Electricité : risque réel de déficit de capacité de production en 2016-2017

Selon le dernier Bilan prévisionnel publié par RTE, 2014 fait apparaître une dégradation de la sécurité d’approvisionnement électrique en France durant les hivers allant de 2015 à 2018.

L’analyse des moyens de production disponibles et de la consommation d’électricité des Français révèle un risque de déficit de capacité de production pouvant atteindre 2.000 MW en 2016-2017, essentiellement du à l’accélération de la fermeture ou mise sous "cocon" de moyens de production thermique.

Toutefois précise RTE, ce déséquilibre possible entre offre et demande d’électricité devrait être compensé à moyen et long terme (5 et 15 ans) par le marché de capacité mis en oeuvre par RTE, la poursuite du développement des énergies renouvelables, la mise en service du réacteur nucléaire EPR, et le ralentissement de la croissance de la consommation électrique.

L’édition 2014 du Bilan prévisionnel de RTE analyse les différents scénarios possibles de l’évolution de l’équilibre offre-demande d’électricité à moyen et long terme, en intégrant les effets des politiques énergétiques annoncées et déployées en France dans les années à venir.

Résumé

L’accélération de la mise sous "cocon" de trois cycles combinés au gaz, couplée à la fermeture progressive de centrales à charbon jusqu’en 2015, puis des centrales au fioul en 2016, érodent les marges de sécurité d’alimentation électrique françaises prévues et font apparaître un risque de déficit de production en cas de vague de froid décennale, qui pourra atteindre 900 MW durant l’hiver 2015-2016, 2000 MW en 2016-2017, et 800 MW en 2017-2018.

Des solutions rapidement déployables, telles que la mise aux normes de groupes au fioul, le retour en exploitation de cycles combinés au gaz, et le développement de nouvelles capacités d’effacement peuvent permettre de rétablir l’équilibre de la consommation et de la production d’électricité. A partir de l’hiver 2016-2017, le mécanisme de capacité mis en oeuvre par RTE dès 2014, et conçu pour stimuler les investissements dans les moyens de production et d’effacement, tout en encourageant la modification des comportements de consommation, permettra également de limiter puis de résorber le déséquilibre prévisionnel de l’offre et de la demande électrique.

Il contribuera par ailleurs à rendre possible le passage de la pointe de consommation décennale qui pourrait atteindre près de 103000 MW à l’hiver 2018-2019 (+1.5% par rapport à 2014-2015). Le parc des énergies renouvelables va également poursuivre sa progression et contribuer à rétablir des marges de sécurité. La fin des incertitudes réglementaires ainsi que des dispositions économiques plus favorables devraient permettre désormais au parc éolien de s’inscrire dans une croissance durable (plus de 800 MW/an). Le parc photovoltaïque, avec des tarifs d’achat incertains, devrait voir quant à lui sa croissance se stabiliser à 700 MW/an.

Le risque de déficit de production souligne le rôle essentiel des interconnexions dans la sécurité d’approvisionnement électrique. La mise en service d’une nouvelle ligne France-Espagne en 2015, puis les projets d’interconnexion que RTE développe sur la plupart des frontières (Espagne, Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Belgique) permettront de la renforcer. A long terme, les scénarios établissent un ralentissement marqué de la croissance de la consommation, notamment liée au contexte économique et aux mesures d’efficacité énergétique mises en place.

Les quatre scénarios, construits à partir d’une large concertation, intégrant des hypothèses contrastées sur l’évolution de la démographie, le transport électrique ou encore la part de production nucléaire, doivent contribuer à nourrir le débat public sur les évolutions plausibles du système électrique français.

