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Nucléaire : la France vulnérable à la « source froide »
  
Nucléaire : la France vulnérable à la « source froide »On le vit au Japon, les réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi subissent actuellement des dégradations dues à une défaillance de son système de refroidissement, suite au tsunami.

Ainsi, faute de refroidissement, de la vapeur d'eau radioactive (propre au réacteur BWR - boiling water reactor), et de l'hydrogène s'accumulent dans le haut du bâtiment abritant le réacteur, provoquant une explosion (réacteurs 1 et 3). Par chance, les enceintes de confinement des réacteurs ne seraient pas endommagées selon l'agence de sûreté nucléaire nippone (NISA).

Sans allez jusqu'à l'explosion, la France aussi a connu un problème de refroidissement le 2 décembre 2009, à cause notamment d'une arrivée massive de végétaux (photo du haut), bloquant l'arrivée d'eau dans une des stations de pompage de la centrale nucléaire de Cruas, et conduisant à la perte totale du refroidissement de systèmes importants pour la sûreté du réacteur n°4.

Par ailleurs, au cours de l'année 2009, d'autres événements ont affecté la « source froide » des réacteurs. Certains sont consécutifs à des phénomènes naturels comme le frasil à la centrale de Chooz B ou les débris végétaux à la centrale du Blayais. D'autres ont eu pour origine des faiblesses dans la surveillance et l'exploitation de la « source froide » comme à la centrale de Fessenheim ou à la centrale du Tricastin.

Pour l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), ces situations montrent que la vigilance reste de mise pour garantir la fiabilité de la source froide.

Principe du refroidissement d'une centrale nucléaire

Une centrale nucléaire a besoin en permanence, qu'elle soit en fonctionnement ou à l'arrêt, d'être refroidie à l'aide d'une source d'eau froide : l'eau de mer ou l'eau de la rivière. Ce refroidissement est assuré par deux circuits : le circuit de refroidissement des systèmes importants pour la sûreté et le circuit de refroidissement de la partie conventionnelle où se trouvent la turbine et l'alternateur avec lequel l'électricité est produite.

Le circuit de refroidissement de la partie conventionnelle a pour rôle de refroidir l'eau du circuit secondaire, plus précisément de refroidir, grâce à des pompes de circulation appelées pompes CRF, la vapeur d'échappement de la turbine dans le condenseur. Suivant l'emplacement choisi pour une centrale nucléaire, il s'agit d'un circuit ouvert ou d'un circuit fermé.

Nucléaire : la France vulnérable à la « source froide »
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En circuit fermé, l'eau du circuit de refroidissement, qui s'est échauffée dans le condenseur, est refroidie par un courant d'air dans une tour de refroidissement, appelée aéroréfrigérant. Une partie de l'eau s'évapore dans l'atmosphère (panache de vapeur d'eau) ; l'autre partie retourne au condenseur, un appoint d'eau est réalisé pour compenser l'eau évaporée;

En circuit ouvert, l'eau est directement prélevée dans la rivière ou la mer, traverse le condenseur puis retourne dans la rivière ou la mer (par un chenal ou des conduites).


La perte totale du refroidissement de systèmes importants pour la sûreté à Cruas

A la suite d’une augmentation de débit dans le Rhône, une masse exceptionnelle de débris végétaux accumulés les mois précédents dans le lit et sur les berges du fleuve, a obstrué, dans la nuit du 1er au 2 décembre 2009, l'entrée de la station de pompage des réacteurs n°3 et n°4 de la centrale de Cruas. Le colmatage des grilles de préfiltration a conduit à une baisse du niveau d’eau dans la station de pompage et à une réduction du débit de
refroidissement.

L’apparition de l’alarme « bas débit » sur la voie en service (voie A) du circuit de refroidissement des systèmes importants pour la sûreté (IPS) du réacteur n°4 (repérée A4 sur la figure ci dessous) a conduit l’exploitant à appliquer les procédures prévues pour ce type de situation. Il a procédé à l’arrêt automatique du réacteur n°4 et au basculement du refroidissement des systèmes IPS sur la voie B (repère B4). Lors du basculement, l’exploitant a constaté que la voie B n’était pas non plus opérationnelle du fait du colmatage de la prise d’eau.

