L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
Est-ce un si mauvais accord pour le nucléaire ? Je ne suis pas sûr que le "pied destal" de la puissante industrie nucléaire en France vacille après le vrai-faux accord PS-EELV. Il déclenche au contraire une réaffirmation des principaux responsables politiques du pays que le nucléaire doit être préservé pour de nombreuses années encore. Et la petite phrase devant passer inaperçue de "tentative de réorientation à emplois constants du retraitement" illustre l'esprit de responsabilité et la transparence des Verts.
Bref, pour l'opinion publique sur l'avenir du nucléaire, c'est plutôt un bon accord.
@ teredral Cet accord signe la mort complète du nucléaire civil français, et le PS s'en tire en réaffirmant pour le principe qu'il ne veut pas en sortir.
Le problème de cet accord est d'une part l'échéance trop courte (à peine plus de 10 ans) pour reconstruire un tiers des capacités de production française ! C'est de la folie, c'est même pas réaliste ! Les Allemands pouvaient se permettrent de compenser en important massivement de leurs voisins, nous non.
Il est d'autre part sur l'interdiction de nouveau chantier, ce qui tue dans l'oeuf tous les projets de la filière en France et à l'étranger. En effet, comment voulez vous qu'Areva vende des ATMEA (chers à Renewable) quand aucun de ces réacteurs n'est construit en France pour faire figure de vitrine technologique. Dans une industrie comme celle-ci (comme pour l'armement d'ailleurs), c'est impossible. Laisser l'EPR de Flamanville se terminer n'est juste qu'un cache-sexe (et éviter de gâcher des milliards).
Enfin il reste la fin de la filière MOX : une spécialité française qui nous permet de recycler l'immense majorité du combustible usé, et ainsi de réduire considérablement le volume de déchets HA-VL. Les écologistes nous reprochent ces déchets, mais maintenant nous empêchent de les recycler. Logique... Les écologistes nous disent que ce combustible est dangereux, mais il n'a à priori jamais entrainé de pollution au plutonium nul part (y compris autour de Fukushima !).
Cet accord est mauvais écologiquement car l'augmentation de la part des ENR s'accompagne toujours (d'expérience) de celle du fossile, et parce que les ENR n'arriveront jamais à produire 151TWh par an d'ici 2025 (elles n'y arrivaient même pas aujourd'hui en Allemagne où pourtant ils ont couvert leur pays de PV et d'éoliennes). Cette baisse du nucléaire sera en majeure partie compensée par du fossile, comme c'est le cas en Allemagne (20 centrales fossiles en construction...). Concrêtement nous choisissons sciemment de détruire nos excellents résultats en matière d'émissions de CO2, pour rejoindre nos amis allemands dans le club des pollueurs donneurs de leçons.
Cet accord est mauvais économiquement : perte de dizaines voire centaine de millier d'emplois, accroissement du coût de l'énergie pour l'économie française, détérioration considérable de notre balance commerciale avec les importations de gaz, charbon, PV ou d'éoliennes, avec les pertes d'exportation de technologie nucléaire, d'équipements, de combustible et de services. Concrêtement nous choisissons sciemment de cesser d'être leader mondial dans un domaine, pour passer à un autre domaine où l'occident se fait déjà écraser par la concurrence (que nous continuons quand même à subventionner).
Enfin cet accord est mauvais socialement dans la mesure il va ne faire qu'augmenter les inégalités entre riches et pauvres : Les riches propriétaires de leur logement pourront diminuer leur facture d'électricité en investissant dans des installations solaires, les pauvres, locataires de leur logement, seront condamnés à payer deux fois plus cher une facture d'électricité imposée par leur chauffage électrique... choisi par le riche propriétaire de leur logement pour économiser de l'argent ! Concrêtement nous choisissons sciemment d'achever d'étouffer nos smicards avec une facture d'électricité toute germanique.
C'est en opposition avec toutes les valeurs affichées par les écologistes, mais c'est pas grave c'est de la politique !
Bref, le résultat du mélange de l'idéologie et de l'ignorance crasse.
Et par ailleurs le PS choisit de se passer aux prochaines élections de centaines de millier d'électeurs autrefois acquis à leur cause.
Petit... C'est quand même lamentable que les uns et les autres négocient sur le nucléaire sans vision globale de notre avenir énergétique. Dans le projet PS (et EELV d'ailleurs), les 20 GW éliminés sont remplacés par quoi? charbon? EnR?, "négawatt"?, dans tous les cas, on finance comment?
