La hausse du prix repère du gaz devrait atteindre 6,6% en moyenne au 1er novembre 2026, selon de nouvelles estimations. Les ménages qui utilisent le gaz pour se chauffer seraient les plus touchés.
📌 L’essentiel en 3 points
- La hausse du prix repère du gaz serait estimée selon plusieurs sources à 6,6% en moyenne au 1er novembre 2026.
- Le prix du kilowattheure progresserait de 8,3% pour le chauffage et de 6,7% pour la cuisson et l’eau chaude, sans hausse prévue de l’abonnement.
- Le PRVG est une référence publiée par la CRE ; le relèvement attendu concernerait plus de six millions de foyers disposant d’un contrat indexé sur ce repère.
Après deux coups de semonce en septembre (+5,6%) et en octobre (+6,3%), la facture de gaz devrait encaisser une troisième salve. Ce nouveau relèvement rapporté par Le Parisien, concernerait plus de six millions de foyers dont le contrat est indexé sur le prix repère de vente du gaz, le PRVG. Ces projections restent toutefois à confirmer car la grille officielle consultée sur le site de la Commission de régulation de l’énergie porte encore sur octobre 2026.
Le PRVG n’est pas un tarif réglementé directement vendu aux consommateurs, mais une référence publiée chaque mois par la CRE pour permettre aux ménages de comparer les offres des fournisseurs.
Le chauffage encaisserait le choc le plus dur
Les hausses attendues ne frapperaient pas tout le monde avec la même intensité. Pour un logement qui utilise le gaz uniquement pour la cuisson et l’eau chaude, la progression du prix du kilowattheure serait de 6,7%. Elle grimperait à 8,3% lorsque la chaudière assure aussi le chauffage, ce qui alourdirait les budgets à l’approche de l’hiver. Ces pourcentages portent sur le kWh, et non sur l’ensemble de la facture, qui comprend également l’abonnement.
Concrètement, pour la zone desservie par GRDF, le prix moyen du kilowattheure atteindrait environ 0,1576 € TTC pour le chauffage, avec un abonnement annuel qui resterait à 360,79 €. Pour la cuisson et l’eau chaude, il se situerait autour de 0,1903 € TTC, avec un abonnement de 152,46 €. Ces valeurs moyennes peuvent varier selon la localisation du logement.
L’abonnement restant inchangé, la hausse de la facture totale serait moins élevée que celle du kilowattheure. Ainsi, pour une consommation annuelle de 3 000 kWh en cuisson et eau chaude, elle serait de 4,9% contre 6,9% pour un foyer chauffé au gaz consommant 13 000 kWh par an.
Le PRVG, une référence aux effets très concrets
Depuis la disparition des tarifs réglementés du gaz, le PRVG sert de point de comparaison aux fournisseurs et aux consommateurs. Il reflète notamment les coûts d’approvisionnement, d’acheminement et de commercialisation, ce qui explique sa sensibilité aux évolutions des marchés de gros. Sa publication mensuelle ne modifie pas, à elle seule, tous les contrats : ses effets dépendent de la formule souscrite.
Un contrat indexé sur le PRVG répercute ses variations selon les conditions prévues au contrat. Une offre à prix fixe bloque, en revanche, tout ou partie du prix pendant une durée généralement comprise entre un et trois ans. Cette protection n’est pas toujours intégrale : les taxes peuvent évoluer, et certaines formules laissent également varier les coûts d’acheminement, les obligations réglementaires ou l’abonnement.
Les consommateurs qui peinent à identifier leur formule peuvent consulter les conditions tarifaires de leur contrat ou demander confirmation à leur fournisseur. Un prix du kWh qui change chaque mois ne suffit pas à prouver une indexation sur le PRVG : certaines offres suivent d’autres références. Si le contrat est bien indexé sur ce prix repère, la hausse attendue en novembre se répercutera selon les modalités prévues.
Trois leviers pour amortir la facture
Comparer les offres avant l’arrivée des grands froids permet d’identifier les écarts de prix et les protections proposées. Au-delà du tarif affiché, il faut distinguer les formules indexées des offres à prix fixe et vérifier précisément quelles composantes restent susceptibles d’évoluer. Une promesse de stabilité ne porte pas nécessairement sur l’ensemble de la facture.
Un foyer peut aussi réduire sa consommation en programmant une température plus basse pendant les absences et la nuit. Adapter le chauffage aux besoins du logement permet de limiter les dépenses sans appliquer une réduction arbitraire de sa durée de fonctionnement.
Enfin, purger les radiateurs à eau lorsque de l’air gêne leur fonctionnement contribue à leur bon fonctionnement. Ces gestes peuvent amortir la hausse du gaz, mais leur effet dépend du logement, des équipements et des usages. Ils ne garantissent pas qu’une régularisation importante sera évitée.
















