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France : une menace pèse aussi sur le photovoltaïque
  
France : une menace pèse aussi sur le photovoltaïqueAlors qu'un vif débat s'instaure dans le secteur de l'éolien au sujet de l'imposition forfaitaire revue à la hausse, c'est au tour de la filière photovoltaïque de tirer la sonnette d'alarme à travers l'Association des Producteurs d'Electricité Solaire Indépendants (APESI).

Selon l'APESI, une série de projet de décrets, "concoctés discrètement en cette fin d'année", menace l'émergence d'une filière photovoltaïque française digne de ce nom et créatrice d'emplois.


Plusieurs dizaines de milliers d'emplois menacés

"Soutenue par une politique de rachat de l'électricité photovoltaïque (PV) incitative, les annonces faites lors des Grenelles 1 et 2 ont permis à des centaines d'entreprises de se créer et d'embaucher en masse, intéressant des investisseurs français et étrangers. Il y a encore quelques mois, la filière photovoltaïque (PV) était fière d'afficher des perspectives de croissance et d'embauches dont l'ensemble de la classe politique revendiquait la paternité".

Le Président Sarkozy a fait la promesse, en juin dernier, de revoir toutes les procédures de soutien aux énergies renouvelables sous 3 mois. C'est légitimement que Le Président de la République interpellait les professionnels de la filière tout en garantissant aux producteurs qu'il n'y aurait pas de baisse des tarifs d'achat d'ici à 2012. Il attendait une contrepartie : "On vous garantit des prix, mais on veut des créations d'emplois", avait mis en garde le chef de l'Etat.

En cette fin d'année, l'APESI "constate malheureusement que derrière les intentions politiques se cache une mise en œuvre plus que chaotique qui va même jusqu'à menacer la filière PV au même titre que la filière éolienne, attaquée dans le cadre de la réforme de la taxe professionnelle".


Un cadrage réglementaire à retardement…

"Fixés par décrets depuis 2006, les tarifs de rachats ont jusqu'à aujourd'hui étaient maintenus sans pour autant bénéficier d'une adaptation du code de l'urbanisme qui soit propre à l'émergence des installations PV. Il a fallut attendre le 19 novembre 2009 pour que les règles soient dictées soit 3 ans après la mise en place des tarifs d'achat. La publication d'un décret relatif aux installations photovoltaïques n'a dans les faits rien réglé ne venant qu'entériner ce qui se pratiquait déjà chez 90% des opérateurs honnêtes et professionnels du secteur".

L'association déplore que "les retards accumulés dans la création d'un environnement juridique clair et dédié à la filière se sont conjugués à la complexité d'un processus administratif non coordonné aboutissant à une situation de blocage complet de la filière".

Le cas des DOM-TOM et de la Corse : Ces territoires ne peuvent accepter qu'un certain nombre de centrales, en raison de la taille de leur réseau, "conduisant à une situation véritablement ubuesque". Ne prenant pas en compte cette contrainte technique, le régulateur national, le gestionnaire de réseau et le pouvoir politique ont laissé s'appliquer le droit commun et ainsi permis de développer des centrales totalement surdimensionnées pour ces territoires.

"Aucune limitation des puissances unitaires n'a donc été introduite, ce qui aurait servi le développement local et l'aménagement du territoire, en permettant la multiplication des petites installations. A cela, EDF SEI a permis aux opérateurs de se placer sur la file d'attente de raccordement sur une base quasi déclarative, simplement dans leur ordre d'arrivée, sans prendre en compte la décision de juin 2009 de la CRE sur la nécessité d'introduire des critères objectifs pour permettre aux projets les plus avancés de se raccorder en priorité."

Au final, de nombreux porteurs de projets venus de la Métropole ne prennent ainsi pas la peine de déposer des permis de construire. "Nous faisons notre possible pour que la file d'attente soit purgées mais nous devons faire face à des institutions qui semblent ne pas reconnaître le caractère illégal de cette file d'attente, puisqu'elles veulent encore donner près d'un an aux porteurs de projets en file d'attente pour que ceux-ci produisent ce fameux PC. » déclare Karim Megherbi, président du groupe de travail DOM-TOM de l'APESI.