Nucléaire : la France vulnérable à la « source froide »
[ Cliquez sur l'image pour zoomer ]


La situation où les deux voies du circuit de refroidissement des systèmes IPS sont indisponibles est appelée « perte totale de la source froide ». Cet incident a été classé au niveau 2 sur l'échelle INES ; c’est la première fois qu’une perte simultanée des deux voies du système de refroidissement des systèmes IPS affecte un réacteur à eau sous pression du parc d’EDF.

Conformément à la conduite à tenir dans une telle situation, l’exploitant a déclenché le plan d’urgence interne (PUI) de la centrale à minuit le 1er décembre 2009. L’organisation nationale de crise a alors été mise en oeuvre, impliquant notamment les centres techniques de crise d’EDF, de l’ASN et de l’IRSN. La « perte totale de la source froide » du réacteur n°4 a duré environ 10 heures. Toutefois, durant toute la durée de l’incident, le refroidissement du coeur du réacteur a toujours été assuré par les générateurs de vapeur qui étaient disponibles.

En application des procédures qui prévoient l'utilisation de la réserve d'eau du circuit de refroidissement des piscines du réacteur et d'entreposage des combustibles usés comme source froide de secours, le réacteur n°4 a ensuite été maintenu dans un état sûr. Dans le même temps, l’exploitant a nettoyé les dispositifs de filtration de la station de pompage et les échangeurs de refroidissement. Ces nettoyages ont permis de retrouver la disponibilité des deux voies de refroidissement des systèmes importants pour la sûreté en tout début de matinée le 2 décembre 2009 et le PUI a alors été levé.

(src : IRSN)

 Lu 3864 fois 
 Publié le 15/03/2011 à 07:47 
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michel123


Membre
depuis le 13-10-2009
le 15-03-2011 09:34:34
  Bas de page     Répondre  

Il faut trouver un système rustique sans faille
Le problème majeur pour le nucléaire c'est de trouver un système de refroidissement capable de faire face à tous les cas de figure .
Visiblement ce problème n'est pas réglé , car au delà de l'arrêt du réacteur il reste à évacuer l'énorme quantité de chaleur accumulée dans le réacteur lui même.

Tous ces systèmes sont peu ou prou à la merci d'un évènement majeur tel qu'une inondation catastrophique , un   bombardement des éléments de refroidissement , un tremblement de terre de force 8 ou 9 , un enchaînement de circonstances multiples et imprévisibles qui enrayent la belle machine bien huilée prévue pour faire face à tous les cas de figure sauf justement ce qui n'était pas prévu.

Un grand réservoir d'eau passant par voie gravitaire (sans pompe avec si besoin une ouverture par vannes manuelles ) s'écoulant dans le circuit de refroidissement de secours et se stockant dans un second réservoir situé plus bas me semble une solution de dernier recours tout à fait simple , rustique , apte à résister aux pires catastrophes.

Et puis franchement construire des réacteurs dans la  zone la plus sismique du monde à une altitude insuffisante pour échapper aux conséquences d'un tsunami , ça fait deux erreurs majeures sur un seul site , le nucléaire reste à moyen terme un élément indispensable du mixt décarbonné mais cette technologie est déjà suffisamment dangereuse comme ça pour ne pas en rajouter .

Momo1


Invité



le 15-03-2011 12:45:55
  Bas de page     Répondre  

A michel 123
Je crois bien que votre " reservoir statique en hauteur " est exactement ce qui est prevu ds. les reacteurs 3eme generation REP ou REB ...et il est effectivement ridicule de ne les avoir pas envisages ds. ceux de 2eme generation des annees 60/70
De meme ne pas avoir envisage de mettre " tres en hauteur " les groupes diesel de secours en cas de ruptures des lignes HT me semble totalement stupide ds. un Pays qui peut connaitre de pareils tsunami ...errare humanum est !

oeildecain


Membre
depuis le 19-01-2011
le 15-03-2011 15:09:45
  Bas de page     Répondre  

Certes ces derniers évènements sont dus à des cataclysmes hors du commun ... et cela n'enlève pas que la technique nucléaire est au point et fiable à + de 99 % ...

