Un lot précis de café moulu Bialetti fait l’objet d’un rappel volontaire dans toute la France. En cause, une teneur en ochratoxine A supérieure aux limites autorisées. Les consommateurs qui possèdent ce produit sont invités à ne plus le consommer et à le rapporter au point de vente.
Un lot précis à traquer
Il s’agit du café moulu Perfetto Moka Caramello commercialisé sous la marque Bialetti, identifié par le code-barres GTIN 8006363076203. Le lot concerné porte la référence LC5 BD149T et affiche une date de durabilité minimale au 29 mai 2027. Les enseignes Ponera et Maxicoffee ont assuré sa distribution sur le territoire français. L’alerte a été diffusée jeudi 15 octobre 2026 sur la plateforme gouvernementale RappelConso. Les trois informations (code-barres, numéro de lot et date) vous permettront d’identifier le paquet visé avant toute utilisation.
Une mycotoxine sous haute surveillance
La cause du rappel tient à une teneur en ochratoxine A dépassant les limites autorisées. Cette mycotoxine est produite naturellement par certaines moisissures. L’Autorité européenne de sécurité des aliments indique que des données suggèrent qu’elle peut être génotoxique, c’est-à-dire endommager directement l’ADN, et qu’elle peut aussi être cancérigène pour le rein.
Le Centre international de recherche sur le cancer classe pour sa part l’ochratoxine A dans le groupe 2B, celui des substances possiblement cancérogènes pour l’être humain. Il ne s’agit donc pas d’un cancérogène avéré. Le dépassement constaté justifie néanmoins de respecter la consigne de non-consommation.

D’où vient cette toxine
Dans le café, l’ochratoxine A est produite par des moisissures du genre Aspergillus, notamment lorsque le séchage ou les conditions de stockage favorisent leur développement. Des moisissures du genre Penicillium sont en mesure également produire cette toxine dans d’autres denrées, mais elles ne sont pas identifiées comme sa source dans le café.
La torréfaction doit normalement détruire une part importante de l’ochratoxine A. Le code d’usages du Codex consacré au café mentionne une réduction de 65 à 100% selon le procédé. Toutefois, cette étape ne garantit donc pas son élimination complète. Dans le cas du lot Bialetti, une teneur supérieure aux limites autorisées a été détectée dans le produit commercialisé. La fiche de rappel ne précise pas l’origine de cette contamination.
Que faire de ce paquet douteux
RappelConso recommande de ne plus consommer ce café et de le rapporter au point de vente pour obtenir un remboursement. Vérifiez le code-barres, le numéro de lot et la date de durabilité minimale imprimés sur l’emballage. Le lot LC5 BD149T est le seul visé par cette fiche.
La fiche officielle précise qu’il s’agit d’un rappel volontaire, sans arrêté préfectoral. La consigne reste la même pour tous les détenteurs du paquet concerné ; ne plus l’utiliser et le rapporter au vendeur.
D’autres rappels pour le café
Ce rappel rejoint d’autres alertes publiées dans la catégorie officielle « Cacao, café et thé ». Le café Ethiopia en grains de 1 kg Carrefour Sensation a fait l’objet d’un rappel publié le 28 juillet 2026 pour dépassement du seuil réglementaire en ochratoxine A. Le café moulu Ethiopie de 250 g Monoprix Gourmet avait également été rappelé le 30 avril 2026 pour la présence de cette toxine.
Ces précédents ne suffisent toutefois pas à établir une multiplication des rappels de café. Ils ne permettent pas non plus d’attribuer les contaminations à une défaillance des contrôles aux frontières ou des analyses réalisées par les torréfacteurs.

