 

>>> Accéder au bilan prévisionnel 2014 synthèse : ici (.pdf 16,5 Mo)

>>> Accéder au bilan prévisionnel 2014 complet : ici (21,5 Mo)

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Samivel51

D’abord, on peut se rejouir, pour l’environnement, de la disparition d’importantes capacite thermiques peu efficaces et polluantes. Ensuite, je me rejouis de lire cette phrase dans un communique de RTE: “Le parc des énergies renouvelables va également poursuivre sa progression et contribuer à rétablir des marges de sécurité.” Comment cela est-ce possible? J’imagine: – Le calcul de risque de blackout est un calcul de probabilites (probabilite d’une vague de froid centennale, probabilite d’un hiver sec limitant la capacite hydraulique, probabilite d’une panne dans plusieurs centrales, etc.). Et maintenant on peut ajouter “probabilite d’une production renouvellable faible lors du pic de consommation”, ce qui reduit mecaniquement la probabilite globale du blackout; Et le concept s’applique aussi a nos voisions: “probabilite d’une production ENR faible en Espagne, Allemagne, Italie et GB, limitant les capacites d’importation”. – Les ENR permettent aux barrages de garder de l’eau pendant la journee et de produire davantage autour du pic de debut de soiree.

pierreerne

La quasi certitude d’un calme plat éolien au milieu de chaque hiver fait que l’augmentation de capacité des renouvelables n’améliore rien du tout concernant la probabilité de blackout. C’est aussi simple que ça.

Klaus

La solution est simple. Augmentation bien marquée des tarifs d’électricité de la journées en décembre, janvier et février réduira la consommation. Possible sans attendre les compteurs Linky. Diminution des tarifs le reste de l’année pour compenser et avoir égalité sur l’année.

Samivel51

Pas d’accord. Les periodes de grand froid en hiver correspondent generalement a un vent d’est anticyclonique faisant venir de l’air froid de Russie. Un vent modere, mais suffisant pour avoir un taux de charge d’au moins 25%, a la louche, soit bientot 2.5 GW, ce qui n’est pas rien. Plus le solaire pendant la journee – modeste lui aussi, mais qui commence a etre significatif – qui aura permis de garder plus d’eau dans les barrages pour le soir.

Pastilleverte

il faut acdcélérer la fermeture de Fessenheim… Logique, non ?

Samzine

“Le risque de déficit de production souligne le rôle essentiel des interconnexions dans la sécurité d’approvisionnement électrique.” Mince, moi qui croyais que les connexions servaient “principalement” aux Allemands et aux Espagnols pour qu’ils exportent leurs excès d’ENR ? On m’aurait menti ? @pierreerne “La quasi certitude d’un calme plat éolien au milieu de chaque hiver fait que l’augmentation de capacité des renouvelables n’améliore rien du tout concernant la probabilité de blackout. C’est aussi simple que ça.” En fait non ce n’est pas aussi simple que ça! L’éolien n’est jamais à 0% de facteur de charge en France. Le minimum annuel est de l’ordre de 4 à 5%, mais comme le souligne justement Samivel51, ce n’est pas le minimum annuel qu’il faut regarder mais le le minimum lors des pics de consommation en hivers lors des grands froids.

Tech

vous oubliez le stockage qui quoiqu’on dise prend de l’ampleur régulièrement et sous diverses formes. et autour de 1000MW stocké pour la période de pointe c’est faisable. spécialement via les step et comme il est dit aussi le travail sur l’effacement permettrait d’améliorer les marches de manoeuvre.

I. lucas

Rien n’est constant la demande liée au chauffage électrique suit les températures (et augemente de 2,3 GW pour une baisse de la température de 1°C) la production éolienne dépend du vent ; RTE a montré que la France bénéficiait de 2 régimes de vents indépendants la production photovoltaïque dépend de l’ensolleillement les autres usages dépendent de nos habitudes de vie Donc il faut examiner ***simultanément*** ces différents aléas Pour de petites puissances installées la contribution de l’éolien à la puissance garantie est proche de la puissance ***moyenne*** en hiver Tout se passe comme si les autres aléas avaient été simplement décallés dans le temps du fait de l’éolien. Bien sur ce n’est plus vrai pour de fortes puissances ENR comme en Allemagne : dans ce cas l’aléa ENR domine les autres et les unités ENR doivent être associées à des moyens à gaz pour garantir la puissance Mais on n’en est pas là en France!

Nicias

RTE devrait lire les rapports de Jouzel sur le climat au 21ème siècle ce qui rabaisserai ses craintes. Mais visiblement ils n’y croient pas au réchauffement climatique et font des prévisions à climat constant jusqu’en 2030 Pauvre Jouzel, personne ne croit à ses scénarios catastrophe.