Qui sont les experts en énergétique des uns et des autres? (si tant est qu'ils appuient leurs décisions sur des expertises technico-économiques... le parachutage de Duflot tendrait à prouver le contraire)
@ teredral Ah et j'oubliais ! Tous ces écologistes qui disaient que la construction du nucléaire avait été anti-démocratique : ils décident de sa fin d'exactement la même manière !!!
"ignorance crasse" Je pense effectivement que c'est un problème. Les politiques nous sortent si souvent des plans totalement aberrants et inapplicables... Je crois faudrait instaurer un programme obligatoire de formation au produit en croix et à la logique plus un minimun de culture générale et scientifique pour tous les responsables politiques.
Intox et re-intox Le nucleaire n'est pas bon marche, une fois tous les couts de R+D, une fois le couts de demantellement integres ,qu'on tient volontairement secrets pour ne pas devoiler le scandale du non-provisionnement, une fois integre le cout du stockage des dechets, on se rendra bien compte du scandale nucleaire.
J'en suis convaincu et je me battrai pour cela : une fois toute la lumiere faite sur le nuke la population prendra conscience de ses consequence et O combien nous avons joue a l'apprenti-sorcier.
Devellopper les enr et le nculéaire Si on multiplie de 5 à10 la production d'ENR (notamment en construisant des milliers d'éoliennes Offshore au milieu de la Manche), on pourra avoir 50% de nucléaires en gardant autant de centrales qu'aujourd"hui et en exportant à nos voisins tout le surplus d'élec.
C'est une autre facon de penser, sans prendre le grave risque que fait peser le nucléaire.
Où vont-il trouver l'argent pour conserver 34 réacteurs ?! Ca veut dire qu'il va falloir trouver à la fois quelques milliards pour les remettre aux normes et des dizaines de milliards pour en reconstruire... Ce plan n'est pas crédible, on arrivera jamais à trouver assez d'argent pour garder une part de 50% de nucléaire en 2025.
Bonne ou mauvaise nouvelle ? Doit-on se réjouir ou pas de cet accord ? Et cet accord tiendra-t-il jusqu'aux élections ? Et si les élections confirment le choix de Hollande comme Président, appliquera-t-il le programme ?
Une chose est sûre : compte tenu de l'acharnement des pro et des anti nucléaires, le sujet mériterait d'être débattu publiquement et pourquoi pas sous forme de référendum...
Sauf que, si référendum il y avait la décision, quelle qu'elle soit, cette décision serait de toute manière sujette à caution. Il suffit de lire Bachoubouzouc qui crie déjà au déni de démocratie (ceci étant il semble assez bien placé pour en parler).
Mais c'est vrai que certaines questions restent en suspens : Par quoi remplacer le nucléaire ? A quel prix ? Mais est-ce vraiment les BONNES questions ?
Si on les pose différemment, on obtient déjà un début de réponse : le particulier qui se chauffe avec des grille-pains parce que sa maison est mal isolée... n'aurait-il pas du privilégier l'isolation et non le bas coût de son chauffage ? Investissement supérieur mais coût de fonctionnement inférieur (et pas besoin d'acheter de l'électricité aux allemands dès que le thermomètre chute un peu trop... bonjour l'indépendance énergétique !).
Ne devrait-on pas imaginer par commencer à consommer moins d'électricité ? Eclairer toute les rues la nuit, les vitrines des magasins, les afficheurs du métro, les "veilles" de nos appareils ménagers, etc, etc... Je suppose qu'il existe encore des quantités de TWh à économiser en cherchant bien. Mais EDF-AREVA y ont-ils intérêt ? Ne vivent-ils pas de la fabrication et la vente de courant ?
Quand au spectre des licenciements dans la filière... ils viendront quand même puisque nous perdons progressivement le leader-ship de la filière mondial au profit des coréens et autres asiatiques (comme pour le reste d'ailleurs...). Mais peut-être pourra-t-on faire cette transition dans la "douceur" : il faudra bien les démanteler les centrales arrêtées...
Quant au spectre de l'augmentation terrifique du kWh... elle viendra quand même quand la Cour des Compte rendra son rapport et constatera qu'il faut désormais compter tout ce que l'on a camouflé depuis des années et que les provisions pour démantètelement, mise en sécurité post-Fukushima, stockage et assurances sont notoirement sous évaluées... D'ailleurs M.Proglio l'a annoncé il y a déjà quelques mois : il faut s'attendre à 25 à 30 % d'augmentation dans les 5 ans à venir (ce qui en clair, veut dire que cela risque d'augmenter de BEAUCOUP plus).
