Du carburant de “3ème génération” en Poitou-Charentes

Le premier site français de production de biocarburants d’algues sera officiellement lancé aujourd’hui en Région Poitou-Charentes.

Implantée au Vigeant, l’usine produira du carburant à partir de micro algues. Dans un premier temps, elle produira 4 500 litres par hectare, issus de 30 tonnes de biomasse sèche. A terme, 20 000 litres d’éthanol par hectare sont attendus.

La matière première est cultivée grâce à la chaleur et au gaz carbonique provenant du stockage de déchets.

Ce projet, présenté par la région comme le "premier site pilote de taille industrielle en milieu ouvert" de "carburant de troisième génération", est le fruit d’une collaboration entre Séché Environnement, la SEM Valagro Carbone Renouvelable, et leCentre d’Etudes et de Valorisation des Algues (CEVA).

A l’occasion de cete inauguration, la Région indique également qu’une unité pilote de production d’éthanol à partir de déchets textiles, utilisant un brevet Valagro, sera implantée à Melle au cours de l’année 2010.

Articles connexes

S’abonner
Notification pour
guest
4 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
marcob12

Bravo pour la réussite technique et bonnet d’âne pour la conversion en éthanol. Aux USA des professionnels du secteur commencent à se tourner vers la conversion des micro-algues en biogaz (après avoir tâté la filière biodiesel par ex). Non seulement le produit de conversion n’est pas le bon, mais la destination finale (le moteur thermique avec ses rendements catastrophique) n’est pas la bonne. Les allemands envisagent plusieurs options dont l’une me semble idéale : se servir du biogaz comme moyen de pallier aux intermittences de l’éolien (se stocke bien) et le  convertir localement via des piles à combustibles à haut rendement (ils expérimentent des piles de plusieurs centaines de kW capables de rendements de 70%) fournissant électricité et chaleur (mises en ligne en fonction des besoins locaux en chaleur par ex). Comme la filière biogaz valorise les déchets locaux et que la filière micro-algues à un bon rendement (pour un végétal) il me semble y avoir complémentarité et synergie des intérêts. Soyons optimistes ! On a la 1ère étape…

chelya

Ce n’est pas une question d’augmentation du rendement, c’est une question de diminuer le prix… A l’inverse totale du moteur thermique la pile à combustible est à son efficacité maximum quand elle produit peu et voit son efficacité diminuer au fur et à mesure que la puissance fournie augmente Pour augmenter le rendement il suffit d’augmenter la taille (nombre de stacks dans une PEM par exemple). Si on a une pile à combustible de 10 kW qui a 60% de rendement, pour la faire passer à 75% de rendement il suffit de mettre une étiquette dessus “pile à combustible de 1 kW”… (rendement max : 1,23/1,48 = 83%)

marcob12

Une étude (Hartmann/Kaltschmitt (2002) revisée) indiquait un potentiel de 23 milliards de m3. Ailleurs on parle de 40 milliards de m3. En excluant les plantes énergétiques j’obtiens 15 milliards. N’oublions pas qu’ils envisagent d’utiliser les boues de stations d’épuration (caca), nos fermentescibles (le 1/3 de nos poubelles)  et déchets animaux dont l’alimentation est en grande part importée (soja par ex)). Donc leur potentiel dépasse celui de leur biomasse déjà difficile à quantifier. Ils ont étudiés les rendements du maïs transformée en biogaz et on sait que le miscanthus fait deux fois mieux. Les micro-algues ont aussi été étudié couplées à la production de biogas (pour convertir une part du CO2 restant). Où est la réalité de leur potentiel ? Par ailleurs un constructeur allemand,  EnBW, indique viser la production industrielle d’une pile de la classe 1 MW avec un rendement de conversion (en électricité) du combustible (biogaz semble visé) de 70%. Rien n’indique qu’ils y soient parvenus à ce jour, mais rien n’indique l’abandon du projet.

marcob12

Je sais que dans une étude comparative officielle aux USA (entre maïs/switchgrasss et miscanthus) ce dernier a montré (avec peu d’engrais) une capacité de conversion de 3% du rayonnement solaire.

4
0
Laissez un commentairex