La secrétaire d'Etat à l'écologie l'a annoncé samedi : la ligne à très haute tension (THT) Cotentin-Maine, qui raccordera le futur réacteur EPR de Flamanville au réseau, ne sera pas enterrée.
En visite à Saint-Lô, Nathalie Kosciusko-Morizet a argué que le surcoût d'un tel projet d'enfouissement permettrait de ne réaliser que "deux ou trois fois quelques kilomètres", ce qui selon elle représenterait une "rupture d'équité". La secrétaire d'Etat appuie son propos sur un rapport du cabinet italien Cesi, qui met également en évidence la destruction de haies et de talus, et l'immobilisation complète d'une bande de 15 mètres qu'entraînerait l'enfouissement.
En compensation, le gestionnaire de réseau RTE a fait part de son intention d'enterrer 268 km d'autres lignes, existantes ou en projet, dans les trois départements concernés.
La ligne THT Cotentin-Maine représente un budget total de 420 millions d'euros. Cet investissement comprend les mesures de compensation environnementale, et notamment le rachat des habitations sur une bande de 100 mètres le long de la ligne.
64 communes sont concernées, dont 32 s'opposent au projet. Les maires de ces communes ont pris des arrétés anti-THT, que fait progressivement annuler le préfet.