L'intégration en question et la baisse soudaine des tarifs

"Au niveau métropolitain dans le sud de la France, nous ne somme pas loin de la même situation. La France a choisi de privilégier l'intégration au bâti en toiture en mettant en place une incitation tarifaire à même de couvrir le surcout de telles installations. C'est logiquement qu'une filière industrielle a tenté de se mettre en place pour proposer des solutions techniques adaptées. 3 ans après, le gouvernement et la CRE s'apprêtent à définitivement condamner cette technique la réservant aux installations domestiques et de bureaux. Alors qu'en septembre dernier, les surfaces industrielles entraient encore dans le champ d'application, celles-ci vont devoir absorber une baisse subite du tarif de 25% sans que soit clairement définies les techniques de pose admissibles ou non à ce tarif".

"Les fermes au sol et les installations en surimposition subissent les mêmes attaques puisque une dégressivité de 10% par an est envisagée à compter de 2012 alors que le tarif actuel autour de 30cts/kWh subit dès le premier janvier une baisse de 4% du fait de la modification début 2009 des formules d'indexation. Ce tarif de 30cts est celui de pays tels que l'Espagne et l'Allemagne qui ont au préalable efficacement conduit leur politique PV et atteint leurs objectifs. La France en est encore loin et ce tarif constitue le seuil de rentabilité pour les projets issus de la jeune filière française".

"Le discours sur la sur-rentabilité des investissements tenus par la CRE et les responsables du Budget fait froid dans le dos. Les hypothèses de rentabilité des capitaux investis sont basées sur un taux de coût moyen pondéré du capital de 5,5%, qui ressemble étrangement à celui de l'emprunt obligataire de l'opérateur historique lancé il y a quelques mois. Je peux vous dire que nos entreprises ne financent pas leurs fonds propres à des taux aussi bas et que les investisseurs étrangers qui font la queue pour entrer sur notre marché ne viendront pas à de tels taux. C'est pourtant ce couple PME/ investisseurs qui pourra créer les emplois attendus par l'ensemble de la classe politique. Nous nous posons vraiment la question des intentions cachées derrière tout cela." déclare Christian Cachat.

(src : APESI)

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 Publié le 21/12/2009 à 07:52 
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Claudio


Invité



le 21-12-2009 09:42:37
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Prix des installations solaires
le prix du kWc installé en toiture tourne autour de 4.000 euros en Allemagne , voir un peu moins , alors qu'en France , il est difficile de trouver à moins de 8.000 .
Le prix de vente sortie usine a baissé de 50% en 2009 . Alors que cette baisse a été répercutée sur le client en Allemagne , on attend vainement la même chose en France .
Le niveau actuel des subventions en France ne sert qu'à engraisser certains fabricants ou intermédiaires peu scrupuleux et non à développer la filière .
Les subventions doivent baisser pour qu'avec la même somme on puisse installer plus de puissance . Les subventions ne sont pas un du , elles servent à développer la filière pour ensuite baisser et disparaitre ; elles n'ont pas pour vocation à durer indéfiniment .
La baisse des subventions en France contraindra les différents acteurs de la filière à s'aligner au fil du temps sur les prix des installations allemandes . Ce qui est la moindre des choses .
Il n'y a aucune raison que nos impôts servent à alimenter des acteurs économiques qui ne voient dans le solaire que l'occasion de se faire des rognons gras .
Cordialement .
 