Truffe

La consommation d’énergie va augmenter, si on peut se le permettre, car une part croissante de la population est déjà dans l’incapacité de payer. Côté économique : les revenus baissent, les montants des retraites vont baisser, les taxes augmentent, le chaumage augmente, etc… (avant on appelait cela la récession, maintenant c’est de la croissance négative…). Côté électricité : Le prix du KWh va continuer à augmenter, en raison de la prise en compte du coût du nucléaire (sécurisation du vieux parc et provisionnement du démantèlement obligent). Sans compter le financement de Linky. De plus, si on se rappelle l’affaire d’Enron, il faut aussi tenir compte de risques de lobbying et d’intérêts financiers, ou politiques, qui peuvent engendrer les mêmes situations de pénurie. Il serait plus que temps de réduire la consommation d’énergie. Il faut laisser se développer les ENR, au lieu de les freiner et créer rapidement un réel mix énergétique, en intégrant des productions “moins centralisées”. L’autoconsommation (ou autoproduction) est une solution, permettant au moins de responsabiliser les consommateurs. Mais c’est tellement simple que cela ne pourra pas marcher… alors continuons à construire des “usines à gaz”.

Bachoubouzouc

“”Le risque de déficit de production souligne le rôle essentiel des interconnexions dans la sécurité d’approvisionnement électrique.” Mince, moi qui croyais que les connexions servaient “principalement” aux Allemands et aux Espagnols pour qu’ils exportent leurs excès d’ENR ? On m’aurait menti ?” Les deux affirmations ne se contredisent pas. Je n’ai jamais dit qu’on n’avait pas du tout besoin de ces interconnexions. J’ai dit que la principale raison qui motivait la construction des nouvelles interconnexions était le PV et l’éolien. Je ne faisais que répéter les propos de l’ENTSO-E, l’association européenne des gestionnaires de réseau électrique. Par ailleurs, il faut bien avoir en tête que, d’ici 5 ou 10 ans, Linky nous permettra de proposer aux clients des offres de ce genre : “La sortie n°3 de votre compteur Linky sera dédiée au chauffage électrique, à la clim ou au ballon d’eau chaude. Le kWh qui en sortira vous coûtera 7c€ au lieu de 15c€. Mais en échange nous pourrons vous couper cette sortie quand on veut dans la limite des 2 heures par jour. Vous ne vous en rendrez même pas compte à l’usage, vous ferez des économies, et nous ça nous arrangera bien pour la gestion du réseau.” D’ici une décennie, nous serons donc capables (si tout va bien) de délester 10, 20, 30GW ou plus à la pointe de 19h en hiver. Linky nous permettra de lisser en partie la consommation sur la journée, de la piloter, et donc de gérer au mieux nos centrales nucléaires, notre PV et notre éolien. Donc d’ici 10 ans, les interconnexions serviront surtout à écouler les excédents ENR de nos voisins, qui ne se seront pas dotés de cette technologie.

gaga42

“Le parc des énergies renouvelables va également poursuivre sa progression et contribuer à rétablir des marges de sécurité”: l’hydro, c’est fini (ou alors des STEP improbables à court terme), l’éolien Mouais (avec un M majuscule…), quand au photovoltaique, qui est cité, sachant que les pointes ont lieu en hiver vers 19h… Par ailleurs, il me semble que la non augmentation de la puissance nucléaire (pour le moins…) est actée ou imminente, et donc que la mise en route d’EPR se fera(it) en même temps que la fermeture de Fessenheim

Lionel-fr

Merci pour cette précision, j’ignorais que Linky avait plusieurs sorties facturables séparément. Effectivement, ça changera beaucoup de choses , les maniaques su chauffage pourront tester la présence de courant et lancer un système d’appoint. Cela dit, ledit chauffage d’appoint sera souvent du butane et il faudra veiller à ce que les plages horaires soient aussi prévisibles et respectées que possible. Selon moi, il est moins dangereux d’avoir un chauffage maitre fossile et un appoint électrique que l’inverse. Cela peut sembler anecdotique mais il me semble urgent de dirriger les gens vers des appoints à accumulation plutôt qu’à combustion..

