L’Aéroport de Paris confirme son projet de géothermie

Aéroports de Paris (ADP) a initié un vaste programme d’économies de ses consommations énergétiques internes. En effet, le groupe espère passer de – 20% d’économies d’énergie par passager d’ici 2020 à – 40% d’ici 2040.

Outre l’application de la démarche HQE à son nouveau quartier d’affaires Coeur d’Orly, ainsi qu’aux terminaux 2G et S4 à Paris-Charles de Gaulle, la conclusion d’une étude pour l’installation d’une centrale géothermique sur l’aéroport Paris-Orly s’est révélée positive, tant sur la partie technique que sur la viabilité économique du projet.

Ce projet d’un montant de 11 millions d’euros devrait débuter l’année prochaine.

Le fonctionnement est le suivant : de l’eau chaude à plus de 70 degrés jaillira d’un premier forage situé à 1 700 m sous-terre afin d’alimenter le circuit de chauffage de l’aéroport avant d’être réinjectée dans un deuxième forage de même profondeur.

Le système géothermique une fois en place,  sera en mesure de restituer 250 m3 d’eau par heure à une température avoisinante les 45 degrés, et permettra ainsi de répondre à 1/3 des besoins de l’aéroport d’Orly en matière de chauffage.

Grâce à cet investissement, l’ADP espère pouvoir économiser 7 000 tonnes de CO2 par an (soit 35 %) sur les 20 000 tonnes dégagées actuellement par le système de chauffage au gaz.

Articles connexes

S’abonner
Notification pour
guest
6 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
Aflc7