Louismars


Invité



le 21-12-2009 10:07:45
  Bas de page     Répondre  

@claudio
Bonjour Claudio,

Rassure toi, tes impôts ne paient pas du tout le photovoltaïque en France, sauf pour les installations des particuliers qui bénéficient d'un crédit d'impôt (recettes fiscales en moins pour l'état, estimé à 800Millions euros/an...ça fait mal..).
Le photovoltaïque, comme les autres énergies renouvelables, est financé par la CSPE, une contribution que tous les abonnés à EDF paient, soit en moyenne moins de 1 euro par mois.
Si avec un euro par mois, l'ensemble du pays peut financer l'émergence d'une nouvelle filière énergétique LOCALE (avec emplois et richesses qui restent en France), je ne vois pas ou est le problème.
Avec ce projet de décrêt, la filière va énormément souffrir, alors que nous étions un  des rares secteurs non touchés par la crise. Ce sont des milliers d'emplois qui sont morts-nés si ce décret passe en l'état.
Avec une manie française, changer la loi tous les ans...c'est très dur pour une entreprise, crois moi.

Carjean


Invité



le 21-12-2009 10:07:45
  Bas de page     Répondre  

Re prix des installations pv
On ne peux laisser penser ce que vous affirmez. il faut comparer des situations comparables. En Allemagne on est en surimposition avec une filière mature. En France on est intégré et en démarrage de filière. Le prix de 4 000 €/ kWc est celui où nous sommes maintenant pour des grandes surfaces en intégrée. Ce n'est pas si mal! Les 8 000 sont encore pratiqués éventuellement par quelques uns pour les surfaces des petites surfaces pour particuliers; mais là aussi la tendance est à la baisse et vous pouvez trouver sans grande recherche à 6 000 €/kWc . Il faut laisser du temps aux acteurs de la filière qui doivent s'adapter en augmentant leur productivité avec de la main d'oeuvre souvent elle-même en cours d'adaptation.
Par contre, OK pour la vacation à disparaître des subventions mais comme vous le précisez "au fil du temps" et pas brutalement ce qui engendrera :
La remise au chômage des personnels recrutés et à recruter par la filière
Des dépôts de bilan en cascade : Des clients Agriculteurs et Eleveurs et d'autres activités : Artisans, Industriels, etc. qui voyaient avec le PV le moyen de consolider leur exploitation et de tous les acteurs de la chaîne dont les manufacturiers qui oeuvrent pour limiter les importations dont de Chine.
Un délai d'une année pour ajuster tous les paramètres de la filière semble être nécessaire et pourquoi n'intéresser que les immeubles d'habitation et de bureaux??
Merci aussi de vous enlever de l'idée que les professionnels s'en mettent plien les poches et plus encore. Il y a des Stés qui oeuvrent dans le domaine et qui sont celles pas forcément très Pro. mais il n'est pas trop difficile de les démasquer (en prix et technique) pour le meilleur assainissement de la filière.
 
Très cordialement

Np


Invité



le 21-12-2009 10:07:45
  Bas de page     Répondre  

Re prix des installations pv
Précisément. On finance le tarif d'achat (pas de rachat) par la CSPE qui est le produit d'une taxe sur notre facture d'électricité. C'est le chauffage électrique qui subventionne le photovoltaïque. Si on n'avait pas de chauffage électrique, on aurait moins besoin de photovoltaïque.
En France les prix constatés sont effectivemment aux alentours de 5 à 6 euros/Wc avec des fortes disparités régionales. Ca coute moins cher en Bretagne que dans le Sud. Logique...
 
 
 
 

Steph


Invité



le 21-12-2009 10:12:46
  Bas de page     Répondre  

Mensonge
Il serait bon que certains commentateurs se renseignent avant debitter leurs aneries.
N'importe quel particulier un tout petit peu serieux demandera une serie de devis qui oscilleront entre 21 000 et 19 000 € TTC, on est donc loin du prix clairone par Claudio.
Surtout, on prendra en compte le surcout de l'integration qui est reel et la jeunesse de la filiere tout autant que les revirement de l'administration francaise qui ont freine la creation d'installateurs matures de taille 50-200 employes comme en Allemagne.
Autre mensonge : ni le solaire ni l'eolien ne sont payes par vos impots mais par la CSPE, et pour une toute petite partie de celle-ci.
Nous voyons nos gouvernants reagir en-dessous des defis qui s'inposent a nous, nous nous devons de cesser les petites mediocrites telles que celles contenues dans le message de Claudio et nous retrousser les manches.
Agissons car l'Histoire et nos enfants nous jugerons et nous condamnerons !

