C’est la conclusion d’un nouveau rapport publié dans la revue ACS Environmental Science & Technology.
Le professeur Oladele A. Ogunseitan de l’Université de Californie (Irvine) a précisé que les batteries Li-ion étaient devenues un socle servant à alimenter le tout électronique, des téléphones portables aux composants des nouveaux avions de ligne, avec des ventes mondiales approchant les 8 milliards de dollars par an.
Son équipe a calculé que la durée de vie courte (2-4 ans) des batteries Li-ion dans les appareils électroniques portables contribuait énormément à la problématique des déchets électroniques, qui restent un type de déchet solide en croissance rapide. Ils ont donc décidé de voir si les matériaux potentiellement toxiques s’infiltraient et devenaient une menace pour la santé et l’environnement après leur commercialisation et mise au rebut.
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Par l’utilisation de tests standards de lixiviation (techniques d’extraction de produits solubles par un solvant), de modèles d’évaluation des risques et d’autres méthodes d’évaluation de déchets dangereux, les chercheurs ont montré que les batteries Li-ion des téléphones cellulaires étaient classifiées – selon les normes définies par le gouvernement fédéral – comme déchets dangereux en raison de leur teneur en plomb.
Les normes californiennes les classeraient également comme déchets dangereux mais en raison de leurs contenus en cobalt, cuivre et nickel. "Ces résultats confirment la nécessité d’une politique gouvernementale plus forte au niveau local, puis national et international afin d’encourager la récupération, le recyclage et la réutilisation des matériaux issus des batteries au lithium", a indiqué l’une des conclusions du rapport.

















