La société danoise Novozymes annonce être parvenue à diviser par deux les coûts de fabrication des enzymes pour la production d'éthanol cellulosique. Elle prévoit de lancer sa première usine commerciale en 2010.
La seconde génération d'éthanol utilise les enzymes pour briser les déchets organiques comme les tiges de maïs, la bagasse de canne, ou les copeaux de bois. La matière première est ainsi transformée en sucre, avant d'être mise en fermentation pour produire de l'éthanol.
"Les résultats que nous obtenons en laboratoires (...) nous confortent dans notre objectif qui consiste à offrir à l'industrie de l'éthanol cellulosique des enzymes commercialement viable, en 2010", indique Peder Holk Nielsen, PDG de la société.
Par "commercialement viable", la société entend "compétitif avec l'éthanol issu du maïs, sur la base des coûts" de production. Novozymes vise plus particulièrement le marché américain et les subventions accordées aux producteurs d'éthanol. La société a lancé la construction d'une usine de production d'enzymes au Nebraska, qui sera opérationnelle en 2011.
Ces enzymes peuvent être utilisés sur plusieurs types de matériaux organiques.