Fred73


Invité



le 21-12-2009 10:17:49
  Bas de page     Répondre  

Pv

je suis en partie d'accord avec Claudio. le rachat subventionné de l'energie PV est uniquement là pour amortir les couts élevés d'une technologie qui n'est pas compétitive par rapport aux autres filières. Une fois la filière mature, il n'y a plus besoin de subventions.

Par contre le soutien aux EnR ne provient pas de "nos impots", mais provient de la CSPE (4,5ct?/MWh), payé par tous sur chaque kWh d'électricité consommé.

Yvos


Invité



le 21-12-2009 10:33:03
  Bas de page     Répondre  

A propos de la cspe qui subventionne surtout le ré
La CSPE est une forme d'impot (ou de taxe ou de contribution ... collecté par EDF et non par l'Etat ... D'ailleurs CSPE est l'acronyme de "Contribution au Service Public de l'Electricité" ce qui est très clair. Faudrait alors arrêter de couper les cheveux en 4 ... c'est bien le citoyen (ou la collectivité) qui subventionne. [img]file:///C:/DOCUME~1/YVOS/LOCALS~1/Temp/moz-screenshot.png[/img]
Et elle est surtout bouffée par les industriels pour la cogénération Gaz et Diesel (et donc on subventionne là le réchauffement climatique) et par les les charges relatives à la péréquation tarifaire qui sont en très forte hausse en raison de l’augmentation de la consommation, de
l’augmentation du prix des combustibles fossiles produits pétroliers
et charbon), à l’augmentation du coût d’acquisition des quotas de CO2. Et donc là encore des subventions au réchauffement clilmatique.
Alors oui il pourrait  y avoir une pert bien plus importante pour les renouvelables. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut gaspiller la CSPE !!!
Le prix des installations solaires est beaucoup trop cher (Ok dans l'immédiat des prix chers créent des emplois dans le secteur mais ce n'est qu'un feu de paille ça).
Les allemands ont effectivement des prix d'installation largement inférieurs et répercutent très rapidement les baisses ... car eux ils n'ont  pas été et ne sont pas dans le court-termisme, dans l'affolement du lièvre qui a déjà en grande partie perdu la course ... ils veulent continuer à conquérir des parts de marchés ... et proposent leurs services pas seulement en Allemagne mais également chez nous.

Totoro


Invité



le 21-12-2009 11:10:29
  Bas de page     Répondre  

Reponse a steph
Steph tu t'excites contre Claudio alors que celui-ci parle du prix au KWc et que toi tu parles d'une installation complète (systématiquement égale à 3 KWc car c'est la puissance maximale autorisée pour bénéficier du tarif de rachat poru particuliers).
Deuxiémement payer plus cher son électricité n'est pas l'impôt sur le revenu mais c'est un impôt quand même, qui plus est pas proportionnel...

Mbdmaroc


Invité



le 21-12-2009 11:46:10
  Bas de page     Répondre  

Je confirme les dires de claudio
le problème des énergies renouvelables ets bien celles des intermédiaires des incompétents, des opportunistes des marchés ouverts ! tout fabricant quel qu'il soit ne tient compte que des aides incitatives obtenues dans le domaine concerné (éolien, solaire, eau) pas un seul fait son buget en dehors de ces aides ! donc quand ils font leurs prix de vente publics, ils multiplie au minimum par deux le prix réel où ils devraient vendre, tout simplement en partant du principe c'est que 50% du prix de vente est payé par les aides ! c'est exactement la même démarche qu'en téléphonie où les enrichissement des opérateurs sur le dos de la mise en place des réseaux physiques est écoeurante !
une éolienne de 1.5 kw vendue 30.000 euros il y a 10 ans est actuellement commercialisée à 1000 euros sans avoir réduit les côut de fabrication !
le problème du développement des énergies renouvelables est celui du trust par les grands groupes qui bloquent le marché et ensuite du fait que ceux qui ceux qui fabriquent se base pour leiur prix de vente légérement en dessous des prix du marché en faisant des marges énormes et injustifiées au liue de vendre au prix où ils devraient vendre normalement !
exemple station d'épuration par le bambou que je fais : 50% moins élevé que les lagunages et on voudrait que je mette mon prix de vente lagunage -10% !!! alors je maintiens mon prix de vente à 50% car je gagne bien ma vie mais je dérange le marché des gros faiseurs et on essaye de me bloquer avec les administrations !
voilà porquoi les énergies renouvelables ne sont pas compétitives !
en solaire j'arrive à moins de 3000 euros !!! et c'est pas fini ! et sur ce prix le client à sa subvention !

