr:

trimtab

Pour lionel: Je vous vois ‘gonfler’ à bloc contre ce…… “truc ne vaut pas le papier qu’il consomme”…. qui pourtant ne pose qu’une question très simple: (comme la fait Bucky, Lester Brown, Lovins, Jancovinci et tant d’autres depuis tant d’années – sont ils tous trompés ?) Toujours plus ou nettement moins ? Je vous propose une experience de PHYSIQUE très simple afin de vous aider à trouver la réponse. Soufflez dans un ballon de bauruche. Il grandit au fur à mesures (la croissance ?) de l’air (les resources ?) que vous mettez dedans. De temps en temps, vous arrivez pas à suivre (resources en dimunition ?) et un il se dégonfle un peu (la décroissance ?). Je reprenez votre souffle et vous regonfler. Il y a trois resultats possible dans cette experience simple. 1: Et C’est de la PHYSIQUE. Vous soufflez toujours, mais on ignorant la limite ‘élastique’ du ballon, est il vous pète à la gueule ! C’est de la PHYSIQUE ! Plus de ballon et plus de resources. 2: Vous resoufflez un peu chaque fois qu’il se dégonfle (pourvu qui vous reste un peu de ‘resources’ – et c’est pas gagné) pour maintenir un certain équilibre. C’est de la PHYSIQUE ! 3: Vous arrivez plus à suivre est le ballon se dégonfle d’un coup (l’effondrement ?). C’est aussi de la PHYSIQUE. Alors notre ECONOMIE (le ballon ?) dépends nullement du monde PHYSIQUE (les limites ‘élastiques’ du ‘contenant’ et nos resources – le contenu) ? C’est tellement simple qui fallait y penser ? C’est vous qui voyez. trimtab

technix

La publication de Manicore à propose du rapport Meadows:

fredo

sur le principe cette théorie semble recevable; Les chocs pétroliers n’ont-ils pas marqué les 30 dernière années? Voilà un signe avant coureur de ce que peut être un baisse des ressources disponibles, à savoir une hausse soudaine des prix via les marchés de matières premières, et sa traduction qiuasi immédiate à la pompe. C’est juste un exemple. Bien compris que Lionel n’aime pas Janco, ni les X trop sûr d’eux, ni les élites trop formatées, je partage ce point de vue sur les 2 derniers points. Je ne vois ppurtant pas il est inconcevable que la croissance s’arrête. Mais bon lisons donc ce livre!

Nicias

nous pouvons être aussi optimistes que nous le voulons sur le stock initial de ressources et la vitesse du progrès technique, le système finira par s’effondrer sur lui-même au cours du xxie siècle. L’anerie de base est de considérer qu’il existe une chose telle que le stock initial de ressources. 40 ans après le premier rapport, JMJ n’a toujours pas compris que ce stock est en constante augmentation parceque l’on trouve sans arret de nouvelles aplications pour des choses qui étaient inutiles et non comprises dans ce prétendu stock initial de ressources naturelles. L’optimisme serait donc de considérer que ce stock est représenté par l’ensemble des atomes de la terre, et de se demander dans combien de temps ils se seront tous désintégrés. En atendant ces gens ont au moins compris, tout comme les climatologues, les Mayas ou Nostradamus; qu’il vaut mieux se donner un horizon très lointain, ça ne coute rien. Mieux, on peut faire des multiples scénarios avec pleins d’hypothèses différentes. Votre prévision d’apocalypse pour 2000 est invalidée ? pas grave il reste 2020, 2050, et vos fidèles seront toujours cramponés à celle, invérifiable de votre vivant, de 2100.

Zig22

Pour ne prendre qu’un exemple : dans nos pays “riches”, on produit des chaussures et des vêtements bien plus que nécéssaires, et la mode est là pour rendre obsolètes les modèles de l’an dernier. Ces produits nécessitent beaucoup d’eau, de tissus, de plastiques, d’encres, etc. Que deviennent tous les produits invendus et passés de mode (regardez par exemples les ces chaussures que personne ne portera jamais !) Gaspillage des ressources, et pollution ! Et de plus en plus de pays se développent sur ce modèle !

Nicias

Selon la FAO, au milieu des années 60, un humain consommait en moyenne 2360 calories par jour, 3700 c/j pour un Américain en 2000. JMJ compare ce qui s’est passé et les simulations du rapport Meadows: Je cite JMJ pour la légende: “Comparaison normalisée de l’évolution réelle de la production agricole par tête (mesurée en contenu énergétique, disques mauves) avec la simulation “baseline” (vert), la simulation “technologie étendue” (rouge), et la simualtion “stabilisation” (bleu).” La grosse blague dans le scénario rouge, c’est que l’on meurre tous de la pollution et de la famine, mais d’obésité point.

Nicias

Donc il n’y a pas selon ces messieurs très intelligents du club de Rome de saturation des besoins. On peut aussi noter dans ces beaux graphiques de JMJ l’échelle de temps. On compare ce qui s’est passé entre 1970 et 2008, et pour que (surtout sur les autres graphiques disponibles sur son site) l’on ne remarque pas les énormes divergences entre les simulations et la réalité, on écrase complètement les courbes en rajoutant la période 1900-1970 et 2009-2100.