Certes l'option nucléaire prise au sortir de la guerre de 45 a été un choix " globalement positif " tant sur l'indépendance énergétique que militaire ...

Certes on peut estimer que les pollutions générées par l'atome ont été beaucoup plus faibles que celles qui auraient été effectives avec le charbon et le pétrole ... à puissance égale ...

Mais par contre, on ne peut pas se cacher que le nucléaire est sur un coût ascendant alors que les ENR seront forcément sur des coûts descendants ...

Même si le solaire en est encore loin, l'éolien après 15 ans est plus rentable que le nucléaire à la même période ...

A cela peut s'ajouter que l'H2 est d'ors et déjà prêt ... pour compenser l'indisponibilité évidente de l'éolien ...

Ne peut-on pas dès maintenant se préparer à la transition en douceur ?

Sand


Invité



le 15-03-2011 15:29:02
  Bas de page     Répondre  

Brosse a reluire.
He les gars arretez de vous paluchez, on est pas plus malin que les japonais. C'est insultant de sous entendre que "nous on a tout prévu".

Nature


Invité



le 15-03-2011 16:41:59
  Bas de page     Répondre  

et la mer ?
Quand se décidera-t-on à mettre sérieusement en oeuvre l'exploitation de l'énergie des mers?
Elle est possible sous de multiples techniques ,adaptées aux sites locaux,parfaitement propre,infinie dans le temps et en puissance,distribuée sur la plus grande partie des pays,d'un abord plus simple que beaucoup d'autres.
Combien de temps va-t-il falloir attendre?Et pourquoi?

renewable


Membre
depuis le 07-08-2008
le 15-03-2011 17:00:02
  Bas de page     Répondre  

@nature
et les paysages sous-marins vous y avez pensé? Que vont dire les défenseurs des paysages sous-marins?

lion


Membre
depuis le 30-11-2008
le 15-03-2011 19:18:18
  Bas de page     Répondre  

Réservoirs statiques,

Les réservoirs statiques en hauteur existent aussi sur les réacteurs de 2ème génération en bord de mer.

Mais il faut redire que les réacteurs Japonais ont résisté au séisme. C'est l'arrivée du tsunami après qui a tout dégradé.

Personne ne dit que tout est prévu ou ceux qui disent cela n'ont jamais exploité une unité nucléaire.

Il y a des événements dont la probabilité d'apparition est inférieure à 1 sur 1 000 000. la conjugaison de 2 cataclysme naturels presque simultanés par exemple. Pour ces événements, les concepteurs ont pensé que les exploitants seraient plus aptes à trouver des parades plutôt que de complexifier encore plus les installations.

De même que les réacteurs EDF sont calculés pour résister au séisme majoré de sûreté. Mais personne n'a jamais dit qu'ils pourraient redémarrer ensuite; Ils ont comme capacité de ne pas avoir de conséquences sur l'environnement.

Hausse


Invité



le 15-03-2011 19:38:35
  Bas de page     Répondre  

Il faut aller plus loin!
Seule une hausse profonde des prix de l'énergie nous permettra de sortir du nucléaire. Tant que le gaspillage et la sur-consommation seront au niveau actuel, nous n'avos aucune chance de nous en sortir!

michel123


Membre
depuis le 13-10-2009
le 15-03-2011 23:02:27
  Bas de page     Répondre  

Pour lion :

Un stunami associé à un tremblement de terre
ça n'a rien d'extraordinaire , je dirait même que c'est la règle  surtout au japon .