Alors se réjouir (ou pas) de la sortie progressive du nucléaire ? Débat d'arrière garde. L'Histoire est en marche. Imaginons plutôt la France énergétique de demain. Et plutôt que de trouver systématiquement et uniquement, des objections à ce que propose "l'autre", ne devrait-on pas essayer de tirer tous dans le même sens et essayer de trouver des solutions.
En complément du message de bachoubouzouc dont je partage l'analyse :
J'avais cru comprendre que les Verts voulaient "un grand débat démocratique et transparent" sur l'avenir du nucléaire.
En fait de débat, on assiste à un marchandage électoral honteux où quelques fauteuils de députés sont échangés contre la mise à mort d'une des rares filières industrielles où la France fait la course en tête. Ca fait cher le député EELV.
C'est Poutine qui doit être content de cet accord. Voilà un marché captif et juteux qui s'offre à lui.
Si François Hollande devait être élu, il ne lui reste plus qu'à suivre l'exemple du candidat François Mitterrand qui déclarait, dans ses 110 propositions pour la France en 1981 :
"L?approvisionnement énergétique du pays sera diversifié. Le programme nucléaire sera limité aux centrales en cours de construction, en attendant que le pays, réellement informé, puisse se prononcer par référendum. Les crédits en faveur des énergies nouvelles ou des techniques nouvelles d?exploitation des énergies traditionnelles (charbon) seront très considérablement augmentés."
On sait ce qu'il en est advenu. Les promesses électorales, c'est bien connu, n'engagent que ceux qui les écoutent.
EDF n'est plus un epic mais une multinationale et n'a donc plus le monopole de l'électricité avec en plus un ratio d'endettement le plus élevé de toutes les utilités européennes, les couts de construction ont explosé, l'état est endetté ne peut plus prendre en charge intégralement les couts de R&D et de financement des centrales et n'a pas non plus les moyens de payer le traitement des déchets et du démantellement des centrales en fin de vie, Bâle III oblige les banques à diminuer le nombres de leurs investissement alors qu'elles ne finançaient déjà par les constructions de centrales nucléaires...
Aucune centrale nucléaire dans le monde n'a jamais été construit sans une forte implication économique de la sphère publique (monopole, garantie d'état, subventions directes et indirectes), ça marchait à l'époque où les états étaient solvables et avaient des capacités de financement, aujourd'hui il va bien falloir trouver l'argent ailleurs...
Ensuite, si par miracle on trouvait des investisseurs, au prix de l'EPR, l'électricité nucléaire n'est pas compétitif avec la production d'électricité locale en régie... Pourquoi est-ce qu'une collectivité locale irait payer plus cher l'électricité d'une multinationale alors qu'elle pourrait mettre en place un service public de l'électricité plus propre, moins cher et avec un meilleur service ?
@ chelya "Ensuite, si par miracle on trouvait des investisseurs, au prix de l'EPR, l'électricité nucléaire n'est pas compétitif avec la production d'électricité locale en régie..."
Pour le cas des réacteurs "historiques", c'est très simple : pratiquement n'importe quels travaux de prolongation sont plus intéressants financièrement que de construire de nouveaux moyens de production.
Pour le cas des nouveaux réacteurs EPR, la question ne se pose pas : dans le cadre de cet accord (et si le PS est élu), il ne s'en construirait plus.
Et les problèmes de capital immobilisé dans les moyens de production d'énergie sont les mêmes pour tout le monde (nucléaire comme éolien, hydraulique, etc) : ce sont de gros investissements, mais très rentables sur du très long terme !
D'abord EDF n'a jamais eu le monopole de la production d'électricité. Et ensuite ça n'a rien à voir avec la question de savoir qui va payer. L'Etat n'a jamais pris en charge le financement des centrales et je le répète il n'y a aucune raison de penser que cela va changer, et certainement pas le changement de statut d'EDF.
Quant au financement, inutile d'aller chercher très loin : EDF dégage bon an mal an plus de 10 milliards d'euros de cash flow opérationnel (12,133 en 2009). Le traitement des déchets et le démantèlement sont provisionnés et même sécurisés par les actifs dédiés.
Fessenheim ce qui m'interpelle, c'est cette poitique "anti vieux";
C'est pas parce que Fessenheim est la centrale la plus ancienne qu'il faudrait la fermer, mais c'est parce qu'elle n'aurait plus le niveau de sécurité "post Fukushima" (par exemple son mur anti tsunami ne serait pas assez haut).