Atomicboy44

Vous écrivez : “JMJ n’a toujours pas compris que ce stock est en constante augmentation parceque l’on trouve sans arret de nouvelles aplications pour des choses qui étaient inutiles et non comprises dans ce prétendu stock initial de ressources naturelles.” JMJ l’a compris depuis longtemps, et c’est bien pour çà qu’il parle des différences entres réserves connues et des reserves prouvées. Vous piuvez dire que les réserves augmente mais a quel rythme ? Et surtout a quel rythme par rapoort a nos besoins si nous continuoans de dévellopper ce modèle basé sur l’énergie abondante et bon marché. Je crois que vous n’avez pas bien lu et compris ce rapport régulièrement mis a jour. Il y a plusieurs paramètres pris en compte dans ce rapport. Pas uniquement l’énergie. Nous pouvons toujours trouver de nouvelles applications, mais il nous faudra toujours plus de matières physiquement palpables comme le fer par exemple… Ce dont il s’agit c’est de comment le système va s’autoréguler tout seul si nous ne choisissons pas de le réguler nous même en respectant la biodiversité d’abord, car elle nous nourrit, et le mileiu qui lui permet de vivre convenablement. Protéger l’envionnement c’est protéger la vie, sous toutes ses formes, donc la vie humaine aussi hein, et non protéger la planète comme certains le disent comme s’ils répétaient un psaume du saint al gorus écologicus. Certaines choses n’ont pas de valeur définissables (la vie d’un proche par exemple), mais ont un coût. Et ces deux dernières choses varient selon la proximité/l’affinité que vous avez avec la personne. Notre mode de vie a un cout, bien plus qu’une valeur.

Dan1

Je vous signale un sujet connexe dans le numéro mai 2012 de Science et Vie : Alerte à la pénurie. En plus du grand classique du pétrole, il est fait état de problèmes sur 26 éléments essentiels dont les ressources pourraient poser problème. On voit que le cuivre se raréfie et que nous pourrions avoir des problèmes avec la production habituelle d’hélium. Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas de solution, mais cela laisse supposer que tout sera plus cher et plus compliqué. L’intérêt du rapport Meadows est d’attirer l’attention sur les futures tensions inhérente à l’intensification de la compétition pour des ressources finies et déclinantes. Pour le pétrole, nous somme déjà dans une compétition acharnée et nous n’avons pas trouvé de GHAWAR depuis 1948. Jean Lahérerre explique cela très bien. Sinon, nous avons au moins une certitude à propos de cet article : Lionel n’aime pas du tout Jean Marc Jancovici !

Sicetaitsimple

Que voulez-vous sous-entendre quand vous demandez à Lionel de souffler dans le ballon? Si vous n’avez pas réalisé que “ces gars en disent plus long sur leurs lacunes que sur la situation réelle”, c’est que vous n’avez rien compris….

Minintax

“il est fait état de problèmes sur 26 éléments essentiels dont les ressources pourraient poser problème.” —————————————– Ca fait des siècles que les déplétionnistes nous ont fait le coup des ressources qui “pourraient poser problème”. En attendant, quand on leur demande de citer une ressource, UNE SEULE, qui se raréfieRAIT (chiffres à l’appui hein, pas en brassant du vent avec des affirmation gratuites), il n’y a plus personne. Et je ne parle même pas des ressources dont on ne soupçonnais même pas l’existence il y a quelques décennies (les fibres de verre ou de carbone, les terres rares, le silicium en électronique, le nucléaire civil). Bref, mentir et exagérer, tel est le crédo des prophètes de malheurs. “On pourrait vider toutes les réserves prouvées de pétrole d’ici la fin de la prochaine décennie” Jimmy Carter peu après la parution du rapport du Club de Rome, en …1972 “Nous sommes un poids pour le monde, les ressources suffisent à peine à combler nos besoins, lesquels exigent de grands efforts de notre part, sans compter les plaintes qui viennent de partout, alors que la nature ne parvient déjà plus à nous nourrir” Tertullien en l’an 200

Bachoubouzouc

Faites mentir tous les non-spécialistes de la question que vous voulez (Jimmy Carter et Tertullien, deux choix originaux), mais niez vous que : 1) La terre est de dimension finie 2) Si on continue à utiliser de plus en plus ce qu’un volume fini contient, ce volume finit par se vider ?

Dan1

S’agissant du pétrole du gaz et d’autres éléments comme le cuivre, on ne peut que constater qu’ils existent sur terre en quantité finie et que l’on a prélevé le plus facile. Pour le pétrole on a pas trouvé d’autre Ghawar depuis 1948 et on a une idée assez précise de la taille finie de Ghawar. De même, on a trouvé Cantarell au mexique mais on l’a épuisé plus rapidement grace à des techniques de récupération plus moderne et efficace. Ce que l’on trouve aujourd’hui est plus petit et l’extraction est plus compliquée. L’âge d’or du pétrole est derrière nous. Il en reste beaucoup, mais il y a de plus en plus de clients et on ne va pas tenir au rythme de plus 80 barils/jour pendant des siècles. A moyen et long terme, ils existent donc bien un problème de finitude du monde exploitable. A court terme, c’est le meilleur compétiteur qui gagne (le plus fort), à long terme et faute de substitution crédible tout le monde peut perdre. Les pêcheurs ont bien réussi à vider la mer (enfin éradiquer la morue de Terre-Neuve).

gaga42

Pour minitax, et autres “prophètes du gavage”, A lire d’urgence, ce rapport très sérieux, état de toutes les ressources naturelles et écrit par des scientifiques “prophètes de malheur”: Mathieu Auzanneau (Le Monde) dans son excellent blog “Oilman” parle lui de “Peak All” Personellement, pour mon travail, j’utilise de l’Helium (je ne suis pas marchand de ballons), et ce gaz, issu de forages, est devenu depuis quelques mois très difficile à trouver suite à une pénurie mondiale, ça commence!

