Tesla annonce avoir lancé la production d’Optimus sur ses lignes à haut volume de Fremont, dans sa note aux actionnaires du troisième trimestre 2026. Le constructeur ne précise toutefois pas combien de robots ont été fabriqués. Elon Musk prévient que la montée en cadence prendra du temps et qu’il faudrait « probablement au moins un an, peut-être un peu plus » pour atteindre 20 000 unités par semaine.
À Fremont, une production lancée mais pas encore chiffrée
Tesla présente ces exemplaires comme les « premiers robots de qualité production que nous ayons fabriqués » et affirme qu’ils démontrent que son procédé de fabrication est « adapté à un produit commercial ». Son tableau des capacités reste néanmoins peu détaillé : la ligne de Fremont y figure en « début de montée en cadence », sans indication de capacité.
Lors de la conférence téléphonique sur les résultats, Elon Musk a assuré que l’essentiel d’une ligne conçue pour produire 1 million de robots par an se trouvait déjà sur place. Mais atteindre 20 000 unités par semaine prendra du temps, notamment parce que « certains éléments de la conception continuent d’évoluer ».
Tesla a arrêté la production des Model S et Model X plus tôt cette année pour faire de la place à Optimus dans l’usine de Fremont. Selon Business Insider, le groupe construit aussi une deuxième ligne à Austin, destinée à des volumes encore plus élevés.
La durabilité reste un obstacle avant les livraisons
Elon Musk a dit vouloir « tempérer les attentes ». Le robot « ne peut pas s’user au bout d’un mois », a-t-il souligné, en citant les mains parmi les problèmes d’ingénierie les plus difficiles à résoudre.
Le dirigeant s’attend à ce que les difficultés restantes en matière d’IA, de conception et de durabilité soient résolues vers la fin de l’année prochaine. Tesla commencerait alors, selon lui, à livrer Optimus à d’autres entreprises, d’abord pour des tâches industrielles dangereuses ou répétitives.
Des réservations annoncées pour début décembre
Tesla devrait ouvrir les réservations début décembre, selon Modar Alaoui, un investisseur bien implanté dans la robotique. Il affirme que le constructeur lui a indiqué un lancement pendant l’Humanoids Summit, prévu les 1er et 2 décembre à San Mateo, ou dans les jours suivants. Tesla prévoit d’y présenter une démonstration d’Optimus V3.
Les robots ne seraient probablement pas livrés avant un an et devraient coûter plus de 20 000 dollars. Un acompte sera-t-il demandé à la réservation ? Tesla n’a pas répondu à cette question.
Des investissements en hausse, sur fond de recul des bénéfices
Ce virage vers la robotique intervient alors que les bénéfices de Tesla s’érodent. Sur le trimestre, son bénéfice net a chuté de 43%, à 787 millions de dollars, tandis que ses dépenses d’investissement ont plus que doublé pour atteindre 4,7 milliards de dollars.
Business Insider cite également une note de JPMorgan selon laquelle les prévisions de Tesla impliquent de fabriquer entre 10 000 et 20 000 robots avant toute vente à des clients extérieurs.
Des concurrents, comme 1X, ont déjà ouvert des listes d’attente, mais n’ont encore livré aucun robot. Il est vrai que Tesla a accepté pour sa part des réservations pour le Roadster depuis une dizaine d’années, sans avoir livré la moindre voiture !
Elon Musk affiche néanmoins sa confiance : il se dit « stupéfait » à l’idée qu’un concurrent puisse disposer d’un robot « ne serait-ce qu’à peu près comparable à Optimus » lorsque les livraisons commenceront.






