Et a contrario, il est possible que des centrales ou des tranches bien plus récentes devraient être fermées pour des causes de sûreté, exclusivement !
Le reste n'est que de la basse politique politicienne (combien de circonscriptions contre combien d'arrêt de réacteurs... quelle classe ces verts, ils la jouent "placé" ou quoi ?)
@ bachibouzouc J'approuve bien entendu et comme d'habitude vos arguments.
Mais j'avoue apprécier de voir et entendre dans les medias des informations un peu plus sensées et objectives sur le nucléaire qu'on en a eu depuis Fukushima. Et je doute fort que le principe réalité permette vraiment à M. Hollande s'il est élu de mettre cet accord en application.
Politique ! Bon, je vais faire vite car contrairement à Bichibouzouc, je ne suis pas payé par mon employeur pour occuper les réseaux sociaux et j'ai du travail !
Quel bonheur de voir enfin les questions d'énergie venir sur le terrain politique. Le problème, c'est cette 5ème République et sa foutue élection présidentielle qui ne laisse la parole qu'aux partis majoritaires.
Vivement la 6ème République et la mise en place de la proportionnelle qui sera une réelle avancée démocratique. Car oui, pour exister, les écologistes sont obligés de s'allier avec d'autres partis politiques.
Sinon sur le fond, arrêtez toutes ces contres-vérités :
- non, le nucléaire n'a pas favoriser les industriels français grâce à un prix moins cher que celui de nos voisins européens. Comme le signale la CRE dans son bulletin électronique n°11 daté de novembre 2011 "les prix à terme (Annuel – Y+1 base) de l'électricité en France étaient traditionnellement légèrement supérieurs à ceux sur le marché de gros allemand",
- non, les allemands ne vont pas imlporter massivement de l'électricité française cet hiver, ils vont juste arrêter d'en exporter à la Franc,
- oui les allemands vont investir dans de nouveaux moyens de production fossile mais ces moyens de production vont remplacer de groupes obsolètes :
2009 : Parc fossile de 80 GW :
- charbon : 53 GW dont 12,6 GW en cogénération
- gaz : 27 GW dont 7 GW en cogénération
2020 : Parc fossile de 72 GW :
- charbon : 43 GW dont 12 GW en cogénération
- gaz : 29 GW dont 12 GW en cogénération
Toutes les projections officielles intègrent :
- 27 GW de centrales fossiles arrêtées d'ici 2020
- 18 GW de centrales fossiles construites d'ici 2020, avec une augmentation de la part cogénération de 5 GW.
- oui, les allemands vont atteindre leurs objectifs 2020 du paquet énergie-climat contrairement à la France
- oui la question des emplois dans le nucléaire est une question importante. Aussi importante que la question des emplois dans le charbon dans les années 70. Or on ne peut que se féliciter de ne plus faire crever des gens sous terre. Lorsque la décision de sortie du nucléaire sera enfin prise, on ne pourra que se féliciter d'y être également arrivé !
Pour bachoubouzouc mais pas seulement Votre commentaire sur la capacité ou non des EnR à compenser d'ici 2025 la part de la production nucléaire "débranchée" oublie un détail essentiel : les économies d'énergie.
L'arrêt progressif du nucléaire marque un tournant dans la logique de la consommation débridée de l'électricité en France (pour exemple nous détenons le record dans la part de l'électriqcité dans le chauffage et tout cela installé dans des passoires thermiques).
Ne pensez-vous pas que cela va faire prendre conscience que produire de l'énergie a un impact ? Les jeunes générations le savent : la planète ne peut pas nous apporter une énergie infinie, nous devons économiser.
Je crois qu'il serait utile au débat de comparer les investissements à réaliser dans nos vieux (à très vieux) réacteurs avec ceux dans l'efficacité et la sobriété énergétique et voir laquelle de ces deux solutions apporte le plus de bénéfices pour la société à moyen et long terme. Pour le court terme, la réponse est connue : surtout ne rien changer.
Infaisable ? Le plus inquiétant pour moi est bien que l'objectif peut être atteint. D'abord en tapant dans les exportations puis en important du gaz. En tous cas on a largement les moyens de commencer durant un quinquennat. Reste a savoir si on peut se permettre de ruiner notre commerce extérieur en ce moment...
Si les Belges sortent aussi du nucléaire, on va bien se marrer, et les politiques non coopératives en Europe, on a l'habitude avec la crise systémique de l'euro.