Lionel_fr

Concept important : L’économie n’est PAS une science exacte. Ensuite, quand un élément devient rare et chèr : tout remplacement de cet élément prend une valeur au moins équivalente – valeur à laquelle il faut ajouter l’intéret géopolitique Pour faire simple , trouvez un substitut au pétrole, vous le vendrez comme carburant au prix du baril, vous vendrez le procédé, obtiendrez subventions, contrats militaires occultes … La valeur est une notion suffisament complexe pour que vous en extirpiez une méta-notion complètement hors de portée comme la croissance. Vous vous prenez pour des présidents ? Ce va nous en faire un peu beaucoup… Entre 2 et 3 trilliards (milliers de milliards) de dollars sont engloutis dans les échanges d’énergie chaque année mondialement Et vous avez le culot de nous dire que la croissance est finie ? Que la valeur est fixe ? Que les prix sont stables ? JE CALCULE LA VALEUR DE MON POINT DE PIB for dummies Voici les PIB’s des 50 premières économies mondiales (source cia.gov), le point de croissance “vaut” un centième de cette somme et les échanges énergétiques mondiaux valent 2.5 mille milliards de dollars annuellement. 1European Union$ 15,390,000,000,000 2United States$ 15,040,000,000,000 3China$ 11,290,000,000,000 4India$ 4,463,000,000,000 5Japan$ 4,389,000,000,000 6Germany$ 3,085,000,000,000 7Russia$ 2,380,000,000,000 8Brazil$ 2,282,000,000,000 9United Kingdom$ 2,250,000,000,000 10France$ 2,214,000,000,000 11Italy$ 1,822,000,000,000 12Mexico$ 1,657,000,000,000 13Korea, South$ 1,549,000,000,000 14Spain$ 1,411,000,000,000 15Canada$ 1,389,000,000,000 16Indonesia$ 1,121,000,000,000 17Turkey$ 1,026,000,000,000 18Iran$ 928,900,000,000 19Australia$ 917,700,000,000 20Taiwan$ 885,300,000,000 21Poland$ 765,600,000,000 22Argentina$ 709,700,000,000 23Netherlands$ 705,700,000,000 24Saudi Arabia$ 676,700,000,000 25Thailand$ 601,400,000,000 26South Africa$ 554,600,000,000 27Egypt$ 515,400,000,000 28Pakistan$ 488,000,000,000 29Colombia$ 470,700,000,000 30Malaysia$ 447,000,000,000 31Nigeria$ 414,500,000,000 32Belgium$ 412,000,000,000 33Philippines$ 389,800,000,000 34Sweden$ 379,400,000,000 35Venezuela$ 373,700,000,000 36Austria$ 351,400,000,000 37Hong Kong$ 350,400,000,000 38Switzerland$ 340,500,000,000 39Ukraine$ 329,000,000,000 40Singapore$ 314,200,000,000 41Greece$ 308,300,000,000 42Peru$ 301,500,000,000 43Vietnam$ 299,200,000,000 44Bangladesh$ 282,500,000,000 45Chile$ 281,000,000,000 46Czech Republic$ 272,200,000,000 47Norway$ 264,500,000,000 48Algeria$ 264,100,000,000 49Romania$ 263,900,000,000 50United Arab Emirates$ 260,800,000,000 51Portugal$ 246,900,000,000 52Israel$ 235,100,000,000 53Kazakhstan$ 216,400,000,000 54Denmark$ 206,800,000,000 55Finland$ 196,700,000,000 56Hungary$ 195,300,000,000 57Ireland$ 181,900,000,000 58Qatar$ 181,700,000,000 59Morocco$ 163,000,000,000 60Kuwait$ 149,800,000,000 61Belarus$ 141,200,000,000 62Iraq$ 127,200,000,000 63Slovakia$ 126,900,000,000 64Ecuador$ 125,800,000,000 65New Zealand$ 123,300,000,000 66Sri Lanka$ 116,200,000,000 67Angola$ 115,900,000,000 68Cuba$ 114,100,000,000 69Syria$ 107,600,000,000 70Tunisia$ 101,700,000,000 71Bulgaria$ 101,200,000,000 72Sudan$ 97,210,000,000 73Ethiopia$ 94,760,000,000 74Uzbekistan$ 94,040,000,000 75Dominican Republic$ 93,230,000,000 76Azerbaijan$ 93,020,000,000 77Burma$ 82,720,000,000 78Oman$ 80,890,000,000 79Croatia$ 80,840,000,000 80Serbia$ 78,860,000,000 81Ghana$ 74,770,000,000 82Guatemala$ 74,640,000,000 83Kenya$ 70,850,000,000 84Puerto Rico$ 64,840,000,000 85Tanzania$ 63,440,000,000 86Yemen$ 63,240,000,000 87Lebanon$ 61,610,000,000 88Lithuania$ 61,300,000,000 89Slovenia$ 58,560,000,000 90Costa Rica$ 54,470,000,000 91Uruguay$ 52,020,000,000 92Bolivia$ 51,460,000,000 93Panama$ 50,250,000,000 94Cameroon$ 47,120,000,000 95Uganda$ 45,900,000,000 96El Salvador$ 44,780,000,000 97Luxembourg$ 43,550,000,000 98Turkmenistan$ 41,510,000,000 99Korea, North$ 40,000,000,000

Tassin

Eh bien on peut voir que le sujet passionne les foules… Comme quoi il s’agit d’un vrai problème de paradigme de notre société. Le deuil sera long!

Bachoubouzouc

Vous reproduisez justement une erreur que JMJ dénonce régulièrement : Vous essayez de quantifier l’énergie (le pétrole) en valeur monétaire au prix qu’on lui donne aujourd’hui. Ce prix d’aujourd’hui tient compte du fait que la production diminue (ou stagne) alors que la demande augmente, mais il ne tient absolument pas compte du fait que cette ressource va disparaitre prochainement. C’est là le côté irrationnel des économistes qu’il dénonce. Or la croissance décrit une réalité physique : c’est l’augmentation du nombre de trucs qu’on peut s’acheter en échange de notre travail. Si les ressources naturelles se rarifient, on pourra à l’avenir se payer moins de trucs avec ce qu’on gagne de notre travail. D’où décroissance. Point barre.