Roissy terminal 2D construit au milieu des années 80. Sa principale caractéristique architecturale est d’avoir les groupes de climatisation regroupés par tranche dans les ovales qui servent de toit. Appliquant les règlements régissant l’utilisation des climatisations on ne l’utilise qu’à partir de 26°C, quand on l’utilise on fait fonctionner un groupe sur 2, donc il faut -3°c là où ça fonctionne et 40°C là où ça ne fonctionne pas, économise-t-on réellement de l’énergie ainsi ? Ne dégoûte-t-on pas les gens peu sensible à l’environnement en leur imposant cet inconfort ? Et si on investissait réellement pour économiser plutôt que d’entrer dans des projets pharaoniques qui passent bien auprès du grand public ? Autrement dit si on confiait l’éco efficience des aéroports à des gens sérieux ?1er investissement : des avions au contact, ça évite les norias de bus, mais il faut construire des terminaux si possibles éco efficients… Et les relier entre eux. Entretenir sérieusement l’existant, autrement dit ne pas tolérer qu’il pleuve dans les terminaux à chaque orage. Ne plus utiliser de préfabriqués pour palier les incuries de conception. Arrêter le camping en clair, bâtir du durable efficace. En clair créer un outil efficace, pas un truc bricolé. Utilise-t-on un tournevis pour planter un clou ?2e investissement : des prises de parc partout, autrement dit le courant électrique aux avions pour tous avec interdiction des APU (groupe de puissance auxiliaire des avions utilisés pour palier ce manque de prises) comme PARTOUT ailleurs en Europe (même en Italie). Le terminal 2 a été conçu ainsi avec aujourd’hui une prise sur 2 qui fonctionne. Ces prises sont remplacées par des groupes électrogènes diesel qui ne sont jamais entretenus donc polluent (il suffit de voir les fumées noires qui s’en échappent) et font plus de bruit que les avions parfois.3e investissement : amener la climatisation de l’aérogare aux avions pour limiter encore l’utilisation des APU comme encore une fois partout en Europe. Il faut savoir qu’un avion laissé en plein soleil a besoin de sa clim pour ne pas devenir un four tout comme une auto.4e investissement : des véhicules de piste électriques et pas des diesels comme il y a partout. Ces véhicules existent, rien n’est à inventer.5e investissement : redéfinir les trajectoires d’approche pour que les avions restent haut le plus longtemps possible, plus un avion vole haut en régime réduit moins il consomme, définir des approches CDA (descente continue depuis l’altitude de croisière) comme en Allemagne mais pas sur 2000ft (600m) comme Marseille s’y essaye mais depuis 20000ft (6000m), inciter les avions à rouler sur un moteur après l’atterrissage (si le constructeur l’a prévu) et rationaliser les roulage au sol (Roissy est un des terrains les plus compliqués au monde sur ce point), former le contrôle aérien à l’environnement (ne pas faire descendre trop tôt, beaucoup de centres de contrôle font de leur mieux mais sans réforme du ciel rien à faire). Augmenter les cadences (ceci demande une optimisation du balisage des piste comme à Londres, qui d’une manière générale est un exemple côté cadences) comme notre infrastructure à 4 (CDG) ou 2 (Orly) pistes le permet (pour mémoire Londres Heathrow 2 pistes, Gatwick 1 piste pour le même nombre de mouvements que Roissy). Des contrôleurs motivés et acteurs engagés savent faire pour fluidifier le trafic (ils ne demandent que ça), utiliser les sonomètres pour inciter les pilotes à voler au régime le plus réduit possible en fonction des impératifs de sécurité (ils savent faire et s’y prêtent volontiers), qui dit régime réduit dit consommation très réduite sans parler du bruit. Ceci doit être écrit sur les cartes de navigation comme partout en Europe sauf en France…6e investissement : un tri bagage centralisé et automatisé comme ce qui a été prévu en 1974 lors de l’inauguration de Roissy et démonté depuis, ça évite les norias de véhicules diesel7e investissement : un accès ferroviaire performant aux terminaux et pas le système débile actuel, cela implique un autre acteur que la SNCF qui prouve une fois de plus son incompétence. Qu’on ne me dise pas que la ligne RER reliant Roissy est saturée avec un train toutes les 15 minutes. J’ai connu un temps pas si lointain où un train toutes les 12 secondes (St Lazare) ne faisait pas peur à la SNCF mais c’était avant l’arrivée des incompétents actuels plus intéressés par leur non responsabilité que dans le goût du Service Public (c’est à dire pour le bien commun)8e investissement : utiliser l’intermodalité, des trains quand un avion n’est pas nécessaire (2 heures de trajet et pas 4 comme le veulent les écolos qui ne comprennent rien, donc TGV pour Amsterdam, Bruxelles, Luxembourg, Lyon, Metz, Strasbourg, Mulhouse, Lille, etc… l’Ouest de la France est à exclure car la ligne TGV s’arrête à Massy Palaiseau -1 heure de Roissy – et on reste à 3 heures de Nantes et Rennes). Ceci va dégager des créneaux aériens pour permettre un nouveau développement économique. Aujourd’hui les outils existent comme certains petits jets ultra économes qui peuvent desservir des villes jusqu’ici injoignables. Ceci implique un autre acteur ferroviaire que la SNCF, qui n’a jamais été capable de comprendre que l’avion pouvait être un complément pas un concurrent (ceci dure depuis Air Inter où le prix du billet était calqué sur celui de la 1ere classe SNCF pour ne pas désavantager le train alors que les low cost ont démontré aujourd’hui que les prix bas étaient réalisables en s’inspirant d’Air Inter). Rêvons, imaginons le potentiel de développement touristique dans les Alpes si la plate forme de correspondance de Lyon était en correspondance avec des TER pour les stations alpines…9e investissement : réaliser des bâtiments passifs pas HQE et arrêter de faire confiance à des “stars” de l’architecture qui ne sont même pas capable de faire tenir des carreaux sur les tours de contrôle (sans parler des terminaux qui s’écroulent) et qui masquent leur incompétence en interdisant de photographier aux touristes et spotters (les gens passionnés qui photographient les avions) 10e investissement : en communication cette fois, arrêter de battre sa coulpe parce qu’on se croit de gros pollueurs parce qu’on est dans l’aérien. Le transport routier, les centrales au charbon et les maisons des donneurs de leçon polluent plus que les avions. Informer les anti avion, leur expliquer le pourquoi de la forte consommation au décollage, leur expliquer qu’elle n’est liée qu’à l’envol et que même si un avion en croisière consomme, en 1 minute, un réservoir de Clio, que ce chiffre doit être rapporté au nombre de passagers (aujourd’hui les avions sont pleins) et à la distance parcourue pour découvrir qu’un avion et une voiture ne sont pas très éloignés en termes d’impact. Un A380 est “vendu” pour avoir le même impact qu’un TGV. D’où vient l’électricité qui fait fonctionner les trains ? De centrales à charbon à 80% (je sais en France on a le nucléaire donc pas de CO2, il y a d’autres problèmes associés). Que dire aussi des modifications permanentes du paysage donc de l’écosystème dû aux lignes ferroviaires. Que dire du bruit d’un train (100db) quand on sait qu’un avion récent en régime de décollage (79db) fait moins de bruit qu’un scooter (avec son pot d’échappement non bricolé je précise). L’A380 est édifiant sur ce point.On pourrait ajouter un balisage de pistes à diodes (ça existe), la réutilisation des eaux de pluie (à gérer avec la pollution possible par les liquides de dégivrage l’hiver – ADP y travaille), un meilleur entretien du réseau de pipelines qui alimentent les avions (les fuites sont nombreuses). Et j’en passe.Pour beaucoup de sceptiques sur la pollution d’un aéroport, je les invite à visiter les maisons de l’environnement ADP et à lire les brochures environnementales éditées par Air France. Ces professionnels là n’ont pas attendu la mode pour se préoccuper de développement durable donc de leur avenir.