Le problème des évènements extraordinaires qui n'ont qu'une infime infime chance de se produire c'est qu'il ne se passe pas trois mois sans que l'on en observe un nouveau .
Ce fut le tremblement de terre et le stunami d'indonésie , le tremblement de terre de haiti ( qui se produisirent heureusement dans des zones non nucléarisées )

Les inondations catastrophiques en australie , en france deux tempêtes majeures en dix ans dont l'une mit gravement  à mal les circuits de refroidissement d'une centrale et faillit aboutir à un incident grave .
Voilà maintenant le japon,

Si ces fameux systèmes de refroidissement ne sont pas plus fiables que ça , c'est à dire incontrôlables dés que se produit un évènement majeur telle qu'une simple inondation , alors c'est toute la filière qui pose problème.
Cette centrale française de bord de mer qui fut inondée , c'est inacceptable , elle aurait dû être surélevée lors de la construction (les-ingénieurs-qui-pensent-à-tout avaient négligé le risque d'inondation)
Qu'ont fait les exploitants ? Une simple digue

Le problème c'est que l'on ne peut pas penser à tout et en particulier à une succession d'impondérables qui s'enchaînent.
Si le refroidissement gravitaire existait sur les réacteurs japonais (mais existait il ?) alors pourquoi le refroidissement ne s'est pas effectué comme prévu ?

Et surtout  qu'on ne nous parle plus des évènements qui n'ont qu'une chance sur 1 000 000 de se produire , l'expèrience nous montre qu'en  réalité il y a un évènement majeur tous les 10 ANS , car un point n' a jamais été règlé : un  refroidissement fiable fonctionnant  même en cas de catastrophe naturelle .

L'epr qui dispose d'éléments de sécurité supplémentaires permettant de faire face (en principe) à une fonte du coeur est il vraiment plus fiable sur ce point précis ? Ce n'est pas certain.

Et je le redis les surgénérateurs à caloporteur sodium sont une bombe potentielle , seule une nouvelle filière surgénératrice totalement sécurisée avec un système de refroidissement à toute épreuve est acceptable .

ccsiaix


Membre
depuis le 31-05-2010
le 16-03-2011 02:02:51
  Bas de page     Répondre  

surgénérateurs à caloporteur sodium  ?
Si on abandonne les surgénérateurs à caloporteur sodium, que pourra-t-on faire de l' U 238 et du Pu, entreposé en France ?
5000 ans de consommation tout de même .....

Pierrotb001


Invité



le 16-03-2011 08:03:46
  Bas de page     Répondre  

Oui michel 123
Je le redis, cela cela fait peur que ce double risque (pas si risqué que ça) n'ai pas était pris en compte dans un pays aussi hypertechnicisé qu'est le Japon.

Serais-ce trop complexe pour eux? Bon courage à nous tous: ils ont conçu la voiture la plus perfectionnée au monde et anticipés tous ses beugs (Toyota Prius).

Au fait question de base: quel est le pays concepteur de cette centrale japonaise? Combien il y a t'il de générateurs du même type au monde?

michel123


Membre
depuis le 13-10-2009
le 16-03-2011 09:26:13
  Bas de page     Répondre  

Pour cisiaix
Le caloporteur à base de sodium n'a rien d'obligatoire et serait une vraie folie furieuse !!!!
Le double risque nucléaire + chimique n'est pas acceptable

D'autres caloporteurs sont à l'étude en partenariat avec les autres pays européens pour cette filière de surgénération.
Le plus prometteur c'est l'helium supercritique , mais les sels fondus (à base de sodium ) sont possibles et non inflammables (j'ai même entendu parler d'une possibilité avec le plomb fondu)
L'intêret c'est qu'en cas d'avarie dans le circuit d'hélium , l'eau légère utilisable en circuit de refroidissement  de dernier recours (il faut bien sûr prévoir un second circuit d'urgence avec éventuellement  un absorbeur de neutron supplémentaire ) qui absorbe les neutrons et réfrigére sans risque pour le premier circuit (au lieu de faire flamber le sodium de plus belle ) .
Si le sodium avait été le caloporteur , cet incident gravissime aurait été une catastrophe totalement incontrôlable . de plus je rappelle pour ceux qui l'ignorent que cadarache est en zone sismique et qu'un centre d'implantation à l'abri des secousses , des inondations , et autres catastrophes naturelles avec une enceinte résistant à une attaque extèrieure est la seule voie acceptable pour une technologie qui reste trés dangereuse de par la densité énergétique latente des combustibles utilisés .