Zig22

attention à ce raisonnement. Je prend un exemple : un naufragé sur une île déserte. 1 cocotier qui donne un nombre limité de noix de coco chaque mois. le naufragé a juste de quoi se nourrir en mangeant ces noix de coco. arrive un autre naufragé. Il n’y a plus assez de noix de coco pour nourrir tout le monde. Peut-on prévoir la mort d’un ou des deux individus ? Pas sûr : ils vont certainement essayer de trouver d’autres moyens de se nourrir, qui demanderont plus d’effort et d’imagination : la pêche par exemple. Cet exemple trivial montre que le monde est fini certes, mais que nous n’avons proablement pas exploré toutes les capacités qu’elle nous offre en matière de nourriture et d’énergie (cf ce qui se passe avec la recherche sur le gaz de schiste, la fusion nucléaire, etc.)

Lionel_fr

Ben non ! la croissance est économique, elle se mesure en valeur et pas en quantité La croissance dont tout le monde parle est celle du PIB, celle qui crée de l’emploi et surtout celle qui sert d’étalon à la dette publique La dette se calcule en pourcentage de PIB, si celui-ci monte, la dette diminue La croissance en volume est une idée (parmi d’autres) qui ne sert qu’à éclairer la seule croissance qui nous intéresse, celle du PIB. Le terme “Croissance”” utilisé seul signifie croissance de PIB JMJ postule que la croissance en volume, en nombre d’unités et en masse, se répercute sur le marché de l’énergie car il faut bien transporter cette masse. Il en déduit une corrélation parfaitement linéaire en partant du principe que l’énergie d’aujourd’hui remplace la force musculaire du temps de Germinal, lorsque les travailleurs étaient de grands baraqués exploités ignoblement par des chefs snobs, hautains, mais bien sûr freluquets ce qui ajoute encore un coté sexi à la gravure d’épinal à la JMJ Cette corrélation a effectivement été très nette du temps où l’énergie était le cadet de nos soucis. Aujourd’hui, retournement complet de situation : l’énergie est le coeur du marché, c’est le coeur du marché où les pure-players se multiplient (au grand dam des opérateurs historiques) Elle n’est plus un simple accessoire. C’est là que la décorrélation a lieu et les courbes parallèles de JMJ ne tiennent absolument pas compte de cette rupture Il continue à corréler strictement mon biceps et un cheval-vapeur importé Personnellement, je travaille dans le tertiaire sur 4 pays, la seule force dont j’ai besoin est celle qui me permet de m’extirper de mon lit le matin et d’aller à des réunions un peu partout en europe. Sous entendre que je suis un travailleur de force “assisté” de machines à vapeur est d’une stupidité crasse

Minintax

“Ce prix d’aujourd’hui tient compte du fait que la production diminue (ou stagne)” ———————————— Cessez de mentir, la production du pétrole augmente chaque année. Si vous n’êtes même pas fichu de reconnaître un fait de base, chiffré et incontestable, pourquoi on devrait vous croire sur le reste ? Et puis c’est pas comme les prophètes de malheurs et autres “experts” catastrophistes ne se sont pas plantés systématiquement hein ! ———————————— Bachoubouzouc : “Or la croissance décrit une réalité physique : c’est l’augmentation du nombre de trucs qu’on peut s’acheter en échange de notre travail.” ———————————— En France, on n’utilise pas plus de pétrole qu’il y a 30 ans, malgré un PIB qui a quasiment doublé et une population en hausse de 30%. Donc votre “réalité physique de croissance” est bidon, donc poubelle. ———————————— “Si les ressources naturelles se rarifient…” ———————————— Si les cochons ont des ailes, ils pourront voler. Les catastrophistes en sont réduits à ça : des “si”. En attendant, ils n’ont toujours pas pu citer un SEUL exemple de ressources qui se raréfient, PAS UN SEUL. Et après, nos experts se plaignent que personne ne les écoutent ! Cherchez l’erreur. P.S. Parler de “ressource naturelle” démontre bien que, comme Feynman l’a qualifé les déplétionnistes, vous n’avez rien compris à votre époque. Mais mon pauvre, aucune ressource n’est “naturelle”. Une ressource n’est ressource que parce que l’homme l’a artificiellement transformée en quelque chose d’utilisable. Le fer, cuivre, l’alu, l’uranium… naturels ne sont que des tas de cailloux sans valeur. « Ce serait prudent et sage de ne pas s’endormir sur la sécurité de l’énergie fossile. L’industrie en Europe va finir par ne plus trouver assez de ressources pour assurer sa croissance prodigieuse. Le charbon va irrémédiablement être épuisé. Que va devenir alors l’industrie ? ». Augustin Mouchot, inventeur spécialiste du moteur solaire, en …1860 “Dépêchons nous, avant que ce merveilleux produit ne soit épuisé”, publicité pour du “Kier’s Rock Oil”, en 1855 (cité par Edward Porter dans son papier de 1995 “Are We Running Out of Oil?”) Le pic de production va bientôt être atteint, probablement d’ici 3 ans David White, géologiste en chef de l’USGS, en… 1919 “La bataille pour nourrir l’humanité est terminée. Le monde va subir la famine au cours des années 70, des centaines de millions de gens vont mourir de faim”. Ehrlich 1968 “Il est déjà trop tard pour éviter des famines de masse”, l’organisateur de la Journée de la Terre, Denis Hayes, Magazine The Living Wilderness, printemps 1970. “La demande croissante de nourriture, exacerbée par la croissance de la population et du niveau de vie, commence à surpasser la capacité de production des paysans et pêcheurs de la planète. Le résultat est une baisse des réserves de nourriture et des prix qui atteignent des sommets”. Lester Brown… en 1973 “Le monde ne peut plus compter sur la hausse de la production du pétrole pour satisfaire à ses besoins en énergie” CIA, Août 1979, “The World Oil Market in the Years Ahead”, page 3

