Le constructeur britannique JCB a établi un nouveau record mondial de vitesse terrestre avec son véhicule HYDROMAX propulsé à l’hydrogène, le 12 août 2026 sur le lac salé de Bonneville (Utah). Piloté par Andy Green, l’engin de 9,75 mètres a atteint 653,908 km/h de moyenne sur deux passages, pulvérisant le précédent record détenu par BMW depuis 2004.
Sur le lac salé de Bonneville, là où les records de vitesse s’écrivent depuis des décennies, un véhicule de 9,75 mètres propulsé par deux moteurs à hydrogène vient de marquer l’histoire. Le 12 août 2026, le JCB HYDROMAX, piloté par le commandant Andy Green, a atteint une vitesse moyenne de 653,908 km/h sur deux passages en moins d’une heure, pulvérisant le précédent record pour un moteur thermique à hydrogène.
Le premier essai, réalisé dans la matinée, a vu l’engin atteindre 644,74 km/h. Le second passage, effectué dans le sens inverse comme l’exige le règlement de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA), a propulsé le véhicule à 663,26 km/h. La moyenne des deux passages établit une nouvelle référence, en attente de ratification officielle par la FIA.
Une motorisation sortie d’usine
Le JCB HYDROMAX embarque deux moteurs à hydrogène issus des chaînes de production de l’usine JCB de Foston, dans le Derbyshire britannique. Leur puissance combinée atteint 1 600 chevaux. Les moteurs, développés dans le cadre d’un programme hydrogène de 100 millions de livres sterling, équipent déjà les engins et équipements JCB commercialisés au Royaume-Uni.
L’ancien record homologué par la FIA appartenait à la BMW H2R, qui avait atteint 298,533 km/h en 2004. Le JCB HYDROMAX fait plus que doubler la référence allemande. Il dépasse également le record de 487,6 km/h détenu par un véhicule à pile à combustible à hydrogène, devenant ainsi le véhicule à hydrogène le plus rapide de l’histoire, toutes catégories confondues.
Deux décennies après l’exploit du Dieselmax
Le parallèle avec août 2006 est frappant. Vingt ans plus tôt, sur le même lac salé de l’Utah, Andy Green pilotait le JCB DIESELMAX jusqu’à 563,418 km/h, établissant le record du monde de vitesse pour un véhicule diesel. Record que le JCB HYDROMAX vient d’effacer avec un moteur ne produisant aucune émission de CO₂ à l’échappement.

« Il y a vingt ans, nous sommes venus à Bonneville avec le JCB DIESELMAX et avons montré ce dont l’ingénierie britannique était capable avec la technologie diesel. Aujourd’hui, nous avons réitéré cet exploit, cette fois-ci avec des moteurs fonctionnant à l’hydrogène », a déclaré Lord Anthony Bamford, président de JCB et initiateur du projet. « Le JCB HYDROMAX démontre que l’hydrogène fonctionne, et qu’il fonctionne au plus haut niveau, sans aucune émission. »
Andy Green, seul homme à avoir franchi le mur du son sur terre avec ses 1 227,99 km/h, a salué un véhicule « extraordinaire : stable, puissant et rapide ». La semaine précédant le record, le JCB HYDROMAX avait déjà franchi la barre des 592,79 km/h lors de la « Bonneville Speed Week » organisée par la Southern California Timing Association (SCTA), établissant au passage un record dans la catégorie « Blown Gas Streamliner ».
Un programme industriel ambitieux
L’exploit s’inscrit dans une stratégie industrielle plus large. JCB inaugure prochainement une nouvelle usine de 500 millions de dollars à San Antonio, au Texas, qui emploiera 1 500 personnes pour la fabrication de machines destinées au marché américain.
Le constructeur britannique cultive une tradition de records de vitesse. Après le JCB DIESELMAX en 2006, le FASTRAC JCB est devenu le tracteur le plus rapide du monde en 2019 avec 217,56 km/h, et le JCB GT a établi le record de la chargeuse-pelleteuse la plus rapide en 2014 à 116,82 km/h.
Mohammed Ben Sulayem, président de la FIA, a qualifié la performance « d’étape véritablement historique pour le sport automobile, qui démontre comment l’innovation, la performance, la vitesse et la durabilité peuvent aller de pair ». Il a rappelé le rôle de la fédération dans l’arbitrage des records de vitesse depuis plus d’un siècle.

















