Le gouvernement a présenté mercredi ses choix en matière d'investissement énergétique à l'horizon 2020.
La feuille de route place tout d'abord en ligne de mire les objectifs de réduction des émissions de CO2 sur la période 2005-2020 : elles doivent être abaissées de 22%, pour atteindre 437 MtCO2eq en 2020. Cet objectif s'appuiera sur la réalisation d'économies d'énergie : le ministère vise les 167 Mtep consommés en 2020, contre 177 aujourd'hui. En cas d'absence de mesures, la consommation devrait s'élever à 202 Mtep, avance le gouvernement.
La demande d'électricité pourrait parvenir à un niveau de stagnation au cours des 10 ans à venir, malgré le développement prévu des véhicules électriques.
La consommation de gaz pourrait quant à elle légèrement diminuer (baisse de 20 à 30% dans le résidentiel et le tertiaire, hausse dans l'industrie et l'électrique), et celle du pétrole et du charbon "diminuer très significativement."
Plus de la moitié des centrales à charbon seront déclassées d'ici 2015 et remplacées par des centrales à gaz. Aucune nouvelle unité de production au charbon ne pourra être autorisée sans système de captage et stockage du CO2.
Pour le gaz, le gouvernement prévoit "une accélération des investissements dans le domaine du transport, du strockage et des terminaux méthaniers."
Concernant la chaleur, "le nombre de logements raccordés à des réseaux collectifs devra être multiplié par deux, voire plus." Priorité sera donnée à la chaleur issue de la biomasse.
Pour atteindre l'objectif européen de 23% d'énergie renouvelable dans le mix énergétique, l'énergie produite par des sources renouvelables devra croître de 50% d'ici 2012, et de 120% d'ici 2020, a annoncé Jean-Louis Borloo.
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