Carbone Ne peut-on pas fabriquer des pales 100% carbone / nid d'abeille, cuites sous vide en une seule pièce, à la manière des coques et mats de voiliers de course? (dont certains dépassent déjà 40m à 50m de long et supportent des charges très importantes)
On gagnerait beaucoup en poids et donc en usure des pièces mécaniques.
Jusqu'ou ira t on ? toujours plus grandes plus puissantes , plus légères ,moins chères .
le but c'est de faire des machines veritablement industrielles et au KW compétitif et pourquoi pas un jour moins cher que le KW nucléaire.
PLus le mat est élevé plus les vents sont forts et réguliers , plus le rendement augmente.
Evidement il y a sûrement une limite , mais années aprés années cette limite semble être repoussée .
A quand des éoliennes de 1000 mètres de haut et de 100 MW ?
Dans 50 ans , jamais ?
L'impossible Comme disait un argentin célèbre : "soyons réaliste, exigeons l'impossible" l'utopie n'est pas l'irréalisable mais l'irréalisé !
Bardé de ce viatique, on peut en effet voir beaucoup, beaucoup plus grand pour l'éolien.
Et justement, j'avais envisagé une solution radicale pour concurrencer le nucléaire :
"Si vous voulez obtenir la même puissance en pointe qu'un EPR de 1 600 MW avec 5 éoliennes (pure spéculation, car vous n'aurez pas le même service), il faut qu'elles aient une puissance unitaire de 320 MW. Autrement dit, chaque rotor devrait avoir une surface de 710 000 m2, soit un diamètre de 950 mètres. Cependant, pour obtenir la même production annuelle d'électricité, il vous faut multiplier cela par 4. Donc chaque éolienne ferait 2,84 km2 pour un diamètre de 1,9 km. On pourrait les monter sur des tours 2 km de hauteur, ce qui permettrait alors d'obtenir des régimes de vent très favorables ! Sinon, vous pouvez remplacer un EPR par 5 éoliennes de 2 MW et en même temps engager des mesures d'économies d'énergie (MDE) visant à diviser la consommation d'électricité par 500 !"
Voilà, c'est pas dur avec une éolienne de 1,9 km e diamètre.
Ah, j'oubliais, pour éviter de passer le mur du son en bout de pale, il faudrait que la vitesse de rotation soit inférieure à 3 tours minutes. donc l'effet stroboscopique serait lent. Par contre, il y aurait un risque de "satellisation" des oiseaux qui s'aventureraient imprudemment à cotoyer d'un peu trop près le bout des pales de cette hélice lente !
Pour répondre à Samivel, c'est évidemment un question de coûts sachant que le carbone est grossièrement 10 fois plus cher que la fibre de verre. Mais le mode de fabrication est bien quasiment le même . Le calcul des pales est extrêmement complexe car en plus elles tournent = donc des efforts de torsion dus au vrillage; les mâts de bateaux ne fonctionnent pas du tout de la même façon car ils sont haubannés donc ils fonctionnent en flexion déviée (poutre sur appuis entre haubans avec une compression axiale due à l'obliquité des haubans.
Ne pas oublier... Le "SeaTitan" d'AMSC. On commence à distinguer les solutions vers lesquelles il faut tendre (en particulier diminuer la masse au sommet, anticiper les turbulences, s'éloigner des côtes et ou prendre de la hauteur pour s'en affranchir partiellement), après il faut pouvoir réaliser techniquement puis économiquement. Sans diminution du prix de la fibre de carbone (on est dessus) il y aura vite une limite technique à la taille de ces engins. Manifestement on n'en est pas là. A réserver à tous les pays qui contrairement à la France n'ont pas de vastes ressources en minerai d'uranium (de quoi tenir des milliers d'années nous dit-on).
Déchets je crois que marco fait référence aux déchets que l'on pourrait utiliser dans un réacteur de 4e génération et qui nous donneraient 5000 ans d'énergie au niveau actuel.
[ pour samivel51 ] Ces ressources sont faites de 250 000 tonnes d'uranium 238 (quasi non radioactif ) : Ce stock est fait des résidus de combustion de l'uranium aprés 40 ans de fonctionnement des centrales classiques .
Il ne peut être utilisé directement mais doit être transformés en plutonium dans les surgénérateurs ( le dernier prototype, superphoenix a été arrêté par cet imbécile de laurent fabius)
Nous disposons donc d'un énorme trésor potentiel ( 5000 ans de ressources énergétiques ) dont nous ne pouvons pour l'instant strictement rien faire en l'absence de centrale idoine .
Gourmandise. On pourrait dire aussi qu'en Mer du nord et Baltique nous disposons d'un énorme trésor potentiel (quelques milliards d'années de ressources énergétiques à hauteur de plusieurs fois la consommation européenne actuelle) mais inexploitable tant qu'on a pas le réseau de lignes HVDC (Siemens vient d'en terminer une de 800 KV en chine) et les moyens de stockage (à noter qu'on a à échéance de 3/4 ans une capacité mondiale de production annuelle de 500 000 batteries automobiles et on va d'ici 10 ans vers le million d'unités/an et il faudrait interconnecter l'hydraulique de norvège et peut-être faire du biogaz à grande échelle.
