Peu importe votre statut, que vous soyez un professionnel ou un particulier, vous admettrez volontiers que le béton se trouve partout. En effet, c’est le seul produit à répondre à la croissance démographique à l’échelle industrielle. Dans vos murs, dans vos dalles, dans vos façades. Seulement, derrière cette vérité et cette nécessité, il est important de rappeler que la production du ciment est très émettrice de CO2. Pour limiter au maximum ce phénomène, des matériaux sont en train de tout changer.
En effet, le biochar et les argiles activées entrent de plus en plus dans la composition du ciment et les résultats positifs se font déjà ressentir.
Piéger le carbone directement dans le béton avec le biochar
Il s’agit d’une forme de charbon végétal fabriquée à partir de plantes ou de déchets organiques tels que le bois, les résidus agricoles ou les déchets alimentaires.
Particularité du biochar : ce matériau constitue un excellent moyen de piéger durablement le CO₂ d’origine biogénique, au lieu de le relâcher dans l’atmosphère.
Ce matériau constitue un excellent moyen de piéger durablement le CO₂ d’origine biogénique. Incorporé dans la formule du ciment,le biochar permet de baisser le taux de clinker, responsable de la plupart des émissions de CO₂.
C’est sur cette technique et ce type d’avancée que s’appuient les innovations décarbonation de Vicat, notamment en ce qui concerne leur liant CARAT.
Les argiles activées comme ressources locales enfin valorisées
Il n’est pas rare de trouver un peu partout sous nos pieds de l’argile. Cette matière présente en abondance est d’un grand intérêt pour le secteur de la construction. En effet, lorsqu’elle est chauffée à une température bien inférieure à celle du calcaire, elle est capable de développer des propriétés liantes permettant de remplacer une partie du clinker, élément de base du ciment.
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Voici ce que cela représente :
- moins d’énergie ;
- moins d’émissions de CO₂ ;
- une matière première disponible localement.
Pour mieux comprendre, évoquons le projet ARGILOR, installation opérationnelle à Xeuilley en France. Au Brésil, les équipes de l’entreprise Vicat proposent déjà un ciment affichant moins de 60% de clinker, soit un taux bien en dessous de l’objectif majeur pour 2030 que le Groupe s’est fixé : 69% de clinker dans le ciment.
Les innovations ne s’arrêtent pas en si bon chemin avec les argiles activées se trouvant dorénavant dans la formulation du ciment. En plus de réduire la proportion de clinker nécessaire, les argiles activées n’altèrent pas les performances mécaniques, qui sont équivalentes voire meilleures.
Par ailleurs, cette addition cimentière présente une excellente synergie avec le filler calcaire, ce qui renforce encore son intérêt.
Des résultats que l’on voit déjà sur le terrain
Le béton CEM PROGRESSO est produit par Vigier, filiale de Vicat en Suisse, . La vraie force de ce matériau réside dans le fait qu’il affiche moins de 100 kg de CO₂ par m³ de béton. On retrouve principalement dans sa composition des matières locales recyclées, ou encore des produits issus d’autres industries, tout cela, sans aucun impact sur le niveau de performance.
Ces avancées s’inscrivent dans une stratégie novatrice portée par le groupe Vicat qui travaille dur dans le but d’atteindre 69 % de taux de clinker dans ces sentiments d’ici l’année 2030, tout en ambitionnant en parallèle le zéro émission nette sur l’ensemble de sa chaîne de valeur d’ici 2050.


