Fx26150

Félicitations pour cet exposé Aflc7 !  Clair, limpide allant droit au but. <<Le système géothermique une fois en place,  sera en mesure de restituer 250 m3 d’eau par heure à une température avoisinante les 45 degrés, et permettra ainsi de répondre à 1/3 des besoins de l’aéroport d’Orly en matière de chauffage.>>Et les 2 autres tiers ?Bon  allez, une consultation  gratuite: VMC double flux + solar walls voir + solaire thermique.J’arrête-là parce que normalement c’est payant.<<Grâce à cet investissement, l’ADP espère pouvoir économiser 7 000 tonnes de CO2 par an (soit 35 %) sur les 20 000 tonnes dégagées actuellement par le système de chauffage au gaz.>>Au fait, y’a queque chose de prévu au niveau isolation m’sieur dames ?J’vous cite, vous espérez pouvoir économiser.  Le BE et l’architecte qui s’occupent de vous y sont pas sûrs d’eux ou y z’y connaissent rien ?Désolé pour mon langage châtié, mais il se fait tard et un peu de digression ne fait pas de mal.Enfin, un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, alors ce qui est pris n’est plus à prendre. Cependant avant de remplir un volume, il vaut mieux vérifier qu’il n’y a pas de fuites.Post scriptum: Aflc7 je suis impatient de vous lire à nouveau. (En avant pour la procédure Bravo! Comprenne qui pourra). 

Dan

Pour Aflc7 : Je ne connais ADP Roissy que comme client très occasionnel et j’ai subi les nuisances de ses approches comme habitant de la banlieue parisienne à une époque. Ce commentaire me paraît bien argumenté. Je pense que sans faire de révolution et de coup médiatique, on pourrait améliorer pas mal de chose avec les technologies existantes et un peu de bon sens. Pour ce qui du transfert entre aérogare (pas facile), j’ai eu le plaisir de découvrir le nouveau CDGVAL, c’est plus facile que les bus. Pour le bruit, il est évident que la modification des approches et des pentes de descente serait un plus (il paraît que les suédois y travaillent). Il n’y a rien de plus énervant ques les avions (un toutes les 1 minutes trente le dimanche soir) qui descendent en dessous de 1000 mètres et régule le palier au moteur. Curieusement les nuisances sont plus importantes à l’atterrissage qu’au décollage, compte tenu de l’augmentation des performances des moteurs qui permettent de monter plus vite. Je suis également d’accord que l’on a pas assez développé les véhicules électriques pour les flottes captives. Bonne chance pour le plan en 10 investissements.

