Dacia étudierait une version électrique du Renault Bridger pour l’Europe, selon le magazine britannique Autocar. Ce petit SUV conçu pour l’Inde offrirait une base industrielle à la marque roumaine.
Un Renault indien dans le viseur de Dacia
Le Bridger n’est pas une Dacia. Ce petit SUV Renault, attendu en Inde en 2027, doit recevoir des motorisations thermiques, hybrides et électriques selon les marchés. Son programme pourrait toutefois intéresser la marque roumaine, qui cherche à élargir son offre électrique sans renoncer à ses prix accessibles.
Selon Autocar, qui cite des sources internes au groupe Renault, Dacia étudierait une déclinaison électrique destinée à l’Europe. L’idée serait de reprendre un véhicule dont le développement est déjà engagé plutôt que de lancer un projet distinct.
Le Bridger remplacerait un projet de Striker électrique
Toujours selon le magazine britannique, la déclinaison européenne prendrait la place d’un projet de Striker électrique désormais abandonné. Si cet arbitrage se confirme, Dacia s’appuierait donc sur le programme indien pour proposer un petit SUV électrique bon marché.
Au dernier Mondial de l’automobile de Paris, François Provost, directeur général du groupe Renault, a rappelé que le Bridger avait été conçu pour l’Inde, tout en indiquant qu’il pourrait ensuite être proposé sur d’autres marchés.
Ces propos ne confirment ni une commercialisation en Europe ni une déclinaison sous la marque Dacia. À ce stade, aucune date et aucun tarif n’ont été annoncés pour cette version, qui n’a pas reçu de validation officielle. Autocar rapporte seulement qu’elle est à l’étude.
Une base existante ne garantit pas un prix bas
Le projet correspondrait à la méthode de Dacia, celui de partager les plateformes et de reprendre des composants éprouvés pour contenir les coûts. Une base conçue pour l’Inde pourrait ainsi permettre à la marque d’élargir sa gamme électrique sans financer un développement entièrement distinct.
Encore faudrait-il que l’adaptation aux exigences européennes préserve l’avantage économique recherché. L’existence du programme indien ne suffit pas à lui seul à garantir un véhicule compétitif en Europe. Le contexte commercial donnerait pourtant du poids à la question.
Les ventes mondiales de Dacia ont reculé de 9,7% sur les neuf premiers mois de 2026, à 471 007 véhicules. Sur le seul troisième trimestre, la baisse atteint 12,8%.
Un complément à la Spring
La Spring a ouvert la voie à l’électrique à petit prix chez Dacia. Elle reste toutefois une citadine : la marque ne dispose toujours pas d’un petit SUV électrique pour affronter les modèles urbains concurrents. Une déclinaison du Bridger pourrait combler ce manque, à condition de rester abordable pour les acheteurs européens.
Il ne faut pas pour autant lui attribuer un rôle plus large. Situé sous le Duster indien, l’intérêt potentiel de ce petit SUV tient à une proposition plus ciblée comme celle de compléter l’offre électrique de Dacia avec un modèle abordable, issu d’un programme existant.
















