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La Belgique risque une pénurie d'électricité en 2015 !
  
La Belgique risque une pénurie d'électricité en 2015 !Dans une étude réalisée en 2007, la CREG - Commission belge de régulation de l'électricité et du gaz - concluait que le manque d'investissements en production d'électricité durant les dernières années risquerait de faire apparaître des problèmes de sécurité d'approvisionnement, de concurrence au niveau de la production et de prix de l'électricité.

Les conclusions que la CREG a formulées à cette époque sont toujours d'actualité car la plupart de ses recommandations n'ont pas été suivies. Même si la crise économique et ses conséquences en termes de baisse de consommation d'électricité a permis d'éviter temporairement l'apparition de ces problèmes, le système électrique belge risque d'y être à nouveau confronté dans les toutes prochaines années.

La CREG considère que les investissements envisagés dans de nouvelles capacités de production d'électricité en Belgique, combinés aux projections régionales et fédérales en matière d'énergies renouvelables et de cogénération, sont suffisants pour couvrir les besoins en électricité du pays à partir de 2020, à condition que "ces projets soient menés à leur terme en temps voulu."

Cependant, "les investissements dans le parc centralisé ne permettront pas de satisfaire les besoins en électricité entre 2012 et 2015, car aucun d'entre eux n'est suffisamment avancé pour permettre une mise en service avant 2016" a t'elle averti. De plus, "le manque d'investissements du passé - non compensé - combiné à l'arrêt des 3 centrales nucléaires les plus anciennes programmé en 2015, augmente le risque de voir apparaître des problèmes à ce moment."

D'un autre côté, l'arrivée massive d'une production intermittente en Belgique et en Europe, principalement à partir de sources d'énergie renouvelables, implique "d'investir en suffisance dans des unités de production adaptées à des cycles fréquents d'arrêt-redémarrage". La production intermittente fera également augmenter les besoins en services auxiliaires dont le gestionnaire de réseau de transport d'électricité a besoin pour équilibrer son réseau.

Afin de passer le cap de 2015 avec un risque limité, la CREG considère qu'il est urgent d'assurer la disponibilité de capacités de production d'électricité suffisantes. Et pour éviter que la situation ne s'aggrave, elle propose :

1.
de mettre en œuvre la disposition introduite en 2005 dans la loi électricité et qui vise à promouvoir les investissements des nouveaux entrants sur le marché de l'électricité.

2. vu l'augmentation attendue de la production intermittente d'électricité, d'adapter le fonctionnement des centrales existantes pour moduler davantage leur production et d'impliquer les grands clients industriels ainsi que les producteurs décentralisés dans l'équilibre entre l'offre et la demande d'électricité.

3. sous réserve des résultats des stress tests et de l'accord des autorités de sûreté nucléaire, de maintenir la capacité de production des centrales nucléaires en envisageant de retarder, d'un ou deux ans, l'arrêt des unités qui atteindront l'âge de 40 ans en 2015. Cette possibilité est d'ailleurs prévue par la loi sur la sortie du nucléaire, en évoquant la sécurité d'approvisionnement.

4. de prolonger jusque fin 2016, moyennant des conditions déterminées, l'exploitation de certaines centrales thermiques classiques dont l'arrêt est envisagé ou déjà décidé, en les maintenant en réserve pour les moments où leur production serait strictement nécessaire pour assurer la sécurité d'approvisionnement en électricité du pays.

"Ces deux dernières mesures sont conservatoires et revêtent un caractère exceptionnel" tient à rassurer la CREG. "De même, elles doivent obligatoirement être accompagnées de mesures destinées à encourager, dans un environnement stable, les producteurs à investir à temps dans de nouvelles unités de production en Belgique."

En 2007, la CREG avait mis en avant la nécessité d'un cadre stable en matière de sortie ou non du nucléaire. Quatre ans plus tard, aucune décision définitive et univoque n'a été prise à ce sujet.

En conséquence, cette situation, qui favorise l'incertitude et augmente le risque pour les investisseurs, contribue au "déficit en capacités de production d'électricité que la Belgique risque de connaître durant la période 2012-2015."


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 Publié le 29/06/2011 à 08:40 
© Enerzine.com
 
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michel123


Membre
depuis le 13-10-2009
le 29-06-2011 09:20:32
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Tout   cela se terminera au gaz
tourne vire , il faudra installer de nouvelles centrales à gaz pour produire ce qui va manquer et compenser les jours d'intermittence .

Les investissements dans le renouvelable ne se feront certainement pas à la hauteur des besoins (vu le surcoût à l'installation) et l'absence totale d'investissements dans les structures d'accumulation .

Le dérèglement climatique tout le monde s'en fout ou fait semblant de n'y plus penser pendant que le taux de co2 mondial va franchir la barre des 400 ppm dans moins de 2 ans .

Un sénario qui est écrit d'avance

Samivel51


Invité



le 29-06-2011 10:33:27
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Export
Encore un voisin qu'on va sauver du black-out avec notre electricite nucleaire!

Patlabrosse


Invité



le 29-06-2011 10:44:30
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Energies et gouvernements
Dans un pays sans gouvernement depuis longtemps, difficile d'envisager des solutions d'avenir !!