plouc73

L’Europe poursuit deux objectifs totalement contradictoires 1) l’électricité est une marchandise comme une autre; elle doit être soumise à la libre concurrence et à la libre circulation intraeuropéenne 2) pour améliorer l’environnement, il faut produire beaucoup d’électricité pas toujours utile avec des obligations d’achats systématiques et à des tarifs encourageant les rentes de situation de producteurs éoliens et photovoltaïque (c’était d’ailleurs le schéma du sel et de la gabelle dans l’Ancien Régime; bonjour la modernité) Donc nous avons des surcapacités qui découragent les investisseurs non subventionnés (il faut voir le nombre de centrales thermiques abandonnées par E.ON en Allemagne) puisqu’ils ne peuvent écouler leur production qu’à des tarifs dérisoires ; en effet, dans le même temps, l’opérateur historique ou les opérateurs désignés par les autorités de régulation sont obligés d’acheter du KWh fatal (éolien quand il y a du vent et PV quand il y a du soleil) et très cher. On arrive même sur le marché de gros européen à vendre du KWh à prix négatif car il vaut mieux faire tourner quelques heures de plus une centrale thermique de de passer son temps à l’arrêter et à la redémarrer. A partir de cette articulation des systèmes électriques, les capacités sûres en réserve (centrales thermiques et turbine à Combustion) sont de plus en plus hors service et les moyens de production aléatoires ne peuvent rien garantir. Sans parler de la brillante performance d’un système photovoltaïque vers 19 H en janvier ou février en Europe, le foisonnement des éoliennes ne permet de garantir au mieux que 4 à 7 % de la puissance totale installée. Les écolos bien-pensants n’ont plus que le mot stockage à la bouche. Bravo pour le zèle des nouveaux convertis ! Mais combien d’associations écologistes se battent depuis des années pour empêcher la création de STEP au nom de la sauvegarde des espaces naturels! Essayez de créer de nouvelles retenues comme l’ont été La Coche ou GrandMaison à leur époque et qui va se coucher devant les bulldozers ? Mais suis-je bête ! les écolos bien-pensants veulent du stokage chimique avec des centaines ou des milliers de tonnes de batteries pour lesquelles aucune filière de recyclage n’a été mise en place. Donc le principe de précaution qui empêche la mise en place d’ouvrages hydrauliques est inutile lorsqu’on a des dizaines de tonnes de sodium liquide près de chez soit (batteries NGK par exemple) De fait tout ceci n’est que paradoxe; ce qui est cohérent c’est : rente de situation pour petits malins lobbyistes ou pas ? Si on analyse le système électrique européen en fonction de ce paramètre, tout devient clair.

Dan1

Ce que montre le bilan de RTE est qu’il faut toujours raisonner à la fois en quantité d’énergie annuelle (les TWh) et en puissance (les GW). Il ne suffit pas d’avoir de plus en plus de moyen de production en GW (ce qui est le cas actuellement) pour au final ne pas satisfaire les besoins en puissance (la courbe de charge). Rappelons qu’en Allemagne, on parlait de 750 GW de moyens de production dans certaines hypothèse de long terme. Or, en France, nous n’avons pas vraiment de problème dans les deux cas… à condition de ne pas faire n’importe quoi maintenant. RTE dit notamment que, suite à la fermeture programmée des petites unités charbon, le potentiel des moyens pilotable diminue. Mais, nous avons des unités gaz moins polluantes sous cocon pour cause de non rentabilité économique. Que faut-il pour les remettre en service ? Au lieu de rémunérer en permanence et très cher des moyens intermittents (+ de 2 milliards par an pour le PV), il serait peut être judicieux de rerouter une partie de cette manne vers les moyens qui assurent la sécurité du réseau et garantissent l’alimentation de la France. Ensuite, nous pouvons temporairement accroître le potentiel nucléaire en ajoutant Flamanville 3 et en conservant Fessenheim. Tout ceci couplé à une meilleure efficacité du déplacement de puissance appelée à la pointe de 19h00 (même et surtout avec du chauffage électrique à accumulation finement piloté) devrait nous éviter tout problème de black-out pour longtemps. Il n’y a donc aucune fatalité à ce que cela tourne mal en France, il suffit de ne pas céder aux intérêts particuliers et de remettre l’intérêt général correctement expliqué au centre du jeu.