Dudu


Invité



le 21-12-2009 11:56:19
  Bas de page     Répondre  

Plutôt pour mais....
juste pour précision : arrêtez de dire (notamment Louismars mais ce n'est pas le seul je pense) que la CSPE est reversée à EDF. on le reverse à TOUT colelcteur d'électricité. même si edf à un quasi monopole, mais c'est un autre débat.
après, personnellement, je ne vois pas pourquoi on ferait une différence de tarif suivant le type de bâtiment... ça va faire mal à certains opérateurs qui ont fait signer des contrats... devenus non viables économiquement !
toutefois, il est vrai qu'il y a de "l'argent à se faire" et pousse certains opérateurs pas très sérieux vers ce domaine... je suis pour une baisse des tarifs mais là, le gouvernement a vraiment fait ça "à l'arrache" ! il faut certes développer la filière (parité avec le réseau prévue en 2020-2030), mais il ne faut pas faire tout et n'importe quoi ! diminuons le tarif afin qu'il ne reste que des industriels SERIEUX.
je le redis afin de ne pas me faire (trop) attaquer, mais le gouvernement n'a vraiment pas bien organisé cette baisse avec ce projet de décret.

Tassin


Invité



le 21-12-2009 12:01:21
  Bas de page     Répondre  

Je travaille dans le photovoltaique et...
... je trouve cette réaction du SER inaudible.
Il est bien normal que les tarifs descendent dans 2 ans. Les tarifs des panneaux baissent eux-aussi!
Il faut arrêter de défendre son bifteack et de vouloir se créer une niche protégée par des tarifs élévés garantis. Le but des tarifs d'achat est de lancer l'industrie, afin de faire baisser les couts et ensuite avoir de l'électricité photovoltaique à tarif acceptable.
Qui accepterait de payer 60cts/kWh  son électricité?

Math


Invité



le 21-12-2009 12:17:10
  Bas de page     Répondre  

La finance s'empare du photovoltaique!
Bonjour,
Effectivement, faire payer au plus pauvre 60 ct d'€ le Kwh est inadmissible!-->la petite ligne sur chaque facture d'electricité contribution aux energies renouvelables...pour payer les 60ct!
Le gouvernement à raison de changer les tarifs, la financiarisation du photovoltaique est réelle! Par contre, un grand oui aux aides pour les particuliers!
Comme d'habitude l'argent  attire l'argent! Les gros investissements dans le photovoltaique vont continuer!
Ca me fait penser aux patrons qui pour le passage au 35 heures pensaient que leurs entreprises allaient fermer par manque de competitivité!
Bonne journée.

