Haies à tailler, arbres à élaguer, parcelles boisées à entretenir, les travaux d’une exploitation agricole fournissent du bois au fil des saisons. Faute de temps ou de matériel, une partie reste parfois en tas. Préparée et stockée dans de bonnes conditions, elle pourrait pourtant servir à chauffer les bâtiments ou être vendue en bûches pour compléter les revenus. Encore faut-il organiser le travail, du débitage au séchage, sans multiplier les manutentions.
Le bois, une ressource à valoriser pour les exploitations agricoles
Avant de s’équiper, il faut d’abord connaître les volumes disponibles. L’entretien des haies, l’élagage des arbres d’alignement, les éclaircies dans les parcelles boisées et la récupération du bois issu des travaux agricoles constituent des apports dispersés. Les recenser vous donne l’occasion de distinguer quelques stères destinés aux besoins de la ferme, d’une production susceptible d’alimenter une activité d’exploitation forestière complémentaire.
Le bois de chauffage offre un débouché à la fois pour l’autoconsommation comme pour la vente aux particuliers. Sa qualité dépend toutefois du séchage. L’ADEME recommande de brûler des bûches dont le taux d’humidité est inférieur à 23%. En effet, un bois trop humide brûle mal et pollue davantage. La DGCCRF préconise un stockage à l’abri, dans un endroit ventilé, et déconseille les bâches plastiques qui favorisent la condensation. Elle donne un ordre de grandeur de deux ans de séchage, variable selon l’essence et les conditions de stockage. La valorisation du bois exige donc de prévoir de la place autant que du matériel.
Quels équipements utiliser pour préparer et transformer le bois ?
La préparation du bois mobilise plusieurs outils. La tronçonneuse sert à abattre, ébrancher et débiter, avec un matériel et des méthodes adaptés à chaque intervention. La scie à bûches permet ensuite de recouper les pièces à la longueur voulue. Électrique ou thermique, elle se choisit notamment selon l’accès à l’électricité et les déplacements prévus.
La fendeuse à bûches ouvre les rondins pour faciliter leur séchage et leur utilisation. Les branches trop fines pour être fendues passent au broyeur de végétaux. Une remorque, un chariot ou un engin de manutention complète ce matériel forestier.
L’équipement forestier comprend aussi les protections adaptées aux travaux telles que le casque, la protection des yeux et de l’ouïe, les gants, le pantalon anticoupure et les chaussures de sécurité. Elles accompagnent ainsi les bonnes pratiques d’utilisation, sans les remplacer.
Pourquoi mécaniser le fendage du bois sur une exploitation ?
Fendre à la main demande de la force et de l’endurance. Répétés sur de longues séances, les gestes sollicitent le dos, les épaules et les poignets. Avec une fendeuse hydraulique, le vérin fournit l’effort de poussée ; l’opérateur assure le positionnement des pièces et commande le cycle.
La mécanisation traite davantage de bois et de régulariser le travail. Elle facilite la préparation de bûches adaptées au stockage et aux besoins des clients, tout en libérant du temps pour les autres tâches de l’exploitation.
Le gain dépend toutefois de l’organisation du chantier. Si les rondins restent difficiles à déplacer ou si les bûches s’accumulent à la sortie, la machine ne résout qu’une partie du problème. Il faudra alors prévoir l’approvisionnement du poste, la hauteur de travail et l’évacuation du bois fendu.
Comment choisir une fendeuse à bois adaptée à son activité ?
Pour les exploitants agricoles qui souhaitent mécaniser la préparation du bois et améliorer leur productivité, investir dans une fendeuse à bois adaptée à leurs besoins constitue une solution pertinente. Il est notamment important de comparer les équipements disponibles en fonction des volumes et des contraintes de leur exploitation.
Le choix commence par les pièces à travailler selon leur longueur, leur diamètre, leur poids et leur essence. Pour mécaniser cette étape, une fendeuse à bois doit correspondre aux volumes prévus et aux contraintes de l’exploitation, plutôt qu’à la seule force annoncée.
Exprimée en tonnes, la force de fendage se considère avec les caractéristiques du bois. Il faut aussi comparer la longueur maximale acceptée, la hauteur de travail et les moyens de chargement. Un modèle horizontal et une machine verticale ne répondent pas aux mêmes contraintes de manutention. La seconde facilite le traitement de grosses pièces, sans supprimer nécessairement tout effort de levage.
Pour une fendeuse à bois agricole, l’alimentation compte également car le moteur électrique, le moteur thermique, le circuit hydraulique du tracteur ou la pompe sera entraînée par sa prise de force. La compatibilité avec les équipements disponibles doit également être vérifiée avant l’achat.
La fréquence d’utilisation permet ensuite de départager les modèles. Une fendeuse de bois professionnelle doit supporter le rythme prévu ; une machine destinée à quelques séances annuelles ne répond pas aux mêmes besoins. Mobilité, transport, accès aux points d’entretien et disponibilité des pièces méritent autant d’attention. Enfin, les dispositifs de sécurité, notamment la commande bimanuelle sur les modèles concernés, doivent être examinés avec le distributeur.
S’équiper auprès d’un spécialiste du matériel agricole et forestier
Un distributeur spécialisé est en mesure d’aider à comparer les machines à partir des conditions réelles d’utilisation, puis assurer leur entretien. SCAR, distributeur de matériel agricole professionnel, propose des fendeuses électriques et des modèles fonctionnant avec un tracteur, ainsi que des tronçonneuses, des scies à bûches et des broyeurs de végétaux. L’enseigne annonce plus de 440 points de vente en France et un service de montage de proximité.
Votre achat doit finalement s’inscrire dans une organisation complète avec les volumes à préparer, les déplacements, les temps disponible et la capacité de stockage. Une machine bien dimensionnée, installée sur un poste pratique et sûr, sera plus utile qu’un équipement puissant dont l’alimentation ou la manutention ralentit chaque cycle.
















