Il est estimé que les Etats-Unis peuvent suivre une trajectoire permettant d’éviter entre 3 à 4,5 gigatonnes par an d’émissions de gaz à effet de serre (équivalent CO2) à l’horizon 2030 (émissions annuelles projetées sans action : 9,7 gigatonnes). 40% de ces émissions peuvent être évitées à coût négatif ou nul.
Les principaux gisements d’économie sont dans la filière de génération électrique, où les énergies fossiles représentent plus de 50% des sources primaires. Mais les actions les plus rentables sont dans le domaine des bâtiments, où la généralisation d’ampoules à faible intensité permettrait d’économiser à elle seule près de 300 millions de tonnes d’équivalent CO2.
Les méthodes d’abattement des émissions sont très dispersées. Le rapport en a examiné près de 250 et en a retenu une quarantaine. L’option d’abattement la plus importante en volume, la capture et la séquestration du carbone (CCS) ne représente que 11% du total. Les investissements additionnels cumulés sur la période 2010-2030 représenteraient 1100 milliards de dollars soit seulement 1,5% de l’investissement industriel (77.000 milliards). Les secteurs du transport et de l’électricité sont principalement concernés par ces investissements.
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Le rapport appelle à la mise en oeuvre rapide des mesures d’efficacité énergétique à coût négatif ou nul, à l’adoption d’un système de cap-and-trade et à l’accélération du développement des infrastructures à faible intensité carbone, au travers notamment de la facilitation des procédures réglementaires d’autorisation.
Il faut noter toutefois que le scénario de réduction le plus ambitieux analysé par le rapport ne représente que 28% d’abattement des émissions par rapport à l’année de base 2005. Par rapport à l’année de référence du Protocole de Kyoto (1990), la réduction ne serait que de 15%. On est donc encore très loin des recommandations du 4ème rapport d’évaluation du GIEC.
En réalité, les objectifs présentés dans le rapport de McKinsey reflètent des projets de lois "modérés" en cours au Sénat (par exemple, McCain Lieberman) et reviendrait à atteindre en 2030 le niveau d’émissions que les Etats-Unis auraient dû parvenir en 2012 s’ils avaient participé au Protocole de Kyoto. La quantité absolue d’émissions évitées (4,5 gigatonnes) représenterait toutefois les émissions combinées actuelles de l’Union Européenne et de la Russie.
Comparaison des trajectoires d’émissions de quelques projets de loi en cours au Congrès américain. (PDF en Anglais)


















A défaut de pouvoir les exterminer, boycottons leurs produits!…