marcarmand


Membre
depuis le 13-09-2008
le 16-03-2011 10:06:18
  Bas de page     Répondre  

Cruas: entretien des prises d'eau
A la lecture de l'article, il paraît étonnant qu'à Cruas, les 2 prises d'eau aient été obstruées au même moment. Comment se fait-il quelles ne soient pas entretenues et testées en permanence?

cezorb


Membre
depuis le 28-06-2010
le 16-03-2011 10:18:09
  Bas de page     Répondre  

"la technique nucléaire est au point et fiable à +
C'est ce qu'on nous dit.

Le problème survient lorsque le 1% survient.... Les 35 millions de Tokyoites devront ils changer de ville?

Fondamental : Si le 1% arrive à Tricastin, Cruas ou Cadarache, par où passeront les parisiens pour aller bronzer sur la côte d'azur?

ccsiaix


Membre
depuis le 31-05-2010
le 16-03-2011 10:26:00
  Bas de page     Répondre  

Le risque résiduel ......
réponse à Cezorb:
Rassuez vous le rsique résiduel est bien inférieur à 1%
il est inférieur à une chance sur un million.

oeildecain


Membre
depuis le 19-01-2011
le 16-03-2011 10:48:33
  Bas de page     Répondre  

Risque inférieur à 1 million ...

Vos estimations du risque sont purement théoriques car voilà déjà 5 réacteurs à big-problems sur moins de 500 réacteurs au MONDE !

La statistique est nettement moins positive que votre théorie .....

renewable


Membre
depuis le 07-08-2008
le 16-03-2011 10:58:06
  Bas de page     Répondre  

@ ccsaix
Alors les japonnais ont gagné au loto???? c'est ça??
Mais que faites-vous encore en France, vous et les Bigot, Besson, NKM et Fillon? Vous n'êtes pas au Japon pour relayer les 50 sacrifiés?? c'est VOUS qui nous avez mis dans cette situation!

Boubou18


Invité



le 16-03-2011 11:04:07
  Bas de page     Répondre  

Nettoyage en amont
Si les écolos de tout poil admettaient qu'il est indispensable de nettoyer, c'est a dire  de déboiser les bords de rivières et de fleuves, il n'y aurait pas eu, ou du moins en quantité beaucoup moindre, cet amoncellement de végétaux.
Quant à l'entretien des prises d'eau, il est effectué régulièrement. Mais quand survient brutalement une très grosse quantité de détritus, il est impossible d'y faire face dans les minutes qui suivent.

ccsiaix


Membre
depuis le 31-05-2010
le 16-03-2011 11:05:48
  Bas de page     Répondre  

Message à renewable:
Je n'ai pas le pouvoir de déclencher un tsunami hors-normes, rassurez vous.

Le débat est long sur la prise de risque et son acceptation par la société.

Je ne pense pas que le combat contre le nucléaire va
ressortir grandi de l'exploitation honteuse des conséquences de ces accidents en cours.

Alex77


Invité



le 16-03-2011 11:07:19
  Bas de page     Répondre  

Econologies
Pour les économies, il faudrait déja supprimer les tarifs privilégiés qui ne sont qu'une incitation au gaspillage
- des amis qui rachètent la maison secondaire d'un agent EDF ont découvert avec stupéfaction qu'il chauffe a fond toute l'année (car il paie un tarif ridicule). Supprimons ce privilège DEBILE, compensons la différence de salaire pour que les agents n'y perdent pas et fin de l'histoire.
Ce n'est qu'un exemple mais la liste est longue;
Si ça ne fait pas mal au portefeuille... ça n'encourage guère à faire attention.

renewable


Membre
depuis le 07-08-2008
le 16-03-2011 11:24:39
  Bas de page     Répondre  

Ben voyons
c'est la faute aux écolos s'ils y a des centrales, de la végétation, des êtres humains sensibles aux radiations et aucune volonté politique pour développer les ENR plutôt que de s'acharner dans l'énergie du passé ou la france va se retrouver avec le seul marché français pour ses EPR...