Lo besierenc


Invité



le 21-12-2009 12:17:10
  Bas de page     Répondre  

Une menace qui peut être salutaire: le passage par
La surconsommation d'électricité en France est liée à son usage pour le chauffage, qui plus est dans des bâtiments généralement mal conçus en termes d'isolation et d'utilisation du solaire "passif"...
Durant le Grenelle de l'environnement, il avait été pourtant démontré que l'investissement pour les économies d'énergie était beaucoup plus rentable (économomiquement, écologiquement et socialement) que l'incitation exagérée à des équipements de production d'électricité  (par un prix de rachat extravagant, supérieur au prix de vente du kw électrique acheté)... à la vue du rapport de la commission présidée par Jean Syrota (ancien PDG de Cogema) j'avais escompté une modification rapide de genre de "sur-subventionnement", mais le lobby électro-nucléaire semble avoir adopté une stratégie assez subtile de promotion surtout de l'électricité photovoltaïque selon des modalités qui font du petit producteur individuel un enchaîné au réseau électrique, tandis que l'optimisation de l'utilisation de l'énergie solaire passe par son affectation aux besoins de chauffage (solaire passif, capteurs thermiques pour l'eau chaude sanitaire et le chauffage central) et pour une part de climatisation (techniques par adsorption notamment).
Bien sûr il faut éviter un pilotage stratégique par à-coups (avec ses effets sociaux négatifs pour l'emploi), mais il est temps de freiner la mode du photovoltaïque en liant par exemple les aides en la matière à des travaux d'isolation sérieux (privilégiant les matériaux naturels tels que le chanvre) et à un recours simultané au solaire thermique, plutôt que de voir l'électricité photovoltaïque gaspillée dans des cumulus d'eau chaude 100 % électrique ou des convecteurs électriques ou des climatiseurs énergivores dans de l'habitat ou des bureaux mal isolés...

Tititoto


Invité



le 21-12-2009 12:51:51
  Bas de page     Répondre  

Cohérence ?
Bonjour,
 cette arme fiscale est-elle cohérente avec la vision de l'état ?
http://www.developpement-durable.gouv.f … 628516.pdf
On pourrait penser que ce secteur est encore au "début" de sa maturité, avec des technos à venir prometteuses. N'est-ce pas un moyen pour l'état d'essayer de sauter dans le prochain wagon des couches minces et de ne pas se taper les stocks et les surplus des PV actuellement produits ? C'est sûr que les constructeurs actuels vont forcément essayer de nous refourguer leur matos ?
(je suis néophyte ...) Qu'en pensez-vous ?

Sylba


Invité



le 21-12-2009 13:00:15
  Bas de page     Répondre  

Incidences de la défiscalisation
Pour compléter sur les cas des DOM-TOM et de la Corse, une idée de ce qui contribue à la "situation ubuesque" constatée :
http://www.latribune.fr/vos-finances/im … m-tom.html

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 21-12-2009 13:36:21
  Bas de page     Répondre  

Pour Claudio : en Allemagne (et dans tous les pays du monde) les installations se font en surimposition de la toiture sur des grandes surfaces alors qu'en France il s'agit d'intégration dans la toiture (la surimposition étant même bien souvent interdite par les diverses règles d'urbanisme) sur des petites surfaces (limite à 3 kWc).

En France on a donc plus de frais liés à la dépose du toit existant, à l'installation des panneaux de façon à conserver l'étanchéité et l'isolation du toit, sans compter le fait que l'entreprise va faire bloquer une équipe sur site pour toute la durée de ce petit projet...

Les procédures administratives sont également beaucoup plus réduites (un raccordement se fait en quelques semaines contre plus de 6 mois en France).

La différence c'est donc qu'en Allemagne les panneaux photovoltaïques compte pour 50% du cout de l'installation complète alors qu'en France les panneaux ne font que 20%... Résultat la baisse des panneaux ne se voit pas sur les installations de particuliers parce que c'est un poste très minime...

L'Allemagne avait mis en place également une prime à l'intégration mais elle l'a très vite enlevée vu tous les problèmes que ça posait... La France, elle, persiste dans cette impasse technologique pour des raisons qui m'échappe... Des mauvaises langues pourraient dire que cette spécificité française de l'intégré bati vient du fait que le mari de Valérie Pécresse est directeur général adjoint d'Imérys qui est également le principal fabriquant de tuiles photovoltaïques à destination du secteur résidentiel et tertiaire mais bon... A ma connaissance les dernières tractations concernent une baisse du tarif de rachat en échange d'un assouplissement des conditions d'intégration on verra bien alors si je passe définitivement du coté des mauvaises langues...

et pour Lo besierenc : l'exemple de l'Allemagne et de l'Espagne (où là bas le solaire thermique est obligatoire dans toute construction neuve) montre qu'il n'y a aucune concurrence entre le solaire photovoltaïque et le solaire thermique puisque tout le monde fait les deux là bas... Mettre l'argent du PV (même pas un million d'euros) dans d'autres mesures ne changera strictement rien à la rentabilité des projets thermiques qui sont handicappés par les cout artificiellement bas des tarifs régulés de l'électricité, du gaz et du fioul (via la prime à la cuve). De toute façon si la France veut réaliser ses objectifs des trois 20 (20% EnR, 20% efficacité énergétique et 20% de réduction des gaz à effet de serre elle doit tout faire).