Minintax

Le plus drôle, c’est que nos néo-malthusiens, qui passent leur temps à prédire un prochain-imminent-pour-très-bientôt manque des ressources et donc de la cherté ne se sont jamais demandé pourquoi malgré le prétendu excès de ressources humaines (qu’ils sont les premiers à dénoncer avec hystérie), les salaires ont explosé par rapport au prix de n’importe quelle matière première. En d’autres termes, la contradiction flagrante entre leur théorie (raréfication => plus cher => cata => fin du monde) et la réalité (les ressources prétendument de plus en plus rares sont de moins en moins cher par rapport aux salaires de gens de plus en plus nombreux) ne les gêne pas le moins du monde. Visiblement, chez les catastrophistes, la réalité et les faits, c’est pour les chiens.

Tnb

Lionel_Fr: ” Sous entendre que je suis un travailleur de force assisté de machines à vapeur est d’une stupidité crasse ” …de machine à vapeur … disons plutôt assisté d’esclaves energétiques . C’est pourtant la réalité et ce qui a permis de démultiplier la richesse produite qu’on résume par le mot progrès . C’est un fait nous sommes plus assistés dans nos taches quotidiennes par des esclaves energétiques que nos ancêtres , mais il n’y a rien d’anormale car ça fait plus de 2 siecles que l’humain se bouge les neurones pour y arriver . mecanisation, automatisation , la suite étant l’explosion des robots mobiles de service . Dans nos pays riches , nous avons déjà construit l’essentiel des infrastructures et des outils de productions ( c’est ce qu’on appelle le capital ) dont nous benéficions ,ce que les pays émergents doivent construire .

Tnb

Minitax :” Le plus drôle, c’est que nos néo-malthusiens, qui passent leur temps à prédire un prochain-imminent-pour-très-bientôt manque des ressources et donc de la cherté ne se sont jamais demandé pourquoi malgré le prétendu excès de ressources humaines (qu’ils sont les premiers à dénoncer avec hystérie), les salaires ont explosé par rapport au prix de n’importe quelle matière première.. ” ce que j’aime bien avec vous , c’est que vous pretez à JMJ comme au rapport Meadows des propos qui ne sont pas tenus . D’ailleurs même JMJ explique très bien que par exemple le temps de travail nécéssaire pour acquérir 1 kwh d’energie a diminué durant ces dernières décennies . Ce qui me rassurre ,c’est que in fine ce n’est pas des spécialistes de la désinformation et/ou de la mauvaise foi comme vous qui décideront .

Reivilo

Beaucoup de commentaires intéressants, mais on peut aussi voir les choses sous un autre angle. Je suis sidéré de voir a quel niveau notre dépendance à l’énergie et à la technologie est devenu totale et irréversible. Pour la mobilité, combien de personnes sont aujourd’hui incapable d’aller d’un point à un autre sans véhicule motorisé et sans l’aide d’un GPS ? Pour la vie courante en cas de panne d’électricité généralisée et un peu longue, quels sont les solutions de secours pour communiquer, s’éclairer, se chauffer, se nourrir ou simplement ouvrir ses volets ? Non seulement le modèle de développement actuel est évidemment une impasse au vu des lois de la physique, mais de plus on n’a préparé aucune voie de dégagement, aucune solution de rechange ou d’adaptation. Résiliance du système = zéro. Qui est esclave de qui ?

Lionel_fr

C’est épuisant de parler de croissance avec des gens qui ignorent ce que ça signifie. Le problème c’est qu’une notion macro-économique est sans grand intéret pour le citoyen lambda. Parler croissance, c’est au moins se placer au niveau d’un chef d’entreprise, soit un groupe de personnes qui travaillent pour une caisse unique en y apportant de la valeur AJOUTEE. Donc je suis en train d’expliquer à des salariés une problématique de décideur. Si les salariés en question étaient un peu honnètes, il me parleraient d’augmentation de salaire, d’économies sur leur factures de téléphone et en général, tout ce qui permet d’améliorer l’ordinaire d’un salarié Mais voilà, les salariés à tort ou à raison, aimeraient être chef d’entreprise et parler de croissance de chiffre d’affaire avec les yeux qui brillent d’un actionnaire qui y trouvera un dividende supplémentaire à la publication des comptes. Je ne suis pas très sûr qu’un salarié ait intéret à rèver d’être ce qu’il n’est pas et d’autre part , il existe des salariés très bien payés. Mais pourquoi donc veulent-ils imposer leur point de vue fantasmé sur un sujet qui ne les concerne pas à des gens dont c’est le quotidien ou qui sont payés spécifiquement pour s’aoccuper de ces notions. Bon ! ce serait vraiment bien que les français aient une meilleure formation économique car on leur demande quand même leur avis lors des élections et un peu de culture contemporaine ne nuit pas mais puisque ils ont appris l’économie par Karl Marx et la gestion de syndicats qui ont été illégalement financé par l’ancien bloc de l’Est (aujourd’hui disparu) la question qui se pose est : faut-il passer du temps à expliquer alors que la vérité les indiffère ?

