Peugeot électrise son mythe GTi avec 281 ch, un 0 à 100 km/h abattu en 5,5 s et une autonomie annoncée jusqu’à 375 km. Reste un tarif d’entrée de 42 900 € en France qui transforme la citadine sportive en arbitrage électrique brutal.
📌 L’essentiel en 3 points
- Peugeot lance sa première GTi 100% électrique, forte de 281 ch, 345 Nm et d’un 0 à 100 km/h en 5,5 s.
- La batterie de 54 kWh bruts annonce 352 km WLTP avec les Michelin de série, ou jusqu’à 375 km avec les Hankook proposés sans surcoût.
- Le tarif français de 42 900 € place la citadine sportive face à une rude équation entre prix, performances et polyvalence.
Sous le capot, la magie GTi repose désormais sur le moteur électrique M4+ de Stellantis et non plus sur le mythique quatre-cylindres essence. Le modèle grimpe à 281 ch pour 345 Nm de couple, de quoi expédier le 0 à 100 km/h en 5,5 s et brider la vitesse à 180 km/h. Peugeot Sport a musclé le châssis de la 208 pour encaisser cette poussée, avec un châssis rabaissé, des voies élargies et une mise au point orientée sensations.
L’ensemble puise dans une batterie de 54 kWh bruts et promet entre 352 et 375 km d’autonomie WLTP selon les pneumatiques retenus. Première GTi 100% électrique de la marque, elle déplace le centre de gravité du mythe vers la fée électricité.

Le prix, première secousse
Le vrai choc arrive à la signature du bon de commande. En France, l’engin s’affiche à 42 900 €, un tarif qui dépasse allègrement les citadines électriques classiques et interroge sur le positionnement. Aux Pays-Bas, la note démarre à 41 990 €. Pour une petite sportive du segment B, l’addition se rapproche de berlines compactes plus spacieuses et mieux équipées. La presse spécialisée pointe un ticket d’entrée ambitieux, même si la dotation sportive vient partiellement justifier l’écart.

Plaisir immédiat, autonomie sous conditions
La e-208 GTi joue la carte du dynamisme, mais chaque euphorie se paie en kilomètres. L’autonomie maximale de 375 km WLTP correspond à une monte de pneus Hankook Ventus S1 Evo3 proposée en option gratuite. Avec les Michelin Pilot Sport 4S montés de série, l’homologation retombe à 352 km. Une sportive invite rarement à l’éco-conduite.
Dès lors, même la meilleure valeur WLTP se heurte à une réalité plus contrastée sur autoroute ou sur parcours sinueux. Le gabarit reste celui d’une 208, avec des places arrière et un coffre de citadine du segment B. Cette GTi électrique privilégie les trajets périurbains et les échappées vives aux longs rubans autoroutiers.

À qui s’adresse cette sportive électrique ?
Reste à savoir à qui s’adresse cette première GTi électrique. Les amateurs de la lignée Peugeot Sport y trouveront une citadine vive et exclusive, capable de bousculer le segment des électriques sportives. Les acheteurs pragmatiques verront surtout un écart tarifaire difficile à justifier face à des modèles électriques plus polyvalents.
La marque assume ce virage radical, quitte à réserver sa bombinette à une clientèle prête à payer le mythe autant que la performance. Les premiers essais publiés confirment le tempérament joueur de l’ensemble, tout en rappelant que la raison n’est pas toujours la première passagère à bord.
