Bachoubouzouc

“Merci pour cette précision, j’ignorais que Linky avait plusieurs sorties facturables séparément.” Après nouvelles recherches, je me suis visiblement bien trop avancé : Les compteurs équipés de 8 contacts secs viendront dans un second temps, pour la génération suivante. Et ne seront à ma connaissance pas équipé d’un comptage individuel sortie par sortie. La première génération, dont le déploiement va bientôt commencer, ne sera équipée que d’un seul contact sec, permettant de piloter par exemple le chauffe-eau, séparément du reste de la maison : Ces compteurs seront en outre équipés d’une sortie USB et d’une sortie filaire de communication pour des équipements d’affichage ou de télépilotage (thermostats, etc).

Tanik68

Finalement, le plus simple, le moins cher et le plus efficace pour passer ces périodes de déficit annoncés 2016-2018 sans risque de coupures d’électricité, mais en n’augmentant pas les émissions de CO2, ce serait que les politiques aient l’intelligence de la situation en conservant en fonctionnement les 2 réacteurs nucléaires condamnés à la fermeture par l’accord électoral PS-écolos. En conservant notamment Fessenheim qui est le 1er site à avoir quasiment terminé les améliorations de production et de sûreté dites du “grand carénage”, il serait inutile d’investir dans de nouvelles installations à combustibles carbonés ! Car, n’oublions pas que l’éolien ne mérite pas d’être placé sur un piédestal, puisqu’il s’arrête de fonctionner 65 à 80 % du temps. Alors, pendant les pannes de vent, ce sont des centrales au gaz, au fuel et au charbon qui démarrent! Pour le photovoltaïque, c’est le même processus … mais les productions en jeu sont plus faibles. Bravo pour le climat… la France va cesser d’être la bonne élève d’Europe pour ses émissions de CO2 ! De plus, les kWh intermittents sont les plus chers de tous les combustibles utilisés. Des prix imposés qui vont de plus en plus plomber la facture des consommateurs français ! La France est-elle si opulente pour mettre à la casse une centrale de 2×900 MW produisant 12 milliards de kWh parmi les moins chers, tout en répondant aux sévères critères de sûreté. En plus, elle n’émet pas de CO², garantit 2 200 emplois, fait vivre 5 000 personnes et verse 50 millions de taxes et impôts à la collectivité !

Sicetaitsimple

Effectivement, la gestion de la pointe c’est une gestion des aléas, parler de 25% de facteur de charge moyen pour l’éolien sur une période( ce que je ne conteste pas) n’a juste rien à voir avec le problème à traiter.

Herve

De toute façon, quand il fait froid les éoliennes à coté de chez moi doivent être stoppées, qu’il y ait du vent ou pas, à cause du givre qui s’accroche aux pales. Le mieux serait de construire des turbines à combustion classiques. C’est trés bon marché (trois fois moins cher qu’un cycle combiné) et donc mieux adapté a un usage occasionnel avec faible taux de charge.

Herve

Je ne suis pas certain qu’un double comptage avec un différentiel de tarif si important voit le jour. Le principe serait idéal pour écouler des surplus dans des systèmes bi-energie, mais ça engendrerait probablement trop de fraudes. Ce sera plutot des modulations de tarif, avec peut être des prix dégressifs en fonction de la puissance appelée (en gros lors des surplus, plus vous consommez moins c’est cher. En periode de pointe ce sera l’inverse. Il n’y aura pas focément besoin des contact secs a l’avenir mais d’un bus de communication bidirectionnel: A terme, il est probable que la smartgrid tendra vers une forme de “negociation” entre le compteur et le gestionnaire d’energie de la maison qui va superviser les appareils pilotables: En gros, le superviseur va interroger les besoins de chaque appareil et négociera les tarifs avec le compteur en fonction de la capacité à déplacer l’appel de puissance sur certaines plages horaires. Mais on n’en est pas encore là! Par contre lionel, ne révez pas: Si on mets beaucoup d’enr dans le mix, vous n’aurez pas de plages horaires prévisibles.

