Pas d’autocollant sur le pare-brise car la vignette serait numérique et liée à la plaque d’immatriculation. La Belgique avance vers une contribution routière commune à ses trois régions. Les automobilistes français qui empruntent le réseau concerné devraient eux aussi la payer, sous réserve de l’adoption définitive du dispositif.
Une entrée en vigueur prévue le 1er mai 2027
Le 28 octobre 2026, le gouvernement flamand a approuvé l’accord de coopération avec la Wallonie et Bruxelles pour instaurer la contribution. Les ministres ont été chargés de signer le texte. L’entrée en vigueur est prévue le 1er mai 2027, mais la procédure n’est pas totalement achevée car plusieurs étapes restent à franchir, notamment devant le Conseil d’État.
Le dispositif concernerait les voitures particulières, les camionnettes et les camping-cars de moins de 3,5 tonnes, immatriculés en Belgique comme à l’étranger. La vignette serait obligatoire sur les autoroutes et les routes régionales, mais pas sur les routes communales. Un conducteur français devrait donc l’acheter dès lors qu’il emprunte le réseau soumis à cette contribution.
Des formules adaptées à la durée du séjour
Un week-end à Bruges, un déplacement professionnel ponctuel et des trajets frontaliers quotidiens ne coûteraient pas nécessairement la même chose. Cinq durées sont prévues : 24 heures, dix jours, un mois, deux mois ou un an. Les visiteurs occasionnels n’auraient donc pas à acheter une vignette annuelle. Les frontaliers qui traversent plusieurs fois par semaine auraient, eux, intérêt à comparer le coût des formules courtes avec celui de la formule annuelle.
Les tarifs officiels annoncés par les gouvernements régionaux sont de 90 euros par an pour un véhicule à émission nulle, de 100 euros pour un véhicule Euro 4 ou plus récent et de 125 euros pour un véhicule Euro 0 à 3.
En France, seulement une recommandation pour le moment
Le débat français n’en est pas au même stade. Dans son Baromètre de la fiscalité routière de septembre 2026, l’Institut Mobilités en Transition propose une redevance annuelle à partir de 2030. Leur recommandation s’inscrit dans une réflexion sur l’évolution des recettes publiques à mesure que le parc automobile s’électrifie.
Les cas présentés vont d’environ 30 à 910 euros, pour une moyenne de l’ordre de 140 euros en 2030 par voiture particulière appartenant à un particulier. Les montants constituent des ordres de grandeur. Le chiffre de 910 euros par an retient l’attention, mais il correspond à une contribution présenté par l’institut.
Il pourrait aussi tenir compte de la consommation, de l’origine de fabrication et de la réparabilité du véhicule, ainsi que des revenus du ménage, de son lieu de résidence et du nombre de véhicules détenus. Ces critères sont des pistes de modulation proposées par l’institut, et non les paramètres d’un calcul définitivement établi.
