ccsiaix


Membre
depuis le 31-05-2010
le 16-03-2011 11:44:33
  Bas de page     Répondre  

Message à oeildecain
j'ai sans doute été rapide en parlant d'une chance sur un million.
il faudrait demander à un sismologue la probabilité qu'un tsunami dépasse dix métres à cet endroit;
Je voulais simplement vous indiquer que la proabilité d'un accident majeur en france est plus proche d'une chance sur un million qu'une du'une chance sur cent comme l'avez indiqué.

message à renewable : les EnR doivent étre complété par du gaz.
intéressez vous aux conséquences de l'explosion d'un méthanier

Kojema


Invité



le 16-03-2011 11:58:30
  Bas de page     Répondre  

1/1000000e....
1 chance sur 1 000 000 certes, dans les analyses de risque. Normalement, l'analyse de risque simule (essaye du moins) une succession d'hypothèses défavorables puis établie des probabilités associées (ex seisme + tsunami). Je ne peux pas imaginer que les japonais n'aient pas fait le calcul, et pourtant... Il se peut qu'à un moment les intérêts industrialo-économico-financiers aient pris le dessus. Si ça a été le cas au Japon, ça a été de même ici, chez nous, vue la forte et indiscutable pénétration du nucléaire dans le monde économique, politique et administratif (les grands corps d'Etat...). Aussi, et il faut être franc, l'analyse de risque essaye de prévoir le pire et le Japon semble nous montrer qu'on ne pourra jamais totalement prévoir le pire, et quand bien même, on se retrouvera devant le dilemne "surdimensionner mais jusqu'à où ?". Mais surtout, dans l'analyse de risque, on regarde pricnipalement 2 critères, la probabilité et la criticité (ou gravité). Et c'est bien là le problème du nucléaire, même avec une très faible probabilité, le risque est d'une gravité sans commune mesure !
Et encore la probabilité "très faible", avec 3 Miles Island, Tchernobyl et Fukushima, on est à un accident grave presque tous les 10 ans, caclul simpliste mais explicite....
Et qu'on ne vienne pas me parler de faible coût ou de non émission de CO2, car quand on compare toutes les énergies sur les mêmes critères, que ce soit en termes de coûts (directs et en intégrant extraction, gestion des déchets, démantèlement... et indirects : quel coût futurs de la catastrophe au Japon ???), d'environnement (des zones invivables pour des centaines voire des milliers d'années) et de social (des milliers voire plus de déplacés, sans travail et sans maison), le nucléaire (et autres énergies fossiles) sont bien loin derrière les énergies renouvelables. Les EnR ne sont peut-être pas LA solution de maintenant (mais une partie), mais elles semblent les mieux à même de constituer LA solution de demain.

renewable


Membre
depuis le 07-08-2008
le 16-03-2011 12:04:13
  Bas de page     Répondre  

@ccsiaix
Vous mentez, vous répétez des choses auxquelles vous même de coryez pas, trouvez moi une seule note de RTE évoquant cette complémentarité quand dès 2005 leurs rapports annuels soulignent au contraire que les ENR limittent le recours au gaz et conduisent à ne pas en construire. Et un méthanier c'est un risque immédiat et ponctuel quand le nucléaire c'est sur une durée qui nous dépasse tous, rien à voir donc.

ccsiaix


Membre
depuis le 31-05-2010
le 16-03-2011 13:26:16
  Bas de page     Répondre  

Message à renewable:
J'ai imaginé votre monde parfait ne comportant que des éoliennes et des panneaux solaires. Il faudra bien produire de l'électricité les nuits sans vent .... non ?
Une premiére estimation de l'explosion d'un méthanier nous donne une puissance égales à 200 fois Hiroshima, pour info.
aucune volonté politiquepour développer les EnR ? Mazette, vous avez aboli les tarifs de rachat dans la nuit ? et les subventions ?

 
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