Lionel-fr

La chose qui m’intéresse , c’est de savoir qu’il y aura effectivement répercussion des coûts en fonction des sur/sous productions. Peu importe les modèle, à leurs manières, ils sont tous bons. Je souligne aussi le risque d’accident si on utilise de petits système à flamme comme appoint, la petitesse des appareils et le nombre d’allumages sont un facteur de risque. Si l’énergéticien répercute les prix, j’applaudis de toutes mes mains et je n’ai plus d’objection à ce sujet. De toutes façons, les coûts des EnR baissent.. Qu’on s’équipe maintenant ou plus tard ne fait aucune différence. Dans tous les cas, un mix énergétique se prévoit au moins 15 ans en avance (voire souvent 50 ans). Comme la solution EnR à l’intermittence est d’accroitre drastiquement le parc, il y aura certes un problème de “maximum installable annuellement” , mais ça ne change rien au final, le temps joue clairement pour les EnR, le nucléaire doit faire avec L’autre conséquence est que le stockage devient moins urgent. Les excédents de production consécutifs au suréquipement EnR seront absorbés par des système hybrides fossile/electrique à effet Joule. Le stockage d’énergie est alors simplement confié aux énergies fossiles. Le coût d’un tel système est faible, le rendement de 100%, et grosso modo, tout le monde s’y retrouve financièrement à l’exception notable des fournisseurs d’énergie fossile qui perdront leur pouvoir de nuisance et beaucoup d’argent Pour les pointes hivernales, je crois que la cogénération n’a pas dit son dernier mot et quelques pays ont déjà confié cette tâche à l’hydrogène, il n’y a pas d’urgence extrème, il n’est pas utile d’y investir de milliards pour rattraper le Japon … Les pays du nord sont de toutes façons “avantagés” pour ce genre de développement. Dans tous les cas, les IT vont permettre d’éviter de dimensionner les réseaux pour des pointes qui n’apparaissent que 3 semaines par an..

Samivel51

Bien sur, la production eolienne (et solaire) tombe parfois tres bas, y compris en hiver, et meme, parfois, lors de la pointe de consommation et pendant une periode de grand froid. Mais plus on a d’eolien et de solaire installe (sur des zones aux regimes de vents et d’ensoleillement differents), plus cette probabilite devient faible. De plus comme je l’ai dit plus haut, il se peut aussi, notamment pour le solaire, que les ENR ne produisent pas pendant le pic de consommation du soir, mais qu’elles aient produit pendant la journee, permettant aux barrages de stocker de l’eau (il y en a peu en hiver) pour le soir. Encore un fois, l’affirmation que les ENR contribuent favorablement a la gestion des pics de consommation vient du communique de RTE ci-dessus, autorite a priori la plus competente en la matiere.

Tech

ceci est un communiqué de presse classique d’un lobby. RTE c’est le réseau de transport, il ne dit pas que les moyens de production manquent, mais qu’il faut les gérer et pour les gérer il serait bon d’avoir des connexions (que RTE installera bien sur ;o) )et de la gestion réseau que RTE se fera un plaisir d’installer aussi à condition qu’on lui fournisse le budget bien sur. et voila c’est bouclé, RTE a préché masqué pour sa paroisse en agitant le spectre du déficit de capacité de production, tout en indiquantt que la solution est dans le rééseau dont il s’occupe !!! mais ce qu’ils disent n’est pas faux, ce réseau qui était fait pour la production de masse centralisé, doit effectivement évoluer vers de la production décentralisée et plus aléatoire (mais l’alea cela aussi peut se gérer, ceerte avec un coût, mais pour d’autres aléeas ne payez vous pas une assurance? et ne trouvez-vous pas cela normal?

Herve

“@Hervé : pour nous sortir un scénario comme ça, vous n’avez visiblement jamais vu les résultats de Pecan Street ou de tous les projets de smart grid “centralisé” à la française qui sont des échecs commerciaux et techniques…” Non je n’ai pas vu (on ne doit pas avoir les mêmes lectures!) ou alors la premiere page a révélé un niveau de débilité qui m’a coupé l’envie de lire la suite… Je n’étais pas au courant que la smartgrid Francaise est un échec commercial et technique. Vous avez des documents crédibles la dessus?