Bachoubouzouc

@ Zig22 : Dans votre exemple, vous allez chercher des ressources (poissons) en dehors de votre univers fini (île). Il peut donc difficilement s’appliquer à notre planète et à notre économie. Certes, on n’a certainement pas encore exploré toutes les possibilités (ce que nient ni les membres du club de Rome, ni moi), néanmoins les ressources de notre planète sont incontestablement finies et donc peuvent (vont) être épuisées. @ Lionel_fr : “Ben non ! la croissance est économique, elle se mesure en valeur et pas en quantité” La valeur n’est qu’un indicateur du phénomène physique : Si demain le pétrole disparaissait, alors pratiquement tous les flux physiques de la planète s’arrêteraient instantanément et le PIB mondial, tout comme l’économie mondiale, reviendrait à celui du moyen âge. Comme le dit JMJ, il peut être influencé par les bulles spéculatives, mais in fine et quel que soit le degré d’intensité énergétique du pays son économie s’arrêtera (avec les technologies actuelles) si le pétrole venait à se tarir. @ Minimax : “Cessez de mentir, la production du pétrole augmente chaque année. Si vous n’êtes même pas fichu de reconnaître un fait de base, chiffré et incontestable, pourquoi on devrait vous croire sur le reste ?” Je ne mens pas, contrairement à vous : Et même si je m’étais trompé, cela ne changera pas grand chose à mon raisonnement. Au passage, il n’y a nul besoin de me “croire”, il faut juste accepter ou infirmer ma démonstration. “En France, on n’utilise pas plus de pétrole qu’il y a 30 ans, malgré un PIB qui a quasiment doublé et une population en hausse de 30%. Donc votre “réalité physique de croissance” est bidon, donc poubelle.” La France a certes besoin de moins de pétrole (mais plus de gaz, d’uranium…) pour produire un euro de valeur ajoutée, mais elle a tout de même un besoin absolu. Mon raisonnement est donc parfaitement valable. “Les catastrophistes en sont réduits à ça : des “si”. En attendant, ils n’ont toujours pas pu citer un SEUL exemple de ressources qui se raréfient, PAS UN SEUL.” Si, ils en citent des dizaines, vous êtes simplement trop borné pour l’admettre : Par exemple le pétrole, qui est aujourd’hui infiniment plus difficile à trouver et à extraire qu’autrefois, le gaz, dont les ressources en Mer du Nord sont en train d’être épuisées, les ressources halieutiques, qui sont aujourd’hui partout dans le monde dans un état dramatique, etc. J’ai eu l’occasion de voir beaucoup de gens bornés sur ce forum, à discuter avec des anti-nucléaires, mais là vous remportez le ponpon ! “Parler de “ressource naturelle” démontre bien que, comme Feynman l’a qualifé les déplétionnistes, vous n’avez rien compris à votre époque. Mais mon pauvre, aucune ressource n’est “naturelle”. Une ressource n’est ressource que parce que l’homme l’a artificiellement transformée en quelque chose d’utilisable. Le fer, cuivre, l’alu, l’uranium… naturels ne sont que des tas de cailloux sans valeur.” Vous rendez vous compte que, derrière votre attitude franchement méprisante et mal venue de la part de quelqu’un qui énonce autant d’idioties, vous ne faites qu’ergoter sur du vocabulaire ? “En d’autres termes, la contradiction flagrante entre leur théorie (raréfication => plus cher => cata => fin du monde) et la réalité (les ressources prétendument de plus en plus rares sont de moins en moins cher par rapport aux salaires de gens de plus en plus nombreux) ne les gêne pas le moins du monde.” En quoi c’est une contradiction ? Ce n’est pas parce qu’on retire plus vite et pour moins cher de la matière d’un stock qui s’épuise que celui-ci ne disparait pas pour autant. Ce n’est pas parce qu’une fonction est croissante momentanément qu’elle ne peut pas tendre vers 0 (mathématiques de niveau lycée…).

an391

Vous êtes bien gentil, mais pourquoi partir de l’hypothèse que vos interlocuteurs ne comprennent pas ce qu’est la croissance ? La vérité est que l’on n’a pas le choix, la croissance, ou possibilité de croissance, est in fine déterminée par la facilité d’accés aux ressources naturelles et en particulier énergétique. De plus on a aujourd’hui la montagne de dettes, montagne de dettes qui n’est que la conséquence de la croyance à la possibilité de croissance à n’en plus finir. Et Montagne de dette dont l’accumulation a d’ailleurs commencé en gros après le premier choc pétrolier (premier choc qui rappelons le est avant tout une conséquence du pic de production US en 71, et non comme souvent perçu dans l’imaginaire collectif, un mouvement agressif de l’Opec, ou du à l'”embargo arabe”, voir à ce sujet le documentaire “la face cachée du pétrole” par exemple, et en particulier les interview de James Akins). Donc voilà, situation problématique s’il en est une … Et tout cela venant beaucoup du fait que comme noté plus haut, l’économie “classique” (de Smith à Friedmann en passant par Marx) a toujours considéré que les ressources naturelles étaient gratuites (ne considérant que le cout en travail et capital pour les extraire dans la théorie économique), si l’objectif aujourd’hui est d’arriver à faire “à peu près pareil” avec moins de ressources, en particulier en termes d’opex, le meilleur moyen d’accélérer le mouvement est certainement les taxes au volume sur les matières premières (simulant un cout intrinsèque pour ces ressources), les taxes ayant l’immense avantage par rapport aux subventions de ne pas avoir à dire “ça c’est une bonne solution” pour les mettre en place, c’est à dire en laissant au marché le soin de déterminer les bonnes solutions, que ce soit du côté conservation (isolation, voitures plus petites par exemple), que du côté alternatives (énergie renouvelables et autre). Mais avant cela, sans doute est-t-il nécessaire qu’il y ait une vrai prise de conscience du problème … :