Lucio


Invité



le 21-12-2009 15:07:29
  Bas de page     Répondre  

Pv trop cher
je suis bien d'accord, le prix des panneaux a baissé et celui des installations reste le même. Pourquoi continuer à subventionner des installations vendues trop chères? En plus c'est mauvais pour l'environnement, un boss bien engraissé a naturellment tendance a acheter une grosse voiture!

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 21-12-2009 17:04:21
  Bas de page     Répondre  

Dites Lucio vous savez que c'est très malpoli de poster sur un fil sans même avoir pris le temps de lire le message précédent...

michel123


Membre
depuis le 13-10-2009
le 21-12-2009 19:17:19
  Bas de page     Répondre  

Incohérences
Il est certain que l'on peut critiquer toute politique de subvention directe et indirecte  d'une filière .
La cspe est il un impôt déguisé sous un joli vocable ?  A la limite  on s'en fiche , dans tous les cas c'est un  prélèvement obligatoire , nous devons l'aquitter sachant que si la filière photovoltaique prend de l'ampleur il deviendra exorbitant et intolérable aux consommateurs qui crieront au racket .
Dans le cas du photovoltaique il est certain que le prix de rachat proposé (le plus cher du monde) est extravagant , mais le plus criticable dans cette affaire c'est  la prime d'intégration au bâti  (surdimensionnée ) qui complique tout (permis de  construire , retards, surcoûts )
Ce qui est consternant c'est ce manque d'idées directrices claires , les modifications brutales sont  déstabilisantes pour les acteurs du secteur ; nombres d'entreprises attirées par l'odeur de l'argent vont en faire les frais.
Cela dit la baisse des prix de rachat était prévue de longue date et je trouve bien plus consternant le mauvais coup porté à la filière éolienne via les surimpositions locales.
Dans tous les cas une taxe carbone dissuasive renchérissant le prix des combustibles fossiles , permettrait d'en terminer progressivement avec les subventions tout en remplissant les caisses de l'état qui en ont bien besoin .
Mais pour cela il faudrait le courage politique d'être impopulaire ...........
M.C

Sicetaitsimple


Invité



le 21-12-2009 19:21:56
  Bas de page     Répondre  

Cspe et pv
Tout d'abord, je tiens à préciser que je n'ai sur le fond rien contre le PV!Ceci dit, un petit calcul:mettons que sur sa lancée et avec des tarifs stables, il y ait 1000MW raccordés fin 2010 (le raisonnement tient aussi si c'est fin 2011, mais aujourd'hui on est à pas loin de 30MW par mois avec plus de 1000MW dans le pipe)1000MW installé, c'est une production de l'ordre de 1.000.000MWh/an.En ne considérant que le différentiel entre prix de marché (mettons 50€/MWh, le PV produit surtout en été) et les 300€/MWh des fermes au sol, qui feront l'essentiel de la puissance installée, on arrive à 250M€ de CSPE.....C'est plus en considérant les tarifs de rachat supérieurs (intégré au bati,...). Et ça sur 20 ans...C'est peut-être acceptable pour démarrer, mais il va bien falloir ensuite que les professionnels du PV fassent le ménage parmi les brebis galeuses et acceptent que les tarifs baissent très régulièrement.
 

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 21-12-2009 20:56:04
  Bas de page     Répondre  

Le centrales au sol elles ne sont pas impactés par le nouveau tarif, au contraire elle gagne un coefficient multiplicateur qui va leur permettre d'être rentable ailleurs que dans la moitié sud. Ce qui est impacté c'est le PV sur bati. En fait ce projet va mettre en faillite une grande partie des pme qui travaillent sur les projets en bati et il ne va plus rester que les centrales au sol (et les tuiles Imerys...) !


