L'énergie solaire s'invite partout L'énergie coûte de plus en plus cher et beaucoup se tournent vers l'exploitation de nouvelles sources d'approvisionnement. Parmi elles, le solaire, ...
[ pour pastilleverte ] et surtout quel est l'interet de se servir de pellets qu'il faut tres certainement broyer pour etre utilisé en remplacement du charbon pulvérisé. Je prend du bois / je le broie / je le forme en pellets / je le broie pour etre injecté en chaudiere : pour moi il y a plus simple!!!!
Pour vince59 la mise sous forme de la sciure de bois en pellet puis à nouveau rebroyée en centrale s'explique pour une simple question de coup transport( surtout quand cela vient du Canada ).
La mise en pellet augmente la masse volumique de plus la sciure mise en pellet est assèchée (seulement 11% d'humidité) et dernière raison la sécurité, le risque d'inflamabilité diminue fortement.
On peut se demander pourquoi faire venir le pellet de si loin, la raison en est simple, la filière bois en Europe ne suffit pas la demande et accuse un fort retard mais on peut espérer que grâce à des initiative comme celle-ci le secteur essayera de combler la demande, mais bon ça c'est une autre histoire.
Ce qui aurait été plus interessant que des considérations generales c'est des chiffres en cout carbone du transport Pour que les lecteurs puissent se faire une idée juste, plutôt que de faire dans le lieu commun
Au niveau du bilan carbone, on reste quand même sur du transport par bateau donc pas forcément très émissif par rapport à la tonne transportée (surtout par rapport à la route). Ce serait quand même assez hypocrite de mobiliser des terres agricoles uniquement pour l'exportation et de s'étonner que ces terres ne puissent pas être utilisé pour produire l'énergie locale...
Ce qui est massivement choquant par contre c'est de voir des arbres qui ont fait un aussi long voyage se faire bruler dans une centrale électrique qui n'exploite pas la chaleur gaspillant ainsi les 2/3 de l'énergie produite. Ca veut dire qu'on multiplie par trois la pression sur la ressource uniquement parce que les électriciens sont trop flemmards pour faire des réseaux de chaleur comme on le voit au Danemark, en Pologne, en Allemagne...
La raison des pellets canadiennes est un peu plus complexes. Un tel projet repose sur les incitants flamands aux énergies renouvelables (systeme de de certificats verts, pas de feed in en Belgique). Dans le cas d'une installation consommant du bois, il faut soit
-Faire venir du bois de loin
-Prouver qu'on entre pas en conccurence avec les fabricants de panneaux (lobby très puissant dans cette région)
Quel hasard, le partenaire d'Electrabel est actionnaire (via un véhicule financier) de Spanogroup, l'un des plus gros fabricants de panneaux de bois de Belgique. Les autorisations et arrangements étaient donc tout trouvé.
Enfin, le bilan carbone du transport maritime n'intéresse personne (dans le cadre des finance de ce projet, je veux dire) car ce sont des crédits qu'il ne faut pas acheter pour le groupe GDF SUez...
Bref, en conclusion, je reprendrai les propos de Frederic Douard dans Bioenergie internationale :
"Et la question légitime que les contribuables et consommateurs d’électricité belges peuvent maintenant légitimement se poser : avec les 125 millions d’euros d’investissement et avec les millions d’euros de certificats verts que Electrabel va engranger durant des années sans aucune exigence de rendement, n’y avait-il pas moyen de réaliser une opération plus efficace, c’est à dire plus durable ?"