Bachoubouzouc

“Mais plus on a d’eolien et de solaire installe (sur des zones aux regimes de vents et d’ensoleillement differents), plus cette probabilite devient faible.” De mémoire, le taux de charge minimal et donc garanti de l’ensemble du parc éolien européen est de 7%. Le foisonnement augmente donc bien avec la surface et le nombre de machines installées, mais ridiculement peu. Il ne faudra donc pas trop compter là dessus. “De plus comme je l’ai dit plus haut, il se peut aussi, notamment pour le solaire, que les ENR ne produisent pas pendant le pic de consommation du soir, mais qu’elles aient produit pendant la journee, permettant aux barrages de stocker de l’eau (il y en a peu en hiver) pour le soir.” De mémoire, la capacité installée de STEP en France ne dépasse pas les 5GW. C’est donc assez marginal et il ne faudra pas trop compter là dessus.

Sicetaitsimple

“il ne dit pas que les moyens de production manquent, mais qu’il faut les gérer et pour les gérer il serait bon d’avoir des connexions (que RTE installera bien sur ;o) )et de la gestion réseau que RTE se fera un plaisir d’installer aussi à condition qu’on lui fournisse le budget bien sur. ” Ah bon? Excusez moi, je n’ai pas eu le temps de lire en détail le rapport de RTE ( près de 200 pages) , mais c’est écrit où? Sauf si vous voulez parler de renforcement des capacités d’interconnexions aux frontières, bien entendu, mais là vous m’en excuserez , il y a vraiment très peu de gens pour douter de leur utilité, indépendamment des gestionnaires de réseau.

Tech

ne partez pas au quart de tour à chaque trait d’humour ;o) bien sur qu’il faut améliorer l’interconnection que ce soit avec RTE ou quelqu’un d’autre!

Sicetaitsimple

Ce n’était pas de l’humour, c’était une grosse connerie écrite sans réfléchir… La prochaine fois, précisez: attention c’est de l’humour.

Tech

non pas une connerie, et en plus justement réfléchi, et relisez-moi les lobby c’est banal à bruxelle! le titre annonce pénurie de prod et en fait RTE ne parle pas de manque de prod, mais de ma,que d’interconnections et de gestion, c’est normal pour eux d’ahir ainsi je souligne simplement leur tactique technique classique de marketing ! relisez vos bases et calmez vous pendant le week-end ;o), taille de haie (à la main bien sur!) et rammasage de feuille au rateau et sans “souffleuse”, faut pas gâcher :o))

Corrector

“la production éolienne dépend du vent ; RTE a montré que la France bénéficiait de 2 régimes de vents indépendants” tiens, avant c’était 3

Dan1

A chelya “les nucléocrates pourraient ils m’expliquer pourquoi est-ce qu’ils demandent de construire des centrales au pétrole pour faire marcher le chauffage électrique en hiver ?” Nous avons déjà démontré que contrairement a ce que prédisait l’ADEME et RTE via les fameuses notes de 2005 et 2007, plus il y a de chauffage électrique en France et moins on émet de CO2 ! Mais le pire, c’est que dans le même temps le taux d’émission du kWh européen baisse aussi. Donc vos semblant d’arguments tombent dans le vide et vous décrédibilise. Le problème du CO2 électrique en Europe est très circonscrit et le premier de la classe est l’Allemagne, c’est connu de tout le monde. L’Allemagne c’est au total environ 1 milliard de tonne de CO2 par an dont plus de 300 millions de tonnes rien que pour la production d’électricité. C’est ce problème là qu’il faut traiter en priorité… après on discutera des résidus de CO2 de l’électricité française (moins de 30 millions de tonnes par an dont moins de la moitié pour EDF). Au passage, vous raconter encore n’importe quoi avec les émissions de CO2 per capita de l’Italie qui sont plus élevées que celle de la France.

Dan1

Et pour bien montrer que les pseudos arguments des antinucléaires c’est du très gros pipeau : Au pire de l’hiver 2012, 80% de la production d’électricité française était décarbonée et on était 3 fois en dessous des émissions moyennes du kWh européen avec nos 125 grammes.

Bob22

Dan 1, et sa casio fX 92 collège, ont démontré que l’ADEME et RTE se trompaient!! Bah voilà je viens de lire, les commentaires Enerzine, pour la dernière fois… Bisous

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