Wilfried

. Le stock de ressources est en constante augmentation ? Voir ! Pour l’eau, essentielle à l’agriculture comme l’on sait, les réserves accumulées depuis des millénaires dans les nappes phréatiques et autres nappes plus profondes sont en diminution dans de nombreuses régions du monde. Le pompage excessif des aquifères pour l’irrigation augmente temporairement la production agricole, créant une “bulle” qui éclate lorsque les réserves d’eau s’épuisent. “Many countries are facing dangerous water shortages. As world demand for food has soared, millions of farmers have drilled too many irrigation wells in efforts to expand their harvests. As a result, water tables are falling and wells are going dry in some 20 countries containing half the world’s people. The overpumping of aquifers for irrigation temporarily inflates food production, creating a food production bubble that bursts when the aquifer is depleted.” … In most of the leading U.S. irrigation states, the irrigated area has peaked and begun to decline. La production de blé irrigué en Arabie est en train de disparaître entièrement, suite à l’épuisement des nappes d’eau souterraines (et comme il ne pleut guère … ). Pour le pétrole, ce sera un peu plus tard, mais les exportations diminuent déjà. L’huile de baleine, qui a été beaucoup utilisée au 19e siècle a conduit à la disparition de la plus grande partie des cétacés, dont la pêche est interdite depuis 1986 (non respecté par les japonais). C’était une ressource familière dans les chaumières. La sortie du nucléaire ne nous conduira donc pas à “nous éclairer à la bougie”, faute de bougies en quantité suffisantes, mais surtout parce que la relève a été prise par les énergies renouvelables (20% de l’électricité en Allemagne, 100% sur l’île El Hierro en éolien).

Minitax

“Je ne mens pas, contrairement à vous” ————————— Bah si, vous mentez, en montrant la production de l’OPEC pour faire croire que la production baisse alors qu’elle ne compte que pour 1/3 de la production mondiale. Menteur et ignare. ————————— “Et même si je m’étais trompé, cela ne changera pas grand chose à mon raisonnement.” ————————— Ah bah oui évidemment, quoi qu’il arrive, quelle que soit la réalité et les faits, un croyant a toujours raison. C’est le propre d’une religion. —————————- Bachoubouzouc : “Par exemple le pétrole, qui est aujourd’hui infiniment plus difficile à trouver et à extraire qu’autrefois, le gaz, dont les ressources en Mer du Nord sont en train d’être épuisées, les ressources halieutiques, qui sont aujourd’hui partout dans le monde dans un état dramatique, etc.” —————————- Oui donc bref, pas un seul chiffre, pas une seule source, que des termes creux, typique de l’argumentaire escrologiste. Merci de confirmer que vous brassez du vent. —————————- “Ce n’est pas parce qu’on retire plus vite et pour moins cher de la matière d’un stock qui s’épuise que celui-ci ne disparait pas pour autant.” —————————- QUEL STOCK qui s’épuise ???? Pour l’instant, vous n’avez pu trouver AUCUN stock qui s’épuise, aucun chiffre, aucune source, face à tous les stocks qui augmentent (il suffit de consulter n’importe quelle réf sérieuse comme l’USGS pour n’importe quelle ressource, minéraux, métaux, pétrole, gaz… pour le constater), sans parler de nouvelles ressources qu’on découvre chaque année. Bref, vous brassez du vent, encore du vent, rien que du vent.

an391

lol, Minitaxounet, toujours fidèle à lui-même 🙂

Minitax

“Le pompage excessif des aquifères pour l’irrigation augmente temporairement la production agricole, créant une “bulle” qui éclate lorsque les réserves d’eau s’épuisent. ” ———————————– Oui bof, argumentaire non chiffré d’une officine catastrophiste qui prédit la fin-du-monde-pour-bientôt depuis 50 ans que c’est créé par son fondateur Lester Brown, bref, scientifiquement, ça ne vaut pas un clou. Le fond de commerce d’un prophète, c’est sa crédibilité. Vu toutes les âneries que le serial catastropheur Lester Brown a pondues, autant dire que son fond de commerce a autant de valeur qu’un sex shop au pied de la Basilique St Pierre de Rome. Mais visiblement, il y a toujours des crédules qui poussent la porte parce qu’on leur raconte ce qu’ils ont envie d’entendre. Quant à l’huile de baleine, comme ressource qui s’épuise, non mais mégalol quoi. Tout comme la production de blé en AS (qui augmente chaque année, c’est balot !!!). Donc vous confirmez, comme argument, vous avez QUE DALLE. Tout ce qui vous reste comme défense, c’est mentir et exagérer. C’est triste quand même d’en arriver là ! “La demande croissante de nourriture, exacerbée par la croissance de la population et du niveau de vie, commence à surpasser la capacité de production des paysans et pêcheurs de la planète. Le résultat est une baisse des réserves de nourriture et des prix qui atteignent des sommets”. Lester Brown… en 1973 (déjà cité mais bon, les faits glissent sur les catastrophistes comme l’eau sur la tête d’un canard) “La croissance n’est pas près de reprendre dans le commerce international.” Lester Brown in Etat de la planète 1984 “Je vois la hausse du prix des céréales comme une indication, comme des secousses avant le tremblement de terre”. Lester Brown 2003.

Minintax

Réserves prouvées de pétrole : doublées depuis 1978 Réserves ultimes de pétrole : doublées depuis 1995 Et nos catastrophistes continuent de crier, année après année : fin du monde, fin du monde, très bientôt, très bientôt. Ce serait presque drôle s’ils n’étaient pas aussi lassants et pathétiques.

