L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Seul inconvénient, le temps ! Le temps pour passer de la recherche fondamentale en labo à l'échelle commerciale/industrielle : 10-20 ans selon l'étendue des progrès réalisés, et surtout selon les motivations politico-financière à aider les projets à avancer.
Ce dernier point étant déterminant, je crains que nos appartements et usines optofluidiques ne doivent attendre un miracle pour se développer !
Optofluidique epfl Je suis en admiration devant la créativité des chercheurs de cette grande et honorable institution : l'EPFL, tel que celle du Professeur DEMETRI PSALTIS, notamment, a qui je rends un vibrant hommage, pour cette géniale invention.
Le fait que la revue Nature Photonics lui consacre un édition spéciale, montre que les travaux du Professeur sont très importants.
A mon humble niveau, j'ai juste quelques remarques à formuler.
1/- Le réacteur, qui est en quelque sorte, une puce microfluidique, est composé d'une infinité de nanotubes. Ces nanotubes, recouverts intérieurement d'une couche d'oxyde de titane, laissent passer la lumière très concentrée.
Dans cette réaction chimique, on a d'une part, deux réactifs (le dioxyde de carbone et l'eau), un catalyseur (l'oxyde de titane) et d'autre part, deux produits, le méthane et forcement du dihydrogène, en quantité très très faible, par rapport à celle du méthane.
Les résultats obtenus sont parfaits au niveau du laboratoire. Mais le passage à une production de masse, c'est à dire à l'industrialisation, se heurte à des problèmes extrêmement difficiles à résoudre, en 5 ou 10 ans, au vu des échéances et de l'état catastrophique de la planète, qui ne peut plus attendre. D'ailleurs le problèmes posés par les nanotubes, censés stocker plus d'énergie, au niveau des batteries lithium-ion, depuis une quinzaine d'années, risquent de le rester longtemps, malheureusement.
2/- Au vu des dimensions d'une part, des molécules (de quelques dixièmes de nanomètres à quelques nanomètres), des réactifs et des produits dans cette réaction chimique et d'autre part, de celle des nanotubes, on peut se poser la question sur le rendement à l'échelle industrielle. On a là un énorme problème extrêmement difficile à résoudre et qui nécessitera inévitablement beaucoup de temps lui aussi, car il est lié directement au précédent.
3/- Le prix très élevé du titane, constitue un énorme obstacle à l'industrialisation de ce procédé.
4/- Le titane est utilisé dans l'aèronautique civile et militaire et dans plusieurs industries de pointe. Pour ce métal, la demande est très très élevée par rapport à l'offre.
La rareté, aussi bien pour le titane, que pour les matériaux semi-conducteurs, pose un autre problème, impossible à résoudre.