Le Brésil, nouvel eldorado de l’éolien avec un potentiel de 300 GW

La branche renouvelable du groupe Alstom a annoncé avoir signé une lettre d’intention avec l’un des principaux développeurs brésiliens sur le marché de l’électricité d’origine éolienne, pour équiper des fermes dans l’état de Rio Grande do Norte (nord-est du Brésil).

D’une valeur d’environ 230 millions d’euros, le projet initié par Casa dos Ventos, porte notamment sur la livraison de 68 éoliennes ECO 122 destinées à des fermes éoliennes situées dans la région de João Câmara. Il représente une capacité de production de plus de 180 MW. Alstom précise que le contrat devrait être signé d’ici la fin du mois de septembre.

Par ailleurs, les éoliennes seront fabriquées dans l’usine d’Alstom Renewable Power située à Camaçari, dans l’état de Bahia, ouverte en novembre 2011. Cette nouvelle usine a une capacité de production de 300 MW par an avec une équipe, capacité qui sera doublée au second semestre 2013 avec une seconde équipe.

Selon Alstom, les équipements de production d’électricité d’origine éolienne enregistrent les taux de croissance les plus élevés au Brésil. Environ 7 GW de capacité de production ont déjà fait l’objet de contrats. Le potentiel du pays est estimé à 300 GW et les acteurs du secteur de l’énergie au Brésil prévoient la mise en œuvre de 2,5 GW par an d’ici à 2020.

"Cet accord avec Casa dos Ventos représente une étape importante dans le renforcement de notre présence sur le marché de l’éolien au Brésil et en Amérique latine. Alstom développe sa technologie, son offre et sa présence industrielle pour répondre aux attentes dans la région", a déclaré Marcos Costa, Président d’Alstom au Brésil. "L’entreprise a déjà installé ou va installer plus de 2.300 éoliennes dans le monde, représentant une capacité totale de plus de 3.200 MW. Notre offre dans la génération d’électricité d’origine éolienne renforce la palette de solutions proposées par Alstom permettant de réduire les émissions de CO2", a ajouté Jérôme Pécresse, Président d’Alstom Renewable Power.

En plus du projet avec Casa dos Ventos, Alstom a déjà signé 3 contrats sur le marché de la génération d’électricité d’origine éolienne au Brésil. Le premier, d’environ 100 millions d’euros, a été passé avec Desenvix, une filiale du groupe Engevix, pour l’équipement d’un complexe de 90 MW à Bahia, avec 10 ans d’opérations et de maintenance associés. Le complexe de Brotas est composé de trois fermes équipées de 57 turbines ECO 86 d’Alstom, d’une puissance unitaire de 1,67 MW.

En 2011, Alstom a signé un contrat d’environ 200 millions d’euros pour la construction et la maintenance de trois fermes pour le compte de Brasventos S.A. dans l’état de Rio Grande do Norte. Le contrat inclut la fourniture, l’installation et la maintenance d’éoliennes ECO 86.

Enfin, en 2012, Alstom a noué un accord avec Odebrecht Energia pour l’équipement de quatre fermes dans le sud du Brésil. Les sites de Corredor do Senandes II, III and IV, et de Vento Aragano I dans l’état du Rio Grande do Sul, auront une capacité de production de 108 MW. Alstom va fournir, installer et assurer le démarrage de 40 éoliennes ECO 122, d’une puissance unitaire de 2,7 MW.

            

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Samba

sachant que le solaire est déjà compétitif par rapport aux prix de 20% des distributeurs brésilien, l’éolien est promis à un bel avenir dans ce pays

Ambiel

Comme d’hab, nos grands nationaux refusent l’ouverture d’usines en France, domaine chasse gardée du nucléaire ou la moindre début d’alternative en termes d’emplois industriels doit être empéchée. Pourtant le marché français est supérieurs aux 300MW annuels qui ont décidé de la construction de l’usine bresilienne… Il y a là une volonté délibérée d’éviter la création de filière industrielle ENR qui risquerait de prendre des parts de marché au nucléaire en France. Solaire coulé, éolien massacré dans les années 90 puis début 2000. Aujourd’hui on a droit à nouveau au discours d’émergence de filières industrielles pour les énergies marines (éolien off shore compris) car nous allons en avoir besoin au vu de la déconfiture de notre filière nucléaire qui n’a plus de visibilité. Mais du coup nous avons raté le solaire et l’éolien terrestre, ou nous étions pourtant leader jusqu’au début des années 2000. Merci au lobby nucléaire! ça n’a même pas servi de vous sauver la mise!

En passant

Vous êtes un menteur, on peut lire sur le site d’Alstom: “Alstom confirme l’implantation de 4 usines à Cherbourg et Saint-Nazaire pour livrer son éolienne Haliade 150 au consortium EDF EN.” Alstom confirme le plan industriel développé pour le consortium mené par EDF Energies Nouvelles qui a remporté 3 champs de l’appel d’offres lancé par le gouvernement français pour l’installation de 3GW d’éolien offshore en France. Alstom créera 1000 emplois directs et 4000 emplois indirects, avec l’implantation de quatre usines et un investissement de l’ordre de 100 millions d’euros dans la filière de l’éolien offshore en France. Ce plan industriel marque la première étape vers la création d’une filière industrielle française d’excellence dans l’éolien offshore. Ces investissements permettront de répondre aux besoins du marché français et d’un marché européen en pleine expansion.” C’est en tout 10 000 emplois qui pourraient être créés comme on peut le lire ici: . Avec ce genre d’argument mensonger, le lobby nucléaire à encore de beaux jours devant lui.

Ambiel

Faut lire jsuqu’au bout, au lieu de survoler..je parle de l’on shore pour l’absence d’usines et ensuite je parle de l’off shore

Lionel_fr

exactement comme pour l’automobile où les industriels ne bougeaient pas le petit doigt tant qu’ils n’avaient pas leurs subventions. Alstom fournit plein d’éoliennes en Espagne (deuxieme fournisseur après Gamesa) mais n’a rien fait en France avant d’avoir gagné l’appel d’offres. Cela dit les pays qui s’équipent de turbines Alstom demandent eux aussi des retombées sur l’emploi. Ce qui manque, c’est un modèle allemand où le secteur est concurrenciel, c’est le clergé” des cathos français qui fait que chaque emploi en france devra avoir été subventionné … L’initiative privée ne fait pas partie du modèle énergétique français excepté dans le cas des tarifs de rachat. C’est un peu pourquoi les nukes fanatics comme Dan , pourfendent ces tarifs en feignant de ne pas comprendre qu’ils sont plus avantageux pour le contribuable qu’une subvention. Les tarifs de rachat, c’est vraiment des capitaux privés et ouvert à la compétition, le reste c’est de la courtisannerie, des diners en ville des “môôsieur le ministre” et autres courbettes et cirage de pompes. C’est tout le modèle économique français tellement contestable car les managers sont incompétents et ignorants : généralement des élus ou des transfuges d’autres grosses boites qu’on place là en attendant de leur trouver un vrai job !! Le problème , c’est que si vous enlevez ça à l’économie française , il n’en restera rien. Le pouvoir (droite ou gauche) n’aime rien moins que la libre concurrence, il préfère tout controler (subventions, …) On les dit jacobins ou girondins mais c’est exactement le même clergé copicollé sur celui de 1788 ! quelques têtes changent à chaque élection mais très peu

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