Lionel_fr

“Vous êtes bien gentil, mais pourquoi partir de l’hypothèse que vos interlocuteurs ne comprennent pas ce qu’est la croissance ?La vérité est que l’on n’a pas le choix, la croissance, ou possibilité de croissance, est in fine déterminée par la facilité d’accés aux ressources naturelles et en particulier énergétique.” Parce que vous en faites la démonstration en une seule phrase ! L’augmentation du prix du pétrole du début 2012 a provoqué le triplement des ventes de Toyota Prius aux états unis. Autrement dit la raréfaction du pétrole suite à l’embargo américain sur l’Iran a généré de la croissance au Japon qui n’est pourtant pas connu pour ses réserves pétrolières. De même : la raréfaction de l’électricité au Japon suite à la fermeture des centrales nuke a fait exploser la croissance aux emirats arabes unis et en Australie qui exportent du gaz liquéfié au Japon. Quel sont donc ces pays qui ont le culot de voir leur croissance pulvériser les records à cause de la raréfaction de ressources ? Ce sont des pays qui ont anticipé une hausse des prix de la ressource et investi avant tout le monde dans une solution de remplacement. Respectivement motorisation automobile et terminaux méthaniers. La raréfaction de la ressource CREE de la croissance à hauteur de la hausse des prix qu’elle engendre Merci d’avoir si bien illustré l’ignorance ambiante mais je reste convaincu que le savoir a plus de valeur que l’incurie et que la prétention de gens comme JMJ et son troupeau de “sujets” ne pose vraiment problème que celui de vouloir imposer sa bétise à autrui au lieu de la corriger (en apprenant). Personne ne nait savant, le savoir s’acquiert ! Encore faut il le vouloir ! (ce qui suppose d’admettre qu’on ignore) Le pire énnemi de l’apprentissage est le jugement hatif, domaine dans lequel excellent les adeptes de la secte des catastrophistes

an391

Ok on va en rester là 😉 Mais amusant comme les “convaincus de leur connaissance économique” attendraient des démonstrations, tout en disant plus haut que l’économie n’est pas une science exacte, ce qui est vrai, mais surtout en oubliant que les démonstrations c’est pour les mathématiques, dans les sciences de la nature il s’agit de vérification par l’expérience d’hypothèse et de théories, et non de démonstrations… Et vous devriez parler des records de croissance japonaise à Fitch par exemple … “La raréfaction de la ressource CREE de la croissance à hauteur de la hausse des prix qu’elle engendre” Pas mal, maintenant imaginez vous la planète avec trois ou quatre Arabie Saoudite pleine et un ou deux continents à construire et populer, vous pensez que nous serions en crise ?

Lionel_fr

Le PIB s’exprime en dollars, c’est de l’argent ! Le PIB ne concerne que les pays. Son mode de calcul est certes très contestable mais il est le même pour tous les pays ce qui permet le seul travail recevable pour un ingénieur honorable : les comparaisons entre pays. Le rapport entre energie et PIB est contestable, l’allégation selon laquelle l’énergie remplace la force musculaire est complètement à coté de la plaque. La prise en compte de la consommation des IT en remplacement des transports ne reflète pas le marché desIT (dont la croissance domine largement tous les autres secteurs) Nous avons affaire ici à un gourou qui échafaude de grandes théories transcendantales sur la base de 5 ou 6 méconnaissances manifestes. L’économie mondiale ne se résume pas aux matières premières !

Lionel_fr

L’allemagne qui a massivement investi dans le secteur de l’énergie ne connait pas de crise structurelle actuellement. Ils ont pourtant raréfié artificiellement leur electricité. Je crois que les allemands et les scandinaves sont simplement moins sensibles à l’hypnotisme irrésistible d’un JMJ Vous parles de la note souveraine du Japon mais leur secteur automobile a fait un trimestre excellent et les ventes de Toyota Prius aux USA avoisinent les 50 000 par mois (merci la hausse du pétrole) En revanche le nucléaire mondial que Mr JMJ présente comme wonderlant , a fait un trimestre pire que mauvais , Areva est à moins de 9euros contre 35 il y a un an ! Cherchez l’erreur et apprenez mieux comment fonctionne la croissance. La France a-t-elle vraiment besoin de fabriquer de l’aluminium sur son sol alors que l’Islande dispose d’une énergie illimitée ?

an391

Ok restons en là … (et je ne sais pas pourquoi vous voulez faire de vos contradicteurs des “fans de JMJ” …)

Wilfried

. La production de pétrole “tous liquides” est entrée dans une phase de production “en plateau ondulé” comme dit très bien l’ASPO et en particulier Jean Laherrère, lequel situe le “pic” pétrolier vers 2015, avec une marge d’incertitude de 2010 à 2020. Le pic pétrolier, ce n’est pas la, pointe de l’Aiguille verte dans les Alpes, ni la majestueuse courbe de Gauss, mais une phase en plateau ondulé avec une production variant en fonction de plusieurs paramètres physiques et économiques. Le pic de production du pétrole “brut” a été atteint en 2006 (Agence internationale de l’énergie) et cette production, qui représente environ 70% de la production “tous liquides” est en léger mais net déclin depuis six ans. Les autres “liquides” pétroliers sont le pétrole synthétique issus des schistes bitumineux (catastrophiques), les gaz de pétrole liquéfiés (NGL), les GTL et CTL en quantité limitée et très coûteux à produire, et les agrocarburants. Agrocarburants qui consomment à peu près un litre de pétrole pour produire un litre d’agrocarburant. Donc, à part le fric récolté par certains agriculteurs et industriels, aucun intérêt mais beaucoup d’inconvénients. L’influence sur le prix des céréales est bien connu, avec les émeutes de la faim au Mexique et ailleurs, mais il y a aussi un épuisement tel des ressources en eau dans les Grandes Plaines américaines que la production d’éthanol à base de maïs (et de charbon pour les usines) atteint un plafond (a peak) aux Etats-Unis. Epuisement des nappes d’eau qui pose aussi de sérieux problèmes à l’agriculture de plusieurs états US et à beaucoup de villes qui risque de devenir des villes fantômes (le whisky écossais ne suffit pas à faire vivre les saloons).

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