Il devient de plus en plus evident que les problème d'energie doivent se résoudre au niveau européen; Nucléaire compris !

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 29-06-2011 10:47:36
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Fonctionnement intermittent ça veut dire qu'on passe de centrales thermiques qui fonctionnent tout le temps à des centrales thermiques (ou des stockages) qui sont à l'arrêt la plupart du temps vu que la quasi totalité de leur production sera assuré par les énergies renouvelables, sachant qu'en plus ces centrales thermiques peuvent être également des centrales renouvelables fonctionnant à la biomasse...

Et l'autre solution c'est : on ne fait aucun investissement et dans ce cas la Belgique subira des délestages de courant puisqu'il n'y aura pas assez de production... L'un dans l'autre dans tous les cas on a une réduction des gaz à effet de serre lié à l'électricité... ce qui ne changera strictement rien à l'état de l'atmosphère puisque le problème de l'effet de serre est plutot porté sur les moyens propres pour le transport, l'industrie et la chaleur que la production d'électricité qui est plutot elle confrontés à des impératifs de dépendance énergétique...

Précision : la France est totalement incapable de répondre aux besoins des pays environnants puisque les exportations françaises sont incapables de répondre aux besoins de pointes de l'Europe (c'est même l'inverse qui se passe : les exportation européennes permettent de répondre aux besoins de pointes de la France).

ecoenergie


Membre
depuis le 23-03-2010
le 29-06-2011 17:54:58
  Bas de page     Répondre  

On oublie le co2
Si nous ontinuons la course folle vers la consommation il ne nous reste que soit le nuléaire sans CO2 soit les combustibles fossiles ave des emissions de CO2

Les medias jouent sur la peur. Cette peur conduit a des comportements irresponsables qui vont conduire par l'augmentation continue des emissions de CO2 (+ 5% en 2010) a degrader considérablement les conditions de vie de nos descendants.

Il est utile de rappeler que la mise en route temporaire de centrales a combustible fossile - queque soit ce combustible gaz charbon fuel conduit a des depenses importantes d'énergie et a un tres mauvais usage des investissements

Michel2


Invité



le 29-06-2011 20:47:46
  Bas de page     Répondre  

[ pour chelya ]
Il me semble reconnaitre là les propos dogmatiques (hors des renouvelables point de salut et mort au nucléaire) d'un certain Tilleul sur un autre blog ?

Peut-être que je me trompe ?

Dan1


Invité



le 29-06-2011 20:47:46
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Problème de génération(s) future(s)
Nous somme là face à un vrai problème de génération d'électricité dans le futur, avec une solution qui pourrait gazer malgré tout !

Pour ce qui est des générations futures, je rappelle simplement que cela ne concerne que le nucléaire qui met en périls des milliers de générations qui souffriront atrocement des radiations engendrées par les colis vitrifiés 500 mètres sous leur pieds (enfin pas sous tous les pieds des genérations).

On a pas le droit d'évoquer célèbres générations futures pour de menus problèmes de coup de chaud dans quelques dizaines d'années.

Sicetaitsimple


Invité



le 29-06-2011 23:59:41
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à chelya
a des centrales thermiques qui fonctionnent tout le temps à des centrales thermiques (ou des stockages) qui sont à l'arrêt la plupart du temps vu que la quasi totalité de leur production sera assuré par les énergies renouvelables, ou par de l'electricité francaise, allemande,...

3,7GWh exportés pour la France vers la Belgique entre le 01/01 et le 31/05.

Si la france est "totalement incapable de répondre aux besoins des pays environnants", vous avez raison... Pour les besoins de pointe, désolé, mais chacun doit se démerder....

Sicetaitsimple


Invité



le 30-06-2011 00:13:37
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à chelya
Il fallait bien sûr lire 3,5 TWh , pas GWh..

Mais pour la pointe, il faut bien que chacun prenne ses responsabilités et paye le coût correspondant. On ne va pas demander à un pays d'assurer que la lumière ne s'etteindra pas chez son voisin  alors que ce confort ou cette assurance a un coût certain. Sauf si le pays en question est prêt à payer pour, mais il se trouve que ce n'est pas la cas , car il n'y a pas vraiment de marché de capacité aujourd'hui.

chelya


Membre
depuis le 29-04-2009
le 30-06-2011 00:47:25
  Bas de page     Répondre  

Juste une remarque, les 3,7 TWh d'exportation de la France vers la Belgique, c'est pas de l'électricité française mais de l'électricité belge... Les Belges possèdent une partie du parc nucléaire français (Chooz et Tricastin) via SPE et Electrabel et ont donc des droits de tirage équivalent à leur investissement (sur Chooz il s'agissait d'un compromis car il était impossible de construire à la fois un réacteur à Chooz et à la fois un réacteur dans les Ardennes Belges sinon le réseau aurait explosé).

Sicetaitsimple


Invité



le 01-07-2011 23:58:32
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à chelya
Je n'ignore pas les droits de tirage de nos amis belges, je signalais juste que même si comme les Suisses les Belges ont investit dans des centrales nucléaires francaises, c'est un droit de tirage en ruban qui ne va pas régler l'augmentation générale et notamment de pointe...Et là chacun se débrouille ou plutôt doit de débrouiller, parce que ça coute plutôt cher.

 
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