Les vols commerciaux supersoniques au temps du Concorde dépassaient deux fois la vitesse du son (Mach 2) à une altitude variant de 16 000 à 18 000 mètres, ce qui permettait de réduire considérablement le temps de trajet entre 2 continents.
Les principaux inconvénients du Concorde restaient son assourdissant bang supersonique qui se produisait lorsque l'avion franchissait le mur du son et la quantité énorme de carburant (120 000 l de kérosène) qui était nécessaire pour atteindre ces vitesses élevées.[BRK1]
En son temps, les États-Unis avaient lancé leur propre projet de transporteur supersonique avec celui du Lockheed L-200017 qui ressemblait fortement au Concorde et le Boeing 2707, projet techniquement plus audacieux. Ce dernier fut retenu en 1966 avant d'être abandonné par le Congrès américain ; A une vitesse proche de Mach 2,7 il était non seulement plus rapide que le Concorde, mais il possèdait une capacité de transport passagers de 300 places (contre 100 pour le Concorde). Cependant face à de grandes difficultés techniques et de fortes oppositions politiques et environnementales, le projet fut annulé en 1971.
L'idée du vol supersonique n'a pas pour autant été abandonnée. La NASA et Lockheed Martin viennent d'unir leurs forces pour ré-imaginer l'avion du futur, avec l'ajout de caractéristiques écologiques. Surnommé "Supersonic Green Machine", le jet dispose en effet d'une nouvelle aile V inversée sur la queue de l'appareil visant à la fois à réduire le bruit causé par le bang supersonique et à augmenter son efficacité de vol.

Le concept de croisière supersonique (image ci-dessus) a été présenté en avril 2010 par la Direction de la recherche aéronautique de la NASA en vue de trouver des financements. En cas d'approbation, ces nouveaux avions de pointe pourraient alors voir le jour à l'horizon 2030 - 2035.[BRK2]