Trop dur...
à quel cout? certainement moins cher que les kw de superphoenix ou iter
Pour les solutions, elles sont déjà utilisées sur les réacteurs d'avion à aubes composites comme le GE90 (le plus gros turboréacteur au monde)voir le site GE http://www.ge.com/innovation/fr/engine.html et pourrait être transposées sur les éoliennes ... de GE
Question Quelqu'un parmi vous saurait-il en dire plus sur l'état de la recherche sur les pales, comme s'intérroge Samivel? Pourquoi, n'en est-on pas déjà aux pales composites, carbone, flexibles etc?
Nanmoins, ce dont on devrait également parler question taille, c'est du coût d'es fondations. Les éoliennes relèvent de la pire configuration possible (tout le poids et la force est en haut de tige), Et on est déjà à des milliers de tonnes de béton et de ferraille (qu'on ne recyclera jamais). Jaimerais bien en savoir davantage sur l'augmantation du pids des fondations par rapport à celle de la puissance. Est-elle proportionnelle?
Résidus Pour michel123 :
Ces 250 000 tonnes d'uranium sont plutôt essentiellement des résidus d'enrichissement en amont de la combustion.
Pour 1 kg d'uranium enrichi à 3,5 % il reste plus de 5 kg d'uranium appauvri à 0,2 %.
Pour le fun en supposant que... une éolienne de 1,9 km de diamètres (celle qui remplacera un EPR -lol), ça suppose combien de milliers de M3 de béton/acier, pour avoir un engin pas dangereux (on imagine les conséquences d'un problème technique sur un monstre de cette envergure, c'est le cas de le dire)?
Donc X milliers (millions ?) de tonnes de béton = Y milliers (millions) de tonnes de CO2, qui s'amortiraient en Z années ...
On imagine aussi la réaction de la "population" à ce discret édifice (Dubai n'a qu'à aller se rhabiller)
Autre point "amusant", les fondations : jusqu'où creuser ? autant faire de la géothermie fianlement....
Trop fun Ah oui c'est vraiment trop fun, sauf qu'on cherche encore où est l'intérêt d'une telle supposition. Plus intéressant est le fait que le ratio actuel production d'énergie/consommation de béton est 10 fois plus intéressant pour l'éolien que pour le nucléaire et le grand hydraulique.
Pour le fun, calculons l'énergie grise du programme nucléaire français, ça doit être drôle à s'en déchirer les gencives.
"Plus intéressant est le fait que le ratio actuel production d'énergie/consommation de béton est 10 fois plus intéressant pour l'éolien que pour le nucléaire et le grand hydraulique."
Cette affirmation gratuite non argumentée est tout simplement fausse et cela a déjà été maintes fois débattue sur Enerzine... cherchez bien (tapez : éolienne béton dans la case recherche).
Côté : béton/TWh produit l'éolien est plus gourmand que le nucléaire.
Un calcul très rapide :
Une éolienne de 2 MW nécessitant 800 tonnes de béton pour les fondations produirait 110 GWh en 25 ans avec un facteur de charge de 25 %.
Rapporté à un TWh, cela ferait 7 273 tonnes de béton.
Un EPR fonctionnant 60 ans produirait environ 720 TWh. S'il consommait autant de béton/TWh que l'éolien, il lui en faudrait 5 236 000 tonnes.
D'après vous combien il en faut pour un EPR ?
La réponse peut s'avérer très drôle.
Il n'est pas non plus inutile de regarder quelques ordres de grandeurs et documents édifiants :
Pour que les industriels du béton félicitent ceux de l'éolien, c'est qu'il doit y avoir des intérêts en centaines de milliers (millions de tonnes) de tonnes !
Revons un peu 100 britania en carré de 10x10 séparé par 1 km => possible de caser 3 Pelamis entre chaque machine, soit 480 lezard de 2.5 MW+ deux hydroliennes dans les fondations d'1 MW environ:
10 x 10MW + 480 x 2.5MW + 200 = 2180 MW
Ajoutons qq panneaux solaire dans le machin & on doit pouvoir monter à 2300 MW
Le tout à 30% de rdmt, à peine moins qu'un EPR (source wikipedia), avec des amélioratoins probables dansun avenir pas trop lointain (stockage + amelioration des plages d'utilisation via des matériaux plus solides).
Soit 10 km / 10 km d'espace maritime occupé. Ca n'est pas rien mais c'est gérable en haute mer.
Puissance installé nucleaire et fuel en france a l'heure actuelles : 88.1 GW (source senat).
88.1 / 2.3 = 38
On doit pouvoir caser 21 parcs de ce genre sur les cotes francaise :
Nord 1, Picardie / hte Norm 1, Basse-Norm 2, Bretagne 4, Pdl 1, Charente 2, Aquitaine 3, Languedoc 2, Paca 3, Corse 2
+ economies d'energie via isolation / eclairage, un peu de solaire/eolien en centrale onshore, beaucoup de micro-electricite (solaire & micro eolien sur les maisons) + pour compenser les bagnoles electriques on se calme sur le chauffage electrique ==> on est vraiment pas loin du compte. En tout cas on peut commencer a fermer qq centrales..
Ca meriterait reflexion non ?