Guydegif(91)

Félicitations pour l’exposé très pertinent de Aflc7 ! Visiblement un connaisseur du contexte ! un peu de ”Hate – Love”! Beaucoup des points évoqués et proposés dans les 10 investissements listés me paraissent très judicieux, pertinents et légitimes. Le point 9 est une perle ! Les points 3 et 4 sont criants de logique et de vérité! N.K-M et le MEEDDAT devraient s’occuper du point 5 sous peu ! ADP a peut-être une ”boite à idées ou à suggestions” qq part, ou autre piste à trouver pour faire remonter ces suggestions fort appropriées ! Bon à transmettre ! Je voudrais cependant rebondir sur 1 piste qui est le thème central de l’article qui parle de ADP Orly et de l’utilisation de l’énergie dormante sous nos pieds qu’est la GEOTHERMIE trop souvent ignorée. Sur la base des chiffres indiqués: 70°C d’UN forage à 1700m et réinjecté dans un 2ème forage à 1700m –> 250 m3 h à 45°C, 1/3 des besoins en chauffage, 7000 tonnes de CO2 économisés sur les 20000 tonnes produites actuellement avec chauffage gaz,….Il y a des pistes à creuser !…. on peut se demander: 1) pourquoi ne pas prévoir d’autres forages, même déviés pour aller chercher les calories un peu plus loin, ou plus profond pour trouver plus chaud….La géothermie n’est pas tributaire ni du vent ni du soleil ! (à l’instant t du moins!) 2) pourquoi pas, comme suggéré par Fx26150, COMBINER avec d’autres sources DD comme le solaire thermique + gros réservoir d’inertie-réserve calories, VMC-double flux, sollar walls, isolation, etc… ==> penser ”bouquet de solutions DD” ! Bonne continuation et Bonne chance au ”Plan en 10 investissements” ! A+ Salutations Guydegif(91)

Guydegif(91)

Félicitations pour l’exposé très pertinent de Aflc7 ! Visiblement un connaisseur du contexte ! un peu de ”Hate – Love”! Beaucoup des points évoqués et proposés dans les 10 investissements listés me paraissent très judicieux, pertinents et légitimes. Le point 9 est une perle ! Les points 3 et 4 sont criants de logique et de vérité! N.K-M et le MEEDDAT devraient s’occuper du point 5 sous peu ! ADP a peut-être une ”boite à idées ou à suggestions” qq part, ou autre piste à trouver pour faire remonter ces suggestions fort appropriées ! Bon à transmettre ! Je voudrais cependant rebondir sur 1 piste qui est le thème central de l’article qui parle de ADP Orly et de l’utilisation de l’énergie dormante sous nos pieds qu’est la GEOTHERMIE trop souvent ignorée. Sur la base des chiffres indiqués: 70°C d’UN forage à 1700m et réinjecté dans un 2ème forage à 1700m –> 250 m3 h à 45°C, 1/3 des besoins en chauffage, 7000 tonnes de CO2 économisés sur les 20000 tonnes produites actuellement avec chauffage gaz,….Il y a des pistes à creuser !…. on peut se demander: 1) pourquoi ne pas prévoir d’autres forages, même déviés pour aller chercher les calories un peu plus loin, ou plus profond pour trouver plus chaud….La géothermie n’est pas tributaire ni du vent ni du soleil ! (à l’instant t du moins!) 2) pourquoi pas, comme suggéré par Fx26150, COMBINER avec d’autres sources DD comme le solaire thermique + gros réservoir d’inertie-réserve calories, VMC-double flux, sollar walls, isolation, etc… ==> penser ”bouquet de solutions DD” ! Bonne continuation et Bonne chance au ”Plan en 10 investissements” ! A+ Salutations Guydegif(91)

Guydegif(91)

Question de cohérence et de pertinence, voire de persévérance, surtout dans le contexte actuel…! ”Ce projet d’un montant de 11 millions d’euros devrait débuter l’année prochaine.”…donc 2009 ! Où en est-il? où en est ADP? Si besoin était, en guise de modèle du genre, ai lu dans ”Actions EnR” un descriptif sur le siège de JUWI en Allemagne, à Wörrstadt pas loin de Mannheim…Des idées à reprendre ! Suggestion à Enerzine d’en faire un article à large diffusion ! c’est de toute beauté EnR et DD ! A+ Salutations Guydegif(91)

6
0
Laissez un commentairex