Tel qu'il est présenté le projet de décret annonce qu'à partir du 1er janvier 2010, le tarif de 0,60 ne s'appliquera plus
qu'aux projets sur du résidentiel et du bureau... Auparavant le discours de l'administration était qu'il y allait avoir une période de 6 mois avant de mettre en place les nouveaux critères pour permettre à tous les projets de se terminer... Ca veut dire que les projets sur de l'agricole et de l'industriel qui se sont réalisés sur les 6 derniers mois passent tous sans prévenir à 0,45 alors que beaucoup d'entreprises ont mis des frais qui peuvent être conséquent, y compris sur la R&D pour développer des produits spécifiques au cahier des charges demandés par l'administration françaises... Sachant que il y a un détail que certains semble oublier c'est que les développeurs solaires versent des loyers pour l'occupation des toits et que ce loyer a été calculé avec ces montants, la baisse du matériel c'est pas les pme du PV qui l'ont empoché, c'est les  propriétaires des toits et des hangars...


Et au passage il est impossible de baisser le prix des systèmes installés en bati pour les particuliers à cause des lois sur l'intégration française puisque l'essentiel du prix des travaux concerne la couverture du toit et pas la partie photovoltaïque  en opposition à TOUT ce qui se fait ailleurs dans le monde). 

Et faut aussi relativiser : même 250 millions d'euros ce serait l'équivalent d'une taxe de 0,0006 euros sur chaque kWh  produit en France... Sachant que la moitié de la CSPE est occupé par le tarif de rachat des cogénérations gaz qui s'arrête en 2012 (pour 600 millions d'euros) et que la compensation éolien est de moins en moins présente (même si les capacités augmentent le prix de l'électricité approche de plus en plus souvent le prix du marché, on va donc bientot même avoir
une contribution positive de l'éolien)...

Sicetaitsimple


Invité



le 21-12-2009 21:00:39
  Bas de page     Répondre  

Facteur 1000
250M€/500.OOO.OOOkWh, c'est 0,5€/kWh.... Juste pour un an de développement du PV.....pendant 20 ans.

fredo


Membre
depuis le 07-04-2009
le 21-12-2009 21:07:35
  Bas de page     Répondre  

Edf ne veut pas du photovoltaïque
80% des 1000 MWc installés bon mal an en Allemagne depuis 5 ans sont
posés non pas à la place des toitures classiques, solution coûteuse
réservée au neuf, mais SUR les toitures existantes.
Cela correspond au tarif à 0,45 jamais mis en place en France.
Appelons un chat un chat:
EDF ne veut pas du photovoltaïque,
et
un de ses administrateurs(Pierre-Marie Abadie, X Mines de 40 ans, le genre qui a toujours raison) est
également Directeur de l'Energie au MEEDDAT, rédige les textes,
toujours inutilement alambiqués, qui concerne le Photovoltaïque, et
signe par délégation les arrêtés dont celui à paraître en janvier prochain, là encore
alambiqué (le génial "intégré simplifié" parallèle au toit: sur un toit
plat ça veut dire -15% de production par rapport à incliné 30° face au
sud, du n'importe quoi).
Où est donc vraiment la Direction de l'Energie: au MEEDDAT ou à EDF?

Sicetaitsimple


Invité



le 21-12-2009 21:19:16
  Bas de page     Répondre  

Intégré au bati..
C'est comme la cogénération, ça fait à peu près 10 ans que les cogénérateurs s'en mettent plein les poches avec un tarif bon an mal an proche de 100€/MWh alors que le prix de marché est proche de 50 à 60€/MWh, alors qu'en plus (contrairement au PV).ils ne me semble pas qu'ils contribuent à la sécutité energétique et très peu à la réduction de GES.
 

Sicetaisimple


Invité



le 21-12-2009 21:32:27
  Bas de page     Répondre  

Pas de réponse?????
J'étais pourtant juste factuel

 
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